Battleheart

Tout un programme, hein !


Bon, en principe, je ne suis pas le chroniqueur attitré de ZoC pour le Métal… Mais là, il faut que je vous cause de ce petit groupe de pirates, trouvé au hasard d’une recherche googlesque sur le net.

Battleheart c’est un peu un croisement improbable entre Rhapsody [« of fire », pardon], Pirates des Caraïbes, Bontempi, Peter Pan et Edguy. Le tout avec un bandeau sur l’oeil et un tonneau de rhum.

Soyez prévenus, ce n’est pas l’innovation de l’année. Ni même la prod’ du siècle. Mais ça sent bon les débuts de festoches, la bière et les embruns, les petits gars déchaînés sur leurs instruments et les abordages de vieux films de pirates.

« True Scottish Pirate Metal » en soi, c’est un peu confus, soyez prévenus. D’ailleurs, je cherche encore le « Scottish » dedans, qui doit se résumer à leur origine géographique. Quant au « True », une fois de plus, c’est un bon moyen de qualifier les autres groupes de sales traîtres tout juste bons à passer à la planche pour les jeter aux requins.

Dani Evans

Le pirate est à la mode. Non seulement la piraterie prolifère sur internet ou dans les eaux troubles de Malacca et de la corne de l’Afrique, mais l’imagerie populaire du sympathique flibustier en lutte contre la marine anglaise a le vent en poupe. Battleheart surfe un peu sur cette vague qui, de Drake à Barbe Noire, nous emporte dans les tavernes des caraïbes, où des frères de la côte, ivres de rhum et de gloire, s’effondrent entre deux ribaudes en dépensant l’or des Espagnols pour un peu de bonheur terrestre.

Palsambleu ! Comme j’arrive à être sérieux quand je cause de Métal !!!

Doug Swierczek

Bref : Battleheart, ce sont de bons morceaux de Métal Tagada, bien rythmés, un peu punkisans sur les bords (Dropkick Murphys n’est pas loin, « under Jolly Roger » de Thérion non plus), et qui donnent envie de brailler un verre à la main en secouant la tête. C’est déjà pas mal, non ? En plus, leurs instrumentaux sont très sympas. Même si Mammuth a eu comme réaction « c’est honteux » en écoutant « set sail » tellement c’est cliché, moi j’avoue avoir un faible pour « the curse of captain Morgan ».

Gavin Harper

En plus, ils ont un clavier qui nous rappelle Europe, ce qui est finalement plutôt rare dans le métal actuel (enfin depuis que j’ai trouvé quelqu’un pour m’expliquer que Indochine c’est Goth’, je ne doute plus de rien)

Christopher Bowes

Le plus simple est encore de vous faire une idée. Sur leur site, vous pouvez télécharger leurs deux albums gratuitement, et contempler les pochettes des CDs qui sont… Comment dire ?

Terror on the High Seas

Le Hollandais Volant n’a pas fini de tourner sur les mers du monde. Vanderdeken, nous voici ! Bordez le clinfoc ! Affalez les Huniers ! Les gabiers dans les haubans !

Grande est la Nation qui nous a donné Francis Drake, Henri Morgan et Battleheart!

Welf, Jolly Roger, tout ça…