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Coucou,
J'étais partie. J'ai fait en sorte que cela ne se voit pas trop, d'autant que les éditions du Chat Noir ont fourni de la matière pour mettre le blog à jour, mais je reviens de vacances en famille, sous forme de petit circuit dans le sud de la France.

C'était bien chouette. Beau. Chaud. Ensoleillé. Tout ça.


Poussin

Poussinette et son père

J'ai profité du séjour pour avancer un peu dans mes lectures, l'avantage des congés étant que je mets ma propre écriture entre parenthèses, pour mieux lire les textes des autres.
J'ai ainsi pris du bon temps devant :
  • Thya (La voie des Oracles, tome 1), d'Estelle Faye, aux éditions Scrinéo.
  • Les disparues de Rushpool (Le dernier apprenti sorcier, tome 5), de Ben Aaronovitch, aux éditions J'ai Lu Nouveaux Millénaires.
  • Chevaux de Foudre, d'Aurélie Wellenstein, aux éditions Magnard Jeunesse.
J'ai aussi commencé Le manuscrit Robinson, de Laurent Whale, chez Critic, mais j'essaie de le lire dans le jardin et il me pleut trop dessus pour que j'avance comme je voudrais (mais après tant de sécheresse, c'est mieux, en fait). 

Maintenant, c'est la fin des congés, et je n'ai plus d'excuse pour laisser mes textes en plan.
C'est reparti !

Porte top-secrète

C'est amusant comme, alors qu'on travaille sur le projet top-secret, on se retrouve dans un château dont une des portes ressemble à ceci :


Ça rejoint tellement bien la thématique du projet que l'on pourrait se demander si les personnages n'y sont pas venus avant nous !
Ce soir, j'ai bouclé l'avant-dernier chapitre. Le texte a passé le cap des 270 000 signes.

Swap guerrières

Il y avait longtemps que je n'avais pas participé à un swap et ça me manquait.
J'ai donc sauté sur l'occasion quand j'ai vu passer celui-ci, organisé par Aurélie Mendonça sur le thème des guerrières.

Mon colis est parti, on en reparlera sûrement. Pendant ce temps, c'est Jessica qui s'est chargée de m'envoyer des surprises !
Voici les photos de mon déballage.


Un mignon carton avec une jolie carte et de beaux cadeaux emballés...


Des gommes en forme de pâtisseries...


Du chocolat qui en a (des noisettes)...


Un marque-page adorable en carton...


Deux marque-pages magnétiques...


De vrais bijoux de guerrière...


Quelques bonbons pour le repos du guerrier...


... et, last but not least, un manga et un roman graphique mettant en scène des héroïnes qui en ont (des tripes) !


Quelque chose me dit que je ne vais rien gommer avec ces gâteaux, moi. Et hop ! Direct à la maison de poupées !

Avec autant de jolies surprises, je n'ai qu'une chose à dire :
Merci Jessica, et merci à Aurélie qui a organisé tout ça !

Des Trolls, des Légendes, du squeele et des copains

Il y a des moments comme ça, où l'on s'est fait mal à la gorge à force de gonfler la voix pour signifier à une descendance récalcitrante que, oui, quand on dit qu'il faut arrêter de manger du chocolat, ça exclut d'en prendre un dernier, et que non, tu ne bois pas du coca maintenant ; des moments où l'on voit le jour décliner en sachant que le lendemain sera difficile, surtout au bureau... bref, des moments où l'on donnerait beaucoup pour s'offrir juste un petit bond dans le passé et revenir au week-end.

Pour faire court, Trolls & Légendes, c'était super.

Si on veut chipoter, on arguera bien sûr que le temps ne s'est pas montré très coopératif, et que couplé à un goulot d'étranglement à l'entrée, ça a fait patienter certaines personnes dehors pendant une heure et demie, sous la pluie et dans le vent froid. Ou bien que, dans une énième file d'attente pour échanger des euros contre des jetons de nourriture, une visiteuse qui s'apprêtait à manger après avoir refait la queue disait, sourire aux lèvres : "Il aurait fallu appeler ça Trolls & Files."
Bon.
J'avais la chance d'arborer un bracelet gris d'exposant qui m'a permis d'entrer par l'arrière du bâtiment, d'attendre moins à la buvette, et de ne pas payer mes passages aux toilettes. Mon expérience s'est donc révélée moins douloureuse.

Pour moi, le festival a commencé le vendredi, par un déjeuner en tête-à-tête avec la supergentille Fred, dans la brasserie en face du Lotto Mons Expo, qui produit la fameuse Cuvée des Trolls et s'occupe aussi du catering sur place. Ce qu'il faut en retenir : "Ils sont bizarres, ces Belges, ils sourient et ils laissent passer les piétons !"
Ensuite, un tour par Binche, le temps de poser mes valises chez mes hôtes, et retour à Mons pour le concert.
Que dire, sinon merci la Horde, merci Feuerschwanz, merci le Naheulband ? Armée de mon bracelet magique, j'ai pu dire bonjour à John, Ghislain et Tony avant l'ouverture des portes, et ça, c'est toujours bon à prendre. La soirée qui a suivi s'est révélée fidèle à ce que l'on pouvait en attendre : une ambiance au-delà de l'atomique, avec un public qui reprenait en chœur la moindre chanson, la moindre pub Naheulbeuk.

Fille des deux rives, mon troisième roman, le tout dernier à l'heure actuelle, sortait officiellement le lendemain samedi. Il est tout beau, comme j'ai pu le découvrir en arrivant sur le stand.


(on procèdera quand même à de menus ajustements avant le prochain tirage, par vil perfectionnisme – ce qui signifie que cette version-ci deviendra collector)

Le lancement s'est bien déroulé. Pour faire simple, il suffit de préciser que j'avais fait imprimer 24 cartes à l'effigie de la couverture, et qu'il n'en restait plus une seule, avant même mon départ. Je pense que ça nous fait un bon bilan ! Du côté des dédicaces, j'ai vite trouvé un motif pour accompagner mes griffouilles : autant, pour L'Ouroboros d'argent, je suis rodée à la trace de papatte, autant j'ai mis des miroirs un peu partout sur Fille des deux rives.
Plusieurs visiteurs se sont également déclarés impatients de voir sortir La dernière fée de Bourbon. Pour ça, il faudra attendre septembre.

Mais bien entendu, je n'étais pas seule à Trolls & Légendes. Le hall d'expo est vaste, et il faut encore ajouter l'espace extérieur. Le tout décoré, coloré, animé, et plein de monde.


Ce qu'il faut en retenir : le disco troll, ça pique, mais alors le slow troll, ça atteint des niveaux d'indicible carrément lovecraftiens, à perdre 1D10 de SAN par minute d'exposition.

Je ne tenterai pas de citer toutes les personnes que j'ai eu le plaisir de revoir sur place, parce que je n'ai aucune chance d'arriver au bout sans en oublier ; donc je me contenterai de quelques figures marquantes :
  • Indy, le vaillant camarade qui m'a hébergée spontanément, alors même que nous ne nous étions pas revus depuis une dizaine d'années, et dont j'ai rencontré la très charmante compagne.
  • L'équipe du stand Mythologica : les Thomas, les Élodie, Nathalie et ses filles. Pendant un week-end, j'ai eu l'impression que nous fonctionnions comme une petite famille.
  • Florent Maudoux, avec qui la complicité ne se dément pas (même si son succès l'enchaîne un peu à sa table de dédicaces). On a beaucoup parlé, surtout de Freaks' Squeele, sa série de BD qui se terminera au tome 7, programmé à la fin de l'année chez Ankama. Florent a beaucoup de projets dans cet univers, entre spin-offs et développement transmédia. Pour faire simple, il n'a pas fini de nous couper le squeele, et c'est tant mieux !
  • Soudain, un Welf sauvage apparaît. Cri de joie, course, bousculade (désolée à nos voisins d'Elenya Éditions qui m'en veulent sans doute encore un peu), embrassade. Le genre de retrouvailles qui fait réaliser d'un coup qu'il faut voir les gens qu'on aime, en vrai, parce que Skype ne suffit pas.
Cette liste restreinte ne doit surtout pas minimiser la joie que j'ai eue à revoir tous les autres. Plus le temps passe, plus je me rends compte que j'aime sincèrement plein plein plein de monde dans ce milieu. Pourtant, je n'ai échangé que quelques mots avec la plupart des gens, et il y en a à qui je n'ai même pas réussi à dire bonjour. Le lot habituel de frustrations en salon. 

Je suis partie avant la fin, remballant à 17h le dimanche parce que je devais encore rentrer chez moi, toute seule au volant de ma voiture, avec de la fatigue plein les pattes et du monde qui m'attendait à la maison.

Et me voici, avec le blues des lendemains de moments magiques. J'aimerais vivre plus souvent cette ambiance, et moins celle du bureau...
(gros soupir)

Ça sent le projet top-secret

Ça commence même à sentir très bon.


Vivement que cette histoire ne soit plus top-secrète, et qu'on puisse en parler sans toutes ces cachotteries !

Des Trolls, des Légendes, et des cartes postales

J'avais parlé d'une surprise pour Trolls & Légendes... La voici !

Pour chaque ouvrage que je dédicacerai sur le festival, j'offrirai une carte postale, à choisir entre :
  •  l'illustration de couverture de Fille des deux rives, mon tout nouveau roman aux éditions Mythologica (que vous pourrez vous procurer sur place)
ou
  • un autre visuel au choix entre Blue Flame Witch, Lava Queen, Forest Sprite Reloaded et Fading Away.
Le tout dans la limite des stocks disponibles, mais il devrait y en avoir pour tout le monde.

Cerise sur le gâteau : une carte postale à l'effigie de la couverture sera glissée dans tous les exemplaires de Fille des deux rives précommandés.
Merci qui ?

De retour d’un rêve

Les Oniriques portent bien leur nom.
J'ai vécu deux jours de bonheur non-stop. Pensez donc : sous un ciel radieux déjà tout à fait printanier, j'ai retrouvé des camarades que je vois décidément trop peu (comme à peu près tous les gens que j'aime), j'ai été accueillie aux petits oignons, nourrie avec de bonnes choses et couchée dans un bon lit. Tout le monde a été adorable du début à la fin. J'ai rencontré des lecteurs, dédicacé des livres, participé dans la joie à un nouveau concert des Deep Ones, répondu à une interview, réussi à ne pas être trop ridicule lors d'une table ronde partagée avec des camarades bien plus aguerris que moi, accumulé les belles expériences...
Les Oniriques, c'est un peu comme un super beau rêve. On nage dans le bonheur, et puis arrive le moment où il faut se réveiller.
J'avoue que ça a été un peu difficile.


Comme Timmy dans les câbles du micro, je suis encore un peu suspendue...
Laissez-moi juste le temps d'atterrir.

En avant-première

Mon roman Fille des deux rives doit sortir au printemps, pas avant.
Pourtant, les poupées de ma fille l'ont déjà !


Pour créer le mini-livre, j'ai tout simplement récupéré le PDF de la couverture (première + dos + quatrième) que j'ai imprimé en tout petit. Ensuite, j'ai découpé plein de petits bouts de papier blanc à la bonne taille (soit 16x24 mm) et j'ai collé le tout.
C'est facile et le résultat est super mignon.

Pour la petite histoire, seule Catrine (la fille-chat aux cheveux mauves) porte sa tenue d'origine. Les deux autres sont habillées avec des vêtements maison.

La folle des poupées

Je ne sais pas ce qui m'a pris. Comme Nours l'a très justement fait remarquer, même quand je promets de recoudre un vêtement abîmé, je mets des mois, dans le meilleur des cas, à sortir la machine à coudre. C'est encore pire depuis que le volant qui sert à choisir les points m'est resté dans la main, ce qui ne me laisse même plus l'option "zigzag".
Bref.

À Noël, histoire de contrebalancer un peu entre la Barbie, les Monster High et la fée Clochette, j'ai offert une Lammily à Poussinette.
Lammily, c'est la "concept-doll" du graphiste Nickolay Lamm : une poupée mannequin conçue à la même échelle que Barbie, mais avec les proportions d'une jeune Américaine moyenne. Ce qui n'était au départ qu'une infographie est devenu une véritable poupée, suite à une demande populaire et à un crowdfunding. Elle a les cheveux bruns, les yeux noisette, et pas de taille de guêpe anorexique.
Elle est à croquer.


Le seul hic, avec la poupée Lammily, c'est qu'elle ne dispose que de la tenue qu'elle porte dans sa boîte : une chemise bleue et un short en jean. Les premiers vêtements officiels seront disponibles à partir de la semaine prochaine.
Alors voilà, j'ai eu l'idée saugrenue de l'habiller.

J'ai ressorti la machine à coudre.
J'ai découvert l'existence d'un groupe Facebook dédié à la confection de vêtements pour Lammily.
J'ai fait le tour de toutes mes chutes de tissu.
J'ai regardé des tutos.
C'est dingue à dire, mais j'ai appris à coudre un pantalon, juste pour une poupée !


Me voyant au travail, ma fille, qui aime bien sa poupée Lammily mais sans plus, m'a demandé de réaliser autre chose : une robe pour ses Monster High.
J'ai relevé le défi.


Et maintenant, j'ai une autre commande, de la part d'une copine ! J'ai même acheté du tissu spécialement pour l'occasion.
Quelque chose me dit que je suis allée trop loin.
Ou pas.

Une Marche en photos

Que retiendra-t-on de la Marche Républicaine qui a eu lieu aujourd'hui un peu partout, mais en ce qui me concerne, surtout à Paris ?
Plein de choses.
C'était long, déjà. Tout plein de monde (à l'heure qu'il est, j'ignore combien nous étions, mais nous dépassions allègrement le million, si j'ai bien compris). Et globalement ensoleillé, malgré une mini-averse avant le début.

Armée de mon panneau, je n'ai fait qu'un gros 40% du parcours, parce qu'il était 18h, qu'il faisait nuit, qu'on m'attendait à la maison, et que j'avais mal aux lombaires (on se rend compte, à ce genre de détail, qu'on n'a plus tout à fait 20 ans).
Néanmoins, ce bout de chemin a suffi à récolter quelques images inoubliables.

Le crayon ! Certains marcheurs ont fait preuve d'une redoutable inventivité pour montrer leur soutien à la liberté d'expression.
 
Brochette de francs-maçons.

Un policier sur un toit. Il y en avait plusieurs, postés tout au long du parcours. Chacun a été dûment salué par la foule qui scandait des "Merci, merci !" au passage.

Les auteurs, marchant mélangés avec les Iraniens de France (et avec les francs-maçons, aussi).

Je n'ai pas trouvé les gens que je cherchais, mais j'ai marché bien entourée, dans une ambiance incroyablement unie. J'ai même croisé quelques célébrités qui n'essayaient presque pas de se la péter.
Quoi qu'en pensent certains fâcheux, la majorité de la France, la France que j'aime, c'était ça, ces gens de tous horizons réunis dans la même rue, réaffirmant leur soutien à la liberté et leur envie de vivre ensemble.