Granado Espada

Le monde du MMORPG est actuellement squatté par World of Warcraft, et en attendant Age of Conan (oui, un jeu où l’on pourra jouer un barbare brutal) et Warhammer Age of Reckonning (un MMO basé sur le monde de Warhammer Battle, donc encore avec des nains et des orques), on se trouve un peu dépourvu, d’autant que la bise est venue, et qu’un abonnement à un MMO, ça coûte cher…


Bref, tout ça pour dire que dans les contrées asiatiques, on a pensé à nous quand on a créé Granado Espada. On a un jeu qu’on peut qualifier de « grand-siècle fantastique », bref un univers XVII°, mais avec des magiciens et tout et tout. Et comme en plus, c’est gratuit, ça ne gâche rien.

Free2p(l)ay

Oui, gratuit, vous avez bien entendu. Le concept est celui d’un jeu en Free2Play, c’est à dire que vous pouvez louez gratuitement, sans débourser de sous.

Bein évidemment, il faut que les éditeurs fassent leur beurre, donc ils proposent différentes formules (payantes, elles) pour les joueurs acceptant de payer. Dans Granado Espada, c’est l’option « achetez des sous contre des sous » qui a été choisie. Si vous voulez gagner plus de sous, vous pouvez en acheter. En somme, c’est la version légale des spammeurs du type « CheapGoldz4U » qu’on peut retrouver sur les jeux en ligne à abonnement… D’après les dires des gens qui y jouent régulièrement, ça ne déséquilibre pas le jeu… A voir.

Bon, c’est gratuit, mais c’est bien, au moins?

Vous avez aimé Diablo2? Vous aimez les dessins animés japonais? Vous avez toutes les chances d’aimer Granado Espada.

Regardez-moi dans les yeux...

C’est facile, on a un design de caractère tout à fait… asiatique, principalement avec des femmes aux gros seins avec des décolletés plongeants (ce qui n’a rien de choquant en soi, vu les tenues du XVII° siècle), et des coupes de robe éminement pratiques pour courir… Enfin il fallait oser la robe à panier coupée au niveau mini-jupe à l’avant[Vous ne me croyez pas? Regadrez [ici et revenez…]]…

Le point un peu décevant est le côté « archétype » des personnages. Un choix a été fait par les concepteurs de ne pas pouvoir proposer de personnalisation des avatars (pour permettre de jouer avec des configurations limitées, d’après eux). Les seules fantaisies permises sont au niveau de la tenue… et les tenues proposées sont toutes extravagantes ou fantaisiastes (mais bon, c’est un jeu asiatique. Ils ne doivent pas avoir de Famille de France, là-bas). On se retrouvera donc avec tous les guerriers qui ressembleront à la même chose, et franchement, les avatars masculins ont des coupes de cheveux atroces… Mais en fait, ça n’est pas trop grave de ne pas pouvoir mitonner son avatar aux petits oignons quand on voit le type de jeu.

Une belle bande de poseurs

En fait, on ne contrôle pas un avatar, mais plusieurs membres d’une « famille », votre stock de persos, quoi. Trois, pour être précis. Et c’est cette fine équipe que vous allez diriger dans le jeu. Par exemple, voici mon équipe:

Oh my god! Posers!

Au centre Helena, la mousquetaire (une classe spécialisée dans les dégâts à distance), à droite Welf, le guerrier et à gauche Sacha l’élémentaliste [[Si ça n’est pas Welf l’élémentaliste, c’est que l’avatar de l’élémentaliste masculin était vraiment trop moche]] (oui oui, on peut lancer des boules de feu). Les deux autres classes restantes sont Scout (un mix entre le voleur et le soigneur) et le magicien (d’après les descriptions plus spécialisé dans les sorts à aire d’effet et défensifs).

Une fois cette équipe formée, et bien on va aller dans le nouveau monde pour… non non, il n’est pas question de faire de la cueillette de fleurs bleues ou de ramasser des tas de boue, mais bien de buter à la chaine du monstre pour gagner du niveau. Et les développeurs ne s’en cachent pas, puisqu’il y a des modes de déplacement « buter du monstre en allant à la destination désignée » et « rester sur place à buter du monstre tant qu’il y en a ». Ceci dit, je n’ai pas essayé d’aller boire un café pendant que mon équipe butait du monstre à la chaine…

Au final…

Bon, c'est quand même joli...

Au final, on a un jeu qui n’a pas de réelle profondeur, à moins qu’on m’ait caché un scénario aux petits oignons. On pourra aussi ne pas aimer le fait que tous les personnages se ressemblent.

Mais c’est un environnement graphique assez joli, un univers original, un mode de jeu lui aussi original, et un peu de hack’n’slash n’a jamais fait de mal à personne. En plus, c’est gratuit. Bref, de quoi occuper vos vacances de la Toussaint où il pleuvra et fera gris[[qui a dit « Comme cet été?]].