L’Enceinte 9 : portraits de personnages

En couverture de L'Enceinte 9 (actuellement en rayon dans de nombreuses librairies à travers la France et même au-delà), on ne peut pas rater le visage d'Ysa, celle qui porte l'essentiel du roman sur ses épaules heureusement larges. Toutefois, elle n'est pas seule à traverser la tourmente.
Voici les portraits de quatre personnages principaux, tels que je les ai dessinés.


Ysa Insulae
18 ans
L'histoire d'Ysa commence dans un bac à compost où Thora Sanchez, de la police centrale, a trouvé un nouveau-né abandonné comme un vulgaire déchet organique. L'enquête n'ayant pas permis d'identifier ses parents, elle a été élevée à la pouponnière de l'Enceinte 9.
Faute de profil généalogique, Ysa n'a pas le droit de fonder une famille, et son existence surnuméraire fait parfois grincer des dents. Qu'importe, elle est là, grande, solide et dévouée sans réserve à ses amis, en particulier à Lidari qu'elle voit comme une sorte de sœur jumelle. Elle déborde d'énergie et a besoin de beaucoup se dépenser. On lui reproche son manque de nuance, son côté rentre-dedans. Quand elle a pris son élan, elle continue sur sa lancée, coûte que coûte.



Solidaridad "Lidari" Lorrens
18 ans
Avant l'incendie, c'est le blanc. Lidari sait qu'elle a vécu avec ses parents dans un appartement de la rue de Constantine, mais elle n'en garde aucun souvenir. Quand elle avait cinq ans, l'immeuble a pris feu. Avant de mourir, ses parents l'ont jetée par la fenêtre, ce qui lui a sauvé la vie au prix de deux jambes cassées.
Du traumatisme qui la rendait muette lors de ses premiers mois à la pouponnière, Lidari ne garde qu'une peur panique du feu (et un attachement sans bornes à Ysa qui a pris soin d'elle dès les premiers jours). Elle est devenue enjouée, toujours de bonne humeur et de bon conseil, refoulant au fond d'elle tout ce qui pourrait ressembler à une pensée négative.



Artemios Ricci
20 ans
Artemios, ou "Artie" comme l'appellent certains de ses amis, est un pur produit de l'ombre, la partie de la population qui refuse de voir sa vie régentée par la Gestion et se cache des autorités. Un peu moins proche de ses parents depuis qu'il a pris possession d'une maison abandonnée de Hillside, il continue néanmoins à s'occuper à l'occasion de ses cousins plus jeunes.
Grâce à la liseuse qu'il a chapardée lors d'une exploration, il s'abreuve du savoir emmagasiné dans tous les vieux serveurs de l'Enceinte 9. Chaque information est pour lui un pas de plus vers la liberté à laquelle il aspire, hors des murs de béton, et surtout, hors de la Gestion, car il a la fierté trop à fleur de peau pour accepter de se plier à ses règles.



Floyd Kaminski
17 ans
Cousin d'Artemios, il a grandi dans le même village avant de s'installer avec lui au squat de Hillside où il assure l'intendance quotidienne. Malgré la malformation qui limite ses déplacements, il sait se tenir au courant des rumeurs, et personne ne connaît plus de recettes savoureuses que lui.
Floyd est un vrai gentil. S'il a le sarcasme facile, c'est qu'il utilise l'humour comme bouclier pour protéger son cœur sensible. Il a beau tenir à son indépendance, ses proches lui sont précieux et il fera tout pour les aider en cas de problème.

Les Aventuriales (28 et 29 septembre 2019)

Les Aventuriales, c'est un incontournable en Terre du Milieu : un festival des cultures de l'imaginaire situé à Ménétrol, entre Riom et Clermont-Ferrand.
J'aurai la joie d'y participer cette année.


Je serai sur place les deux jours (jusqu'à 16h environ le dimanche, pour cause de train à prendre). Si vous me cherchez, je serai derrière le stand des éditions Lynks, avec L'Enceinte 9 qui fera sa première sortie en salon.
Venez en nombre ! Il y aura bien entendu des livres, mais aussi des jeux et de nombreuses animations.

Bilan d’un été en fanfare

C'est fait ! Il est magnifique, il a surmonté un paquet d'épreuves jetées en travers de sa route, mais mon dixième roman a enfin atteint les rayons des librairies.
N'hésitez pas à vous jeter sur L'Enceinte 9, paru aujourd'hui même aux éditions Lynks.


Une bonne partie de mon été aura consisté à brûler d'impatience mêlée d'angoisse (ladite angoisse se dissipe un peu ce soir, tant j'ai l'impression que le roman a été partout sur Instagram tout au long de la journée).
Mais pas que.

En juillet et août, j'ai rédigé deux nouvelles destinées à apparaître dans des anthologies au cours des prochains mois. C'était subit, les délais étaient courts et il a fallu cogiter à toute vitesse pour répondre à la demande. Ne le répétez pas, ou alors pas trop fort, mais j'ai bien aimé l'exercice !
Sauf que fatalement, ce travail a empiété sur du temps que je pensais consacrer à l'écriture d'À Moitié Mort. Résultat : mon petit polar n'a recommencé à avancer que ces derniers jours et je ne promets pas de l'avoir fini avant fin septembre.
Autant dire que la reprise de Rouge Canon n'est pas pour tout de suite et que Roisín, Tom, Jacques et Clara piétinent sévère à l'arrière de ma tête.

Mais les vacances et/ou les nouvelles à rendre ont l'air de m'avoir fait du bien, au sens où j'ai de nouveau les neurones alignés avec les synapses. Quand j'arrive à me poser pour écrire, les mots viennent. Je ne reste pas comme deux ronds de flan devant ma page inachevée. Et ça me rend un peu confiance en moi.

Et puis regardez-moi comme cette dorure claque, ça rendrait le moral à n'importe quelle personne n'étant pas cliniquement dépressive !
(photo prise à la librairie L'Arche des Héros, à Limeil-Brévannes)

Je rappelle les dédicaces prévues cet automne :
  • Aventuriales (28 et 29 septembre)
  • Halliennales (5 octobre)
  • Utopiales (week-end de la Toussaint)
Il me reste des samedis libres et j'ai une grosse envie d'aller à la rencontre du lectorat, donc si vous voulez m'inviter quelque part, contactez-moi !
Évitez juste le 26 octobre. J'peux pas, j'ai concert.

Bilan d’un été en fanfare

C'est fait ! Il est magnifique, il a surmonté un paquet d'épreuves jetées en travers de sa route, bref, mon dixième roman a enfin atteint les rayons des librairies.
N'hésitez pas à vous jeter sur L'Enceinte 9, paru aujourd'hui même aux éditions Lynks.


Une bonne partie de mon été aura consisté à brûler d'impatience mêlée d'angoisse (ladite angoisse se dissipe un peu ce soir, tant j'ai l'impression que le roman a été partout sur Instagram tout au long de la journée).
Mais pas que.

En juillet et août, j'ai rédigé deux nouvelles destinées à apparaître dans des anthologies au cours des prochains mois. C'était subit, les délais étaient courts et il a fallu cogiter à toute vitesse pour répondre à la demande. Ne le répétez pas, ou alors pas trop fort, mais j'ai bien aimé l'exercice !
Sauf que fatalement, ce travail a empiété sur du temps que je pensais consacrer à l'écriture d'À Moitié Mort. Résultat : mon petit polar n'a recommencé à avancer que ces derniers jours et je ne promets pas de l'avoir fini avant fin septembre.
Autant dire que la reprise de Rouge Canon n'est pas pour tout de suite et que Roisín, Tom, Jacques et Clara piétinent sévère à l'arrière de ma tête.

Mais les vacances et/ou les nouvelles à rendre ont l'air de m'avoir fait du bien, au sens où j'ai de nouveau les neurones alignés avec les synapses. Quand j'arrive à me poser pour écrire, les mots viennent. Je ne reste pas comme deux ronds de flan devant ma page inachevée. Et ça me rend un peu confiance en moi.

Et puis regardez-moi comme cette dorure claque, ça rendrait le moral à n'importe quelle personne n'étant pas cliniquement dépressive !
(photo prise à la librairie L'Arche des Héros, à Limeil-Brévannes)

Je rappelle les dédicaces prévues cet automne :
  • Aventuriales (28 et 29 septembre)
  • Halliennales (5 octobre)
  • Utopiales (week-end de la Toussaint)
Il me reste des samedis libres et j'ai une grosse envie d'aller à la rencontre du lectorat, donc si vous voulez m'inviter quelque part, contactez-moi !
Évitez juste le 26 octobre. J'peux pas, j'ai concert.

5 choses que vous ne savez pas (encore) au sujet de L’Enceinte 9

L'Enceinte 9 paraîtra le 29 août 2019 dans toutes les bonnes librairies, grâce aux éditions Lynks qui ont choisi de le publier et à Tiphs qui a créé une couverture du tonnerre.

La couverture de L'Enceinte 9

Pour patienter encore quelques jours, voici cinq choses que vous ne savez pas encore (ou en tout cas, pas forcément) à son sujet.

1- L'Enceinte 9 est mon dixième roman publié.

(et mon neuvième en solo, Freaks' Squeele l'Étoile du Soir étant une collaboration avec Florent Maudoux)
Pour autant, ce n'est pas le dixième roman que j'ai écrit. D'une part, des textes peuvent être rédigés dans un ordre et paraître dans un autre, au gré du jeu des corrections et du marathon éditorial. D'autre part, certains inédits le sont pour une bonne raison : ils datent de l'époque où je me faisais la plume et il vaut mieux ne pas tenter de les publier.

2- Tout est parti d'un rêve.

Au matin du 1er novembre 2014, je me suis réveillée avec les bribes d'un rêve situé dans une cité entièrement close. Une image forte dominait le tout. Elle est devenue le suicide de Little Osaka, qui confronte l'héroïne aux dysfonctionnements de son monde autant qu'à ceux de son équipement.
Voici ce que disait ma première réflexion, au lendemain du rêve :

Ysa fait partie d’un contingent de jeunes, préparés depuis toujours à participer au maintien de l’ordre dans une sorte de ville-monde d’où l’on voit le ciel, mais rien du monde extérieur. Les différents quartiers se veulent à l’image des anciens pays. Il y a au moins un quartier anglais et un quartier japonais. Chaque quartier dispose de sa propre police, mais l’unité d’Ysa chapeaute l’ensemble de la cité.

Certains détails ont changé, mais l'essentiel est né là.

3- L'Enceinte 9 a été mon dernier NaNoWriMo.

J'ai participé dix fois (avec un succès jamais démenti) au défi d'écriture NaNoWriMo, entre 2006 et 2015. Depuis, je ne fais plus que les Camps NaNoWriMo, plus flexibles car on peut s'y fixer son propre objectif.
Mon NaNo de novembre 2015, puis mon Camp NaNo d'avril 2016, ont été consacrés à L'Enceinte 9.
Et le premier jet n'a été achevé que fin mars 2017.

Portrait d'Ysa dans un de mes cahiers de brouillon

4- Le début a été intégralement réécrit... deux fois !

On dit souvent que le premier jet d'un texte, c'est l'auteur qui se raconte l'histoire à lui-même.
La version initiale du roman comportait ainsi un prologue situé des années avant le début de l'intrigue, destiné à expliquer comment l'Enceinte 9 s'était fermée. Je savais qu'il faudrait reprendre cette partie, mais j'avais besoin de la poser dans le fichier.
Au moment d'attaquer les corrections, il est devenu clair que le prologue ne serait pas le seul à sauter. Il fallait réécrire les cinq premiers chapitres. Au passage, un personnage secondaire a disparu, les éléments qui reposaient sur lui ayant été reportés sur "FlamingRichelieu".
Quelques mois plus tard, ce nouveau début est passé sous le regard impitoyable de Cassandra O'Donnell qui a trouvé qu'il manquait encore d'efficacité, et que les modifications nécessaires iraient au-delà du cosmétique. Panique à bord ! Puis retour au travail pour couper du blabla, introduire l'héroïne plus tôt et donner plus de punch à l'entrée en matière, le tout sans casser la structure du roman.

5- L'héroïne est ace/aro.

Ça y est, la bombe est lâchée, paie tes sigles cabalistiques!
Ysa est asexuelle et aromantique : l'attirance physique ou amoureuse pour une autre personne, ça lui passe complètement au-dessus de la tête. Je ne vous fais pas une Dumbledore puisque c'est précisé dans le roman, mais ce n'est pas non plus un point clef de l'intrigue. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons :
  • Ysa n'a que 18 ans. Elle sait que l'amour ne l'intéresse pas, au moins pour l'instant, mais n'a pas creusé la question. De toute façon, elle a un monde à sauver d'abord.
  • Sa situation personnelle lui interdit légalement de fonder une famille, donc personne ne vient lui mettre la pression pour qu'elle "trouve quelqu'un".
  • Il me paraît essentiel qu'un personnage puisse appartenir à la vaste sphère LGBTQIA+ sans que toute sa caractérisation ne tourne autour de ça. Pour reprendre une expression d'Estelle Faye, ça fait partie de son jeu de cartes, c'est tout.
Quoi qu'il en soit, pas de souci pour les amateurs de sentiments ! Ysa n'a rien d'une personne froide. Au contraire, son sens de l'amitié est très fort, elle se donne à fond pour les gens qu'elle aime, et ses amis, eux, ont des pulsions romantiques (et se font des bisous voire plus si affinités).

Extrait du roman : Cette faiblesse permanente, ces nerfs à fleur de peau, ce n’était pas elle. Il lui fallait se reprendre, et vite. Mais d’abord, elle devait raconter à son camarade ce qu’il n’avait pas eu le temps d’apprendre. Elle s’éclaircit la gorge, à la recherche des bons mots. — Je crois que je sais ce qui s’est passé, Artemios.
Extrait du roman :
Cette faiblesse permanente, ces nerfs à fleur de peau, ce n’était pas elle. Il lui fallait se reprendre, et vite. Mais d’abord, elle devait raconter à son camarade ce qu’il n’avait pas eu le temps d’apprendre.
Elle s’éclaircit la gorge, à la recherche des bons mots.
— Je crois que je sais ce qui s’est passé, Artemios.

L'Enceinte 9 vous attendra dès le 29 août 2019 en librairie.

Interview Thomas Andrew

Pour causer en toute décontraction pendant le mois d'août, j'ai séquestré invité le très drôle et ouvert Thomas Andrew, spécialiste de la comédie romantique gay que le monde nous envie, mais qui écrit également plein d'autres choses.

 Thomas Andrew absolument pas attaché à mon radiateur, qu'allez-vous imaginer, voyons ?

Oph : Comment devient-on Thomas Andrew, prof le jour et écrivain la nuit, à moins que ce ne soit l'inverse ?

Thomas Andrew : On le devient pendant ses cours (vive l'autonomie des gamins en Travaux Pratiques) et à force de lire des romans dans lesquels je ne me retrouve pas, que ce soit en urban fantasy ou en romance. Pour le premier genre, j'en avais un petit peu marre de suivre des histoires où l'héroïne tombe amoureuse du bad boy antipathique et qui finit avec son meilleur ami.
Pour le second genre, dans la romance gay, il y a que des drames. Je kiffe les comédies romantiques et j'ai pu constater que je ne suis pas seul.

O : Tu n'es pas le seul à dire qu'il faut mettre un coup de pied dans les codes des genres. Depuis tes débuts, as-tu l'impression que la situation s'arrange, ou au contraire que plus ça va, plus on refait les mêmes soupes dans des vieilles marmites ?

T : Comme dans les séries TV, les auteurs décident de faire, à leur sauce, des remakes et autres reboots. Ils pensent qu'avec du vieux, on peut faire du neuf. Parfois ça marche. Cela doit représenter 1 à 5 % des manuscrits publiés. Le reste c'est souvent du réchauffé. Surtout en urban fantasy et dans la romance.
En urban fantasy, les auteur·e·s calquent sur Twilight, entre autres, en essayant de le transposer avec d'autres créatures surnaturelles (métamorphes, elfes, anges etc). En romance, notamment feel good, le schéma scénaristique est toujours le même mais c'est ce que l'on attend de ce genre de lecture.

 Cœur de cible, Prix du roman gay - Meilleure Romance en 2018

O : Vu d'ici, tu as l'air d'avoir conquis assez vite ton lectorat. Qu'est-ce qui a porté ce succès ? Plutôt l'aspect surnaturel ou l'aspect romance ?

T : Honnêtement, la romance m'a permis de conquérir un lectorat plus large, notamment grâce au Prix du roman gay - Meilleure Romance que j'ai obtenu l'année dernière. Même si c'est de la comédie romantique gay, le lectorat est présent et découvre mes romans fantastiques.
Après, il faut avouer que débuter avec un roman d'urban fantasy sur un fantôme (justement en bougeant les lignes du genre) ne permet pas vraiment d'acquérir une grande notoriété.

O : Oui, je me souviens que ton premier roman avait eu quelques déboires. 🙂
Tu as su rebondir avec brio. Volonté, force, chance, un peu des trois ?

T : C'est pas facile de commencer l'aventure d'auteur avec des gens malintentionnés qui s'amusent à dézinguer un roman qu'ils n'ont pas lu. Au départ, ça fait mal. On se dit que ce n'est pas la peine de continuer. Je me le suis dit. Et puis au bout d'un moment je me suis dit : "Si tu arrêtes, elles auront gagné". Alors j'ai continué à écrire et à proposer des romans pour des personnes comme moi qui ne se reconnaissent plus dans les romans remakes.
Je suis tombé sur un éditeur qui a cru en moi et qui m'a permis de me bonifier et d'intégrer Juno Publishing, maison d'édition qui a su mettre en avant mes romans.

 Cupidon Mortel, un premier roman à la destinée chaotique

O : Comme tu le disais, la romance est un genre extrêmement codifié. Est-ce que tu t'en accommodes bien ?

T : La comédie romantique est très codifiée et que l'on retrouve même dans les téléfilms qui sont diffusés sur TF1 et M6 l'après-midi.
C'est toujours le même schéma : deux personnages principaux qui se détestent, un événement qui les force à les faire interagir, un twist pour les fait se séparer peu avant la fin du roman et ils se mettent quand même ensemble à la fin car c'est un feel good. Sur le papier, cela paraît simple, mais ce n'est pas forcément le cas. Il impose des rebondissements, du rythme à chaque chapitre. Personnellement, je m'en accommode car je regarde énormément des téléfilms de ce type et par conséquent je connais la mécanique sur le bout de mon clavier.

O : Quelle est ta marque de fabrique, la Thomas Andrew Touch ?

T : Ma marque de fabrique est l'humour. Il est plus facile de faire pleurer que de faire rire. Je pars du principe que la lecture est un moyen d'évasion, et que, après une journée de boulot les gens ont besoin de se détendre et d'oublier leur quotidien. Il y a tellement de drames dans les informations, il y a tellement de tristesse dans notre monde qu'il faut savoir se déconnecter. C'est le parti-pris de mes romans. On s'évade et on se marre. Je n'ai pas honte de dire que mes romans sont des romans de gare (dans le bon sens du terme). Je mets toujours plusieurs ingrédients : de l'humour avec un personnage cynique et/ou adepte du troisième degré, des situations rocambolesques et surtout de l'humour de situation, ce qui est facile à faire au théâtre mais très difficile à retranscrire sur le papier.

Apollon Mortel, disponible chez Juno Publishing

O : Sur quels projets travailles-tu en ce moment ?

T : Mon prochain roman "Service compris", une comédie romantique, sort en fin d'année chez Juno.
Avec Sebastian (NdOph : Sebastian Bernadotte, le mari de Thomas Andrew, lui aussi écrivain), nous avons écrit un roman steampunk/fantastique/comédie policière dans le Paris de 1889. Nous sommes dans l'attente de réponse favorable de plusieurs éditeurs (cela devrait être une trilogie).
Ensuite, j'ai le tome 4 de Drek Carter dans les cartons, ainsi qu'une comédie romantique qui s'intitule Drag Investigations (Un journaliste tentant de sauver son poste qui doit interviewer une actrice américaine psychopathe. Elle réside à l'hôtel géré par son ex. Mais il n'est pas le seul à avoir ce tuyau : son ténébreux et charmant Némésis le possède également)

O : Last but not least, le mot de la fin : qu'est-ce que tu voudrais dire et que je ne t'ai pas demandé ?

T : Est-ce facile de faire des salons quand on n'a pas de réseau ?
Ben non. On lance des demandes qui ne sont jamais lues, ou jamais répondues à l'exception de l'incroyable Stéphanie Nicot pour les Imaginales. Faire des salons est important quand on est auteur, car on rencontre les lecteurs, on voit les amis auteurs. ça permet de lier des gens, car sans le public, nous ne sommes rien.

Soon!

Sur ces paroles fort sages de Thomas Andrew (qui est plus courageux que bibi car je n'ai jamais osé demander à un salon de me recevoir), à vous les studios, bonne rentrée littéraire et n'oubliez pas de vous hydrater !

L’Enceinte 9

Initialement prévue pour le 22 août, la sortie de mon extraordinaire dixième roman sera repoussée d'une semaine car la fabrication a pris un peu de retard. Mais rassurez-vous, il sera dans toutes les bonnes librairies avant la rentrée !



Chassée par une pandémie meurtrière, l'humanité a fui le monde. Les habitants de l'Enceinte 9 vivent depuis un siècle repliés derrière leurs murailles. Ils ont perdu le contact avec les autres Enceintes, et la Gestion, le logiciel chargé de répondre aux besoins de chacun, ne suffit plus à empêcher les ressources de s'épuiser peu à peu.
Ysa est une jeune surnuméraire : née sans bon de naissance, elle doit travailler pour la collectivité dès ses dix-huit ans. Ses premières missions dans la police la confrontent à de nombreux incidents : des suicides de masse, des vols de nourriture. Y aurait-il un lien avec le collectif Fin du Monde, qui souhaite la mort de l'espèce humaine et a déjà anéanti des Enceintes ? La rencontre d'Ysa avec l'ombre, la population non gérée, va tout précipiter.
Comment sauver l'Enceinte 9 avant qu'il ne soit trop tard ?

Éditions Lynks
Parution : 29 août 2019
ISBN : 979-1097434342
Prix : 18,90 €

Scream for me, Slovénie ! Semaine 2 : d’orages en éclaircies

Avec un logement proche de l'autoroute, la deuxième semaine de nos vacances en Slovénie a été l'occasion de bouger un peu plus à travers le pays.

Škocjan sous la pluie

À cause des conditions météo, il y avait beaucoup d'attente à l'entrée des grottes de Škocjan (Škocjanske jame), mais le spectacle valait bien la patience sous l'averse. Comme il est interdit de photographier l'intérieur, il faudra me croire sur parole.
La première grotte recèle des concrétions magnifiques (et j'en ai vu quelques-unes dans ma longue vie de touriste). Quant à la seconde, avec son canyon vertigineux au-dessus de la rivière souterraine, c'est une expérience comme il n'en existe nulle part ailleurs.

La sortie des grottes.

Un nuage en suspension au-dessus de la rivière.

Le lac de Bled

On ne peut pas le rater : avec sa fameuse église sur l'île, il figure sur toutes les cartes postales de Slovénie ! Une fois sur place, la vue vaut vraiment le détour, en particulier depuis le café Belvédère où Tito recevait autrefois les chefs d'État.
En plus, grâce aux sources thermales qui s'y déversent, le lac de Bled a une température très agréable pour la baignade.

Le café Belvédère.

Les gorges de Vintgar

Une balade qui en met plein les yeux, à faire tôt le matin ou en fin de journée pour avoir un peu moins de foule.


Ljubljana

La capitale de la Slovénie est une ville fort accueillante, dont le centre est piéton par choix politique, qui s'étend paisiblement le long de la rivière Ljubljanica, et où l'on a envie de rester traîner tant il y fait bon vivre.

Le célèbre pont des Dragons.

Radovljica

Radol'ca, comme la surnomment ses habitants, est une petite ville dynamique qui a su capitaliser autour de sa cité Renaissance et se construire une vie culturelle et touristique riche et variée. À ne pas manquer en été, les soirées "Musique live et stands de bouffe" le jeudi.


Les montagnes

Parce que c'est beau !


L'ours slovène

J'avoue, j'ai triché pour photographier celui-là : il était en captivité.


En conclusion, il y a encore bien trop de belles choses dont nous n'avons pas profité en Slovénie. Le pays rejoint donc la liste des endroits où il faudra retourner un jour.

Scream for me, Slovénie ! Semaine 1 : Tolmin

On nous le serinait depuis de nombreuses années : la Slovénie, c'est super joli. Cette année, nous avons donc sauté le pas et rejoint des amis sur place.
Et je confirme, c'est bien bô.

Première semaine : Tolmin

Pour aller à Tolmin depuis chez nous, il a fallu sortir de France, traverser toute l'Allemagne, une bonne partie de l'Autriche, un petit bout d'Italie, et finir au bord de la nausée sur des routes alpines derrière un camping-car poussif. Mais le jeu en valait la chandelle car le paysage est grandiose, montagne à gauche, montagne à droite et rivière Soča à l'eau turquoise.


Un parapente rouge se cache sur la seconde photo, le voyez-vous ?

Pause au bord de la Tolminka, affluent de la Soča (prononcez "sotcha").

Les rivières de montagne, c'est froid, autant le dire tout de suite. Cependant, quand on se prend une vague de canicule avec 35°C et un soleil de plomb, une trempette à 12°C a vite faire de s'avérer bienvenue.

 Vous la sentez, la bienheureuse fraîcheur du paradis ?

Les petits poissons dans l'eau de la Soča.

Avec tout ça, on obtient un cadre idéal pour buller et oublier le bureau, même quand un orage violent provoque une coupure d'électricité sur tout le secteur (interrompant le concert de Korpiklaani qui jouait juste à côté).
Et puis la bière n'est vraiment pas chère en Slovénie.
Hips !

(semaine 2 à suivre)

Scream for me, Slovénie ! Semaine 1 : Tolmin

On nous le serinait depuis de nombreuses années : la Slovénie, c'est super joli. Cette année, nous avons donc sauté le pas et rejoint des amis sur place.
Et je confirme, c'est bien bô.

Première semaine : Tolmin

Pour aller à Tolmin depuis chez nous, il a fallu sortir de France, traverser toute l'Allemagne, une bonne partie de l'Autriche, un petit bout d'Italie, et finir au bord de la nausée sur des routes alpines derrière un camping-car poussif. Mais le jeu en valait la chandelle car le paysage est grandiose, montagne à gauche, montagne à droite et rivière Soča à l'eau turquoise.


Un parapente rouge se cache sur la seconde photo, le voyez-vous ?

Pause au bord de la Tolminka, affluent de la Soča (prononcez "sotcha").

Les rivières de montagne, c'est froid, autant le dire tout de suite. Cependant, quand on se prend une vague de canicule avec 35°C et un soleil de plomb, une trempette à 12°C a vite fait de s'avérer bienvenue.

 Vous la sentez, la bienheureuse fraîcheur du paradis ?

Les petits poissons dans l'eau de la Soča.

Avec tout ça, on obtient un cadre idéal pour buller et oublier le bureau, même quand un orage violent provoque une coupure d'électricité sur tout le secteur (interrompant le concert de Korpiklaani qui jouait juste à côté).
Et puis la bière n'est vraiment pas chère en Slovénie.
Hips !

(semaine 2 à suivre)