Échos & Merveilles 2019 ou la difficulté d’atterrir

Deux ans de suite que ça me fait le coup : un week-end au festival Échos & Merveilles, c'est autant de temps suspendu où l'on se sent à mi-chemin entre le petit nuage et le trip de rock-star, sans aucune envie de reprendre le cours normal de son existence.
Certes, le voyage en train est un peu long (comptez quatre bonnes heures et demie, davantage en cas de souci sur les voies comme ce fut le cas au retour). Certes, les bénévoles courent un peu partout parce qu'il y a tant de choses à faire. Certes, la météo se sera distinguée par une propension au froid, au vent et aux énormes averses. Il n'empêche que l'organisation nous a, une fois de plus, reçus avec un sens de l'accueil gros comme ça.


La nouveauté cette année, c'était un salon du livre sous un barnum à l'écart du village artisanal. Ce système a un peu cloisonné les accès, si bien que nos badges d'artistes étaient un peu moins magiques que l'an dernier (mais qu'aurions-nous fait d'un accès aux loges des musiciens du soir ?).
Il n'empêche qu'entre Deep Ones, l'ambiance était là. On a revu les copains, plein de copains, même certains qui habitent loin, et on s'est bien marrés.


Personne n'a été blessé lors de ce salon (photos Mélanie Fazi).

Petite joie personnelle : le Naheulband a vécu un moment historique lors du concert du samedi soir puisque, pour la première fois, La bataille de Zoug-Amag-Zlong a été jouée en live dans son intégralité, et youhou ! J'étais là !

Mais bien sûr, le souvenir qui compte, c'est notre concert à nous, The Deep Ones en formation un peu plus serrée que d'habitude (4 musiciens + 2 lecteurs). Bien entendu, ma voix a décidé de me lâcher juste avant, mais on a fait le job et au final, j'étais plutôt contente de moi et de mes petits camarades.
D'ailleurs, une dame est passée un peu après et a raflé tous mes livres disponibles à la librairie. Ça doit vouloir dire qu'elle avait apprécié la prestation !


Et puis j'ai l'air sérieux, on y croirait presque (photo Oksana Halby).

Quand on nous a demandé si nous comptions revenir, nous avons répondu que ce serait avec plaisir, bien entendu. C'est rare d'être aussi bien reçu.

Journée des Mondes Oniriques (11 mai 2019)

Depuis l'année dernière, une médiathèque de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, héberge au printemps une journée d'animations autour des mondes imaginaires, organisée par la librairie Plume et Bulle.
Cette année, ça a lieu la semaine prochaine, et j'ai la joie de faire partie des auteurs invités.


Au programme : des tables rondes (j'espère pouvoir assister à celle sur Freaks' Squeele – attention, je ne fais pas partie des intervenants), des dédicaces, des démonstrations de jeux, de la réalité virtuelle...

Ça va me faire bizarre de retrouver les Ardennes où j'ai passé quelques mois il y a déjà vingt ans. Et comme d'habitude, je serai très heureuse de rencontrer des lecteurs ou même de simples curieux. L'imaginaire, c'est pour tout le monde et c'est toujours un plaisir !

Samedi 11 mai 2019
Médiathèque Voyelles à Charleville-Mézières

Journée des Mondes Oniriques (11 mai 2019)

Depuis l'année dernière, une médiathèque de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, héberge au printemps une journée d'animations autour des mondes imaginaires, organisée par la librairie Plume et Bulle.
Cette année, ça a lieu la semaine prochaine, et j'ai la joie de faire partie des auteurs invités.


Au programme : des tables rondes (j'espère pouvoir assister à celle sur Freaks' Squeele – attention, je ne fais pas partie des intervenants), des dédicaces, des démonstrations de jeux, de la réalité virtuelle...

Ça va me faire bizarre de retrouver les Ardennes où j'ai passé quelques mois il y a déjà vingt ans. Et comme d'habitude, je serai très heureuse de rencontrer des lecteurs ou même de simples curieux. L'imaginaire, c'est pour tout le monde et c'est toujours un plaisir !

Samedi 11 mai 2019
Médiathèque Voyelles à Charleville-Mézières

Échos & Merveilles (26 au 28 avril 2019)

L'an dernier, un de mes meilleurs souvenirs de festivals me venait de Bruguières, où l'organisation d'Échos & Merveilles avait reçu les Deep Ones un peu chaotiquement mais avec un sens de l'hospitalité gros comme ça.
C'est donc avec joie que nous retournons dans la banlieue de Toulouse à la fin du mois !


La nouveauté, cette année, c'est l'ajout d'un salon du livre à ce festival de musique qui s'est déjà enrichi en 2018 d'un village artisanal. Avec cela, on a presque toutes les facettes des cultures de l'imaginaire !
En plus, il y aura plein de Youtubeurs Histoire, c'est trop chouette ! *fangirling éhonté*

Tout ça pour prévenir que :
  • Je serai présente en dédicace avec La dernière fée de Bourbon, et si tout va bien, aussi avec l'intégrale d'Ana l'Étoilée dont le dernier tome est paru en septembre dernier.
  • Il y aura un concert de The Deep Ones le dimanche, et ce serait bien le diable si on n'arrivait pas à bidouiller un petit bœuf avec Belyscendre en début de week-end.
Retrouvez-nous avec bonne humeur garantie et belle météo espérée, pour ce dernier week-end d'avril !

Festival Échos & Merveilles
Les 26, 27 et 28 Avril 2019
Site du Bascala, Bruguières (31)

Échos & Merveilles (26 au 28 avril 2019)

L'an dernier, un de mes meilleurs souvenirs de festivals me venait de Bruguières, où l'organisation d'Échos & Merveilles avait reçu les Deep Ones un peu chaotiquement mais avec un sens de l'hospitalité gros comme ça.
C'est donc avec joie que nous retournons dans la banlieue de Toulouse à la fin du mois !


La nouveauté, cette année, c'est l'ajout d'un salon du livre à ce festival de musique qui s'est déjà enrichi en 2018 d'un village artisanal. Avec cela, on a presque toutes les facettes des cultures de l'imaginaire !
En plus, il y aura plein de Youtubeurs Histoire, c'est trop chouette ! *fangirling éhonté*

Tout ça pour prévenir que :
  • Je serai présente en dédicace avec La dernière fée de Bourbon, et si tout va bien, aussi avec l'intégrale d'Ana l'Étoilée dont le dernier tome est paru en septembre dernier.
  • Il y aura un concert de The Deep Ones le dimanche, et ce serait bien le diable si on n'arrivait pas à bidouiller un petit bœuf avec Belyscendre en début de week-end.
Retrouvez-nous avec bonne humeur garantie et belle météo espérée, pour ce dernier week-end d'avril !

Festival Échos & Merveilles
Les 26, 27 et 28 Avril 2019
Site du Bascala, Bruguières (31)

Anthologie Frontières

J'étais venue, j'avais bien aimé, alors j'ai remis le couvert.
L'anthologie Frontières paraîtra le 8 juin prochain, à l'occasion du festival ImaJn'ère à Angers. Son sommaire est copieux, plein de beau monde : 25 auteurs et 11 illustrateurs, mais jusqu'au 7 juin, on peut la précommander pour le prix tout à fait modique de 15 euros + frais de port.

Ô joie, il y a une nouvelle à moi dedans.



Sommaire
Préface (Pierre Marie Soncarrieu)
Couverture : Alexandre Granger
  • Une journée ordinaire (Romain d'Huissier) Illustration : Antoine Delalande
  • Therminator Land (Philippe Caza) Illustration : Cindy Canévet
  • La légende de Lémutopia (Samantha Chauderon) Illustration : Philippe Caza
  • Messager des morts (Brice Tarvel) Illustration : Candice Roger
  • Traverser la frontière (B.H.Rogers) Illustration : Mathieu Seddas
  • Une colline avant l'enfer (Jrmy Bouquin) Illustration : Candice Roger
  • L’homme dans la fontaine (Ophélie Bruneau) Illustration : Lola Myr'tille Collenot
  • Floréal (Camille Leboulanger) Illustration : Ronald Bousseau Illustration
  • La Passeuse d’âmes (Myrtille Bastard) Illustration : Fabien Collenot
  • Tango bleu (Pierre-Paul Durastanti) Illustration : Lola Collenot
  • La Forêt des Ombres (Yaël July) Illustration : Cassandre De Delphes
  • Causes de la mort (Lionel Davoust) Illustration : Tiphs
  • Last Frontier (Laurent Whale) Illustration : Cassandre de Delphes
  • Indigo (Ms Beth Greene) Illustration : Lola Collenot
  • Embarras de transit (Carpentier Francis) Illustration : Fabien Collenot
  • La tenancière (Audrey Pleynet Auteur) Illustration : Ronald Bousseau
  • Si tous les aliens du monde... (Jean-Laurent Del Socorro) Illustration : Mathieu Seddas
  • La frontière sans loi (Julien Heylbroeck) Illustration : Lola Collenot
  • Cellules communicantes (Sarah Mallet & Romain Mallet) Illustration : Candice Roger
  • Un personnage de papier (Patrice Verry) Illustration : Mathieu Seddas
  • Un épisode de la chasse au P. (Robert Darvel) Illustration : Antoine Delalande
  • Quarante-neuf (Jérôme Verschueren) Illustration : Candice Roger
  • Le récit de la forêt (Pierre Marie Soncarrieu) Illustration : Cindy Canevet
  • Une journée ordinaire (Alex Evans) Illustration : Antoine Delalande
Postface (Jean-Hugues Villacampa) illustration: Jacques Pinbouen

Puisque l'anthologie Frontières mêlait des thématiques policières et imaginaires, j'ai fait un peu des deux.
L'homme dans la fontaine, c'est l'histoire d'un mari disparu, d'une épouse qui ne veut pas perdre espoir et d'une enquêtrice déconcertée par ce qu'elle découvre.

Surtout n'hésitez pas à vous procurer Frontières tant qu'elle est au tarif promotionnel de la précommande (15 euros) !

Douze ans, un trimestre

Aujourd'hui, on est le 2 avril.
En théorie, en ce lendemain du 1er avril, c'est le retour à un monde normal.
En pratique, avec la gorafisation du monde qui s'accélère, les pires blagues sont parfois vraies.

 Brexit : bientôt une frontière physique dans mon jardin ?

Mais le 2 avril, c'est aussi l'anniversaire de mon blog.
Douze ans déjà ! Quand je pense que je l'avais commencé comme blog BD avant de le réorienter vers un format plus classique... Il s'en est passé, des choses, depuis. De belles histoires. De terribles pertes. Pas mal de textes publiés. Beaucoup de remises en question.
Quoi qu'il en soit et nonobstant le risque de crise d'adolescence qui n'est jamais à écarter à cet âge, quand ce blog fête son anniversaire, c'est toujours le printemps, ma saison préférée.

Trois mois après la grosse crise personnelle de la fin 2018, le moral va mieux. J'ai le cerveau essoré par une surcharge de stress et de responsabilités, mais la confiance est de retour, plus ou moins.

L'air de rien, ça a été un beau trimestre :
  • Le sommaire officiel de l'anthologie Frontières chez ImaJn'ère a été annoncé, et je suis dedans.
  • J'ai vécu de superbes moments en mars avec le salon Livre Paris, puis avec le concert des Poets of the Fall.
  • On a bouclé dans les temps la direction littéraire de mon roman de septembre, un beau bébé de 500 pages dans lequel l'éditeur dit placer pas mal d'espoirs. Reste à remplir l'agenda en conséquence. Il est déjà question que je m'arrête à ma librairie locale et que je fasse un saut dans le ch'Nord.
  • J'ai tombé plus de 150 000 signes sur le premier jet d'un polar fantastique un brin décalé comme je sais les faire (la question est plutôt de savoir si je suis capable d'écrire un texte qui ne soit pas du tout décalé, et je ne suis pas sûre de la réponse). Je me suis inscrite au Camp NaNoWriMo d'avril pour avancer dessus. Hélas, pour l'instant, mon cerveau essoré n'arrive pas à reprendre là où j'en étais. Je sais pourtant quelles infos doivent tomber, mais je n'arrive pas à placer les personnages de façon à ce que les révélations passent.
  • Mon projet steampunk est plus ou moins en stand-by sur le début de l'acte II, mais j'ai noté des péripéties intermédiaires à mettre dedans. Je m'y remets dès que possible.
Donc happy birthday, mon blog ! 
Et que le printemps se poursuive aussi bien qu'il a commencé !

Fabriquer son établi

Pour mes petits travaux de bricolages, j’avais un établi pliant premier prix, qui m’a lâchement lâché cet hiver. j’ai donc entrepris la tâche de le remplacer

Tant qu’à faire, et parce que j’avais de la place, j’ai voulu un établi fixe, et pas un nouveau machin pliable. Et après quelques mois à chercher en vain une table assez solide pour être recyclée et à pleurer sur le prix du matériel neuf (fixe ou pliant, ça coûte un rein et demi, ces machins-là, et si l’on en croit les commentaires, il faut même vendre un enfant en pièce détachées si l’on veut quelque chose qui résiste réellement au bricolage).

Je suis donc allé là où l’on trouve réponse à tout: sur les vidéos de tutorial de Youtube. Et là, c’est la fête, avec des dizaines de gens qui te font des vidéos sur « comment fabriquer un établi à pas cher », principalement des américains.

Passés la barrière de la langue (mine de rien, le vocabulaire technique n’est pas non plus celui qu’on utilise le plus souvent dans les conversations de tous les jours), le pµ#@!$ de système impérial, et la compréhension de ce que peuvent bien être des « 2×4 » 1 dans un magasin européen, il a fallu s’atteler à la conception du bouzin.

Exeunt les modèles à base de tablier en planche de poutre (ouais, les mecs se fabriquent des plateaux d’atelier de 2, voire 4 pouces d’épaisseur, just because – et puis de toutes façons, je n’avais pas la moitié des outils nécessaires pour le faire), j’ai décidé de partir sur un modèle « en plateau sandwich ».

Un peu de brouillonnage pour:

  • récupérer les idées à droite à gauche (même si je me suis largement inspiré de certains montages, je n’ai pas cloné une méthode des internets de A à Z)
  • calculer les longueurs de bois nécessaires
  • calculer la visserie nécessaire (en particulier la longueur dont j’ai besoin)
La première ébauche, et le design « définitif » (j’ai abandonné le pied central pour cause de « j’ai pas envie de claquer 50€ dans un kit de vis cachées)

L’idée est assez simple: sur les côtés, deux « carrés » sur lesquels on fixe deux « potences ». Les barres en longueur sont un peu en retrait pour laisser du dégagement pour des serre-joints, et l’on colle deux renforts transversaux.

Pour les dimensions: 1m50 de long, 60cm de profondeur et une hauteur de… heu on va partir sur 1m pour les calculs, mais ça sera certainement un peu moins.

Et c’est parti pour une shopping-list chez Lemagicyen-Arthur. Le truc le plus équivalent au « 2×4 » américain que j’ai pu trouver, c’est du demi-chevron en 40×75 (ce qui colle presque question dimensions) en 3m de long… Et bien évidemment, impossible de mettre la main sur la dalle que j’avais visée qui faisait exactement 60cm de profondeur. Tant pis, on se rabat sur un panneau d’OSB de 67.5cm, ça fera un peu plus de dégagement sur l’avant 2.

C’est là qu’on est content d’avoir une Voiture A Grand Coffre(tm)

Et c’est parti pour l’assemblage:

  • découpage des longueurs: 6×45, 6×90, 2×134
  • Assemblage des carrés et première déviation par rapport au plan. La barre basse au niveau du sol, c’est pas super-joli, alors je la surélève de quelques centimètres (7.5 très précisément: c’est la hauteur d’un morceau de bois, ça fait un gabarit tout trouvé). Pré-perçage et vissage (des vis de 90mm de long: on traverse le bord long du bois)
  • Assemblage des potences… Et merde, j’ai mal compté, il faut que je recoupe deux longueurs de 90
On va quand même regarder ce que ça donne en fixant ça vite fait avec des serre-joints
  • retour à la scie, pour deux nouvelles coupes de 90
  • Montage de la deuxième potence
  • Fixation de la structure (en vérifiant que tout est d’équerre: le bois, c’est quand même assez fourbe de ce point de vue) en ne lésinant pas sur les vis (alternativement depuis le montant extérieur et le montant intérieur)
  • Installation des renforts pour le dessous du plateau
Le premier renfort en cours de fixation. Je me suis demandé si ça n’aurait pas été plus facile en retournant le meuble, mais en fait, dans cette position, c’est vachement plus facile pour visser

C’est là qu’intervient la deuxième déviation par rapport au plan: à cause d’une coupe ratée, je me suis retrouvé avec deux tronçons d’un peu moins de 45cm. Alors tant qu’à faire, au lieu d’une grande traverse, autant mettre deux jambes, comme me l’avait suggéré Franck après mon teasing du plan sur le les réseaux sociaux

La structure terminée, yapluka poser le plateau

Pour la découpe du plateau, il est temps d’expérimenter une ruse des amricains: en prenant mes plaques, j’ai aussi récupéré une paire de panneaux d’isolation en polystyrène épais. Comme ça, je pose ma planche dessus, je règle ma scie pour que l’épaisseur de coupe soit tout juste supérieure à celle de ma planche à découper, et je peux scier « au sol » sans risquer de niquer, au mieux ma scie sur le béton, au pire moi parce que la scie a tapé sur le béton et qu’elle m’est revenue dans la gueule. Et c’est aussi vachement plus sûr que de scier sur des tréteaux…

Un petit coup de ponçage avant de poser la planche, et on visse généreusement

On voit bien le débord de quasiment 10cm à l’avant de l’établi.

A cette étape, l’établi est quasiment fini. Il peut commencer à prendre sa place dans l’atelier.

prochaines étapes (dans le désordre):

  • monter un support pour ma scie à onglet. Légèrement surbaissé par rapport à celui-ci (comme le jardinet des chevaliers qui disaient Ni) pour que le niveau du plateau de la scie soit à celui de l’atelier.
  • S’il me reste du bois, fabriquer un tréteau à hauteur pour l’autre côté (je n’ai pas la place de mettre un second établi à demeure, mais un tréteau permettrait de tenir les longs morceaux)
  • Mettre la deuxième épaisseur d’OSB pour avoir un plateau virtuellement indestructible (3cm de plateau, c’est mieux que 90% des établis du commerce)
  • Mettre un revêtement. En première intention, ça sera poncer/vernir, mais on me suggère de fixer une plaque métallique. Même si j’ai un léger doute sur l’utilité, à part pour servir d’abri en cas de guerre nucléaire 😀
  • Passer au projet suivant 😀
Sinon, on avait essayé de me vendre ça, mais j’ai quelques doutes…

Notes:

  1. visiblement, le format standard auquel on achète du bois outre-Atlantique
  2. à moins qu’il ne finisse raccourci, quand tout sera terminé

Ton Oph a aimé : Poets of the Fall, Ultraviolet tour, Paris



Quand on me connaît d'un peu près, on ne peut pas ignorer que mes goûts musicaux sont globalement plutôt rock et que, parmi les quelques groupes dont je suis l'actualité au jour le jour, il y a les Poets of the Fall.
En Finlande, POTF, c'est plus de quinze ans de carrière, huit albums et des concerts qui remplissent de grandes salles. En France... rien. Enfin, peut-être un peu depuis que Françoise Hardy a repris en français un de leurs titres dans son dernier album (leur donnant l'occasion de passer pendant une minute sur France Télévisions).

Sleep vs. Dors mon ange

Depuis quelques années, c'est devenu un rituel : j'emmène mon fils voir un concert de chaque tournée européenne des Poets of the Fall. Le plus dur est encore de trouver un lieu et une date qui nous conviennent, en termes de logistique.
En octobre 2014, nous sommes allés à Nuremberg.
En décembre 2016, à Francfort.
Mais le 20 mars 2019, pas besoin de prévoir le train ni l'hôtel : pour la première fois de son histoire, le groupe est venu jouer en France, à Paris.

Le concert a eu lieu au théâtre Les Étoiles, une petite salle histoire de tester le public français. La capacité si on met des chaises (et sans stand de merch) est de 180 places. À vue de nez, en mode debout et sans tasser le public, il devait y avoir 200 ou 250 billets vendus pour la soirée.
Premier bon point : tout était complet une semaine avant.
Deuxième bon point : les gens savaient pour qui ils venaient. Toute la salle a chanté Carnival of Rust, le gros tube du groupe.

La vidéo date de 2006. Il y a une dizaine d'années, elle a été élue meilleur clip de musique finlandais de tous les temps.

J'ai eu droit à une double louze en arrivant : on m'a filé le seul soda avec une paille trouée au niveau du soufflet (pas pratique pour boire) et je me suis rendu compte que j'avais perdu mes bouchons d'oreilles (acouphènes bonjour). Heureusement, la série noire s'est arrêtée là.

En première partie, découverte super sympa avec Blackout Problems, un groupe allemand beaucoup plus punk/électro/indus/whatever que les POTF, mais à l'énergie communicative. Le chanteur a voulu parler français mais a eu du mal à dépasser le stade du "ça va ?" qui est devenu la punchline de la soirée.


Fort logiquement, je l'ai chopé à la sortie pour lui dire que je n'irais nulle part sans mon "ça va" personnel, je lui ai filé son CD et un stylo, et il a obéi pour se débarrasser de moi.


(c'est dans des moments comme ça que mon fils a honte)

Quant aux Poets of the Fall eux-mêmes, que dire ?
Ils étaient juste parfaits.
Heureux de venir enfin jouer à Paris, parce que la ville fait rêver et que Jari, le batteur, a eu autrefois une petite amie française. Excellents comme d'habitude, parce que c'est un groupe très carré et pro, donc les couacs techniques ont été rares et discrets. Pleins d'énergie, jeu de scène entraînant malgré la petite taille de la scène (au début, je me suis demandé comment ils comptaient tenir à six là-dessus) et mimiques communicatives. À la fin du set copieux et varié (17 morceaux venant de la quasi-totalité des albums), ils étaient rincés. Je crois que si on leur avait soufflé dessus, ils seraient tombés.

N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les afficher en plus grand.

Un super concert, une super soirée, des émotions, de l'excellente musique...
Que demander de plus pour bien commencer le printemps ?
J'espère revoir les Poets of the Fall à Paris lors de leur prochaine tournée, de préférence dans une salle un peu plus grande, d'autant que cette fois, j'ai prévu d'amener aussi ma fille.