Ton Oph aux Imaginales (25 au 27 mai 2018)

Les Imaginales d'Épinal, c'est un des gros rendez-vous immanquables des cultures de l'imaginaire en France. Cette année, le festival a lieu du 24 au 27 mai, avec le thème "Créatures".

L'affiche est signée John Howe, rien de moins !

Quand je dis "immanquable", je n'y suis pas tous les ans. J'y suis passée en touriste en 2009, puis j'ai participé (de mon propre chef et à mes frais) aux éditions 2013 et 2016. N'étant toujours pas invitée cette année, je ne comptais pas forcément venir, mais il se trouve qu'un événement exceptionnel est prévu le samedi 26 mai. Un truc que je ne peux pas rater :


The Deep Ones, le merveilleux groupe de lectures musicales dont j'ai l'honneur de faire partie, sera en concert gratuit à 20h à la Souris Verte.
Donc je serai là, du vendredi après-midi au dimanche à la mi-journée, et sur scène le samedi soir.
Le reste du temps, je serai ravie de voir du monde, de boire un verre et de dédicacer quelques livres.

"Pourquoi est-ce qu’on te voit moins ?"

Questions alternatives :
"Est-ce que tu viens aux Machinales ?"
Voire
"On se voit au Festival Chose, bien sûr... ?"

Que ce soit clair, je ne boude pas. J'aime toujours autant rencontrer le lectorat, retrouver mes camarades auteurs et autrices, échanger, plaisanter, boire des cafés (ou des bières, ça dépend avec qui je bois)...
Mais plus le temps passe et m'accable, plus je me rends compte de ce qu'il en coûte d'aller partout, juste pour ce plaisir-là.

Photo sans rapport direct avec le sujet, mais on est bien, là, non ?

Il y a la partie financière, bien sûr : les frais de transport, de miam et d'hébergement (sauf si c'est assez près de chez moi pour que je rentre le soir). Mais aussi la charge consistant à organiser, à me demander quand je pars, où j'arrive, comment je rejoins ma chambre le soir venu... Et puis la fatigue physique, bien réelle quand on doit se lever à pas d'heure pour attraper un train, voire, pour les festivals les moins accessibles en transport, quand on cumule les heures au volant de la voiture.
Le tout en ayant généralement travaillé la semaine qui précède, et en s'apprêtant à retourner au bureau la semaine suivante.

Or, c'est idiot, mais ton Oph commence à se sentir trop vieille pour ces conneries.

Donc j'essaie au maximum d'appliquer une politique que l'on m'a de toute façon conseillée : aller en salon et en festival là où l'on m'invite.
Je fais encore quelques exceptions. Par exemple, cette année, je vais aux Imaginales sans y être invitée, parce que je tiens à participer au concert des Deep Ones le samedi soir. Néanmoins, ces exceptions sont de plus en plus rares (en particulier, sauf grosse faiblesse de ma part au cours d'une édition à venir, c'est la dernière fois que je vais jusqu'à Épinal sans invitation, parce qu'Épinal, c'est beau, mais c'est loin).

Or, c'est idiot, mais ton Oph, on ne l'invite pas beaucoup plus souvent qu'avant. Donc bien que ma bibliographie se soit étoffée, je fais moins de salons qu'à une époque. Et presque plus de dédicaces en librairie, mais je vais tâcher d'en goupiller une prochainement.
Pourtant, je n'ai encore jamais refusé une invitation, parce que j'en ai parfois, heureusement.

Bref, si vous voulez me voir par chez vous, invitez-moi !

Ma prochaine sortie publique : Les Imaginales, Épinal, présente du 25 au 27 mai (mais surtout le samedi 26, en fait).

Bricolons une borne d’arcade

Il y a quelques mois, j’avais mis la main sur un Raspberry Pi 1, et j’avais essayé (avec succès) d’installer dessus un émulateur de vieilles consoles et bornes d’arcade. Une chose en entrainant une autre, je m’étais ensuite mis à baver sur les gens qui retapaient ou même fabriquaient des bornes d’arcade, avant de me dire « pourquoi ne pas tenter le coup? »

Là, c’est le moment où les gens qui connaissent ma légendaire aptitude au bricolage commencent à pouffer sérieusement. Mais comme le dit Raymond Queneau en exergue de ce blog: c’est en écrivant qu’on devient écriveron, et par extension c’est en bricolant qu’on devient bricolon, et comme je commence à être un peu équipé en matériel à peu près correct par la force des choses et les ventes flash d’une grande chaine de magasins allemands 2 et que j’avais une semaine de vacances à la maison, j’ai dit « banco ».

Matériel utilisé:
  • un Raspberry Pi, la carte SD et l’alimentation qui vont bien
  • un écran LCD (un 17″ de récupération), le câble VGA et l’adaptateur VGA-HDMI qui vont bien 3
  • deux kits pour construire un stick arcade complets (boutons, joystick, et carte USB) u bois de différentes épaisseurs. Pour ma part, j’ai tapé dans les stocks: de la planche de 18mm d’épaisseur en 60 de large pour les côtés, des tasseaux carrés et rectangulaires, un vieux plateau de table à langer pour fixer les sticks et du contreplaqué de 3mm pour les façades
  • des petites pointes
  • des vis à bois
  • de la pâte à bois
Outillage:
  • une scie circulaire
  • une scie sauteuse
  • une perceuse avec des mèches de 24 et de 30 (pour les trous des boutons et des joysticks)
  • une visseuse avec des mèches adaptées et une fraise (pour ne pas que les têtes de vis dépassent). J’utilise également une petite mèche pour faire un préperçage avant de visser ma vis (ce qui limite l’éclatement du bois au vissage)
  • une ponceuse
  • un Dremel (parce que je n’ai pas défonceuse et pour le ponçage de certaines petites zones)

Et c’est parti!

Etape 1: le design

Si vous cherchez sur les Internets, vous trouverez une demi-trouzaine de designs différents pour des bornes qui vont du micro-machin pour écran de tablette 7″ à la réplique de borne d’époque (écran CRT Flatron inclus) d’1m80 de haut. Autant vous dire que le dernier modèle n’est pas WAF du tout…

Après avoir sérieusement étudié la question, je me suis arrêté sur une borne « bartop » (qu’on pose sur une table, quoi), et j’ai décidé d’avoir la partie stick séparée. Pourquoi? D’une part pour le rangement: en deux parties, ça tiendra sur mes étagères, d’autre part pour pouvoir remplacer les sticks arcade par des manettes s’il me prend l’envie de lancer Mario Kart au lieu de Street Fighter. De plus, si j’avais voulu faire un « tout en un », vus la taille de mon écran et l’espace nécessaire pour pouvoir installer de façon confortable deux sticks arcade, le rendu aurait été assez moche et/ou m’aurait contraint à faire des découpes bizarres 4

Un autre point un peu chiant consiste à trouver le bon layout pour les boutons du stick. Là aussi, il y a des dizaines d’alignements plus ou moins complexes. J’ai pris celui de cette borne qui présente l’avantage d’être facilement adaptable à une largeur légèrement différente des 50cm de la borne initiale (mon plateau faisait 52 cm de large, je n’allais pas le recouper) et de ne pas nécessiter de mesures complexes: on imprime le modèle, on le fixe sur le plateau, on préperce les centres, et c’est marre…

Etape 2: on construit

Le monde étant bien fait, la hauteur de mon bartop étant de 60cm et ma planche étant de 60 cm, je n’ai eu qu’à couper la profondeur de ma machine (une vingtaine de cm), puis la forme en 7 typique des bornes d’arcades, quand bien même je n’ai pas de système de son en overhead (j’utilise le son intégré à l’écran). Pour que les deux formes soient exactement les mêmes, j’ai effectué la découpe en une fois, en collant les deux côtés l’un sur l’autre 5

Puis découpe d’une série de tasseaux en 40cm de long pour faire les traverses ainsi que la fixation de l’écran. Ecran qui a servi de gabarit pour le positionnement des tasseaux de fixation, de la fenêtre, bref que je n’ai pas arrêté de démonter et remonter de sa fixation.

Puis on aligne tout, on fraise et on visse les tasseaux en place. Et tout de suite, ça ressemble à quelque chose…

En dessous, c’est ma manette Mk I. Ah oui, j’ai aussi scié le pied de l’écran, évidemment

En parallèle, on attaque le plateau du stick. Comme expliqué plus haut, il suffit d’imprimer le calque, et de marquer l’emplacement des trous à percer

Simple comme bonjour

On s’attaque ensuite à la façade. Les mesures sont tout à la fois essentielles et super chiantes à prendre, d’autant plus que le contreplaqué a toujours tendance à gondoler un peu, bref, c’est très pénible. Au final, mieux vaut couper un peu trop large, et recouper finement, et essayer de faire des montages à blanc

Un montage à blanc, pour contrôler la découpe de l’écran

En théorie, il eût fallu que je misse une vitre entre l’écran et le contreplaqué, mais le fait est que les plexi proposés dans mon supermarché du bricolage n’avaient pas le niveau de transparence attendu (et que non, je ne mets pas une vitre en verre sur un truc qui est à portée d’un jet de cube d’enfant…).

Une fois les panneaux fixés (utiliser pour cela les petites pointes), vient l’étape du rebouchage des joints à la pâte à bois, puis du ponçage desdits joints.

Profitez de cette rare vue sans l’écran pour admirer les 4 trous du montage VESA de l’écran

(bon, la photo ci-dessus est trompeuse, la partie devant l’écran n’est pas encore fixée, mais on va attendre avant de la mettre, parce qu’on va sous-coucher grossièrement avant)

Bref, on peint un coup, on (ré)installe l’écran, la fin de la façade, re-pâte à bois, reponçage, installation du kit arcade, remplissage de l’arrière avec le Raspberry Pi, les câbles et tout, et démarrage pour tester tout ça…

L’observateur attentif aura vu le gros placeholder moche pour les boutons Start et Select en face avant. C’est que j’ai un peu mal compté mon contreplaqué, et qu’il m’en manque…

Etape 3: profit!

Franchement, la partie software est d’une simplicité crasse: les gars de Recalbox fournissent une solution « clé en main » pour monter une plateforme de retrogaming. Il ne vous reste plus qu’à trouver des homebrew sympas pour jouer 6, à les installer sur la machine (là encore, avec les dernières versions de Recalbox, c’est simple comme un glisser-déposer) et à vous la folle ambiance des bars après les cours de vos années lycée (celles où l’on avait encore le droit de fumer dans les bars, et que c’était comme ça que votre mère savait que vous étiez allé faire un baby-foot après les cours)…

Etape 4: Next steps

Oui, parce qu’il reste encore quelques petits trucs à faire:

La vue arrière de la borne, avec tout l’équipement

  • Fixer tous les éléments dans la borne (et acheter une autre multiprise, celle-ci est trop grosse et trop utile par ailleurs
  • Finir la peinture et la déco
  • installer des ports USB en façade de la borne (les trous sont prêts – on les voit sur la planche du fond -, il faut juste que les prises Neutrik soient commandées. En attendant, il faut passer les câbles par les trous pour rejoindre le Raspberry…)
  • Fermer la borne à l’arrière? Je ne sais pas. Elle est destinée à être collée contre un mur, et l’on doit pouvoir accéder à l’intérieur relativement facilement
  • Installer des enceintes? On verra si j’en trouve à pas cher, de dimensions convenables, et que j’ai le goût de les désosser pour les intégrer

Round 1, fight!

Notes:

  1. pour les deux du fond qui ne savent pas ce que c’est, c’est un micro-ordinateur qui tient dans une grosse boite d’alumettes
  2. NDLR: pour les gens qui bricolent peu – non, Welf, je ne parle pas de toi 😀 – gardez un oeil sur les ventes de matos de bricolage de chez Lidl. Vous avez du matériel de qualité très correcte pour le prix de l’entrée de gamme.
  3. oui, le Raspberry Pi ne propose qu’une sortie HDMI, et un adaptateur à 10 eurosous est moins cher qu’un écran à dix fois plus
  4. et déjà que les découpes droites, c’est pas facile, alors les angles à la con…
  5. oui, c’est des trucs qui vont sans dire, mais ça va mieux en le disant, parce que si je n’avais pas lu le truc quelque part sur Internet, je n’y aurais pas forcément pensé – oui, j’ai ce niveau d’absence de sens pratique
  6. vous n’alliez tout de même pas penser que j’allais vous suggérer de trouver des roms pirates des jeux de votre enfance qui pourrissent dans le grenier de vos parents…

Merveilleux échos (retour de Bruguières)

Émerger des limbes. Ranger ses affaires dans le sac. Boire un café. Prendre la voiture. Boire un café. Prendre l'avion. Prendre le bus. Prendre le métro. Un dernier tour de voiture jusqu'à la maison. Nourrir les chats. Démarrer une lessive. Manger un reste de quiche au thon. Défaire le sac. Boire un café.
Un seul mot s'impose : G !

(tous droits réservés à Goomi)

Bref, ce week-end, j'étais à Bruguières près de Toulouse, pour le festival Échos et Merveilles où nous étions conviés avec The Deep Ones.

Autant le dire tout de suite, ce fut un grand moment de Profondeur.
Tout a commencé par un léger cafouillage à l'aéroport de Blagnac, heureusement vite effacé par l'empressement de l'équipe d'organisation à me mettre à l'aise. Dûment munie de mon badge magique marqué "Artiste" (celui qui ouvre toutes les portes sans exception), j'ai pu découvrir un village des Légendes implanté sur un site magnifique, avec de nombreux artisans talentueux et des animations variées. Il y avait des choses à revoir, mais c'était normal pour une première édition.
L'équipe de The Deep Ones comportait, en plus de ma pomme, Ghislain Morel, Mélanie Fazi, Sire Cédric, Thomas Bauduret, Christophe Thill, Shan Millan, Stefan Platteau et Jean-Claude Dunyach. Des piliers du groupe comme Lionel Davoust ou Nathalie Dau étaient absents, mais nous les retrouverons à d'autres occasions.

On va faire simple : merci ! Merci pour la disponibilité, pour le sourire, pour l'hébergement et le catering, pour la tente VIP avec sa tireuse à bière, pour tout !

En vrac, pendant le week-end, j'aurai ainsi :
  • pris deux fois l'avion en même temps que Faun.
  • rencontré Poinpoin, le célébrissime manchot alcoolo.
  • retrouvé la joie simple de chanter des airs traditionnels rigolos avec LadyFae.
  • fait la connaissance de Cygne Cédric, le cygne noir.
  • eu droit au soutien de trois ingénieurs du son extras. 
  • expliqué à Sire Cédric que, non, je ne sais pas faire le bruit de l'érection.
  • goûté le chouchen de Jézus et son hydromel.
  • occupé pacifiquement un parking.
  • passé ma première vraie soirée de répétition (il était temps).
  • dormi avec Mélanie Fazi (en tout bien tout honneur).
  • goûté la fouace de Jean-Claude Dunyach (en tout bien tout honneur).
  • cherché des macarons que jamais je ne trouvai, parce que le vendeur n'était pas à son stand dans les moments où je pouvais y passer. 
  • acheté à l'Atelier Elbock une flûte infiniment meilleure que mes deux Clarke.
  • rappelé au monde entier que Sire Cédric est cool parce qu'il est gothique (et la preuve qu'il est cool, c'est qu'il ne nous a pas démembrés après ça).
  • signé quelques exemplaires de La dernière fée de Bourbon, si, si.
  • chanté avec Franz Robert Wild, The Rowan Tree et quelques autres.
  • eu droit au câlin de Neal Jolly qui trouvait qu'on avait été extras et qu'il faudrait remettre ça.

Bref, des week-ends comme ça, on en voudrait plus souvent.

Poinpoin ou La Décadence, une œuvre de Solenne Pourbaix, 2018.

Oph Monthly #4 : Avril 2018

La voici, la voilà, la vidéo du mois d'avril ! 


Les deux grosses infos sont bien entendu :
  • La sortie de La dernière fée de Bourbon aux éditions Lynks, le 12 avril dernier.
  • Ma présence avec The Deep Ones au festival Échos & Merveilles, demain et après-demain.

Mais j'y parle aussi de plein d'autres choses, comme d'habitude. Digression power!
On se retrouve le mois prochain pour un nouvel opus d'Oph Monthly.

Échos & Merveilles (27-28 avril 2018)


Sis à Bruguières, à côté de Toulouse, Échos & Merveilles n'est pas un salon littéraire, mais un festival de musique. C'est donc en tant que membre des Deep Ones que j'y suis invitée. Nous avons deux sessions de lecture-concert, une le vendredi et une le samedi, en fin d'après-midi.
Néanmoins, je devrais aussi avoir des livres à signer dans l'enceinte du Village des Légendes : au moins La dernière fée de Bourbon qui vient de ressortir aux éditions Lynks.

L'entrée est libre pour les animations en journée. En revanche, les concerts des trois soirées sont payants.

La dernière fée de Bourbon aux éditions Lynks


Vous la connaissez déjà si vous me suivez depuis assez longtemps, mais sinon, vous la découvrirez la semaine prochaine chez votre libraire.

Empire Britannique, 1873, sur l’île Bourbon hantée par les diwas, des créatures magiques, imprévisibles et dangereuses.
Lisha Payet, retirée toute petite à sa famille, a grandi sur l’île Maurice voisine. Quatorze ans plus tard, elle revient à Bourbon pour y devenir une parfaite épouse victorienne, sous l’œil critique de la bonne société saint-pauloise.
C’est sans compter le conflit qui éclate sur l’île. Prise malgré elle dans ce soulèvement, Lisha devra choisir son camp. Famille adoptive ou liens du sang ? Obéissance ou transgression ? Ami d’enfance ou officier à la beauté troublante ? Si encore elle ne jouait que sa propre vie ! Mais l’île Bourbon, à travers sa dernière fée, lui a confié son destin et celui de toutes les créatures qui l’habitent.
Du battant des lames au sommet des montagnes, Lisha en apprendra plus qu’elle ne l’aurait souhaité sur les diwas, les hommes et sur elle-même.

Après un joli petit succès aux éditions du Chat Noir, La dernière fée de Bourbon reparaît aux éditions Lynks en semi-poche (livre un tout petit peu plus petit, un poil moins cher, mais avec le même texte, juste passé sous l’œil acéré d'une correctrice – coucou Ludmilla). Quel avantage ? Un vrai réseau de distribution qui permettra au roman de se retrouver dans bien plus de librairies.

Deux éditions, un roman.

Bref, rendez-vous jeudi 12 avril pour (re)découvrir La dernière fée de Bourbon, mon uchronie victorienne magique et tropicale !

Oph Monthly #3 : Mars 2018

D'accord, je n'ai pas le rythme d'écriture le plus productif qui soit, mais je tiens pour l'instant le rythme d'une vidéo et une photomanipulation par mois.
Voici donc le troisième opus d'Oph Monthly, avec des images ramenées tout droit de Livre Paris.


Courage, je devrais bientôt avoir le droit de révéler l'info dont il ne faut pas parler !

Quant à la photomanip du mois, elle est sur DeviantArt, comme d'habitude.

[Rediff] – la #PlaylistDuLundi du 26 février

Ceux qui me suivent sur Twitter savent que de temps en temps, je me lance dans des threads musicaux thématiques.
Voila donc la rediff de ma Playlist du lundi du 26 février dernier

la #PlaylistDuLundi du 26 février 2018

Allez dans 10 minutes, c'est le début de la #PlaylistDuLundi ! Et promis, il y aura un peu de quoi se réchauffer parce que comme le dit Numérobis:
« 1 de 20 »

#PaieTonAuteur, quand les auteurs ne se laissent pas faire

Si vous suivez un peu l'actualité littéraire, vous avez forcément vu passer le phénomène #PaieTonAuteur.
Il semble que la mobilisation ait porté ses fruits, attendons la confirmation dans les faits...
Résumé des épisodes précédents :
Le salon Livre Paris, contrairement à des engagements pris par le Syndicat National des Éditeurs auprès de la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ne compte pas rémunérer/défrayer les auteurs sollicités pour intervenir sur les différentes scènes. Enfin si, mais juste pour certains types d'interventions (excluant les conférences et tables rondes, considérées comme de la "promotion").

"Ça vous apportera de la visibilité" rétorque Livre Paris à Olivier Gay et Adrien Tomas qui interpellaient l'organisation.

Dans un contexte économique difficile pour tout le monde et aussi pour les artistes, la plupart des manifestations littéraires paient au moins l'hébergement et le voyage des intervenants qu'elles sollicitent pour les animations. Parce que c'est du travail.

Mathieu Rivero le résume très bien sur Twitter.

Bref, nous ne nous laisserons pas faire.

Plusieurs auteurs, dont Olivier Gay, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils n'iraient pas au salon.
Quant aux syndicats d'auteurs, à commencer par le SELF, ils appellent au boycott des animations sur scène.

Après cinq jours de mobilisation bruyante sur les réseaux sociaux et dans les média, Livre Paris annonce que les auteurs seront bel et bien rémunérés, sauf pour les dédicaces.

Quoi qu'il en soit, je serai bien présente sur le salon, le vendredi au stand des éditions du Chat Noir (T31), le samedi et le dimanche au stand des éditions Lynks (R38).
Pourquoi ? Parce que mon engagement est pris auprès d'éditeurs qui respectent notre travail et qui ont ouvertement pris position en faveur des auteurs.