5 choses que vous ne savez pas (encore) au sujet de L’Enceinte 9

L'Enceinte 9 paraîtra le 29 août 2019 dans toutes les bonnes librairies, grâce aux éditions Lynks qui ont choisi de le publier et à Tiphs qui a créé une couverture du tonnerre.

La couverture de L'Enceinte 9

Pour patienter encore quelques jours, voici cinq choses que vous ne savez pas encore (ou en tout cas, pas forcément) à son sujet.

1- L'Enceinte 9 est mon dixième roman publié.

(et mon neuvième en solo, Freaks' Squeele l'Étoile du Soir étant une collaboration avec Florent Maudoux)
Pour autant, ce n'est pas le dixième roman que j'ai écrit. D'une part, des textes peuvent être rédigés dans un ordre et paraître dans un autre, au gré du jeu des corrections et du marathon éditorial. D'autre part, certains inédits le sont pour une bonne raison : ils datent de l'époque où je me faisais la plume et il vaut mieux ne pas tenter de les publier.

2- Tout est parti d'un rêve.

Au matin du 1er novembre 2014, je me suis réveillée avec les bribes d'un rêve situé dans une cité entièrement close. Une image forte dominait le tout. Elle est devenue le suicide de Little Osaka, qui confronte l'héroïne aux dysfonctionnements de son monde autant qu'à ceux de son équipement.
Voici ce que disait ma première réflexion, au lendemain du rêve :

Ysa fait partie d’un contingent de jeunes, préparés depuis toujours à participer au maintien de l’ordre dans une sorte de ville-monde d’où l’on voit le ciel, mais rien du monde extérieur. Les différents quartiers se veulent à l’image des anciens pays. Il y a au moins un quartier anglais et un quartier japonais. Chaque quartier dispose de sa propre police, mais l’unité d’Ysa chapeaute l’ensemble de la cité.

Certains détails ont changé, mais l'essentiel est né là.

3- L'Enceinte 9 a été mon dernier NaNoWriMo.

J'ai participé dix fois (avec un succès jamais démenti) au défi d'écriture NaNoWriMo, entre 2006 et 2015. Depuis, je ne fais plus que les Camps NaNoWriMo, plus flexibles car on peut s'y fixer son propre objectif.
Mon NaNo de novembre 2015, puis mon Camp NaNo d'avril 2016, ont été consacrés à L'Enceinte 9.
Et le premier jet n'a été achevé que fin mars 2017.

Portrait d'Ysa dans un de mes cahiers de brouillon

4- Le début a été intégralement réécrit... deux fois !

On dit souvent que le premier jet d'un texte, c'est l'auteur qui se raconte l'histoire à lui-même.
La version initiale du roman comportait ainsi un prologue situé des années avant le début de l'intrigue, destiné à expliquer comment l'Enceinte 9 s'était fermée. Je savais qu'il faudrait reprendre cette partie, mais j'avais besoin de la poser dans le fichier.
Au moment d'attaquer les corrections, il est devenu clair que le prologue ne serait pas le seul à sauter. Il fallait réécrire les cinq premiers chapitres. Au passage, un personnage secondaire a disparu, les éléments qui reposaient sur lui ayant été reportés sur "FlamingRichelieu".
Quelques mois plus tard, ce nouveau début est passé sous le regard impitoyable de Cassandra O'Donnell qui a trouvé qu'il manquait encore d'efficacité, et que les modifications nécessaires iraient au-delà du cosmétique. Panique à bord ! Puis retour au travail pour couper du blabla, introduire l'héroïne plus tôt et donner plus de punch à l'entrée en matière, le tout sans casser la structure du roman.

5- L'héroïne est ace/aro.

Ça y est, la bombe est lâchée, paie tes sigles cabalistiques!
Ysa est asexuelle et aromantique : l'attirance physique ou amoureuse pour une autre personne, ça lui passe complètement au-dessus de la tête. Je ne vous fais pas une Dumbledore puisque c'est précisé dans le roman, mais ce n'est pas non plus un point clef de l'intrigue. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons :
  • Ysa n'a que 18 ans. Elle sait que l'amour ne l'intéresse pas, au moins pour l'instant, mais n'a pas creusé la question. De toute façon, elle a un monde à sauver d'abord.
  • Sa situation personnelle lui interdit légalement de fonder une famille, donc personne ne vient lui mettre la pression pour qu'elle "trouve quelqu'un".
  • Il me paraît essentiel qu'un personnage puisse appartenir à la vaste sphère LGBTQIA+ sans que toute sa caractérisation ne tourne autour de ça. Pour reprendre une expression d'Estelle Faye, ça fait partie de son jeu de cartes, c'est tout.
Quoi qu'il en soit, pas de souci pour les amateurs de sentiments ! Ysa n'a rien d'une personne froide. Au contraire, son sens de l'amitié est très fort, elle se donne à fond pour les gens qu'elle aime, et ses amis, eux, ont des pulsions romantiques (et se font des bisous voire plus si affinités).

Extrait du roman : Cette faiblesse permanente, ces nerfs à fleur de peau, ce n’était pas elle. Il lui fallait se reprendre, et vite. Mais d’abord, elle devait raconter à son camarade ce qu’il n’avait pas eu le temps d’apprendre. Elle s’éclaircit la gorge, à la recherche des bons mots. — Je crois que je sais ce qui s’est passé, Artemios.
Extrait du roman :
Cette faiblesse permanente, ces nerfs à fleur de peau, ce n’était pas elle. Il lui fallait se reprendre, et vite. Mais d’abord, elle devait raconter à son camarade ce qu’il n’avait pas eu le temps d’apprendre.
Elle s’éclaircit la gorge, à la recherche des bons mots.
— Je crois que je sais ce qui s’est passé, Artemios.

L'Enceinte 9 vous attendra dès le 29 août 2019 en librairie.

Interview Thomas Andrew

Pour causer en toute décontraction pendant le mois d'août, j'ai séquestré invité le très drôle et ouvert Thomas Andrew, spécialiste de la comédie romantique gay que le monde nous envie, mais qui écrit également plein d'autres choses.

 Thomas Andrew absolument pas attaché à mon radiateur, qu'allez-vous imaginer, voyons ?

Oph : Comment devient-on Thomas Andrew, prof le jour et écrivain la nuit, à moins que ce ne soit l'inverse ?

Thomas Andrew : On le devient pendant ses cours (vive l'autonomie des gamins en Travaux Pratiques) et à force de lire des romans dans lesquels je ne me retrouve pas, que ce soit en urban fantasy ou en romance. Pour le premier genre, j'en avais un petit peu marre de suivre des histoires où l'héroïne tombe amoureuse du bad boy antipathique et qui finit avec son meilleur ami.
Pour le second genre, dans la romance gay, il y a que des drames. Je kiffe les comédies romantiques et j'ai pu constater que je ne suis pas seul.

O : Tu n'es pas le seul à dire qu'il faut mettre un coup de pied dans les codes des genres. Depuis tes débuts, as-tu l'impression que la situation s'arrange, ou au contraire que plus ça va, plus on refait les mêmes soupes dans des vieilles marmites ?

T : Comme dans les séries TV, les auteurs décident de faire, à leur sauce, des remakes et autres reboots. Ils pensent qu'avec du vieux, on peut faire du neuf. Parfois ça marche. Cela doit représenter 1 à 5 % des manuscrits publiés. Le reste c'est souvent du réchauffé. Surtout en urban fantasy et dans la romance.
En urban fantasy, les auteur·e·s calquent sur Twilight, entre autres, en essayant de le transposer avec d'autres créatures surnaturelles (métamorphes, elfes, anges etc). En romance, notamment feel good, le schéma scénaristique est toujours le même mais c'est ce que l'on attend de ce genre de lecture.

 Cœur de cible, Prix du roman gay - Meilleure Romance en 2018

O : Vu d'ici, tu as l'air d'avoir conquis assez vite ton lectorat. Qu'est-ce qui a porté ce succès ? Plutôt l'aspect surnaturel ou l'aspect romance ?

T : Honnêtement, la romance m'a permis de conquérir un lectorat plus large, notamment grâce au Prix du roman gay - Meilleure Romance que j'ai obtenu l'année dernière. Même si c'est de la comédie romantique gay, le lectorat est présent et découvre mes romans fantastiques.
Après, il faut avouer que débuter avec un roman d'urban fantasy sur un fantôme (justement en bougeant les lignes du genre) ne permet pas vraiment d'acquérir une grande notoriété.

O : Oui, je me souviens que ton premier roman avait eu quelques déboires. 🙂
Tu as su rebondir avec brio. Volonté, force, chance, un peu des trois ?

T : C'est pas facile de commencer l'aventure d'auteur avec des gens malintentionnés qui s'amusent à dézinguer un roman qu'ils n'ont pas lu. Au départ, ça fait mal. On se dit que ce n'est pas la peine de continuer. Je me le suis dit. Et puis au bout d'un moment je me suis dit : "Si tu arrêtes, elles auront gagné". Alors j'ai continué à écrire et à proposer des romans pour des personnes comme moi qui ne se reconnaissent plus dans les romans remakes.
Je suis tombé sur un éditeur qui a cru en moi et qui m'a permis de me bonifier et d'intégrer Juno Publishing, maison d'édition qui a su mettre en avant mes romans.

 Cupidon Mortel, un premier roman à la destinée chaotique

O : Comme tu le disais, la romance est un genre extrêmement codifié. Est-ce que tu t'en accommodes bien ?

T : La comédie romantique est très codifiée et que l'on retrouve même dans les téléfilms qui sont diffusés sur TF1 et M6 l'après-midi.
C'est toujours le même schéma : deux personnages principaux qui se détestent, un événement qui les force à les faire interagir, un twist pour les fait se séparer peu avant la fin du roman et ils se mettent quand même ensemble à la fin car c'est un feel good. Sur le papier, cela paraît simple, mais ce n'est pas forcément le cas. Il impose des rebondissements, du rythme à chaque chapitre. Personnellement, je m'en accommode car je regarde énormément des téléfilms de ce type et par conséquent je connais la mécanique sur le bout de mon clavier.

O : Quelle est ta marque de fabrique, la Thomas Andrew Touch ?

T : Ma marque de fabrique est l'humour. Il est plus facile de faire pleurer que de faire rire. Je pars du principe que la lecture est un moyen d'évasion, et que, après une journée de boulot les gens ont besoin de se détendre et d'oublier leur quotidien. Il y a tellement de drames dans les informations, il y a tellement de tristesse dans notre monde qu'il faut savoir se déconnecter. C'est le parti-pris de mes romans. On s'évade et on se marre. Je n'ai pas honte de dire que mes romans sont des romans de gare (dans le bon sens du terme). Je mets toujours plusieurs ingrédients : de l'humour avec un personnage cynique et/ou adepte du troisième degré, des situations rocambolesques et surtout de l'humour de situation, ce qui est facile à faire au théâtre mais très difficile à retranscrire sur le papier.

Apollon Mortel, disponible chez Juno Publishing

O : Sur quels projets travailles-tu en ce moment ?

T : Mon prochain roman "Service compris", une comédie romantique, sort en fin d'année chez Juno.
Avec Sebastian (NdOph : Sebastian Bernadotte, le mari de Thomas Andrew, lui aussi écrivain), nous avons écrit un roman steampunk/fantastique/comédie policière dans le Paris de 1889. Nous sommes dans l'attente de réponse favorable de plusieurs éditeurs (cela devrait être une trilogie).
Ensuite, j'ai le tome 4 de Drek Carter dans les cartons, ainsi qu'une comédie romantique qui s'intitule Drag Investigations (Un journaliste tentant de sauver son poste qui doit interviewer une actrice américaine psychopathe. Elle réside à l'hôtel géré par son ex. Mais il n'est pas le seul à avoir ce tuyau : son ténébreux et charmant Némésis le possède également)

O : Last but not least, le mot de la fin : qu'est-ce que tu voudrais dire et que je ne t'ai pas demandé ?

T : Est-ce facile de faire des salons quand on n'a pas de réseau ?
Ben non. On lance des demandes qui ne sont jamais lues, ou jamais répondues à l'exception de l'incroyable Stéphanie Nicot pour les Imaginales. Faire des salons est important quand on est auteur, car on rencontre les lecteurs, on voit les amis auteurs. ça permet de lier des gens, car sans le public, nous ne sommes rien.

Soon!

Sur ces paroles fort sages de Thomas Andrew (qui est plus courageux que bibi car je n'ai jamais osé demander à un salon de me recevoir), à vous les studios, bonne rentrée littéraire et n'oubliez pas de vous hydrater !

L’Enceinte 9

Initialement prévue pour le 22 août, la sortie de mon extraordinaire dixième roman sera repoussée d'une semaine car la fabrication a pris un peu de retard. Mais rassurez-vous, il sera dans toutes les bonnes librairies avant la rentrée !



Chassée par une pandémie meurtrière, l'humanité a fui le monde. Les habitants de l'Enceinte 9 vivent depuis un siècle repliés derrière leurs murailles. Ils ont perdu le contact avec les autres Enceintes, et la Gestion, le logiciel chargé de répondre aux besoins de chacun, ne suffit plus à empêcher les ressources de s'épuiser peu à peu.
Ysa est une jeune surnuméraire : née sans bon de naissance, elle doit travailler pour la collectivité dès ses dix-huit ans. Ses premières missions dans la police la confrontent à de nombreux incidents : des suicides de masse, des vols de nourriture. Y aurait-il un lien avec le collectif Fin du Monde, qui souhaite la mort de l'espèce humaine et a déjà anéanti des Enceintes ? La rencontre d'Ysa avec l'ombre, la population non gérée, va tout précipiter.
Comment sauver l'Enceinte 9 avant qu'il ne soit trop tard ?

Éditions Lynks
Parution : 29 août 2019
ISBN : 979-1097434342
Prix : 18,90 €

Scream for me, Slovénie ! Semaine 2 : d’orages en éclaircies

Avec un logement proche de l'autoroute, la deuxième semaine de nos vacances en Slovénie a été l'occasion de bouger un peu plus à travers le pays.

Škocjan sous la pluie

À cause des conditions météo, il y avait beaucoup d'attente à l'entrée des grottes de Škocjan (Škocjanske jame), mais le spectacle valait bien la patience sous l'averse. Comme il est interdit de photographier l'intérieur, il faudra me croire sur parole.
La première grotte recèle des concrétions magnifiques (et j'en ai vu quelques-unes dans ma longue vie de touriste). Quant à la seconde, avec son canyon vertigineux au-dessus de la rivière souterraine, c'est une expérience comme il n'en existe nulle part ailleurs.

La sortie des grottes.

Un nuage en suspension au-dessus de la rivière.

Le lac de Bled

On ne peut pas le rater : avec sa fameuse église sur l'île, il figure sur toutes les cartes postales de Slovénie ! Une fois sur place, la vue vaut vraiment le détour, en particulier depuis le café Belvédère où Tito recevait autrefois les chefs d'État.
En plus, grâce aux sources thermales qui s'y déversent, le lac de Bled a une température très agréable pour la baignade.

Le café Belvédère.

Les gorges de Vintgar

Une balade qui en met plein les yeux, à faire tôt le matin ou en fin de journée pour avoir un peu moins de foule.


Ljubljana

La capitale de la Slovénie est une ville fort accueillante, dont le centre est piéton par choix politique, qui s'étend paisiblement le long de la rivière Ljubljanica, et où l'on a envie de rester traîner tant il y fait bon vivre.

Le célèbre pont des Dragons.

Radovljica

Radol'ca, comme la surnomment ses habitants, est une petite ville dynamique qui a su capitaliser autour de sa cité Renaissance et se construire une vie culturelle et touristique riche et variée. À ne pas manquer en été, les soirées "Musique live et stands de bouffe" le jeudi.


Les montagnes

Parce que c'est beau !


L'ours slovène

J'avoue, j'ai triché pour photographier celui-là : il était en captivité.


En conclusion, il y a encore bien trop de belles choses dont nous n'avons pas profité en Slovénie. Le pays rejoint donc la liste des endroits où il faudra retourner un jour.

Scream for me, Slovénie ! Semaine 1 : Tolmin

On nous le serinait depuis de nombreuses années : la Slovénie, c'est super joli. Cette année, nous avons donc sauté le pas et rejoint des amis sur place.
Et je confirme, c'est bien bô.

Première semaine : Tolmin

Pour aller à Tolmin depuis chez nous, il a fallu sortir de France, traverser toute l'Allemagne, une bonne partie de l'Autriche, un petit bout d'Italie, et finir au bord de la nausée sur des routes alpines derrière un camping-car poussif. Mais le jeu en valait la chandelle car le paysage est grandiose, montagne à gauche, montagne à droite et rivière Soča à l'eau turquoise.


Un parapente rouge se cache sur la seconde photo, le voyez-vous ?

Pause au bord de la Tolminka, affluent de la Soča (prononcez "sotcha").

Les rivières de montagne, c'est froid, autant le dire tout de suite. Cependant, quand on se prend une vague de canicule avec 35°C et un soleil de plomb, une trempette à 12°C a vite faire de s'avérer bienvenue.

 Vous la sentez, la bienheureuse fraîcheur du paradis ?

Les petits poissons dans l'eau de la Soča.

Avec tout ça, on obtient un cadre idéal pour buller et oublier le bureau, même quand un orage violent provoque une coupure d'électricité sur tout le secteur (interrompant le concert de Korpiklaani qui jouait juste à côté).
Et puis la bière n'est vraiment pas chère en Slovénie.
Hips !

(semaine 2 à suivre)

Scream for me, Slovénie ! Semaine 1 : Tolmin

On nous le serinait depuis de nombreuses années : la Slovénie, c'est super joli. Cette année, nous avons donc sauté le pas et rejoint des amis sur place.
Et je confirme, c'est bien bô.

Première semaine : Tolmin

Pour aller à Tolmin depuis chez nous, il a fallu sortir de France, traverser toute l'Allemagne, une bonne partie de l'Autriche, un petit bout d'Italie, et finir au bord de la nausée sur des routes alpines derrière un camping-car poussif. Mais le jeu en valait la chandelle car le paysage est grandiose, montagne à gauche, montagne à droite et rivière Soča à l'eau turquoise.


Un parapente rouge se cache sur la seconde photo, le voyez-vous ?

Pause au bord de la Tolminka, affluent de la Soča (prononcez "sotcha").

Les rivières de montagne, c'est froid, autant le dire tout de suite. Cependant, quand on se prend une vague de canicule avec 35°C et un soleil de plomb, une trempette à 12°C a vite fait de s'avérer bienvenue.

 Vous la sentez, la bienheureuse fraîcheur du paradis ?

Les petits poissons dans l'eau de la Soča.

Avec tout ça, on obtient un cadre idéal pour buller et oublier le bureau, même quand un orage violent provoque une coupure d'électricité sur tout le secteur (interrompant le concert de Korpiklaani qui jouait juste à côté).
Et puis la bière n'est vraiment pas chère en Slovénie.
Hips !

(semaine 2 à suivre)

Interview Aurélie Mendonça

On la connaît dans le milieu SFFF pour sa présence colorée et pour l'ombre de la Mort qui plane aussi bien sur ses ouvrages que sur ses tatouages. Ce n'est pas un hasard si la merveilleuse, la fantabuleuse Aurélie Mendonça, alias Lilysatis, a fait revenir les Histoires de Causer d'entre les morts !

Aurélie et ses célèbres cheveux turquoise.

Oph : Quel est le secret pour devenir une Ambassadrice de la Mort avec des couleurs de cheveux sympas ?

Aurélie Mendonça : C'est de justement jouer sur les contrastes. Dans l'imaginaire collectif occidental, on associe la mort au noir, donc tenue sobre, cheveux naturels, maintien impeccable et solennité. Tout à fait moi avant d'être confrontée à la mort.
Me colorer les cheveux a été la première chose que j'ai faite dans mon processus de deuil. Comme ça, parce que j'avais envie de couleur dans cette période grise. Alors j'ai continué à jouer là-dessus et finalement, c'est devenu ma marque d'ambassadrice. Déjà qu'on a peur de mourir, alors si en plus il faut être triste quand on en parle... Et puis, si les morts ont droit à une après-vie colorée, pourquoi pas nous ?

O : Faire comme on le sent en s'affranchissant des codes sociaux, c'est ça ? Et tes personnages, ça leur parle, cette philosophie ?

A : Exactement. Après, ça passe ou ça casse. Mais globalement, si ma couleur de cheveux/piercing/tatouages associés à la mort choquent, c'est que la personne n'est de toute façon pas prête à entendre parler de la mort. D'ailleurs, peu importe le domaine. J'ai cassé les codes de la bibliothécaire de village en arrivant dans ma structure, ça a fait du bien à tout le monde. ;)
La plupart de mes personnages sont comme ça, ils ont une bulle dans laquelle ils évoluent (famille, ordre, métier particulier) et qu'ils font rapidement éclater pour une question de survie. Pas forcément littéralement, mais à un moment, suivre les codes aurait tué leur personnalité. Mais j'ai aussi des personnages qui vivent très bien dans leur bulle parce que ça leur convient, comme dans la vraie vie.


O : Bibliothécaire et autrice, ça se complète bien, ou pas autant qu'on ne le croit ?

A : Ça se complète dans le sens où je suis de l'école "pour écrire, il faut lire beaucoup". Alors une bibliothèque, c'est un peu l'endroit rêvé pour ça.
Comme j'évolue dans le monde de l'imaginaire en tant qu'autrice, je le fais basculer dans mon autre métier : je suis assez fière qu'on trouve ici des romans généralement peu représentés en bibliothèque.

O : Et ça marche ? Les gens apprécient ?

A : Au début les gens étaient réticents à lire de l'Imaginaire. Mais comme dans ma fourberie, je mélangeais les genres sur ma table de nouveautés, ils ont découvert que cette littérature n'était pas si "difficile" ou "enfantine" (les clichés ont la vie dure). Maintenant j'ai tout un tas de lecteurs de l'imaginaire, même des enfants. :)

O : Entre la bibliothèque et le reste, ton blog laisse deviner une vie bien remplie. Comment cases-tu l'écriture dans tout ça ?

A : Assez facilement grâce à des applications qui me sauvent de la procrastination. Le dernier en date m'a été conseillé par une copine autrice, il s'agit de Writeometer. On définit son objectif en mots par jour et par projet, et on peut travailler par plages de 15 minutes.
Plutôt que de prévoir une longue session d'écriture qui de toute façon sera interrompue, ces 15 minutes sont assez faciles à trouver tout au long de la journée.

O : Grâce à ces applis (ou pas) quels sont tes projets du moment ?

A : Je travaille en ce moment sur deux projets. Une dystopie jouant sur notre peur de la mort et la façon dont les générations futures ont déjoué le problème, et "une sorte de" romance inspirée par le mythe d'Izanagi et Izanami, les Orphée et Eurydice de la mythologie japonaise.
C'est complètement grâce à mes outils anti-procrastination que je peux mener les deux de front !

O : Pour conclure, qu'est-ce que je ne t'ai pas demandé et que tu veux dire tout haut ?

A : La vie est trop courte pour se prendre la tête ou pour rester dans une situation désagréable, mais ce n'est pas une raison pour abandonner vos animaux !

 Aurélie et son chien récemment adopté.

Sur ces paroles pleines de sagesse (j'ajouterai : pensez aux refuges où vous attend peut-être votre futur compagnon), nous rendons l'antenne et je vous dis à bientôt, peut-être, pour une nouvelle Histoire de Causer !

Ça ne va pas mais ça va quand même

Mon premier est une trachéite tombée juste à temps pour m'empêcher de chanter à la Fête de la Musique.
Mon second est une douleur derrière l'épaule qui revient parfois, quand je me tords le dos, et qui dure le temps d'arriver à le redresser.
Mon troisième est une digestion hasardeuse entraînant essentiellement de menues douleurs au ventre, c'est pas grave mais c'est pas drôle.

Mon tout est mon état de santé du moment.
Avec le cumul, on comprend sans difficulté que j'ai du mal à bien dormir la nuit et à avoir les idées claires le jour. Ça pourrait même me miner le moral.

Sauf que non.


D'une part, au mois de juin, il y a eu l'incroyable festival ImaJn'ère, deux jours de bonheur avec une équipe organisatrice aux petits soins et des visiteurs plus impliqués que dans la moyenne des salons du même genre. J'avais Lola Collenot à ma gauche, pétillante tatoueuse ayant illustré ma nouvelle dans l'anthologie Frontières, et Bruce Holland Rogers à ma droite, prestigieux nouvelliste américain qui a partagé avec moi sa grande sagesse sur la vie, le temps, la création...
Comment ne pas sortir requinquée d'une telle expérience ?

D'autre part, mon prochain roman, L'Enceinte 9, doit paraître dans moins de deux mois, à présent. En ce moment, je vis un peu avec le nez sur le calendrier et le doigt sur la touche F5.
Allez, on en reparle très bientôt !

Et pour confirmer cette tendance au beau moral, les bonnes nouvelles secrètes tombent les unes après les autres.
Quoi donc ?
Je ne peux rien dire, c'est secret !

En tout cas, après les vacances, j'aurai l'occasion de voir du pays avec mon Enceinte sous le bras :
  • Les 28 et 29 septembre, aux Aventuriales de Ménétrol
  • Le 5 octobre, aux Halliennales d'Hallennes-lez-Haubourdin
  • Probablement mais pas encore confirmé, le week-end de la Toussaint aux Utopiales de Nantes
Mais en attendant, c'est l'été. Hydratez-vous.
Promis, je me soigne.

Et puis j'ai mis la main sur un pendentif Ouroboros d'argent, ce n'est pas la classe, ça ?

Le mois des bonnes nouvelles

La vie, c'est une boîte de chocolats. Une montagne russe. Un long fleuve pas souvent tranquille.
[Insérez votre métaphore ici]
Heureusement, de ce côté-ci du karma, ce mois de mai a apporté des bonnes nouvelles, et ça, c'est chouette.

Bonne nouvelle 1 : il y a des gens qui ont envie de me voir

Ne riez pas, mon complexe de l'imposteur passe sa vie, ou plutôt la mienne, à me dire que je n'ai rien à faire là où je suis et que "d'ailleurs, tiens, regarde, les salons ne t'invitent jamais".
On sait aujourd'hui que c'est faux puisque, après avoir été invitée à Échos & Merveilles avec les Deep Ones, je l'ai été en mon nom propre, en tant qu'Ophélie-Bruneau-romancière-et-nouvelliste, à la Journée des Mondes Oniriques de Charleville-Mézières, puis à ImaJn'ère à Angers (c'est dans huit jours, j'ai hâte).
Et ça tombe bien parce que j'ai envie de voir les gens.

(même quand ils font semblant de me tuer)

Mon planning de sorties pour la rentrée commence à prendre forme. Sauf cataclysme, j'irai aux Aventuriales de Ménétrol et aux Halliennales d'Hallennes-lez-Haubourdin (invitée non pas par le festival, mais par mon éditeur). Je prévois aussi une dédicace chez mon libraire de quartier. Le reste de l'agenda devrait continuer à se remplir au cours des semaines à venir.

Bonne nouvelle 2 : il y a des gens qui ont très envie de vendre mon prochain roman

L'Enceinte 9 paraîtra le 22 août prochain dans tous les bons points de vente.
Puisque j'ai signé avec un éditeur distribué, j'ai participé à la réunion avec les représentants du diffuseur-distributeur, qui se sont montrés enthousiastes et dont j'espère qu'ils défendront bien le livre auprès des libraires.
Et parce que l'éditeur veut se donner les moyens de vendre ce livre, dès que nous avons fini les ultimes corrections début mai, nous avons travaillé ensemble sur le plan marketing. Il y aura des bonus pour accompagner le roman, des fichiers sympas, des trucs interactifs... Bref, une grande première pour moi !
Malgré mes compétences très limitées (voire négatives) en communication, j'ai pris un grand plaisir à concevoir ces bonus qui devraient commencer à apparaître avant l'été, en guise de teasers.


Bonne nouvelle 3 : il y a des gens qui ont envie de publier mes textes


C'était la grosse surprise de la semaine.
J'étais sans contrat d'édition fixe après L'Enceinte 9, donc après la rentrée 2019, une situation très stressante pour moi qui ai besoin de vivre avec une étape en point de mire.
Au moment même où je m'apprêtais à revenir pour la centième fois sur un roman envoyé l'an dernier à des éditeurs, j'ai reçu un appel et entendu un "oui" inespéré. La maison est plus que crédible dans le milieu, ses ouvrages figurent régulièrement dans des sélections pour des prix, donc je ne me contente pas de souffler parce que j'aurai un contrat : je suis vraiment très heureuse et flattée de travailler avec cet éditeur.
Évidemment, la prudence dicte de ne rien dire de plus avant d'avoir signé, mais notre collaboration s'annonce sous les meilleurs auspices.

Sortie prévue pas tout de suite : on parle de l'automne 2021.

Pour le plaisir, je ressors ce portrait de personnage que j'avais dessiné voici quelques années, car oui, ce roman, c'est un vieux projet, tendance très vieux. Si une bonne partie de l'action se déroule en 2010, ce n'est pas un hasard.

Bonne nouvelle 4 : il y a des mots qui se débloquent

Avec les corrections à terminer et les bonus à créer, il m'est arrivé une drôle d'aventure. Je me suis retrouvée à lâcher le premier jet du polar fantastique que j'écrivais au pire moment possible, à savoir, à l'entrée du pot-au-noir des deux tiers.
Cette phase de l'écriture est un piège qui guette la plupart des écrivains : c'est le moment où on a perdu l'élan du début, mais pas encore attrapé celui de la grosse résolution d'intrigue. Le rythme ne s'est pas encore emballé, il reste des pièces à mettre en place pour que le puzzle s'emboîte. Hélas, on a fini par comprendre que l'objet littéraire que l'on a sous les doigts n'est pas celui dont on rêvait dans le monde parfait de nos idées, et on regarde ces lettres contrefaites sans aucune envie de continuer à les écrire. Autant dire que c'est le pire stade pour abandonner un premier jet, parce que la reprise est forcément douloureuse.
Mais ça revient. Doucement. Je me fixe le Camp NaNoWriMo de juillet comme ultime horizon pour achever À Moitié Mort et glisser sur la suite (d'abord les vacances, puis la sortie de L'Enceinte 9, et après, Rouge Canon, sans doute).

Et là, avec le printemps qui chante tout autour (au sens propre, les oiseaux sont particulièrement bruyants chez moi), il ne reste plus qu'à prendre une grande inspiration et à replonger.

ImaJn’ère (8 et 9 juin 2019)

J'ai participé une fois à ImaJn'ère il y a cinq ans. Ambiance chaleureuse, accueil aux petits oignons, rencontres plus sympathiques les unes que les autres... Un festival hautement recommandable organisé par une association qui l'est tout autant.
Imaginez (haha) ma joie quand j'ai appris que cette année, je ferais officiellement partie des invités !


Les 8 et 9 juin, c'est le week-end de la Pentecôte, ce qui signifie qu'une bonne partie des gens qui travaillent avec des horaires de bureau classiques auront le lundi pour s'en remettre.
L'association annonce une cinquantaine d'auteurs, d'illustrateurs et d'éditeurs. Il y aura aussi de la musique avec Entropy Zero, un groupe dont on dit beaucoup de bien.

J'en profite pour rappeler qu'une anthologie est publiée pour l'occasion, qu'elle a un casting assez incroyable au milieu duquel ma présence me fait toujours l'effet d'un miracle, et qu'elle est disponible à la précommande en cliquant sur ce lien, si si, cliquez !

Le thème de l'année est Frontières (c'est marqué dessus).

Festival ImaJn'ère
Les 8 et 9 juin 2019
Greniers Saint-Jean à Angers