Jeuxvidéos.con

C’est l’histoire sordide d’une bande de jeunes cons 1 qui sont allés faire une opération de mail-bombing sur un numéro de téléphone lâché au grand public. Qui ont trouvé subtil et intelligent d’aller insulter et menacer ceux et celles qui leur disaient que c’était une connerie. Et d’un monde qui découvre (ou semble découvrir) le potentiel de bêtise que peuvent avoir des personnes 2 en réunion. Et qui se désole de ce qui était « rigolo et gratuit » soit devenu en l’espace d’une nuit inadmissible et téléguidé par les Forces Du Mal.

Foutage. De. Gueule. Intégral.

N’importe qui ayant un peu traîné sur internet au cours de la dernière décennie sait, au moins par ouï-dire, que certains sous-forums de sites avec pignon sur rue servent de repaire à de sombres crétins prêts à commettre les actes les plus abjects « just because », et que le phénomène d’entraînement est tel que l’on y retrouve une parfaite illustration de l’équation selon laquelle

L’intelligence moyenne d’une foule est celle de son membre le plus stupide divisée par le nombre de participants

Winston Churchill

Alors oui, quand il s’agissait d’aller saturer le serveur vocal d’une secte, envoyer du caca par UPS à des membres du Ku Klux Klan ou aller pirater les sites web d’Al Qaïda, on trouvait ça drôle. Mais on le trouvait déjà moins quand il s’agissait d’envoyer le SWAT au domicile d’un « importun », d’exposer l’intégralité de la vie d’une gamine de 14 ans sur Internet ou de récupérer des photos dénudées de célébrités. 

Mais visiblement, on a oublié.

On a aussi oublié que certains, en France, se réclament de la même idéologie, avec la complicité (fut-elle seulement passive) d’éditeurs de sites bien contents de profiter des retombées financières des visites sur leurs pages, qu’ils ont déjà un passif 3, et que vu leur impunité, et sur leur site, et dans la vraie vie, on ne voit pas bien ce qui les empêcherait de continuer de nuire.

Et en passant, je tiens à rappeler à tout un chacun que l’insulte, le harcèlement virtuel, le piratage, le DDoS, la saturation de ligne et autres joyeusetés ne sont jamais des choses « rigolotes », quelle que soit la cible. Ce sont des armes de cyberguerre 4, et elle ne devraient jamais être glorifiées, fut-ce pour mettre hors d’état de nuire la pire pourriture.

Sur ce, bonne journée de la gentillesse à toutes et à tous!

Notes:

  1. oui, je préfère les croire jeunes et cons que vieux et fous
  2. et dans ce cas précis de jeunes mâles hétéros cis blancs(tm)
  3. c’est fou comme à la simple évocation du nom, n’importe quelle personne ayant été un tant soit peu impliquée dans l’Internet francophone depuis 10 ans a une anecdote déplorable à raconter, se terminant en général par « c’est vraiment le trou du cul du web »
  4. je vais me flageller tout de suite, c’est promis

Aux cathos: vous n’êtes (vraisemblablement) pas demisexuels

C’est le nouveau concept à la mode sur les réseaux sociaux depuis un article dans un magazine féminin: la « demisexualité ».

Et, mal comprise par certains (en particulier dans le milieu catholique qui prône la stabilité affective et la monogamie), le terme a pris la connotation de « personne qui sait se tenir en ne sautant pas sur tout ce qui bouge ».

Sauf que ce n’est pas ça du tout. Quand on parle de sexualités 1, on ne parle pas tant d’actes que de tendances, d’inclinations ou de pulsions. Et par dessus cela se greffe la volonté, qui permet de choisir, de refouler et/ou de lutter contre ces inclinations, tendances et pulsions.

Or donc, qu’est-ce que la demisexualité? Il s’agit d’une tendance à ne ressentir de désir sexuel qu’envers les personnes dont on est proche émotionnellement. En gros, une personne que Sean Connery ou Nicole Kidman 2 laisseraient parfaitement froids même s’ils se jetaient à leur cou à l’improviste, mais qui fantasme sur son meilleur ami.

Bref, amis catholiques mariés et fidèles ou célibataires et continents, vous n’êtes pas demisexuels 3, vous êtes chastes, et ça n’est pas du tout la même chose…

Notes:

  1. oui, le pluriel est signifiant, ça s’applique aussi bien à l’heterosexualité qu’à l’homosexualité, la sapiosexualité, l’asexualité ou whatever…
  2. remplacez ces noms par vos fantasmes inavoués à titre d’exercice
  3. ou peut-être l’êtes vous, mais ça regarde vous, l’objet de votre affection et éventuellement votre psy

Aux cathos: vous n’êtes (vraisemblablement) pas demisexuels

C’est le nouveau concept à la mode sur les réseaux sociaux depuis un article dans un magazine féminin: la « demisexualité ».

Et, mal comprise par certains (en particulier dans le milieu catholique qui prône la stabilité affective et la monogamie), le terme a pris la connotation de « personne qui sait se tenir en ne sautant pas sur tout ce qui bouge ».

Sauf que ce n’est pas ça du tout. Quand on parle de sexualités 1, on ne parle pas tant d’actes que de tendances, d’inclinations ou de pulsions. Et par dessus cela se greffe la volonté, qui permet de choisir, de refouler et/ou de lutter contre ces inclinations, tendances et pulsions.

Or donc, qu’est-ce que la demisexualité? Il s’agit d’une tendance à ne ressentir de désir sexuel qu’envers les personnes dont on est proche émotionnellement. En gros, une personne que Sean Connery ou Nicole Kidman 2 laisseraient parfaitement froids même s’ils se jetaient à leur cou à l’improviste, mais qui fantasme sur son meilleur ami.

Bref, amis catholiques mariés et fidèles ou célibataires et continents, vous n’êtes pas demisexuels 3, vous êtes chastes, et ça n’est pas du tout la même chose…

Notes:

  1. oui, le pluriel est signifiant, ça s’applique aussi bien à l’heterosexualité qu’à l’homosexualité, la sapiosexualité, l’asexualité ou whatever…
  2. remplacez ces noms par vos fantasmes inavoués à titre d’exercice
  3. ou peut-être l’êtes vous, mais ça regarde vous, l’objet de votre affection et éventuellement votre psy

Etiquette en plus et case en moins

Petit billet rapide, inspiré par la lecture en diagonale d’un plus long billet sur les étiquettes, l’appartenance, tout ça, partagé par des zamis des zinternets…

De ce que j’en ai retenu (la lecture dans le train sur un mini-écran ne poussant pas vraiment à la concentration 1, je m’excuse d’avance des faux-sens et autres déformations de pensée que j’aurais pu faire), la signataire du billet racontait sa difficile vie de personne ne se reconnaissant pas dans les différentes étiquettes que l’on voulait lui coller ou qu’on lui proposait.

Dans mon cas, c’est carrément l’inverse. Je peux collectionner les étiquettes et je ne leur colle pas trop mal. Le seul souci, c’est qu’elles sont généralement plutôt éclectiques et que si elles étaient réelles, je ressemblerais certainement à une pub pour une agence de voyage, à l’arrière d’une caravane néerlandaise ou au dos d’une chemise de Scout De France 2

Pour compliquer les choses, je pioche un peu dans tous les coins. Mâle Hétéro Cis Blanc(tm) (et monogame par dessus le marché) , père de famille et joueur de meuporgue, rôliste et joueur de rugby 3, metallophile à cheveux courts… Et c’est là que l’on comprend où le nœud du problème va se situer.

Le problème en fait n’est pas tant les étiquettes que l’on peut avoir et qui peuvent coller de façon parfaite ou presque à l’une des facettes de la personnalité, c’est lorsque l’on veut faire de ces étiquettes des cases. Parce que si les étiquettes (ou les non-étiquettes, d’ailleurs) permettent de nous définir, au moins en partie, elles ne peuvent pas (et ne devraient pas) être le seul prisme de compréhension d’une personne. Parce que nous ne sommes pas monolithiques, que nous ne pouvons généralement pas entrer intégralement dans telle ou telle catégorie, et que les généralisations sur tel ou tel groupe de personne (qu’il s’agisse des rugbymen 4, des rôlistes, ou des MHCB(tm) ) et/ou son opposition dialectique avec tel autre groupe sont souvent nulles et non avenues.

Les étiquettes nous permettent de montrer nos ressemblances, les cases sont là pour exciter nos différences. Alors continuons notre collection d’images Panini plutôt que de rester enfermés dans nos boîtes…

Notes:

  1. il va vraiment falloir que je me retrimbale avec un truc plus gros pour lire/écrire des textes dans les transports
  2. coucou François et al. 😀
  3. la variante où on risque juste les ruptures de tendons
  4. et women – je rappelle que je joue dans une équipe mixte, avec compétition officielle

Etiquette en plus et case en moins

Petit billet rapide, inspiré par la lecture en diagonale d’un plus long billet sur les étiquettes, l’appartenance, tout ça, partagé par des zamis des zinternets…

De ce que j’en ai retenu (la lecture dans le train sur un mini-écran ne poussant pas vraiment à la concentration 1, je m’excuse d’avance des faux-sens et autres déformations de pensée que j’aurais pu faire), la signataire du billet racontait sa difficile vie de personne ne se reconnaissant pas dans les différentes étiquettes que l’on voulait lui coller ou qu’on lui proposait.

Dans mon cas, c’est carrément l’inverse. Je peux collectionner les étiquettes et je ne leur colle pas trop mal. Le seul souci, c’est qu’elles sont généralement plutôt éclectiques et que si elles étaient réelles, je ressemblerais certainement à une pub pour une agence de voyage, à l’arrière d’une caravane néerlandaise ou au dos d’une chemise de Scout De France 2

Pour compliquer les choses, je pioche un peu dans tous les coins. Mâle Hétéro Cis Blanc(tm) (et monogame par dessus le marché) , père de famille et joueur de meuporgue, rôliste et joueur de rugby 3, metallophile à cheveux courts… Et c’est là que l’on comprend où le nœud du problème va se situer.

Le problème en fait n’est pas tant les étiquettes que l’on peut avoir et qui peuvent coller de façon parfaite ou presque à l’une des facettes de la personnalité, c’est lorsque l’on veut faire de ces étiquettes des cases. Parce que si les étiquettes (ou les non-étiquettes, d’ailleurs) permettent de nous définir, au moins en partie, elles ne peuvent pas (et ne devraient pas) être le seul prisme de compréhension d’une personne. Parce que nous ne sommes pas monolithiques, que nous ne pouvons généralement pas entrer intégralement dans telle ou telle catégorie, et que les généralisations sur tel ou tel groupe de personne (qu’il s’agisse des rugbymen 4, des rôlistes, ou des MHCB(tm) ) et/ou son opposition dialectique avec tel autre groupe sont souvent nulles et non avenues.

Les étiquettes nous permettent de montrer nos ressemblances, les cases sont là pour exciter nos différences. Alors continuons notre collection d’images Panini plutôt que de rester enfermés dans nos boîtes…

Notes:

  1. il va vraiment falloir que je me retrimbale avec un truc plus gros pour lire/écrire des textes dans les transports
  2. coucou François et al. 😀
  3. la variante où on risque juste les ruptures de tendons
  4. et women – je rappelle que je joue dans une équipe mixte, avec compétition officielle

Taquiner le mammouth

Si vous avez suivi autre chose que la campagne pestilentielle ces trois dernières semaines, vous avez peut-être entendu parler de Mastodon, le réseau social qui monte…

Loin de moi l’idée de vous faire un cours sur les tenants et les aboutissants du projet, ni de vous faire un tutorial sur « comment dompter la bête », d’autres s’en sont déjà bien mieux chargés que moi 1. Mais j’avais juste envie de vous évoquer ce qui me plait dedans.

Warning: je vais faire plein de références à Twitter (et peut-être quelques unes à Facebook), je pars du présupposé que vous connaissez un minimum l’oiseau bleu

  • Mastodon, ce sont des statuts de 500 caractères. Ca semble peu dans l’absolu, mais quand on est habitué à l’étroitesse des 140 de Twitter, c’est un monde. Après quelques semaines d’utilisation, 500 caractères, c’est vraiment génial: ça permet de faire de vraies phrases, de développer un peu ses arguments, sans sombrer dans la tartine indigeste.
  • 500 caractères, ça permet plein de trucs, et les utilisateurs n’ont pas tardé à trouver des idées géniales. La première, c’est #MercrediFiction: une micro-nouvelle en 500 caractères, chaque mercredi 2. La deuxième, c’est #PouetRadio, le hashtag où l’on partage les musiques qu’on aime, en les contextualisant un peu (ce qui est toujours plus sympa).
  • 500 caractères, c’est aussi un moyen d’être plus posé, plus nuancé dans ses propos. C’est con, mais c’est quand même vachement mieux pour discuter…
  • Mastodon, c’est les deux fonctionnalités qui manquent à Twitter: le Content Warning (pour cacher du texte, de la chute d’une blague au spoiler sur la dernière série à la mode en passant par la tartine politique ou la description d’une épisiotomie en détail) et le NSFW (le même, pour les images, qui peut autant cacher ce sein que je ne saurais voir qu’un plat de spaghetti carbonara avec de la crème et des lardons)
  • Mastodon, c’est (à peu près) à l’abri du gros marketing bourrin et des comptes officiels pénibles. Une instance (pour le détail sur les instances, voir dans les liens sus-évoqués, mais pour ceux qui ont la flemme, c’est le serveur sur lequel vous êtes, et qui est connecté – ou pas – aux autres serveurs Mastodon) s’était montée avec des bots relayant les déclarations faites sur Twitter par les candidats à la présidentielle, qui a rapidement été blacklistée par les administrateurs de bon goût.
  • Mastodon, c’est (encore) une niche. Bon, une niche qui grandit vite (le cap du demi-million de mastonautes a été franchi il y a peu), mais cela conserve le charme de ces petits coins sympas qui ne sont pas encore trop connus.

Bref, si vous voulez venir, trouvez-vous une petite instance qui vous plait dans l’annuaire et faites-moi un petit coucou sur @SkroZoC@mamot.fr 3

Notes:

  1. allez voir cet article sur Numerama ou ce billet , par exemple
  2. Welf, je sais que c’est pas pour toi, mais bon…
  3. mamot.fr, c’est l’instance montée par les gens de la Quadrature du Net

Entre deux trous

Je ponds un billet politique tous les 15 ans, et le fait qu’une personne au nom de stylo soit au deuxième tour de la présidentielle n’y est pas forcément étranger.

Il y a quinze ans, j’étais parfaitement hilare à la vue des résultats, et ce billet (à l’époque article dans le canard des élèves) intitulé « arrêtons la psychose » était un appel au calme et à la confiance: à l’époque, il était inenvisageable que le père soit élu et évident que Chirac serait réélu avec un score de république bananière, la défaite de la gauche au premier tour ayant été plus accidentelle qu’autre chose.

Quinze ans plus tard, la musique n’est pas la même.

D’abord, le visage de la politique en général a énormément changé. Les derniers hommes présentant un minimum de grandeur ont disparu du paysage. La campagne du premier tour a été d’une nullité et d’une vacuité rare. Et dix ans de bassesses, népotismes et copinages ont fini de siphonner le peu de confiance que les électeurs pouvaient avoir dans leurs représentants.

Ensuite, la physionomie du second tour est radicalement différente. Il y a quinze ans, on opposait un homme politique globalement respectable et pour le moins connu au père. Aujourd’hui, l’alternative face à la fille est un blanc-bec pas encore tout à fait sec.

Bref, le scénario de démocratie populaire n’est plus garanti, et il pourrait être possible que la France fasse un grand pas dans l’égalité homme/femme en élisant sa première présidente de la République.

Mais ce n’est pas une raison pour ne pas continuer à ricaner en regardant les gens crier au retour de l’hydre fâchiste. Pas parce que le scénario est improbable 1, mais parce qu’il faut appliquer la maxime de Figaro 2: se dépêcher de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.

Parce qu’au final, cette élection n’est qu’une pantalonnade. Au risque de faire crier certains de mes amis, je pense que, xénophobie mise à part 3, la victoire de l’un comme de l’autre donnera une situation similaire:

  • aucun d’entre eux n’a de réelle expérience du pouvoir. Députée européenne et conseillère régionale pour l’une, pas de mandat électif et une pige comme ministre de l’économie pour l’autre, c’est un peu léger. Même en interne, leur expérience est réduite, l’une étant à sa place parce qu’elle est la fifille à son pôpa, l’autre ayant monté son affaire depuis moins d’un an
  • Ils sont peu et mal entourés. A ma droite, je n’ai pas besoin de présenter les soutiens, tous moins recommandables et compétents les uns que les autres. A ma… heu gauche, à quelques rares exceptions près 4, l’on retrouve tous les seconds couteaux de la politique des années 90, sans parler d’une cohorte de crevards plus ou moins opportunistes.
  • Leur programme est détesté d’une partie importante de la population. Pour l’une, je n’ai pas trop besoin de l’expliqué, tout le monde la déteste. Pour l’autre, les motivations sont diverses, mais qu’il s’agisse de son programme économique ou « sociétal », on retrouve le quinquennat précédent, mais en plus accentué, et je n’ai besoin de rappeler à personnes les manifestations importantes qui ont émaillé ledit quinquennat sortant, qu’elles soient de gauche ou de droite
  • De mon point de vue, aucun des deux n’a la stature d’un homme d’état d’envergure internationale (pas vraiment que les deux précédents l’aient eue, mais là, on atteint un niveau tel que je me sentirais presque légitime à côté d’eux)
  • Ils n’ont aucune chance de réunir une majorité absolue à l’assemblée

Et c’est là qu’on arrête de rigoler.

Quel que soit le résultat du 7 mai, les élections de juin vont donner une France totalement ingouvernable: le FN va inéluctablement faire une percée importante, mais il est illusoire de les voir rafler la majorité des sièges. En Marche est bien mignon à annoncer des candidatures de « nouvelles têtes », mais parachuter des inconnus est la meilleure manière de se prendre une veste légendaire dans une élection où le vote se joue à la réputation ou à la présence d’un appareil constitué (ce qu’il n’a pas). Les restes du PS tiendront bien encore dans quelques régions où ils pourront faire jouer leur ancrage local, mais la Bérézina de dimanche dernier laisse plutôt augurer d’une nuit des longs couteaux rue de Solférino. Le résultat des Insoumis est une grande interrogation. Quant aux Républicains, ils pourraient éventuellement espérer quelque chose s’ils arrivent à ne pas s’entredéchirer, ce qui n’est pas non plus forcément gagné.

Dans ma famille, il y a un dicton qui dit « Au premier tour, on choisit, au deuxième, on élimine ». Au second tour, j’éliminerai donc. Tout en restant persuadé que, plus que jamais, seul le triumvirat de ZoC Radio est en mesure de sauver la république…

Notes:

  1. celui du retour de l’hydre fâchiste, pas celui de 2017, qui part sur les mêmes bases déplorables que 2016, pourtant bien gratiné, avec GRR Martin à la baguette
  2. le personnage de Beaumarchais, pas le journal
  3. ce n’est pas un détail anodin, je le concède
  4. et ces rares exceptions contenant cette raclure de bidet de Pierre B., je ne vais pas trop m’attarder dessus

30 Days rugby Challenge

Comme d’hab, je fais tout d’un coup, parce que sinon, j’oublie des jours

  1. L’essai de Bernat-Salle contre les Blacks en 99
  2. La finale de H-Cup 2013, à égalité avec la demi-finale France-AFS de 95
  3. Kevin Gourdon ferait un super second centre
  4. A l’inverse, Mathieu Bastareaud ferait un pilier de belle facture
  5. Yoann Huget
  6. Celle de 95
  7. Je passe
  8. La chistera à l’aveugle
  9. Nick Abendanon
  10. L’Angleterre, ça compte? Sinon, le Racing
  11. Le protocole commotion
  12. Sergio Parisse, bien sûr
  13. Le Michelin
  14. Tony Marsh
  15. les Cronulla Sharks (mais c’est du XIII)
  16. Camille Lopez
  17. Rémi Lamerat
  18. Fabien Galthié
  19. Le nettoyage de crampons
  20. Jean-Charles Orioli (en plus, il a le nom qui va bien)
  21. Toutes! En vrai, celle de 2009
  22. l’ASM
  23. Les All Blacks (ouais, c’est pas un joueur, mais tant pis)
  24. Ireland’s Call
  25. Nigel Owens
  26. Les premiers matchs que je suis allé voir, à 10 balles en pesage
  27. Je sais pas
  28. ASM-Bordeaux en 2015/2016, mais pas pour de bonnes raisons
  29. Je verrais bien Jamie Cudmore se reconvertir en WWE
  30. l’ASM, bien sûr!

Tenue correcte exigée?

Où il est question de jupes courtes et de jeans troués, mais pas queEt une indignation de plus, une! Aujourd’hui, c’est un lycée du sud de la France qui subit l’opprobre pour contrôler à l’entrée de ses murs et des beaux jours la tenue vestimentaire de ses lycéens et surtout ses lycéennes. Et bien évidemment, l’on voit débarquer la classique cohorte qui vient s’offusquer de ce qu’on brime la liberté des femmes en leur dictant leur tenue, que l’apprentissage devrait passer avant les considérations vestimentaires, et autres appels à renverser le grand méchant patriarcat(tm).

En plus, non seulement l’on contrôle et l’on recale les jupes trop courtes 1 mais aussi les jeans troués 2!

Et c’est là que je commence à tiquer. D’après mon étude sociologique de terrain effectuée sur les quais de la gare ainsi que dans le centre commercial et les rues attenantes de la ville où j’ai l’heur de travailler, la (discutable) mode du jean troué atteint autant la gent masculine que féminine. Aussi supposé-je que le recalage de tenue s’applique autant aux jeunes hommes qu’aux jeunes filles, et que si l’un d’entre eux s’avisait de se pointer en cours en short de plage et claquettes, il se ferait rembarrer par les surveillants avec autant de vigueur que l’une d’entre elles arrivant avec une ceinture large. Dura lex(et peut-être retrograda, mais fallait s’en rendre compte avant d’inscrire sa progéniture dans le bahut), sed lex.

Edit: il semblerait ceci dit que les méthodes employées aient pour le moins manqué de diplomatie et de pédagogie, ce que je ne peux que déplorer 3

Vient de ce fait la question de la tenue. Qu’est-ce qu’une tenue « correcte », et pourquoi est-il important d’adapter sa tenue à son occupation?

A la première interrogation, il est évident que la réponse n’est pas évidente. La tenue correcte pour un enterrement ne sera peut-être pas adaptée à une pool-party entre copains, ni à une visite d’inspection d’une mine de charbon 4. Et même là, il y a une certaine latitude, et des évolutions dans l’espace et le temps. Ainsi la cravate a-t-elle presque disparu des bureaux de nos entreprise (à la notable exception des conseillers bancaires et de quelques consultants âgés ou grands débutants dont c’est le premier jour). Mais il n’empêche que savoir adapter sa tenue à la situation est une compétence de savoir-être qu’il est (à mon humble avis) important d’acquérir le plus tôt possible.

A la seconde, la réponse est double. La tenue influe d’une part sur le regard de l’autre sur nous (ce qui peut sembler un enfonçage de portes ouvertes, étant donné que notre aspect extérieur est la première chose que les gens voient de nous), mais aussi la perception que nous avons de nous-mêmes. Par exemple, avec le télétravail qui commence à s’implanter dans notre beau pays 5, de plus en plus de « bonnes pratiques » et de conseils indiquent… de s’habiller correctement (a contrario du mythe qui voudrait que le télétravailleur puisse bosser en pyjama). Et le fait est que l’on est plus concentré et plus motivé si l’on est « en tenue » pour travailler que si l’on est dans une tenue associée au sommeil ou à la détente.Bref, je ne pense pas que l’on discrimine honteusement en mettant un cadre vestimentaire (à partir du moment où  il s’applique à l’ensemble des personnes de façon équitable), et que chacun devrait s’interroger sur le message qu’il veut passer et l’impact de la tenue qu’il choisit de porter.

Notes:

  1. à l’aide d’un procédé simple mais bien entendu barbare: si c’est au dessus de la main quand elle est tendue le long du corps, c’est trop court – qui a l’avantage, ceci dit, de pouvoir être fait par tout un chacun devant son miroir au moment de s’habiller
  2. je dois devenir vieux, mais la mode d’acheter neuf des habits déjà abimés me laisse pour le moins sceptique
  3. même si dans mon monde parfait, je leur aurais filé une tenue correcte mais pas frocément esthétique (genre un vieux jogging informe) sans aucune considération pour le froissage d’ego que cela pourrait causer
  4. ayons ici une pensée pour nos amis qui voient en ce moment passer les candidats à la présidentielle
  5. il faudra vraiment que je tartine un jour sur le télétravail, que j’ai quand même pas mal pratiqué