Nanowar

Il y a deux grandes familles de metalleux (bon, si on exclut les blackeux, les doomistes et les 275 autres sous-chapelles de la grande église du metal) : les groupes de goth à chanteuse[[dont je fais partie]] et les groupes de power-epic-velu [[dont je fais aussi partie]]. Et Nanowar ne fait pas partie de la permière catégorie.


Ah, l’Italie, l’autre pays de l’epic-power-tagada-metal… Ah Luca Turilli et ses clips « chaine Casto », Rhapsody plus ou moins « on fire » et ses chevauchées des vaches-qui-rient… Les dragons, les flammes et les épées magiques qui tuent tout…

Et bien Nanowar vient aussi de ce beau pays. Et ils ne sont pas là pour rigoler[enfin si]]. C’est facile, leur tracklist est bourrine. Foin de gentilles elfettes gambadants dans les champs, de villages des nains où l’on raconte de belles histoires au coin du feu ou de nécromancien dépressif. Ici, il est question de forêt de l’acier magique (et autres métaux lourds) et de guerre contre les posers[[pour savoir ce qu’est un poser, écoutez Korn ou lisez mon aryicle sur [Granado Espada…]]. Et les titres sont à l’avenant. On remarquera en particulier les très puissant True Metal Of Steel, ainsi que le Power Of The Power Of The Power Of The Sword, introduit de façon très Rhapsodique. On trouve aussi des titres qui touchent à la vraie intimité du groupe, comme « You think it’s a chastity belt, but it’s my true metal underpants », un titre qui aurait se place sur un album de punk étudiant, si les punks étudiants avaient suffisamment de cheveux pour faire du metal velu.

Mais Nanowar, c’est aussi la reprise des plus grands standards du metal velu avec des poils, comme Emerald Fork ou Master Of Pizza, parce qu’un groupe de metal velu doit faire des reprises velues de morceaux velus.

Longue vie, donc, aux habitants de la Forêt de l’Acier Magique et des Autres Métaux Lourds, longue vie à Nanowar, et n’oubliez pas : Other bands play, Nanowar gay !