Bleed like me (2)

Dès les premières notes du CD, je me suis rendu compte que ça faisait un bail que je n’avais pas écouté de morceau de Garbage…


Mais Garbage, c’est comme les amis: on peut ne pas se voir pendant des mois, ne pas avoir de nouvelles, et oublier jusqu’au son de leur voix, mais quand on se retrouve, c’est comme si rien n’avait changé.

Enfin presque… Comme je l’ai dit dans mon précédent article[ [Bleed like me premier du nom]], Garbage avait fait une expérience plus « électro » dans leur précédent album, qui ne m’avait pas vraiment convaincue[[un peu comme le virage de No Doubt, avant que Gwen Stefani se vautre dans le stupre et le R’n’B en solo…]]. Heureusement pour moi, ils sont revenus à quelque chose de plus semblable à leur deux premiers albums…

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bleedlikeme.jpg Bleed Like Me, c’est un retour à un son rock pur et dur, sans les loops ni les distorsions vocales de l’album précédent[[pour ceux qui se rappellent du single Androgyny]]. C’est aussi un album plus énergique que les précédents, faisant la part belle aux accords plaqués et à une batterie rapide et très présente, plutôt que ces chansons mélancoliques qui, quand on les écoute un jour où il fait un peu gris, donnent envie d’ouvrir le gaz[[qu’on ne se méprenne pas, ces chansons désespérées, je les adore…]]. Il y en a quand même une (un album de Garbage ne serait pas un album de Garbage sans ça): It’s All Over But The Crying, qui, sans atteindre la puissance de Cup Of Coffee[[sur Beautiful]], reste dans la grande tradition que je viens d’énoncer.

A côté de cet incontournable moment de déprime profonde, mais tellement jouissive, on a les morceaux « calmes » comme Bleed Like Me ou Metal Heart, alternés avec des morceaux franchement énergiques comme Bad Boyfriend ou Sex Is Not The Ennemy[qui mériterait de devenir le générique de [Sexe, vérités et camescope ]], qui vous donnent presque envie de headbanger votre écran quand, comme moi, vous l’écoutez en tapant sur votre clavier.

Qu’est-ce qu’on pourrait regretter dans ce disque[[en dehors de la musique, si l’on est réfractaire au style]]? Peut-être le manque d’ « édition spéciale ». A moins que tous les disquaires chez qui je sois allé aient été super mal approvisionnés, je n’ai trouvé qu’une version simple, loin du double CD de Version 2.0[[le deuxième CD contenait des pistes live]] ou la pochette collector de Beautiful[[une boite en carton hexagonale, très jolie mais infermable, et qui ne rentre pas dans les rangements habituels pour CD – comme 90% des boitiers collectors, d’ailleurs]]. Bref, rien qui pousse à acheter tout de suite l’édition limitée. Dommage…

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Tracklist:

  1. Bad Boyfriend
  2. Run Baby Run
  3. Right Between the Eyes
  4. Why Do You Love Me
  5. Bleed Like Me
  6. Metal Heart
  7. Sex Is Not The Enemy
  8. It’s All Over But The Crying
  9. Boys Wanna Fight
  10. Why Don’t You Come Over
  11. Happy Home