Crazy Kung Fu

Le nouveau Stephen Chow, sorti en salles françaises.


Comment commencer cet article ?

Tout d’abord qui est Stephen Chow ?

Vertiable star comique à Hong Kong, il a joué dans une 60aine de films.
Il passa à la réalisation avec « From Beijing with Love » (Bons baisers de Pekin quoi !), parodie de James Bond absolument géniale mais inédite en France. (avec la sublime invention de la lampe torche marchant à l’énergie solaire). Enchainant des gros cartons au box-office HK, il connaitra la reconaissance mondiale avec Shaolin Soccer.

Kung Fu Hustle est sa 7 ème réalisation déjà. Et annonce la couleur par rapport à Shaolin Soccer assez rapidement.
La scène d’entrée de Stephen Chow est évidente : des gamins jouent au foot, et envoient la balle au loin. Chow l’intercepte fait quelques passes irréelles, puis ecrase le ballon rageusement en s’exclamant « Ah non ! Marre du foot ! ». (S’ensuit un plan des gamins en larmes)
C’est clair non ? 😀

Ce nouveau film est beaucoup moins occidentalisé. Au niveau des thèmes plus que de l’humour (la comédie cantonnaise aurait de toute façon été difficilement exportable, connu pour sa lourdeur).
L’histoire est simple.
Chow joue Sing, un petit malfrat looser qui rêve de rejoindre le gang des haches, terreur des rues. En cherchant à terroriser des habitants d’un quartier delabré et pourri, il tombe en fait sur un vivier de maitres d’arts martiaux vivants cachés.
Le gang de la hache se retrouve mélé à l’histoire et s’ensuit des affrontements homériques et barrés.

Le réalisteur, assez narcissique dans ses films, est etonnement en retrait ici. Il disparait même pendant bien 20 minutes du metrage. Privilégiant une gallerie de tronches incroyables. Une mégère en bigoudi adepte du kung fu du lion (elle hurle pour créer des ondes de choc O_o), un tailleur efféminé pratiquant le Iron Chain Fist, un vieux clochard qui arrête les balles avec deux doigts et se tranforme en crapaud,…

Ca donne forcemment des scènes de combat assez démentielles. Chorégraphiés par Yuen Woo Ping (maintenant connu mondialement avec Matrix et Kill Bill) et Sammo Hung (pour la scène des tueurs harpistes). Mais surtout bourré ras la gueule d’effets spéciaux loufoques.
Clairement pas des grands affrontements martiaux, mais des scènes qui ont plus de l’héritage d’un Tex Avery. L’action étant clairement cartoonesque.

Les scènes de comédies sont plutôt réussi. Même s’ils m’ont parfois laissé simplement un sourire plus qu’un rire aux eclats (contrairement à Bon baisers de Pekin qui m’avait fait mourir de rire), mais visiblement le public dans la salle était très très réceptif. Certaines scènes étants réellement hilarantes, comme celle des serpents vénimeux.

Etrangement Stephen Chow est clairement un réalisateur qui prend la comédie très au sérieux. Le Kung Fu étant toujours un moyen de faire passer un message spirituel parfois trop caricatural. Mais on y prête pas réellement attention.

Une dernière chose qui pourra faire rugir de plaisir les cinéphiles sont les références en pagaille qui parsèment le film.
Le cinéma occidental est passé en revue : Shinning, Spiderman, Les inccoruptibles,…
Mais aussi et surtout le cinéma old-school de la shaw brothers : Le Justicier de Shangaï, The 8 Diagram Pole Fighter, the House of 72 Tenants,…

En bref un film qui fait passer un très bon moment. Pas le meilleur film de son réalisateur, mais tout à fait recomendable en attendant que HKvideo sorte en DVD zone 2 « Bon Baisers de Pekin ».