Les Imaginales, profondeur et chaleur

Or donc, cette année et pour la troisième fois si l'on excepte une demi-journée de visite en touriste en 2009 (avec Poussinette en poussette), je me suis rendue aux Imaginales.
Pourquoi ? Parce qu'il y avait concert des Deep Ones et que je ne pouvais décemment pas rater ça.
Je suis donc arrivée à Épinal dans l'après-midi du vendredi, pour repartir le dimanche par le TGV de 17h21 massivement chargé d'auteurs.
Entre les deux, douceur de vivre en bord de Moselle.


Le célébrissime festival spinalien, selon la légende, ne connaît que deux types de météo : la canicule ou les grands froids. Ce coup-ci, c'était canicule, avec une Bulle du Livre transformée en étuve à la limite du supportable. D'ailleurs, une visiteuse a fait un malaise sous mes yeux et s'est fait escorter dehors pour respirer un peu.

Qu'à cela ne tienne, l'équipe de The Deep Ones était chaude comme la braise (surtout "Jean-Chaude" Dunyach) pour présenter une nouvelle session de lectures musicales à la Souris Verte, la salle de concerts d'Épinal. Pour moi, c'était tendu puisque j'avais eu une bonne grosse cochonnerie ORL en début de mois et qu'il me restait des séquelles vocales.
Mais on a assuré comme des bêtes.
Bruno Pochesci, nouveau venu avec sa basse, s'est remarquablement calé sur les autres musiciens, et Sylvie Miller, nouvelle lectrice, nous a tous captivés avec son voyage chamanique.
Et surtout, le public, mes enfants... LE PUBLIC !
Salle archi-comble (toutes les places assises occupées, plein de monde debout autour), émotion, enthousiasme, standing ovation à la fin, on ne pouvait rêver meilleur accueil.
Nous avons donc très logiquement fini en mode "Scream for us, Épinal" avec notre photo de rock stars !

De gauche à droite devant la foule en délire : Jean-Claude "Jean-Chaude" Dunyach, Sylvie Miller, Lionel Davoust, Stefan Platteau, Christophe Thill, ma pomme, Ghislain "Mortel" Morel, Nathalie Dau, Patrick Eris, Bruno Pochesci.

La partie plus "littéraire" m'a laissé un sentiment mitigé : peu de dédicaces, impression de passage à vide, d'autant qu'approche l'horizon au-delà duquel je me retrouve, pour la première fois depuis des années, sans aucun contrat d'édition en cours. Est-ce l'occasion d'arrêter les frais ? Je me suis posé la question à plusieurs reprises dans le courant du week-end.
Et pourtant l'envie est là. L'envie d'écrire. Mais d'écrire pour qui ? me demande-t-on.
Laissez-moi y réfléchir.

En attendant, je suis de retour chez moi, je ne sais pas si je dois d'abord finir une nouvelle (titre de travail : L'homme dans la fontaine), re-remanier le début d'Ysa Zéro dont une personne par ailleurs bien intentionnée m'a dit qu'il était niveau poubelle, ou avancer dans la planification de Rouge Canon.
Mais ce qui est sûr, c'est qu'on se voit samedi prochain au Nuage Vert, à Paris. J'aiguise les stylos !

Dédicace au Nuage Vert (2 juin 2018)

Si vous n'allez pas aux Imaginales, ou même si vous y allez, sachez qu'une merveilleuse triple dédicace est prévue la semaine suivante à Paris !


Comme indiqué sur l'image si on clique dessus[*], ça se passe le samedi 2 juin, à partir de 16h30, à la librairie Le Nuage Vert (41 rue Monge, 75005 Paris).
Nous serons trois, trois autrices publiées aux éditions Lynks, avec nos derniers romans respectifs :
  • Andoryss pour le tome 1 du Passageur.
  • Christine Féret-Fleury pour Memory.
  • ton Oph pour La dernière fée de Bourbon.

Ce sera bien, ce sera chouette, venez nombreux !


[*] note pour moi-même : revoir l'aspect graphique du blog pour l'adapter aux écrans plus larges qu'on a de nos jours.

Ton Oph aux Imaginales (25 au 27 mai 2018)

Les Imaginales d'Épinal, c'est un des gros rendez-vous immanquables des cultures de l'imaginaire en France. Cette année, le festival a lieu du 24 au 27 mai, avec le thème "Créatures".

L'affiche est signée John Howe, rien de moins !

Quand je dis "immanquable", je n'y suis pas tous les ans. J'y suis passée en touriste en 2009, puis j'ai participé (de mon propre chef et à mes frais) aux éditions 2013 et 2016. N'étant toujours pas invitée cette année, je ne comptais pas forcément venir, mais il se trouve qu'un événement exceptionnel est prévu le samedi 26 mai. Un truc que je ne peux pas rater :


The Deep Ones, le merveilleux groupe de lectures musicales dont j'ai l'honneur de faire partie, sera en concert gratuit à 20h à la Souris Verte.
Donc je serai là, du vendredi après-midi au dimanche à la mi-journée, et sur scène le samedi soir.
Le reste du temps, je serai ravie de voir du monde, de boire un verre et de dédicacer quelques livres.

"Pourquoi est-ce qu’on te voit moins ?"

Questions alternatives :
"Est-ce que tu viens aux Machinales ?"
Voire
"On se voit au Festival Chose, bien sûr... ?"

Que ce soit clair, je ne boude pas. J'aime toujours autant rencontrer le lectorat, retrouver mes camarades auteurs et autrices, échanger, plaisanter, boire des cafés (ou des bières, ça dépend avec qui je bois)...
Mais plus le temps passe et m'accable, plus je me rends compte de ce qu'il en coûte d'aller partout, juste pour ce plaisir-là.

Photo sans rapport direct avec le sujet, mais on est bien, là, non ?

Il y a la partie financière, bien sûr : les frais de transport, de miam et d'hébergement (sauf si c'est assez près de chez moi pour que je rentre le soir). Mais aussi la charge consistant à organiser, à me demander quand je pars, où j'arrive, comment je rejoins ma chambre le soir venu... Et puis la fatigue physique, bien réelle quand on doit se lever à pas d'heure pour attraper un train, voire, pour les festivals les moins accessibles en transport, quand on cumule les heures au volant de la voiture.
Le tout en ayant généralement travaillé la semaine qui précède, et en s'apprêtant à retourner au bureau la semaine suivante.

Or, c'est idiot, mais ton Oph commence à se sentir trop vieille pour ces conneries.

Donc j'essaie au maximum d'appliquer une politique que l'on m'a de toute façon conseillée : aller en salon et en festival là où l'on m'invite.
Je fais encore quelques exceptions. Par exemple, cette année, je vais aux Imaginales sans y être invitée, parce que je tiens à participer au concert des Deep Ones le samedi soir. Néanmoins, ces exceptions sont de plus en plus rares (en particulier, sauf grosse faiblesse de ma part au cours d'une édition à venir, c'est la dernière fois que je vais jusqu'à Épinal sans invitation, parce qu'Épinal, c'est beau, mais c'est loin).

Or, c'est idiot, mais ton Oph, on ne l'invite pas beaucoup plus souvent qu'avant. Donc bien que ma bibliographie se soit étoffée, je fais moins de salons qu'à une époque. Et presque plus de dédicaces en librairie, mais je vais tâcher d'en goupiller une prochainement.
Pourtant, je n'ai encore jamais refusé une invitation, parce que j'en ai parfois, heureusement.

Bref, si vous voulez me voir par chez vous, invitez-moi !

Ma prochaine sortie publique : Les Imaginales, Épinal, présente du 25 au 27 mai (mais surtout le samedi 26, en fait).

Merveilleux échos (retour de Bruguières)

Émerger des limbes. Ranger ses affaires dans le sac. Boire un café. Prendre la voiture. Boire un café. Prendre l'avion. Prendre le bus. Prendre le métro. Un dernier tour de voiture jusqu'à la maison. Nourrir les chats. Démarrer une lessive. Manger un reste de quiche au thon. Défaire le sac. Boire un café.
Un seul mot s'impose : G !

(tous droits réservés à Goomi)

Bref, ce week-end, j'étais à Bruguières près de Toulouse, pour le festival Échos et Merveilles où nous étions conviés avec The Deep Ones.

Autant le dire tout de suite, ce fut un grand moment de Profondeur.
Tout a commencé par un léger cafouillage à l'aéroport de Blagnac, heureusement vite effacé par l'empressement de l'équipe d'organisation à me mettre à l'aise. Dûment munie de mon badge magique marqué "Artiste" (celui qui ouvre toutes les portes sans exception), j'ai pu découvrir un village des Légendes implanté sur un site magnifique, avec de nombreux artisans talentueux et des animations variées. Il y avait des choses à revoir, mais c'était normal pour une première édition.
L'équipe de The Deep Ones comportait, en plus de ma pomme, Ghislain Morel, Mélanie Fazi, Sire Cédric, Thomas Bauduret, Christophe Thill, Shan Millan, Stefan Platteau et Jean-Claude Dunyach. Des piliers du groupe comme Lionel Davoust ou Nathalie Dau étaient absents, mais nous les retrouverons à d'autres occasions.

On va faire simple : merci ! Merci pour la disponibilité, pour le sourire, pour l'hébergement et le catering, pour la tente VIP avec sa tireuse à bière, pour tout !

En vrac, pendant le week-end, j'aurai ainsi :
  • pris deux fois l'avion en même temps que Faun.
  • rencontré Poinpoin, le célébrissime manchot alcoolo.
  • retrouvé la joie simple de chanter des airs traditionnels rigolos avec LadyFae.
  • fait la connaissance de Cygne Cédric, le cygne noir.
  • eu droit au soutien de trois ingénieurs du son extras. 
  • expliqué à Sire Cédric que, non, je ne sais pas faire le bruit de l'érection.
  • goûté le chouchen de Jézus et son hydromel.
  • occupé pacifiquement un parking.
  • passé ma première vraie soirée de répétition (il était temps).
  • dormi avec Mélanie Fazi (en tout bien tout honneur).
  • goûté la fouace de Jean-Claude Dunyach (en tout bien tout honneur).
  • cherché des macarons que jamais je ne trouvai, parce que le vendeur n'était pas à son stand dans les moments où je pouvais y passer. 
  • acheté à l'Atelier Elbock une flûte infiniment meilleure que mes deux Clarke.
  • rappelé au monde entier que Sire Cédric est cool parce qu'il est gothique (et la preuve qu'il est cool, c'est qu'il ne nous a pas démembrés après ça).
  • signé quelques exemplaires de La dernière fée de Bourbon, si, si.
  • chanté avec Franz Robert Wild, The Rowan Tree et quelques autres.
  • eu droit au câlin de Neal Jolly qui trouvait qu'on avait été extras et qu'il faudrait remettre ça.

Bref, des week-ends comme ça, on en voudrait plus souvent.

Poinpoin ou La Décadence, une œuvre de Solenne Pourbaix, 2018.

Oph Monthly #4 : Avril 2018

La voici, la voilà, la vidéo du mois d'avril ! 


Les deux grosses infos sont bien entendu :
  • La sortie de La dernière fée de Bourbon aux éditions Lynks, le 12 avril dernier.
  • Ma présence avec The Deep Ones au festival Échos & Merveilles, demain et après-demain.

Mais j'y parle aussi de plein d'autres choses, comme d'habitude. Digression power!
On se retrouve le mois prochain pour un nouvel opus d'Oph Monthly.

Échos & Merveilles (27-28 avril 2018)


Sis à Bruguières, à côté de Toulouse, Échos & Merveilles n'est pas un salon littéraire, mais un festival de musique. C'est donc en tant que membre des Deep Ones que j'y suis invitée. Nous avons deux sessions de lecture-concert, une le vendredi et une le samedi, en fin d'après-midi.
Néanmoins, je devrais aussi avoir des livres à signer dans l'enceinte du Village des Légendes : au moins La dernière fée de Bourbon qui vient de ressortir aux éditions Lynks.

L'entrée est libre pour les animations en journée. En revanche, les concerts des trois soirées sont payants.

La dernière fée de Bourbon aux éditions Lynks


Vous la connaissez déjà si vous me suivez depuis assez longtemps, mais sinon, vous la découvrirez la semaine prochaine chez votre libraire.

Empire Britannique, 1873, sur l’île Bourbon hantée par les diwas, des créatures magiques, imprévisibles et dangereuses.
Lisha Payet, retirée toute petite à sa famille, a grandi sur l’île Maurice voisine. Quatorze ans plus tard, elle revient à Bourbon pour y devenir une parfaite épouse victorienne, sous l’œil critique de la bonne société saint-pauloise.
C’est sans compter le conflit qui éclate sur l’île. Prise malgré elle dans ce soulèvement, Lisha devra choisir son camp. Famille adoptive ou liens du sang ? Obéissance ou transgression ? Ami d’enfance ou officier à la beauté troublante ? Si encore elle ne jouait que sa propre vie ! Mais l’île Bourbon, à travers sa dernière fée, lui a confié son destin et celui de toutes les créatures qui l’habitent.
Du battant des lames au sommet des montagnes, Lisha en apprendra plus qu’elle ne l’aurait souhaité sur les diwas, les hommes et sur elle-même.

Après un joli petit succès aux éditions du Chat Noir, La dernière fée de Bourbon reparaît aux éditions Lynks en semi-poche (livre un tout petit peu plus petit, un poil moins cher, mais avec le même texte, juste passé sous l’œil acéré d'une correctrice – coucou Ludmilla). Quel avantage ? Un vrai réseau de distribution qui permettra au roman de se retrouver dans bien plus de librairies.

Deux éditions, un roman.

Bref, rendez-vous jeudi 12 avril pour (re)découvrir La dernière fée de Bourbon, mon uchronie victorienne magique et tropicale !

Oph Monthly #3 : Mars 2018

D'accord, je n'ai pas le rythme d'écriture le plus productif qui soit, mais je tiens pour l'instant le rythme d'une vidéo et une photomanipulation par mois.
Voici donc le troisième opus d'Oph Monthly, avec des images ramenées tout droit de Livre Paris.


Courage, je devrais bientôt avoir le droit de révéler l'info dont il ne faut pas parler !

Quant à la photomanip du mois, elle est sur DeviantArt, comme d'habitude.

#PaieTonAuteur, quand les auteurs ne se laissent pas faire

Si vous suivez un peu l'actualité littéraire, vous avez forcément vu passer le phénomène #PaieTonAuteur.
Il semble que la mobilisation ait porté ses fruits, attendons la confirmation dans les faits...
Résumé des épisodes précédents :
Le salon Livre Paris, contrairement à des engagements pris par le Syndicat National des Éditeurs auprès de la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ne compte pas rémunérer/défrayer les auteurs sollicités pour intervenir sur les différentes scènes. Enfin si, mais juste pour certains types d'interventions (excluant les conférences et tables rondes, considérées comme de la "promotion").

"Ça vous apportera de la visibilité" rétorque Livre Paris à Olivier Gay et Adrien Tomas qui interpellaient l'organisation.

Dans un contexte économique difficile pour tout le monde et aussi pour les artistes, la plupart des manifestations littéraires paient au moins l'hébergement et le voyage des intervenants qu'elles sollicitent pour les animations. Parce que c'est du travail.

Mathieu Rivero le résume très bien sur Twitter.

Bref, nous ne nous laisserons pas faire.

Plusieurs auteurs, dont Olivier Gay, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils n'iraient pas au salon.
Quant aux syndicats d'auteurs, à commencer par le SELF, ils appellent au boycott des animations sur scène.

Après cinq jours de mobilisation bruyante sur les réseaux sociaux et dans les média, Livre Paris annonce que les auteurs seront bel et bien rémunérés, sauf pour les dédicaces.

Quoi qu'il en soit, je serai bien présente sur le salon, le vendredi au stand des éditions du Chat Noir (T31), le samedi et le dimanche au stand des éditions Lynks (R38).
Pourquoi ? Parce que mon engagement est pris auprès d'éditeurs qui respectent notre travail et qui ont ouvertement pris position en faveur des auteurs.