[Recette Express] Gaspacho

L’été, quand je suis tout seul abandonné, je fais parfois des expériences culinaires. Des fois ça marche pas , mais des fois, ça marche. Or, comme cet été, il fait chaud, quoi de meilleur qu’une bonne soupe froide?

Ingrédients

  • Des oignons surgelés (c’est important qu’ils soient surgelés pour deux raisons: 1/ ça évite de les couper et 2/ ils sont déjà glacés)
  • Du poivron (frais ou surgelé – pour les avantages du surgelé, voir le point 2 ci-dessus)
  • Du concombre (frais)
  • Des tomates (fraiches ou en boite – l’avantage d’une boite de tomates, c’est qu’il y a du jus avec)
  • Du jus de citron 1
  • sel, poivre
  • Eventuellement un peu d’eau fraiche et/ou de glace pilée (si vous n’avez pas suivi le conseil rusé du premier ingrédient)

Préparer le gaspacho

  1. Mettre les ingrédients dans un blender

    (ici, une dose pour 3/4 personnes)

  2. mixez
  3. versez dans un bol
  4. Profit 😀

Notes:

  1. n’en déplaise à @Eris_Lepoil 😉

Bricolons une borne d’arcade

Il y a quelques mois, j’avais mis la main sur un Raspberry Pi 1, et j’avais essayé (avec succès) d’installer dessus un émulateur de vieilles consoles et bornes d’arcade. Une chose en entrainant une autre, je m’étais ensuite mis à baver sur les gens qui retapaient ou même fabriquaient des bornes d’arcade, avant de me dire « pourquoi ne pas tenter le coup? »

Là, c’est le moment où les gens qui connaissent ma légendaire aptitude au bricolage commencent à pouffer sérieusement. Mais comme le dit Raymond Queneau en exergue de ce blog: c’est en écrivant qu’on devient écriveron, et par extension c’est en bricolant qu’on devient bricolon, et comme je commence à être un peu équipé en matériel à peu près correct par la force des choses et les ventes flash d’une grande chaine de magasins allemands 2 et que j’avais une semaine de vacances à la maison, j’ai dit « banco ».

Matériel utilisé:
  • un Raspberry Pi, la carte SD et l’alimentation qui vont bien
  • un écran LCD (un 17″ de récupération), le câble VGA et l’adaptateur VGA-HDMI qui vont bien 3
  • deux kits pour construire un stick arcade complets (boutons, joystick, et carte USB) u bois de différentes épaisseurs. Pour ma part, j’ai tapé dans les stocks: de la planche de 18mm d’épaisseur en 60 de large pour les côtés, des tasseaux carrés et rectangulaires, un vieux plateau de table à langer pour fixer les sticks et du contreplaqué de 3mm pour les façades
  • des petites pointes
  • des vis à bois
  • de la pâte à bois
Outillage:
  • une scie circulaire
  • une scie sauteuse
  • une perceuse avec des mèches de 24 et de 30 (pour les trous des boutons et des joysticks)
  • une visseuse avec des mèches adaptées et une fraise (pour ne pas que les têtes de vis dépassent). J’utilise également une petite mèche pour faire un préperçage avant de visser ma vis (ce qui limite l’éclatement du bois au vissage)
  • une ponceuse
  • un Dremel (parce que je n’ai pas défonceuse et pour le ponçage de certaines petites zones)

Et c’est parti!

Etape 1: le design

Si vous cherchez sur les Internets, vous trouverez une demi-trouzaine de designs différents pour des bornes qui vont du micro-machin pour écran de tablette 7″ à la réplique de borne d’époque (écran CRT Flatron inclus) d’1m80 de haut. Autant vous dire que le dernier modèle n’est pas WAF du tout…

Après avoir sérieusement étudié la question, je me suis arrêté sur une borne « bartop » (qu’on pose sur une table, quoi), et j’ai décidé d’avoir la partie stick séparée. Pourquoi? D’une part pour le rangement: en deux parties, ça tiendra sur mes étagères, d’autre part pour pouvoir remplacer les sticks arcade par des manettes s’il me prend l’envie de lancer Mario Kart au lieu de Street Fighter. De plus, si j’avais voulu faire un « tout en un », vus la taille de mon écran et l’espace nécessaire pour pouvoir installer de façon confortable deux sticks arcade, le rendu aurait été assez moche et/ou m’aurait contraint à faire des découpes bizarres 4

Un autre point un peu chiant consiste à trouver le bon layout pour les boutons du stick. Là aussi, il y a des dizaines d’alignements plus ou moins complexes. J’ai pris celui de cette borne qui présente l’avantage d’être facilement adaptable à une largeur légèrement différente des 50cm de la borne initiale (mon plateau faisait 52 cm de large, je n’allais pas le recouper) et de ne pas nécessiter de mesures complexes: on imprime le modèle, on le fixe sur le plateau, on préperce les centres, et c’est marre…

Etape 2: on construit

Le monde étant bien fait, la hauteur de mon bartop étant de 60cm et ma planche étant de 60 cm, je n’ai eu qu’à couper la profondeur de ma machine (une vingtaine de cm), puis la forme en 7 typique des bornes d’arcades, quand bien même je n’ai pas de système de son en overhead (j’utilise le son intégré à l’écran). Pour que les deux formes soient exactement les mêmes, j’ai effectué la découpe en une fois, en collant les deux côtés l’un sur l’autre 5

Puis découpe d’une série de tasseaux en 40cm de long pour faire les traverses ainsi que la fixation de l’écran. Ecran qui a servi de gabarit pour le positionnement des tasseaux de fixation, de la fenêtre, bref que je n’ai pas arrêté de démonter et remonter de sa fixation.

Puis on aligne tout, on fraise et on visse les tasseaux en place. Et tout de suite, ça ressemble à quelque chose…

En dessous, c’est ma manette Mk I. Ah oui, j’ai aussi scié le pied de l’écran, évidemment

En parallèle, on attaque le plateau du stick. Comme expliqué plus haut, il suffit d’imprimer le calque, et de marquer l’emplacement des trous à percer

Simple comme bonjour

On s’attaque ensuite à la façade. Les mesures sont tout à la fois essentielles et super chiantes à prendre, d’autant plus que le contreplaqué a toujours tendance à gondoler un peu, bref, c’est très pénible. Au final, mieux vaut couper un peu trop large, et recouper finement, et essayer de faire des montages à blanc

Un montage à blanc, pour contrôler la découpe de l’écran

En théorie, il eût fallu que je misse une vitre entre l’écran et le contreplaqué, mais le fait est que les plexi proposés dans mon supermarché du bricolage n’avaient pas le niveau de transparence attendu (et que non, je ne mets pas une vitre en verre sur un truc qui est à portée d’un jet de cube d’enfant…).

Une fois les panneaux fixés (utiliser pour cela les petites pointes), vient l’étape du rebouchage des joints à la pâte à bois, puis du ponçage desdits joints.

Profitez de cette rare vue sans l’écran pour admirer les 4 trous du montage VESA de l’écran

(bon, la photo ci-dessus est trompeuse, la partie devant l’écran n’est pas encore fixée, mais on va attendre avant de la mettre, parce qu’on va sous-coucher grossièrement avant)

Bref, on peint un coup, on (ré)installe l’écran, la fin de la façade, re-pâte à bois, reponçage, installation du kit arcade, remplissage de l’arrière avec le Raspberry Pi, les câbles et tout, et démarrage pour tester tout ça…

L’observateur attentif aura vu le gros placeholder moche pour les boutons Start et Select en face avant. C’est que j’ai un peu mal compté mon contreplaqué, et qu’il m’en manque…

Etape 3: profit!

Franchement, la partie software est d’une simplicité crasse: les gars de Recalbox fournissent une solution « clé en main » pour monter une plateforme de retrogaming. Il ne vous reste plus qu’à trouver des homebrew sympas pour jouer 6, à les installer sur la machine (là encore, avec les dernières versions de Recalbox, c’est simple comme un glisser-déposer) et à vous la folle ambiance des bars après les cours de vos années lycée (celles où l’on avait encore le droit de fumer dans les bars, et que c’était comme ça que votre mère savait que vous étiez allé faire un baby-foot après les cours)…

Etape 4: Next steps

Oui, parce qu’il reste encore quelques petits trucs à faire:

La vue arrière de la borne, avec tout l’équipement

  • Fixer tous les éléments dans la borne (et acheter une autre multiprise, celle-ci est trop grosse et trop utile par ailleurs
  • Finir la peinture et la déco
  • installer des ports USB en façade de la borne (les trous sont prêts – on les voit sur la planche du fond -, il faut juste que les prises Neutrik soient commandées. En attendant, il faut passer les câbles par les trous pour rejoindre le Raspberry…)
  • Fermer la borne à l’arrière? Je ne sais pas. Elle est destinée à être collée contre un mur, et l’on doit pouvoir accéder à l’intérieur relativement facilement
  • Installer des enceintes? On verra si j’en trouve à pas cher, de dimensions convenables, et que j’ai le goût de les désosser pour les intégrer

Round 1, fight!

Notes:

  1. pour les deux du fond qui ne savent pas ce que c’est, c’est un micro-ordinateur qui tient dans une grosse boite d’alumettes
  2. NDLR: pour les gens qui bricolent peu – non, Welf, je ne parle pas de toi 😀 – gardez un oeil sur les ventes de matos de bricolage de chez Lidl. Vous avez du matériel de qualité très correcte pour le prix de l’entrée de gamme.
  3. oui, le Raspberry Pi ne propose qu’une sortie HDMI, et un adaptateur à 10 eurosous est moins cher qu’un écran à dix fois plus
  4. et déjà que les découpes droites, c’est pas facile, alors les angles à la con…
  5. oui, c’est des trucs qui vont sans dire, mais ça va mieux en le disant, parce que si je n’avais pas lu le truc quelque part sur Internet, je n’y aurais pas forcément pensé – oui, j’ai ce niveau d’absence de sens pratique
  6. vous n’alliez tout de même pas penser que j’allais vous suggérer de trouver des roms pirates des jeux de votre enfance qui pourrissent dans le grenier de vos parents…

[Rediff] – la #PlaylistDuLundi du 26 février

Ceux qui me suivent sur Twitter savent que de temps en temps, je me lance dans des threads musicaux thématiques.
Voila donc la rediff de ma Playlist du lundi du 26 février dernier

la #PlaylistDuLundi du 26 février 2018

Allez dans 10 minutes, c'est le début de la #PlaylistDuLundi ! Et promis, il y aura un peu de quoi se réchauffer parce que comme le dit Numérobis:
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17 (bons) souvenirs de 2017

Histoire de clôturer l’année 1, une petite liste (sans ordre préférentiel) de 17 trucs bien qui (me) sont arrivés en 2017:

  1. J’ai changé d’employeur
  2. L’ASM a soulevé le bouclier de Brennus
  3. On a atteint les quarts de finales du championnat de France de rugby à 5
  4. Ma belle-mère domine toujours le game des cadeaux cool 😀
  5. J’ai revu des vieux copains pas vus depuis des années
  6. J’ai revu aussi des moins vieux copains-des-internets, et c’est toujours aussi sympa
  7. J’en ai aussi rencontré pour la première fois en vrai (bon, il y a encore quelques noms sur ma liste de gens-à-rencontrer…)
  8. J’ai enfin sorti ma nouvelle fanghienne (à lire ici pour ceux qui l’ont ratée)
  9. Mon gros projet de boulot a démarré dans les temps et sans trop de galères
  10. J’ai un peu amélioré mon temps au trail urbain
  11. J’ai mis les pieds dans le Mordor
  12. J’ai gagné 3 niveaux en électricité
  13. Je suis allé au concert des 15 ans du Naheulband
  14. J’ai lu Jonquille (et je vous le conseille)
  15. J’ai monté une Retrobox pour me rappeler à quel point je suis nul à Super Mario
  16. Je suis retourné à La Défense juste assez pour me rappeler à quel point c’est cool de ne plus bosser à Paris
  17. J’ai retrouvé une photo de mon premier essai sous les couleurs jaune et bleu 😀

(je ne compte bien évidemment pas les trucs bien récurrents comme une femme merveilleuse, une famille formidable et des copains géniaux 😉 )

Et maintenant, c’est parti pour faire mieux cette année (faudra bien trouver 18 trucs à mettre dans le prochain bilan)

Notes:

  1. oui je sais, je fais ça au début de l’année d’après mais bon, j’aurais pu gagner au loto le 31 décembre à 11h58…

Recension: Jean Michelin – Jonquille

Un monde à part. Ils s’appellent Mathieu, Greg, Aïssa, David, Jean-Jacques… Jean Michelin est leur capitaine, leur compagnie s’appelle Jonquille. Nous sommes en Afghanistan, à l’été 2012, alors qu’à la mission de lutte contre les talibans se mêlent déjà les préparatifs du rapatriement annoncé par la France.

Ce sont les premiers mots de la quatrième de couverture, et ils résument l’histoire (j’ai envie de dire l’Histoire) de Jonquille, quelques détails près…

minor(?) spoiler
Jonquille, c’est aussi la compagnie qui a été frappée par un attentat suicide en juin 2012

Au fil des pages et des portraits tracés peu à peu (chaque chapitre porte le nom d’un des protagonistes), Jean Michelin nous dévoile « sa » guerre, à hauteur d’homme, faite de longues heures d’attente, de poussière, de mauvais café,de réveils avant l’aube, d’ordres, de contre-ordres, de clopes 1, de chaleur, de petites frictions, de drames, et de petits et grands héroïsmes.

Au delà de la force de l’histoire, Jean Michelin nous emmène vraiment avec lui dans cette vie de camp de Nijrab, dans une ambiance qui rappelle le Désert des Tartares, ou encore la scène d’ouverture d’Apocalypse Now (mon cerveau ayant la fâcheuse habitude de coller une bande-son sur mes lectures, j’ai plus d’une fois eu The End ou Riders On The Storm en tête).

Jonquille est d’abord un témoignage (et c’est pour ça que je voulais le lire), mais c’est aussi un récit qui touche par sa profonde humanité. A lire, que vous soyez ou non intéressé par la chose militaire 2.

Et comme Jean Michelin est quelqu’un de bien, c’est même lui qui fournit la musique de fin de l’article 3:

Notes:

  1. on ne doit pas être loin de la cartouche, rien qu’en cigarettes citées dans le livre
  2. dont il est au final assez peu question
  3. il a aussi promis sur Twitter une playlist qui a toutes les chances d’être excellente au vu des références musicales distillées dans les pages de son bouquin

Dans quel ordre regarder la saga Star Wars?

Ce matin sur Twitter, une excellente amie pointait du doigt l’une des grandes questions essentielles qui agitent les internets et déclenchaient des débats houleux 1: l’ordre dans lequel il faut regarder la saga Star Wars.

Y a-t-il une réponse définitive à cette question: oui et non.

Non, parce que l’ordre de premier visionnage dépend de beaucoup de choses (et en particulier de l’âge qu’on a. Mes filles n’ont pas découvert la saga dans l’ordre dans lequel je l’ai fait).

Oui parce qu’il y a des invariants, quelle que soit l’école de pensée que l’on choisisse pour organiser son visionnage.

Petit rappel des grands ordres trouvés sur Internet:

  • L’ordre de sortie au cinéma: 4, 5, 6, 1, 2, 3, 7, 8 (, 9)
  • L’ordre chronologique: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 (, 9)
  • L’ordre « des découvertes »: 4, 5, 1, 2, 3, 6, 7, 8 (, 9) 2

    Les grands invariants

  • Chaque trilogie suit une progression logique: il faut donc la regarder « dans l’ordre » 1, 2, 3 – 4, 5, 6 – 7, 8 (, 9)
  • La troisième trilogie a besoin de trop d’éléments des deux premières (surtout de la trilogie « originale ») pour être comprise comme un tout, et doit donc être regardée après les deux autres
  • Pour le reste, vous vous démerdez!

    Questions subsidiaires

  • Faut-il boycotter l’épisode 1? Après un benchmark, il marche très bien pour les enfants. Pour les adultes, vous faites comme vous voulez
  • Quand regarder Rogue One? Quand vous voulez. Si vous le regardez avant l’épisode 4, il y a pas mal de trucs qui vont vous sembler obscurs, et si vous le regardez après, vous perdez une grosse part de la puissance émotionelle du drame qui s’y déroule
  • Faut-il jouer aux jeux vidéo Lego Star Wars? Oui
  • Quid de l’univers étendu? Si vous me posez cette question, c’est que vous êtes un vieux geek, et que donc vous avez déjà la réponse

Et parce qu’il faut bien finir en musique:

Notes:

  1. à l’instar des PC vs Mac, Vi vs Emacs, Lego vs Playmobil, sable vs verre pilé
  2. intitulé ainsi faute de meilleur terme parce qu’il préserve la surprise de la fin de l’épisode 5, et voit la « prélogie » comme un flash-back, raconté par exemple par Yoda à Luke sur son lit de mort

Jeuxvidéos.con

C’est l’histoire sordide d’une bande de jeunes cons 1 qui sont allés faire une opération de mail-bombing sur un numéro de téléphone lâché au grand public. Qui ont trouvé subtil et intelligent d’aller insulter et menacer ceux et celles qui leur disaient que c’était une connerie. Et d’un monde qui découvre (ou semble découvrir) le potentiel de bêtise que peuvent avoir des personnes 2 en réunion. Et qui se désole de ce qui était « rigolo et gratuit » soit devenu en l’espace d’une nuit inadmissible et téléguidé par les Forces Du Mal.

Foutage. De. Gueule. Intégral.

N’importe qui ayant un peu traîné sur internet au cours de la dernière décennie sait, au moins par ouï-dire, que certains sous-forums de sites avec pignon sur rue servent de repaire à de sombres crétins prêts à commettre les actes les plus abjects « just because », et que le phénomène d’entraînement est tel que l’on y retrouve une parfaite illustration de l’équation selon laquelle

L’intelligence moyenne d’une foule est celle de son membre le plus stupide divisée par le nombre de participants

Winston Churchill

Alors oui, quand il s’agissait d’aller saturer le serveur vocal d’une secte, envoyer du caca par UPS à des membres du Ku Klux Klan ou aller pirater les sites web d’Al Qaïda, on trouvait ça drôle. Mais on le trouvait déjà moins quand il s’agissait d’envoyer le SWAT au domicile d’un « importun », d’exposer l’intégralité de la vie d’une gamine de 14 ans sur Internet ou de récupérer des photos dénudées de célébrités. 

Mais visiblement, on a oublié.

On a aussi oublié que certains, en France, se réclament de la même idéologie, avec la complicité (fut-elle seulement passive) d’éditeurs de sites bien contents de profiter des retombées financières des visites sur leurs pages, qu’ils ont déjà un passif 3, et que vu leur impunité, et sur leur site, et dans la vraie vie, on ne voit pas bien ce qui les empêcherait de continuer de nuire.

Et en passant, je tiens à rappeler à tout un chacun que l’insulte, le harcèlement virtuel, le piratage, le DDoS, la saturation de ligne et autres joyeusetés ne sont jamais des choses « rigolotes », quelle que soit la cible. Ce sont des armes de cyberguerre 4, et elle ne devraient jamais être glorifiées, fut-ce pour mettre hors d’état de nuire la pire pourriture.

Sur ce, bonne journée de la gentillesse à toutes et à tous!

Notes:

  1. oui, je préfère les croire jeunes et cons que vieux et fous
  2. et dans ce cas précis de jeunes mâles hétéros cis blancs(tm)
  3. c’est fou comme à la simple évocation du nom, n’importe quelle personne ayant été un tant soit peu impliquée dans l’Internet francophone depuis 10 ans a une anecdote déplorable à raconter, se terminant en général par « c’est vraiment le trou du cul du web »
  4. je vais me flageller tout de suite, c’est promis

Aux cathos: vous n’êtes (vraisemblablement) pas demisexuels

C’est le nouveau concept à la mode sur les réseaux sociaux depuis un article dans un magazine féminin: la « demisexualité ».

Et, mal comprise par certains (en particulier dans le milieu catholique qui prône la stabilité affective et la monogamie), le terme a pris la connotation de « personne qui sait se tenir en ne sautant pas sur tout ce qui bouge ».

Sauf que ce n’est pas ça du tout. Quand on parle de sexualités 1, on ne parle pas tant d’actes que de tendances, d’inclinations ou de pulsions. Et par dessus cela se greffe la volonté, qui permet de choisir, de refouler et/ou de lutter contre ces inclinations, tendances et pulsions.

Or donc, qu’est-ce que la demisexualité? Il s’agit d’une tendance à ne ressentir de désir sexuel qu’envers les personnes dont on est proche émotionnellement. En gros, une personne que Sean Connery ou Nicole Kidman 2 laisseraient parfaitement froids même s’ils se jetaient à leur cou à l’improviste, mais qui fantasme sur son meilleur ami.

Bref, amis catholiques mariés et fidèles ou célibataires et continents, vous n’êtes pas demisexuels 3, vous êtes chastes, et ça n’est pas du tout la même chose…

Notes:

  1. oui, le pluriel est signifiant, ça s’applique aussi bien à l’heterosexualité qu’à l’homosexualité, la sapiosexualité, l’asexualité ou whatever…
  2. remplacez ces noms par vos fantasmes inavoués à titre d’exercice
  3. ou peut-être l’êtes vous, mais ça regarde vous, l’objet de votre affection et éventuellement votre psy