Entretien avec Philippe Cardona et Florence Torta (2)

Mais à qui est cette sacoche?

GAME in Paris, ses jeux de cartes, ses figurines, ses stands de DVD pris d’assaut, ses stands de fanzines déserts, ses cosplays ratés (Abarai Renji, tout un poème avec ses tatouages faits au bouchon), sa louze intégrale… Au milieu de tout ça, Oph a stalké pour vous les dessinateurs Philippe Cardona et Florence Torta, jusqu’à ce qu’ils acceptent de répondre à quelques questions [[Attention, les enfants, ne faites pas la même chose chez vous, le stalking, c’est mal.]]. Comme ça se passait à la cafeteria de la Cité des Sciences, avec des sandwiches et du monde autour, et comme le matériel se résumait à un dictaphone tout vieux et passablement pourri, le résultat est ici, sous forme écrite. A la radio, ça ferait « brzzzrtd scriiiiitch crontch miam ».

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Entretien avec Philippe Cardona et Florence Torta (1)

Philippe Cardona et Florence Torta en pleine dédicace.

GAME in Paris, ses jeux de cartes, ses figurines, ses stands de DVD pris d’assaut, ses stands de fanzines déserts, ses cosplays ratés (Abarai Renji, tout un poème avec ses tatouages faits au bouchon), sa louze intégrale… Au milieu de tout ça, Oph a stalké pour vous les dessinateurs Philippe Cardona et Florence Torta, jusqu’à ce qu’ils acceptent de répondre à quelques questions [[Attention, les enfants, ne faites pas la même chose chez vous, le stalking, c’est mal.]]. Comme ça se passait à la cafeteria de la Cité des Sciences, avec des sandwiches et du monde autour, et comme le matériel se résumait à un dictaphone tout vieux et passablement pourri, le résultat est ici, sous forme écrite. A la radio, ça ferait « brzzzrtd scriiiiitch crontch miam ».

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Le ninja, la France et le manga

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Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a jamais eu de ninjas en France. La première conclusion qu’on en tire, c’est que c’est dommage, on aurait bien rigolé. La deuxième conclusion, c’est que fatalement, l’image du ninja en France s’est construite à partir d’informations qui ne sont pas de première main. Essentiellement la littérature et les films. Dans notre imaginaire, le ninja est donc un guerrier de l’ombre, masqué, tout de noir vêtu, qui trucide à distance d’un coup de shuriken et repart sans jamais avoir été vu [[Evidemment, cette image n’est valable que si on passe sous silence l’OEuvre de cinéastes comme Godfrey Ho, un homme qui a beaucoup contribué à sabrer au no-dachi la crédibilité du ninja.]].

On en était là jusqu’à ce qu’une forme d’expression nouvelle nous arrive directement du Japon, le pays d’origine du ninja label rouge. En effet, plusieurs manga, qu’ils soient à vocation historique ou fantastique, mettent en scène des ninja. A commencer par Naruto, dont le vivier de personnages est à 99% composé de shinobis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça nous a joyeusement dépoussiéré notre vision de la ninjattitude.
_ Revue en quatre points essentiels.

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Fu Manchu

Imaginez-vous un homme de haute taille, maigre, félin, haut d’épaules, avec le front d’un Shakespeare et la face de Satan, au crâne rasé, aux longs yeux bridés, magnétiques, verts comme ceux d’un chat. Supposez-lui la cruelle ruse de la race jaune tout entière, concentrée dans un puissant cerveau, avec toutes les ressources de la science passée et présente, par les possibilités infinies d’un gouvernement riche qui, cela va de soi, a jusqu’ici dénié toute connaissance de sa réalité. Imaginez cet être terrible et vous aurez le portrait du docteur Fu Manchu, le péril jaune incarné en un Seul.

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La trilogie Cornélius Murphy

Voilà des mois que le Docteur Bis m’a offert ces trois bouquins.

Si j’avais pris le RER
_ J’aurais tout lu sans hésiter
_ Si j’avais pris le RER
_ Oui mais voilà je vais travailler à pied
[[Ecoutez A Poil dans la Forêt, le dernier album du Naheulband!
_ Les basses méthodes commerciales sont une production Welf S.A.]]

Bref, j’ai mis des mois à lire une trilogie qu’un bon lecteur doit logiquement dévorer en quelques jours dans les transports parisiens, lyonnais, marseillais, nantais, manceaux, voire montréalais s’il aime les caribous. Maintenant que je suis parvenue au bout, la moindre des choses est d’en parler un peu…

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Nigel Loring

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Pour la plupart des gens qui connaissent son existence (j’exclus donc ici la plupart des assidus de la Star’Ac et la majorité des étudiants en Lettres), Sir Arthur Conan Doyle reste l’immortel auteur des aventures de Sherlock Holmes, qui est au détective privé ce que Rocco Sifredi est au débouche évier.

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Quand les Dieux buvaient

Les fées vues par Oph en 2003

Notre monde était autrefois plat et magique, puis il y eut la guerre, la folie des hommes, et les Dieux se retirèrent, obligeant la Terre à prendre sa forme sphérique pour se conformer aux lois de la physique. Mais il reste, par endroits, des fées, des gnomes et des gragons [[Ceci n’est pas une faute de frappe. De même, chez Catherine Dufour, le père du roi Arthur s’appelle Uther Pengragon.]].
_ Sur ce postulat de départ extrêmement classique (qui, dans cette version résumée, pourrait même rappeler le Silmarillion), Catherine Dufour a construit un monde unique, à la fois comique, absurde et merveilleux. Dans sa série Quand les Dieux buvaient, elle réussit le tour de force de nous faire croire au père Noël et de nous emmener au pays des fées, tout en portant un regard cynique sur notre propre histoire. Preuve que la bonne « fantasy burlesque » n’est pas l’apanage des Anglo-Saxons.

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Les légions dangeureuses

« Nous croyons devoir prévenir le Public que, malgré le titre de cet Ouvrage (…), nous ne garantissons pas l’authenticité de ce Recueil, et que nous avons même de fortes raisons de penser que ce n’est qu’un Roman (…). Notre avis est donc que si les aventures rapportées dans cet Ouvrage ont un fonds de vérité, elles n’ont pu arriver que dans d’autres lieux ou dans d’autres temps. »
Extrait du prologue

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