Douze ans, un trimestre

Aujourd'hui, on est le 2 avril.
En théorie, en ce lendemain du 1er avril, c'est le retour à un monde normal.
En pratique, avec la gorafisation du monde qui s'accélère, les pires blagues sont parfois vraies.

 Brexit : bientôt une frontière physique dans mon jardin ?

Mais le 2 avril, c'est aussi l'anniversaire de mon blog.
Douze ans déjà ! Quand je pense que je l'avais commencé comme blog BD avant de le réorienter vers un format plus classique... Il s'en est passé, des choses, depuis. De belles histoires. De terribles pertes. Pas mal de textes publiés. Beaucoup de remises en question.
Quoi qu'il en soit et nonobstant le risque de crise d'adolescence qui n'est jamais à écarter à cet âge, quand ce blog fête son anniversaire, c'est toujours le printemps, ma saison préférée.

Trois mois après la grosse crise personnelle de la fin 2018, le moral va mieux. J'ai le cerveau essoré par une surcharge de stress et de responsabilités, mais la confiance est de retour, plus ou moins.

L'air de rien, ça a été un beau trimestre :
  • Le sommaire officiel de l'anthologie Frontières chez ImaJn'ère a été annoncé, et je suis dedans.
  • J'ai vécu de superbes moments en mars avec le salon Livre Paris, puis avec le concert des Poets of the Fall.
  • On a bouclé dans les temps la direction littéraire de mon roman de septembre, un beau bébé de 500 pages dans lequel l'éditeur dit placer pas mal d'espoirs. Reste à remplir l'agenda en conséquence. Il est déjà question que je m'arrête à ma librairie locale et que je fasse un saut dans le ch'Nord.
  • J'ai tombé plus de 150 000 signes sur le premier jet d'un polar fantastique un brin décalé comme je sais les faire (la question est plutôt de savoir si je suis capable d'écrire un texte qui ne soit pas du tout décalé, et je ne suis pas sûre de la réponse). Je me suis inscrite au Camp NaNoWriMo d'avril pour avancer dessus. Hélas, pour l'instant, mon cerveau essoré n'arrive pas à reprendre là où j'en étais. Je sais pourtant quelles infos doivent tomber, mais je n'arrive pas à placer les personnages de façon à ce que les révélations passent.
  • Mon projet steampunk est plus ou moins en stand-by sur le début de l'acte II, mais j'ai noté des péripéties intermédiaires à mettre dedans. Je m'y remets dès que possible.
Donc happy birthday, mon blog ! 
Et que le printemps se poursuive aussi bien qu'il a commencé !

Ton Oph a aimé : Poets of the Fall, Ultraviolet tour, Paris



Quand on me connaît d'un peu près, on ne peut pas ignorer que mes goûts musicaux sont globalement plutôt rock et que, parmi les quelques groupes dont je suis l'actualité au jour le jour, il y a les Poets of the Fall.
En Finlande, POTF, c'est plus de quinze ans de carrière, huit albums et des concerts qui remplissent de grandes salles. En France... rien. Enfin, peut-être un peu depuis que Françoise Hardy a repris en français un de leurs titres dans son dernier album (leur donnant l'occasion de passer pendant une minute sur France Télévisions).

Sleep vs. Dors mon ange

Depuis quelques années, c'est devenu un rituel : j'emmène mon fils voir un concert de chaque tournée européenne des Poets of the Fall. Le plus dur est encore de trouver un lieu et une date qui nous conviennent, en termes de logistique.
En octobre 2014, nous sommes allés à Nuremberg.
En décembre 2016, à Francfort.
Mais le 20 mars 2019, pas besoin de prévoir le train ni l'hôtel : pour la première fois de son histoire, le groupe est venu jouer en France, à Paris.

Le concert a eu lieu au théâtre Les Étoiles, une petite salle histoire de tester le public français. La capacité si on met des chaises (et sans stand de merch) est de 180 places. À vue de nez, en mode debout et sans tasser le public, il devait y avoir 200 ou 250 billets vendus pour la soirée.
Premier bon point : tout était complet une semaine avant.
Deuxième bon point : les gens savaient pour qui ils venaient. Toute la salle a chanté Carnival of Rust, le gros tube du groupe.

La vidéo date de 2006. Il y a une dizaine d'années, elle a été élue meilleur clip de musique finlandais de tous les temps.

J'ai eu droit à une double louze en arrivant : on m'a filé le seul soda avec une paille trouée au niveau du soufflet (pas pratique pour boire) et je me suis rendu compte que j'avais perdu mes bouchons d'oreilles (acouphènes bonjour). Heureusement, la série noire s'est arrêtée là.

En première partie, découverte super sympa avec Blackout Problems, un groupe allemand beaucoup plus punk/électro/indus/whatever que les POTF, mais à l'énergie communicative. Le chanteur a voulu parler français mais a eu du mal à dépasser le stade du "ça va ?" qui est devenu la punchline de la soirée.


Fort logiquement, je l'ai chopé à la sortie pour lui dire que je n'irais nulle part sans mon "ça va" personnel, je lui ai filé son CD et un stylo, et il a obéi pour se débarrasser de moi.


(c'est dans des moments comme ça que mon fils a honte)

Quant aux Poets of the Fall eux-mêmes, que dire ?
Ils étaient juste parfaits.
Heureux de venir enfin jouer à Paris, parce que la ville fait rêver et que Jari, le batteur, a eu autrefois une petite amie française. Excellents comme d'habitude, parce que c'est un groupe très carré et pro, donc les couacs techniques ont été rares et discrets. Pleins d'énergie, jeu de scène entraînant malgré la petite taille de la scène (au début, je me suis demandé comment ils comptaient tenir à six là-dessus) et mimiques communicatives. À la fin du set copieux et varié (17 morceaux venant de la quasi-totalité des albums), ils étaient rincés. Je crois que si on leur avait soufflé dessus, ils seraient tombés.

N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les afficher en plus grand.

Un super concert, une super soirée, des émotions, de l'excellente musique...
Que demander de plus pour bien commencer le printemps ?
J'espère revoir les Poets of the Fall à Paris lors de leur prochaine tournée, de préférence dans une salle un peu plus grande, d'autant que cette fois, j'ai prévu d'amener aussi ma fille.

Livre Paris 2019 (15 mars 2019)

"Hé, mais dis, on ne te voit pas beaucoup en ce moment !"
C'est vrai. J'ai du travail par-dessus la tête, et pour ne rien arranger, j'ai eu la bonne idée de rédiger deux romans en parallèle, sur lesquels j'avance à la vitesse d'un escargot malade, réduisant d'autant mes chances de finir un des deux textes dans un délai raisonnable. Mais que l'on se rassure ! Mon prochain roman paraîtra bien à l'automne. On y travaille.

En attendant, les éditions Lynks ont décidé de sortir ton Oph de son placard et de la déposer derrière une table de dédicace à Livre Paris.

Je serai sur place le vendredi 15 mars, et seulement le vendredi 15 mars, de 14h à 20h sur le stand des éditions Lynks (emplacement S69).
Ensuite, je disparais du salon. Pouf !
Mais puisque j'ai l'occasion de me la péter un peu, voici la page dédiée à ma dédicace sur le site de Livre Paris.

Artistes citoyens, la pétition

En France et dans le monde occidental, le parallèle entre 1789 et 2019 n'aura échappé à personne : une classe dirigeante déconnectée du reste de la population, des inégalités sociales criantes, des revendications diverses montant d'un peu partout, des cahiers de doléance...
Bref, ça bouge. Ça essaime dans le reste de l'Europe.
Et il ne sera pas dit que cette grande vague de luttes sociales se sera faite sans les artistes !


Voici ce que dit la tribune, publiée sur un blog Mediapart et dont j'ai fait partie des premiers signataires :
Nous sommes résolus à participer à cette nouvelle alliance avec le monde dont le véritable défi n’est pas tant celui de résister que celui d’inventer. Nous sommes résolus à l’entraide et au trait d’union, pour inventer de nouvelles solidarités transversales. Nous sommes résolus au combat d’une créativité partagée, pour prendre notre part dans la revitalisation de la démocratie.
(oui, c'est un peu verbeux, mais ce n'est pas moi qui ai rédigé le texte)

On peut désormais s'associer à ladite tribune en signant une pétition sur Change.org

La pétition est ici.
Et on clique, et on signe !

Souvenirs des Utopiales 2018 : l’art de causer dans le poste

J'étais aux Utopiales du 2 au 4 novembre 2018.
Pourquoi attendre si longtemps pour rédiger un billet à ce sujet ? Parce que j'attendais d'avoir les liens vers toutes les tables rondes, pardi !

Les z'Utos, j'y avais juste fait un très court saut, en simple visiteuse, il y a quelques années. J'avais surtout traîné au bar où je rencontrais des camarades. D'ailleurs, en 2018, j'ai aussi un peu traîné au bar, mais moins. Et surtout pour parler à des camarades.
Mais cette fois, j'étais invitée, et ça change tout.
L'ambiance de fourmilière s'apprécie mieux quand on reste plusieurs jours et que l'on prend le temps d'observer les déplacements entre les conférences, la librairie, les expositions, les jeux et les séances de cinéma. C'est tout un petit monde qui vit à cent à l'heure dans la Cité des Congrès, les yeux grand ouverts sur l'imaginaire.
Et pour quelqu'un comme moi, quelqu'un d'effroyablement timide, quelqu'un qui lutte tous les jours contre un complexe de l'imposteur XXL, il y a eu la sensation extraordinaire de faire partie de ce monde, pour de bon, à part entière.

Dès la sortie de la gare, les retrouvailles avec Nantes, la ville de mes études, rayonnante sous un beau soleil d'automne, m'ont fait friser l'overdose émotionnelle. Pendant tout mon séjour, je n'ai pas quitté ce petit nuage, engrangeant des tas de moments mémorables (conversations avec Mélanie Fazi, compliments de Laurent Genefort, piles de bouquins en dédicace, naissance de l'Observatoire de l'Imaginaire, ou encore la rencontre au sommet entre Clémence Lossone et Jean-Marc Ayrault).

Le photocall en folie

Mais surtout, mes Utopiales, ça a été trois tables rondes dont ma toute première en tant que modératrice, un exercice inédit dont, paraît-il, je me suis presque bien sortie.
Grâce à Actusf (que mille fleurs de chèvrefeuille embaument chacun de leurs pas), les trois sont désormais disponibles à l'écoute, quand vous voulez, où vous voulez.

Bref, un week-end de travail, oui, mais du travail passionnant (et rémunéré au tarif légal de la table ronde).
Si j'ai l'occasion de revenir en 2019, je le ferai avec plaisir. Plutôt deux fois qu'une !

2018 vs. 2019

Mon année 2018 s'est achevée dans les larmes, au sens propre. Pendant mes quelques jours de vacances, je pensais lire des livres et aller au cinéma. Je n'ai fait ni l'un ni l'autre. À la place, j'ai beaucoup dormi et beaucoup pleuré.
Paradoxalement, ou pas, je pense que ça m'a fait du bien.
Au moment des bulles et des premiers vœux, tout allait déjà mieux, et j'ai repris confiance pour 2019.

Cheers!

Je vous souhaite une année belle et bonne, alors que l'Histoire est en marche et que nul ne sait où elle nous mènera. Des catastrophes naturelles aux injustices sociales, des zadistes aux gilets jaunes, il se passe des choses, et si l'humanité en réchappe, la période que nous vivons finira dans les manuels. Tout change et nous avec.
"Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ?" demanderait un chanteur connu.
Wait and see.

J'avais deux bonnes résolutions pour 2018 : aller voir mes grands-parents (ce sont finalement eux qui sont venus à moi) et enregistrer une vidéo par mois (c'est réussi). Rien à redire à ce niveau.

Écriture

En 2018, je voulais écrire Rouge Canon. Raté, je viens tout juste de terminer le premier acte, dont le volume laisse imaginer un roman final autour des 500 ksec (soit 75 kmots pour les gens qui convertissent tout en mots). C'est le volume de mes romans "moyens-longs".
Au rayon des réussites, j'ai finalisé Au-delà des lumières, rédigé deux nouvelles et vendu Ysa Zéro. La nouvelle édition de La dernière fée de Bourbon semble avoir plutôt bien trouvé son public, elle aussi.


La première moitié de l'année 2019 sera placée sous le signe de Rouge Canon : ce roman doit être écrit, quoi qu'il arrive. J'avancerai donc dessus à mon rythme...
Mais la nouveauté, c'est que je me suis lancé un défi sur un coup de tête. Afin d'exorciser ma crise créative, je vais publier par épisodes, sur un support gratuit et de façon anonyme, un polar fantastique que j'ai commencé à rédiger.
Travailler sur deux romans en parallèle, je l'avais déjà fait. Mais jamais les deux au stade de l'écriture. Autant dire que c'est sport.
Et en même temps, je trouve curieusement stimulant l'exercice consistant à sauter, à intervalles irréguliers, entre "Paris uchronique 1929" et "Londres fantastique 2019".

Par la suite, si par miracle je termine Rouge Canon avant la fin de l'année, il est probable que le chantier suivant soit un roman Young Adult contemporain. Après tout, maintenant que j'ai non pas une, mais deux idées de base dans ce domaine (et un lycéen à la maison pour me servir de consultant), ce serait dommage de ne pas me lancer.

Au rayon des parutions, Ysa Zéro doit sortir à la fin de l'année. La direction éditoriale commencera quand elle commencera (coucou à toi, ma charmante directrice d'ouvrage) et le reste devrait rouler. Aucune autre publication n'est confirmée pour l'année, mais il devrait y avoir entre une et trois nouvelles chez les bons dealers, à des dates encore indéterminées.
Je n'exclus pas, si j'en ai le temps et l'énergie, d'auto-publier un de mes textes inédits, voire de ressortir Fille des deux rives avec son roman-reflet Fils du miroir.

Santé, vie et empreinte

Pour la deuxième année consécutive, j'ai réussi à prendre un rythme d'activité correct à la belle saison, effectuant régulièrement mes 20 petites minutes de course, pour arrêter comme un vieux caca dès que les jours raccourcissent.
Je tâcherai de m'y remettre, parce que je dois entretenir mon palpitant.
L'inscription à la salle de sport sera peut-être envisageable à partir de la rentrée de septembre. À voir en fonction des réalités de mon emploi du temps d'ici là.

Je poursuis le glissement de mon alimentation vers des produits moins transformés, plus locaux et plus respectueux de l'environnement. En particulier, en 2018, j'ai récolté une bonne dizaine de kilos de tomates dans mon jardin, pour à peine 2 m² occupés par les plantations. En revanche, aucune progression sérieuse dans la diminution des produits d'origine animale.
La tendance devrait se poursuivre en 2019.

Pendant qu'on parle du jardin, j'ai poursuivi les plantations et commencé à domestiquer le vieil églantier, mais les quatre mois de sécheresse subis l'été dernier m'ont coûté une bonne partie de ma pelouse déjà bien attaquée par la mousse.
En 2019, il faudra décompacter le sol et replanter de l'herbe. De quoi faire encore un peu de sport.

En gros

J'ai envie de faire plus de choses, d'être plus heureuse et de me reposer. Un sacré problème de quadrature du cercle.

Oph Monthly #12 : décembre 2018

Ce sera peut-être mon dernier Oph Monthly : en effet, enregistrer une vidéo mensuelle était une résolution 2018, et à l'usage, il s'avère que m'asseoir une fois par mois devant un écran blanc pour raconter ma vie, ben... C'est du racontage de vie.


Dernier Oph Monthly de l'année, en tout cas, avec lunettes et sans maquillage.
Que les ultimes heures de 2018 vous soient douces et que l'année 2019 commence sous les meilleurs auspices !

Le retour d’Oniros

Si vous ne le savez pas encore (et c'est normal, je parle assez peu de lui), Oniros est le surnom que je donne à ma Muse. Je l'identifie à un mec mignon, avec une certaine forme d'élégance débraillée qu'il prend pour un style d'artiste, et qui n'est pas du genre à faire des efforts.
Si vous ne le savez pas encore (bis), je ne vais pas bien en ce moment. Psychologiquement, c'est même un peu la catastrophe.

Alors, quand le premier se mêle d'essayer d'arranger la seconde, ça ne va pas forcément comme sur des roulettes.
(situation vécue ce matin)

Concours Ana


Si vous ne savez pas quoi mettre sous le sapin et que vous avez un compte Facebook, vous pouvez gagner l'intégrale de la série Ana l'Étoilée, parue aux éditions du Chat Noir entre 2016 et 2018.
Comment ?
En cliquant sur ce lien, ici, en gros, et en suivant les instructions. Rien de plus simple. Pas d'obligation d'achat ni de citer trois personnes.

Le jeu dure jusqu'au 23 novembre 23h59. Ainsi, ça laisse un mois pour envoyer le lot à la personne qui l'aura gagné, pour qu'elle l'offre ou se l'offre à Noël.

Ana vous aime et moi aussi.
Pour en savoir plus sur Ana Montañez et les 4 tomes de ses aventures, allez voir sa fiche roman sur le présent blog.