Et si c’était niais?

Il y a quelques temps, j’avais pondu une chronique sur les livres de la rentrée, qu’on essaie de nous vendre par palanquées entières.


Et puis cette année, en lisant en diagonale la chronique littéraire d’un canard quelconque en vacances[où ils annonçaient entre autres la tenue d’un salon littéraire qui m’a permis de récupérer un exemplaire dédicacé de [L’ange et le réservoir de liquide à freins, mais ça n’a rien à voir]], je vois un entrefilet sur le livre qui résume la rentrée littéraire de cette année.

Denis-Henri Levy, Amélie Notlong, Bernard Werbeux, Christine Anxiot, ils sont tous là, plus vrais que nature, pour nous emmener dans les méandres de leur style, plus vrai que nature.

A ce sujet donc, ZoC Radio vous propose deux petits jeux:

1/ attribuez chaque oeuvre à son auteur[[sans utiliser Google]]:

  • a – Fred Wargas
  • b – Pascal Servan
  • c- Jean d’Ormissemon (de la française Académie)
  • d – Denis-Henri Lévy
  • e- Anna Galvauda
  • f – Bernard Werbeux
  • g – Frédéric Beisbéger
  • h – Mélanie Notlong
  • i – Marc Levis
  • j – Christine Anxiot
  • h – Jean-Christophe Rangé
  1. Barbés Vertigo
  2. Pourquoi moi ?
  3. Tais-toi si tu veux parler
  4. Et si c’était niais ?
  5. hygiène du tube (et tout le tremblement)
  6. Ils ont touché à mes glaïeuls (Journal, tome. XXII)
  7. Des fourmis et des anges
  8. C’était rudement bath’
  9. Les limbes pourpres du concile des loups
  10. 64 % (Soixante-quatre pour cent)
  11. Quelqu’un m’attend, c’est tout

2/ Attribuez la citation suivante à son auteur


«
Le lieutenant Antoine Glandard se leva de bonne heure et se fit un café noir. Après une douche bleue, il enfila un pantalon vert et mit une chemise blanche. En regardant par la fenêtre ouverte, il vit dans l’aube le jour naissant qui se levait. Dehors, à l’extérieur, un moineau gracile chantait une suave ritournelle musicale sur une branche d’arbre. Dans la rue de Vaugirard, les marronniers étaient solides et le trafic automobile. Un rayon de soleil lumineux vint frapper sa rétine oculaire.
_ Il eut un mouvement de clignement des yeux.
_ On ne voit pas les choses de la même façon selon qu’on a la Lumière dans l’oeil ou pas , songea-t-il en poussant un profond soupir. Probablement que si on savait parler son langage, la réalité nous supplierait de la regarder au-delà des apparences visibles. En passant le seuil et une veste en tweed, il embrassa sa femme aimante et ses enfants alignés.»

Remercions donc Pascal Fioretto pour nous permettre de profiter à peu de frais de la rentrée littéraire (à laquelle il manque quand même Michel Ouailebec, et donc vous allez devoir acheter et vous coltiner La Posssibilité d’une Ile, qui est sortie en poche), et de nous permettre d’éviter les prochaines arnaques sur le « Dernier marc Levy qui est trop bien, mais alors trop bien »…