Samuel Taylor Colridge

De quoi briller dans les festival métal à peu de frais, pour draguer les petites goths en mal de poésie (enfin moi je dis ça… C’est pour aider)


Amis Métalleux, Amis du Donjon, cet homme est votre ami.

Pourtant, rien de destinait Samuel T. Coleridge à finir dans ces pages, sur ce site, pour briller au plus haut firmament de la célébrité mondiale sur les ondes radiophoniques d’Internet…[[Le premier qui rigole c’est ma main dans la tronche.]]

Ce poète (et oui il en faut) naquit un matin pluvieux de 1772. Enfin je n’en sais rien, mais il y a peu de chances que je me goure, sachant qu’il était Anglais. Anglais et poète, cela arrive parfois. Shakespeare, Byron, Thatcher : exterminez la mention inutile.

Contemporain de la Révolution Française, ce fut un progressiste et un dangereux utopiste. Jugez plutôt : il était favorable au vote des femmes…

Non mais et puis quoi encore.

Samuel T Coleridge

Si cela n’était pas suffisant pour nous le rendre sympathique, sachez qu’il avait d’autres idées sociales, notamment un mode de gouvernement nommé pantisocracy. Non Oph, il ne s’agit pas du gouvernement des culottes. Pas plus que d’une maladie rare attrapée dans un bordel Birman. Plutôt d’une organisation de partage social proche du Kibboutz.

Il semble avoir été brillant, mais fainéant. Sans doute un disciple de Dlul en avance sur son temps. Il fut considéré comme l’un des hommes les plus instruits et les plus intelligents de Grande Bretagne [[ce qui n’est pas grand-chose d’ailleurs]], mais ne concrétisa jamais ce qu’on « attendait de lui ». Vive la flemme, vive Colridge !

Au delà de l’évidente glorification du non-agir Dlulien, je sais que vous vous demandez pourquoi je vous bassine avec cet homme, et surtout ce que le Donjon et le Métal viennent faire là dedans, non d’une pipe en bois.

Il a tout d’abord écrit un poème nommé « Le Donjon ».

Vous allez me dire « ouai c’est marrant, et puis » ?

Et puis, bande de métalleux ignares que vous êtes, il se trouve que cet homme est l’auteur du poème célèbre « The Rime of the Ancien Mariner ».

Et oui, fans de la Vierge de Fer [[non, je ne parle pas de Thatcher]], et oui, Métalleux en acier au chrome-vanadium : Iron Maiden n’a rien inventé (enfin si : la musique qui va avec).

Day after day, day after day,
We stuck, nor breath nor motion;
As idle as a painted ship
Upon a painted ocean.
Water, water, every where,
And all the boards did shrink;
Water, water, every where,
Nor any drop to drink.

Vous me croyez maintenant?

Voici donc le TEXTE ORIGINAL de ce poème. Vous reconnaîtrez des passages de la chanson qu’on aime tant (enfin moi je l’adore). Pour ceux qui n’auraient pas tout suivi, il s’agit de l’histoire d’un marin qui tue un albatros alors qu’il vient de passer la ligne de l’équateur… Lui et son équipage récoltent les pires enmerdes dans la plus pure tradition des (in)fortunes de mer, avant d’obtenir un pardon divin très « rédemption chrétienne » (gros spoiler donc, il y a une fin morale à défaut d’être heureuse).

Voilà donc pourquoi on parle de Dieu et d’amour à la fin de cette chanson, et pas de Satan et de Doom and Destruction.

Comme quoi, ya pas que le White Metal dans la vie…

Welf, Chroniqueur du DériDoire.