Combo livresque

Quand un auteur que j’affectionne aborde un thème dont je raffole, je ne peux que craquer…

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Attendez-vous à une critique du bouquin dans les prochaines semaines (premières impressions: c’est super-joli et ma to-read list risque de s’allonger de tout ça vu le volume de bibliographie à la fin de l’ouvrage…)

Blast from the past

Je suis très emmerdé.

Depuis quelques jours/semaines, je vois réémerger un nom sur divers médias plus ou moins sociaux, dans la peau d’un grand chevalier blanc avec une plume dans le cul prétendant du haut de son himmense 1 défendre le Beau et le Bien, le tout bénéficiant d’un certain succès d’estime de la part de quelques gens dont, même si je ne partage pas les opinions, j’ai quand même une opinion plutôt positive.

Sauf que, ben sauf que j’ai un passif avec ce type. Il y a un temps qui atteint maintenant quelques limites de prescription et sur un forum que je fréquentais à l’époque, ce type était également inscrit, sans trop faire de vagues, il faut l’avouer, jusqu’à ce qu’un jour, quelqu’un arrive sur ledit forum pour nous annoncer sa mort. Ambiance.
Comme je ne suis pas doué en suspens et que vous êtes des lecteurs particulièrement perspicaces, vous vous doutez déjà que cette annonce était fausse.
En fait, c’était un énorme pipeau monté par le drôle en question, lequel est revenu plus ou moins en disant « prout! c’était une blague ».

Alors voila. Je sais qu’en… plusieurs années, on peut changer, et j’ose espérer que ce soit le cas et en bien. Mais voila, à ce moment-là, quelque chose s’est brisé en moi, et je ne peux plus vraiment croire ce qui est exprimé par cette personne (d’autant plus que ses prises de positions ne correspondent en plus pas vraiment avec les miennes…).

M’enfin, pour essayer de finir sur une note un peu plus légère (et une morale, parce qu’il ne faut pas déconner):

Notes:

  1. oui, je mets des ‘h’ emphatiques si je veux d’abord

e-lecture

Depuis quelques années, la question du futur du livre se pose avec l’arrivée successive de l’ordinateur, des smartphones, des tablettes et des liseuses (à peu près dans l’ordre), et pour ma part, s’il n’a jamais été question de remettre en cause la présence d’une bibliothèque la plus fournie possible chez moi, j’ai quelque peu expérimenté ces nouveaux moyens de lecture, qui ont des avantages non négligeables, qu’il s’agisse de ne pas prendre la poussière (ou en tous cas dans des proportions plus raisonnables que quelques dizaines de mètres de rayonnage) ou d’un accès rapide à une grande variété d’oeuvres (voire exclusif, la publication d’un pdf sur Internet ne coûtant presque rien là où l’édition d’un livre, ou même la simple impression d’un document a un coût). Petit panorama des différentes solution, avec un avis parfaitement subjectif à leur sujet.

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De bas en haut: un livre, un smartphone, une « tablette », une liseuse. Autour, un ordinateur, le vôtre

L’ordinateur

Eliminons tout de suite le premier participant. Loin de moi l’idée de dire que l’ordinateur n’est pas devenu un outil de lecture quotidien (après tout, qu’êtes-vous en train de faire?), mais ce n’est vraiment pas l’outil le plus agréable. Sans même parler du fixe, qu’il est illusoire de déplacer et impossible d’utiliser loin d’une prise, un portable est lourd, prend de la place et chauffe terriblement (mais si, toi aussi ami lecteur, tu as regardé des DVD au fond de ton lit, alors tu sais de quoi je parle). Autant dire que pour lire quoi que ce soit de plus long qu’un article de journal, c’est vraiment la pire des solutions…

Le smartphone

De nos jours, rares sont ceux qui n’ont pas un de ces machins puissants comme l’ensemble des ordinateurs de la NASA en 1969 dans leur poche. Et sachant que l’on s’en sert pour écouter de la musique, regarder des vidéos, lire ses mails, voire naviguer sur Internet (pour ne pas parler des jeux chronophages et de Twitter), il était logique de penser à cet outil pour essayer de lire des livres. Constat décevant. L’écran est trop petit pour être confortable, l’éclairage actif est rapidement fatigant, et seuls les écrans à ultra-haute résolution ne font pas baver le texte à une taille qui évite de tourner les pages tous les deux mots…

Interlude! L’éclairage actif:
A gauche, un écran actif, à droite, un écran passif rétro-éclairé

A gauche, un écran actif, à droite, un écran passif rétro-éclairé

Une image valant un long discours, on voit assez rapidement qu’un écran actif brille vachement, alors qu’un écran passif beaucoup moins

la tablette

Comme vous pouvez le voir sur la photo plus haut, je n’ai pas utilisé une vraie tablette, mais un truc reconditionné en liseuse, avec deux boutons (assez pratiques) pour tourner les pages, mais les caractéristiques générales d’une tablette (sauf que je ne pouvais pas jouer à Angry Birds dessus). Dans les points positifs, une taille confortable, un poids supportable, et une fonction assez agréables: un « mode nuit » permettant de lire sans trop se fatiguer les yeux, avec le texte en blanc sur fond noir. Dans les points négatifs, l’éclairage actif, qui est vraiment LE handicap majeur de mon point de vue, mais aussi une autonomie assez pauvre. N’espérez pas partir 15 jours en vacances avec (j’avoue n’avoir jamais fait de vraie étude sur le réel temps de la batterie, mais ça doit tourner autour d’une petite dizaine d’heures d’utilisation)…

la liseuse

Si vous avez bien suivi la progression de cet article et que vous en savez un minimum sur les liseuses, vous allez comprendre tout de suite pourquoi c’est mon choix. D’abord, elle a la bonne taille (un peu plus grande qu’un livre de poche. Kobo avait fait un temps un modèle plus petit, mais 6″ est un minimum à mon avis pour une lecture confortable), le bon poids (c’est deux fois plus léger qu’une tablette de dimensions équivalentes), une autonomie confortable (je ne l’ai rechargée qu’une fois depuis un mois), le bon écran… pour peu qu’elle soit rétro-éclairée.
Soyons clair, c’est le point crucial pour moi. Si j’avais voulu lire la lumière allumée, je n’aurais pas acheté de liseuse, aussi le rétroéclairage est-il une donnée importante (mon père, qui a une liseuse depuis plusieurs années et avant les modèles rétroéclairés, a équipé la sienne d’une petite lampe à clip mais c’est bien moins confortable).
Par contre, c’est uniquement en noir et blanc, donc n’espérez pas regarder vos photos de vacances ou le film des premiers pas du petit neveu dessus…

et pour finir, quelques conseils généraux

Vérifiez la capacité d’extension de votre machin. Même si un bouquin ne prend pas vraiment de place, une carte-mémoirs vous permet de récupérer des trucs si vous avez oublié votre câble de connexion (et puis éventuellement, vous pouvez faire une carte spéciale pour votre collection de pdf de jeux de rôle, une pour les livres pour enfants, une pour les livres pas pour enfant…)
Privilégiez les liseuses à format ouvert et fuyez les formats verrouillés par les DRM (oui, cela semble très anti-Kindle, ma diatribe, mais quand pas plus tard que ce matin, j’ai lu la dernière d’Adobe au sujet de leurs DRM d’ebooks, je deviens méfiant – et Amazon a aussi quelques casseroles aux fesses sur le sujet)
Essayez le truc, voire, si possible, faites-vous prêter un terminal pour essayer. L’avis que je donne est entièrement subjectif et vous avez le droit de préférer autre chose…

congé parental et ordinateur personnel

Dans les mille et un débats qui sortent sur les lois familiales et d’égalité homme-femme du gouvernement, il y en a un qui me concerne particulièrement, et qui est à mon sens symptomatique du décalage souvent inconscient qu’il peut y avoir entre la perception extérieure et la perception intérieure d’un sujet.

Pour les deux qui n’ont pas suivi, il est question dans ce document de remplacer le congé parental de trois ans par un congé parental partagé, jusqu’à deux ans et demi étant pris par l’un des parents, les six autres mois devant être pris par l’autre.

Dans certains milieux, on se congratule en se disant que c’est une avancée pour le droit des femmes, que ça va responsabiliser le père (oui, 90% si ce n’est plus des congés parentaux sont pris par les mères, ne nous leurrons pas), bref que c’est génial et tout.
Sauf que ça part d’un présupposé fallacieux: que les deux conjoints gagnent le même salaire. Or ce n’est pas le cas. Et pas seulement parce que « bouh, les inégalités de salaires homme-femme, tout ça », mais pour une raison parfois vachement plus simple: le mari et la femme n’ont pas le même boulot. Et qui dit boulot différent dit salaire différent.

Et que comme le congé parental n’est pas indemnisé en fonction du salaire, mais selon un barème fixe (et clopinettien, il faut le dire), ben si le « gros » salaire prend un congé parental, ça fait un trou non négligeable dans le budget.

Petit calcul rapide:
- parent 1 1 gagne 1200€ (net par mois, tout ça)
- parent 2 gagne 2400€ (toujours net machin)
- le congé parental indemnise à hauteur de 400€ (j’ai pas les valeurs exactes, mais c’est cet ordre d’idée)

Si c’est le parent 1 qui prend le congé, la baisse de revenu mensuelle est de 800€ (après, il y a aussi une baisse de frais de garde, de cantine, whatever) toutes choses égales par ailleurs.
Si c’est le parent 2, on passe à une baisse de revenu de 2000€. Je sais pas vous, mais moi, 2000€, c’est une grosse part de mon budget mensuel…

Bref, pour de nombreuses personnes, le partage du congé parental n’est tout simplement pas envisageable, pour de basses raisons matérielles…

Et pour finir sur une anecdote légère (parce que tous ces calculs m’ont déjà bien plombé le moral de mon lundi), ce genre d’attitude me rappelle les premiers temps de mon mariage. Nous discutions avec des copains (et camarades d’études) et parlions de la notion de propriété personnelle d’un ordinateur (notion à l’époque encore balbutiante, mais déjà à ce moment-là, j’étais convaincu qu’un ordinateur, c’est comme une brosse à dent ou un stylo-plume, ça ne se prête pas), sur laquelle nous tombions d’accord, jusqu’à ce que je dise:
- D’ailleurs, ça doit être le premier truc que j’ai acheté pour ma femme: un ordinateur à elle
regards médusés de mes amis.
- Ben oui. Vos copines ont toutes fait la même école d’ingé, donc elles ont déjà le leur. La mienne, pas.

Ca ne leur était pas venu à l’esprit spontanément. Les schémas connus ont vraiment la vie dure, spécialement quand on vit en vase clos…

Notes:

  1. oui, je me mets aux nouvelles dénomonations ;)

Les parisiens ne savent pas marcher

En ce début d’année, la mode semble être au french-bashing 1 chez nos voisins anglo-saxons. Entre les frasques de notre bien-aimé président normal(tm) et les articles pompeux expliquant que c’est le drame, on paie son demi-litre de lait 4€ à Paris 2, on ne sait plus où donner de la tête, et les déclarations de la néo-parisienne Scarlett Johansson à la télévision américaine sont peut-être passées inaperçues chez vous…

Comme vous pouvez vous en rendre compte 3, ça taille sec sur le parisien (en particulier sur son incorrection, réputation pas nécessairement usurpée, mais sûrement exagérée), mais il est un point sur lequelle l’actrice insiste, et sur lequel je suis entièrement d’accord avec elle: les parisiens ne savent pas marcher dans la rue.

Il est un mythe savamment entretenu qui voudrait que les parisiens marchent vite dans la rue (et dans les couloirs du métro). Moi même, jusqu’à mon arrivée dans la capitale au début des années 2000, j’y croyais. Et puis il y eut la confrontation avec la réalité.

Il faut dire que je viens d’un pays où la marche à pied est assez vitale. Quand le réseau de bus propose un à deux bus par heure (ou, aux arrêts de plusieurs lignes, trois ou quatre bus dans un intervalle de 5 minutes puis une demi-heure d’attente), quand il est assez illusoire de rejoindre certains endroits en vélo sans immanquablement ressembler à une éponge à l’arrivée (la joie des étapes de montagne) et quand il est impensable de prendre sa voiture (quand on a le permis) sous peine de passer un temps infini à chercher une place, votre paire de jambes devient très vite votre meilleure alliée. Quand vous arrivez à Paris, vous avez donc une certaine habitude de la marche, et quand en plus on vous retire les pentes à 20%, votre rythme en profite…. et vous en arrivez aux conclusions suivantes:

  • Non, les parisiens ne marchent pas vite (et je ne parle pas des touristes égarés), mais ils font semblant
  • Les parisiens sont sans gêne (bon, c’est peut-être un trait plus largement français, mais quand on est dans un escalator, on serre à droite pour laisser passer les gens qui veulent monter les marches 4) (et je ne parle pas de ceux qui forcent le passage pour monter dans la rame de métro, comme si leur vie en dépendait)
  • Les parisiens n’ont aucune maitrise de leur trajectoire. Sans aller jusqu’à donner dans le ballet lyrique que Ms Johansson prête aux new-yorkais, je pense qu’il y aurait de la place pour que la FFR organise un atelier « cadrage-débordement » auprès des usagers à l’occasion du prochain match de l’équipe de France de Rugby

C’était mon moment d’antiparisianisme de la semaine, vous pouvez désormais reprendre une activité normale (ou m’agonir d’injures dans les commentaires si ça vous amuse…)

Notes:

  1. terme difficilement traduisible de façon concise, mais qui veut dire « cassage du sucre sur le dos des français » dans la langue de Catherine Windsor
  2. ndla: j’aimerais vraiment savoir où on peut acheter du lait à ce prix-là, parce que même chez le plus cher des épiciers ouverts jusqu’à 22h, je n’ai jamais vu de demi-litre de lait…
  3. si vous comprenez l’anglais. Dans le cas contraire, vous devez me faire confiance…
  4. valable aussi pour les tapis roulants

Dans la gueule du MOOC

Il y a quelques mois, J’avais découvert un MOOC (acronyme barbare signifiant Massive Open Online Course – ou Cours Massivement Multiélèves) basé sur l’expérience de LOTRO 1. Après un temps d’hésitation (en fait, une première session avait eu lieu, à laquelle je n’avais pas osé m’inscrire, et ils en proposaient une deuxième) je me suis lancé dans l’aventure…

MOOC. Un cours en ligne ouvert à tous. Au premier abord, l’idée parait au mieux anecdotique, au pire totalement farfelue, lorsque l’on se base sur le pipotron que peut rapidement être un « e-learning » d’entreprise ou que l’on s’endort devant les rediffusions de conférences en ligne. Et lorsque le cours porte le nom racoleur de « Litterature, New Media and Narrative » et annonce en grosses lettres sur sa page d’accueil qu’il s’appuiera sur LOTRO, on hésite entre la franche hilarité et la tentation de s’inscrire juste pour rire et exploser tout parce que bon, LOTRO, ça fait 6 ans qu’on y joue, qu’on connait le jeu sur le bout des ongles et qu’en ce moment, il n’y a vraiment pas grand-chose de neuf sur le front du MMO… Allez, on finit par s’inscrire, et on verra bien ce que ça donne.

Je savais bien que j’aurais dû investir dans un exemplaire du Seigneur des Anneaux en VO…

Oui, parce que le cours entier est en anglais (c’est bête à dire comme ça, mais quelques étudiants semblent avoir débarqué dans le cours en pensant qu’il y aurait des versions localisées…). Si comme moi vous lisez régulièrement en anglais, ou regardez des films en VO non-sous-titrée (voire, travaillez en milieu anglophone), le cours est très compréhensible, le professeur et les étudiants de « TD » ayant peu d’accent (et des sous-titres sont disponibles), mais si vous êtes hermétiques à la langue de Shakespeare, passez votre chemin.

La première semaine est une sorte de mise en jambe, qui présente l’œuvre principale (ou les œuvres, puisque le cours utilise justement les trois « versions » de la Communauté de l’Anneau, livre, film et bien entendu LOTRO), le premier concept du cours (la « remediation », ou retranscription d’un média dans un autre, qu’il s’agisse de la description d’une statue ou d’un tableau dans un livre, du rendu d’un texte dans un film…), ainsi que la première « ouevre au programme », un poème intitulé Ithaca, d’un auteur anglo-grec : Cavafy (vous n’en aviez jamais entendu parler ? Moi non plus). La semaine se clôt sur un QCM (ou plus exactement deux QCM. A ce moment, on peut choisir entre le cours « de base », qui n’implique pas de jouer au jeu, et le cours « avancé », qui demande de réaliser des actions dans le jeu. Bien entendu, j’ai choisi le cours « avancé », du haut de mes quelques… hum… mois de /joué 2), plutôt simple, si l’on a suivi les vidéos didactiques et que l’on a un peu de jugeote (c’est le gros défaut que je trouve aux QCM, qu’il s’agisse du Code, de tests de QI ou autres : généralement, ça fait autant appel au bon sens qu’aux connaissances réelles…). Bref, une première semaine simple, nette et sans bavures, et l’on se couche en se disant que si le reste du cours est de ce tonneau, on va rouler dessus…

Tu t’y connais en poésie anglo-saxonne ?

A partir de la deuxième semaine, les choses commencent à se corser quelque peu. D’abord parce que le cours monte un peu de niveau : on attaque une autre œuvre : Childe Roland To The Dark Tower Came, et l’on bouffe donc ses premières dizaines de vers écrits dans un anglais ampoulé et plein de tournures alambiquées qu’on n’a généralement pas eu l’habitude de croiser dans ses cours d’anglais (à moins que vous ayez fait une fac de langues…). Ensuite parce qu’on commence à nous balancer des références littéraires « classiques » qui font partie du bagage de l’étudiant anglo-saxon : James Joyce, Samuel Taylor Coleridge, Byron… Si comme moi vos références littéraires s’arrêtent à Shakespeare (et encore, traduit) ou à ce qui a pu être commis en littérature gothique et fantastique (Shelley, Stoker, Poe ou Wells), vous risquez d’être vite largués, même si l’on peut toujours essayer de raccrocher les exemples à son propre corpus de lectures (pensez quand même à réviser votre légende arthurienne – et pas seulement en regardant Kaamelott – avant de vous lancer).

Et puis dans le cours avancé, on se retrouve non seulement à faire des QCM, mais aussi à devoir faire des rédactions… Et c’est vachement frustrant, même quand on est relativement doué en anglais, de sentir qu’on n’arrive pas à exprimer très exactement ce que l’on souhaite, faute de connaitre suffisamment de champ lexical…

Ces « rédactions », il y en a trois dans le cours, une en deuxième semaine, une en quatrième et une en sixième (et dernière) semaine. Encore que, je dis « rédaction » pour faire simple, et parce que la rédaction pure est toujours une option. Mais en quatrième semaine, il y a également la possibilité de faire une vidéo et en sixième semaine… Shhhhh, spoilers, comme dirait le professeur Song (ouais, je case les références que je veux d’abord). Et mine de rien, qu’il s’agisse de faire une rédaction un peu recherchée ou de filmer/monter/commenter une vidéo, cela prend un peu de temps (en gros entre une et deux soirées, en fonction de ce que l’on veut faire  – et ne perdons pas de vue qu’il faut que la narration soit en anglais…)

On peut sécher, mais à ses risques et périls

L’avantage d’un MOOC, c’est qu’on peut aller à peu près à son rythme.

A peu près seulement, car, si les QCM n’ont pas vraiment de date de fin ferme (il y a une date conseillée, mais la clôture réelle n’est pas faite avant la toute fin du cours), les devoirs à la maison du cours « avancé », eux, ont une semaine pour être rendus. Mais n’espérez pas vous tourner les pouces la semaine suivante : le système vous demande d’évaluer la production de vos petits camarades (vous évaluez trois copies au hasard, et êtes évalués par trois personnes). Et si vous oubliez, la sanction ne se fera pas attendre : la note de votre travail subira une décote de 20% (oui, je me suis fait avoir la première fois).
Si le système est intéressant pour l’organisateur (on comprend bien qu’il n’est pas humainement faisable de corriger des milliers – je n’ai pas les stats précises, mais avec 40000 inscrits, le nombre de copies rendues ne devait pas être négligeable), il laisse un peu l’élève sur sa faim pour peu qu’il tombe sur des évaluateurs peu motivés (ou ne parlant pas naturellement la langue. Je plains les gens dont j’ai eu à évaluer le travail…).

Et après?

A la fin, si l’on a bien répondu aux questions et qu’on a bien fait ses devoirs, on gagne un joli diplôme, qui n’a aucune valeur académique (en tous cas pas pour celui-ci. Je crois que certains MOOCs sont assimilables à une vraie formation – moyennant finance, bien entendu), mais le joli logo d’une université (Vanderbilt dans mon cas, mais d’autres MOOC sont proposés par des noms bien plus prestigieux: MIT, Polytechnique, Stanford ou John Hopkins).

Au final, un MOOC, c’est un excellent outil pour appréhender certains concepts et se donner un vernis sur un sujet (ou pour se rafraichir les idées, pour les gens qui suivent un MOOC sur des sujets qu’ils maitrisent déjà partiellement). Il n’est pas question de devenir un expert sur le sujet, mais la forme permet une approche plus complète (et/ou moins rébarbative) qu’un article ou un dossier, en incitant les élèves à suivre le rythme global de l’enseignement (via le « contrôle continu ») tout en accordant une flexibilité bien plus grande que celle que l’on pourrait avoir dans les cours du soir (fussent-ils télédiffusés).

Pour ma part, après un MOOC anglophone, je vais tenter le MOOC « à la française »: la thématique à laquelle je me suis inscrit sur France Université Numérique (à l’acronyme ridicule) commence la semaine prochaine. J’en reparlerai peut-être en ces pages…

Pour ceux que le sujet intéresse, vous pouvez vous inscrire pour être avertis de la prochaine session du cours Online Games: Litterature, New Media and Narratives en allant sur la page de Coursera

Notes:

  1. Pour les deux du fond qui ne suivent pas, c’est un jeu massivement multijoueur – aka MMORPG ou morpeugue pour ceux qui regardent Plus Belle La Vie – basé sur le monde de Tolkien en général et du Seigneur des Anneaux en particulier (LOTR étant l’acronyme de Lord Of The Rings et O celui de Online)
  2. Joueurs de LOTRO, ne tapez jamais cette commande en jeu, sous peine de vivre quelques instants d’effarement devant le temps passé sur votre personnage. Enfin je vous aurais prévenus…