Le blog de Neil

Les anciens du forum Pen Of Chaos et les amateurs de l’Art du Donjon connaissent Neil. Les uns parce qu’il fréquenta pas mal la section Littérature à une époque, les autres parce qu’il est l’auteur des aventures du Sergent Barok, (anti-)héros très vimairien lancé avec sa troupe de bras cassés à la poursuite des aventuriers de Naheulbeuk [[En deux phrases, je cumule « Pen Of Chaos », « donjon » et « Naheulbeuk », ce qui devrait permettre de googliser favorablement cette page et peut-être d’attirer des visiteurs vers le blog de Neil. Je suis machiavélique.]]. S’il ne traîne plus guère parmi les forumeux et s’il a laissé tomber Barok, Neil n’a pas pour autant disparu de la circulation. Il a même ouvert un blog.


Le blog de Neil est présenté comme « sans intérêt ». Ce qui est pourtant loin d’être le cas. En effet, comme l’auteur touche un peu sa bille en dessin et a le sens de la mise en scène [[Je précise pour ceux qui n’auraient pas lu Barok. Pour les autres, ça va de soi.]], il raconte sa vie en bande dessinée. Concept qui n’est pas nouveau, loin s’en faut. Ils sont nombreux, ceux qui se mettent ainsi en scène dans leur blog, et à cette masse il faut encore ajouter la multitude des dessinateurs qui racontent en images autre chose que leur propre vie. Bref, ce blog n’est pas précisément novateur. Mais Neil est ivryen depuis quelques mois, et ça change tout.

Avant que ne s’élèvent les choeurs des « ça y est, c’est son voisin, c’est pour ça qu’elle lui fait de la pub », je vous arrête tout de suite. Déjà, Neil et moi habitons dans deux quartiers quasi diamétralement opposés d’Ivry sur Seine, qui n’est pas une petite ville. Nous ne sommes donc pas voisins. D’autre part, si je devais me laisser corrompre par quelque chose, ce serait plutôt par le super dessin qu’il m’a offert il y a quelques mois.
_ Non.
_ Ce n’est pas le terme « ivryen » qui est intéressant. C’est la locution « depuis quelques mois ».

Neil s’est en effet installé dans des conditions assez rocambolesques, et c’est cela qu’il nous raconte avec brio au rythme d’une planche quand il a le temps. Les recherches, la propriétaire, l’installation… C’est assez fou pour être vendu comme BD comique sous couvert de fiction. Et c’est encore plus drôle quand on sait qu’à quelques menus détails près, tout est authentique.

Je reconnais que le fait d’habiter Ivry permet de comprendre les explications ferroviaires de l’épisode 7. Arme à double tranchant, d’ailleurs. Comme ça me semble limpide, je goûte moins le côté abscons de la chose.

Mais je parle, je parle, et le meilleur moyen de vous faire une idée est encore d’aller voir le site.

Allez hop, zou!

Oph