Thorgrim

Je naquis le 16 octobre 1981.
Ce jour là, les vents des hauts plateaux de l’Himalaya soufflaient avec une telle violence, qu’il renversa le plus grand brasero sacrificiel du temple de la Lumière vertueuse et fit sortir avec brutalité Maître Tzempo de 15 ans de méditation contemplative en lévitation.
Troublé, il tira les trigrammes divinatoires, qui formèrent la forme mystique des 18 fleurs du Dragon de jade.
Levant un sourcil et soupirant profondément, ils prononça ces mots à la portée historique « Tsumbomanoyaba » (enfin en gros quoi) que l’on pourrait traduire par « Journée de merde » avant de reprendre sa méditation en maugréant.
Le monde ne serait plus jamais le même (en fait il serait le même mais avec moi, ce qui fait augmenter les chiffres du recensemment et le nombre de papier à la préfecture du Mans, ce qui est en soit pas mal…)

C’est aussi à cet instant précis que je poussais mon premier vagissement, début d’une grande série qui se poursuit encore quotidiennement tous les matins sous ma douche, quand j’imite Ivan Rebrof.
Dans un abus manifeste des choeurs de l’armée rouge et de Michel Strogoff réuni, père et mère me baptisèrent Nicolas, Pierre Alexandre, Tsar de toute les russies, bien que la suite montrera plus tard que je n’avais de blanc que les chaussettes et encore…
On annonça la nouvelle a mes frères dépités: on leur avait promis un formidable autobus à friction, et on leur fournissait à la place un encombrant baveux. Je rassure les lecteurs sensibles, l’injustice fut réparée, l’autobus arriva quelques jours plus tard, mais les deux monstres me firent payer ce retard.

Très tôt, je me découvris une nouvelle passion, qui deviendrait le fil conducteur de ma vie : la cuistrerie, domaine où je devins bientôt expert, agrémenté de la mention casse-couille.
Le cuistre est cet être fascinant qui se sent à sa place partout et lie avec talent l’alchimie subtile du savoir encyclopédique d’une brochure de « Castor junior » à la faconde verbeuse d’un recalé de la comédie française.
Partout il ennuie (vous avez vu la longueur de l’article???), verbie et dépense quotidiennement le tirage du Yang tsé Kiang en salive, sa science s’étale dans les surboum comme le trop plein d’une fosse septique sur votre gazon, quand vous avez oublié de mettre l’Eparsil avant de partir en vacance.
Il sait tout et s’il ne sait pas c’est qu’il a oublié.
Il sera capable de placer les coutumes des indiens Guarani en plein milieu d’une discussion sur le pain grillé et de commenter un match de foot en théorisant les traditions funéraires du Kamachatka oriental.

C’est cette passion qui me conduisit évidemment vers le forum PoC où l’ineptie de mes post et leur inconsistance oiseuses firent mouche: le jeune et suicidaire éditorialiste de ZoC, dans un accès de rage démente et soucieux de saborder sa radio avant l’Assemblée Nationale[[note d’un jeune éditorialiste de ZoC: Même pas peur!]], fit appel à mes talents d’orateur.
Flatté par l’audace du poltoquet, je me mis immédiatement à l’ouvrage: trois mois plus tard, rien n’était fait…

Mais assez parlé de moi, parlon à présent de moi..
Passionné d’Asie, je me piquais d’étudier un pays en rapport avec mon ego, je choisis donc le plus gros..
Rapidement je devins fou de ce pays ou tout le monde se tait même quand vous dites n’importe quoi et que les filles (superbes) apprécient les nez en bec de corbeau.J’y trouvais par ailleurs la femme de ma vie, qui fait très bien les travers de porc.

En vrac, d’autre défauts, j’adore jouer et pousse le vice à inventer des jeux (surtout de rôle) en particulier quand je suis sur le trône d’aisance,pour le malheur de ceux qui attendent et de ceux qui y jouent après.
J’adore aussi me travestir en ninja en pulvérisant les mouches grâce à mon Neigong destructeur, dont la seule utilisation bouleverse l’équilibre cosmique, mais ça c’est plus une marotte…

Enfin plus sérieusement,j’adore écouter les gens, que je considère comme des petits livres sur pattes, ayant toujours des choses intéressantes à raconter.
J’abhorre le comportement qui consiste à se laisser couler ou à descendre les autres en flèche, parce que j’ai l’intime conviction qu’on a tous le potentiel pour réaliser de grandes ou petites choses. Les briseurs de rêve me défrisent, car non content de dépenser leurs propres talents en critiques inutiles, ils vampirisent l’énergie des autres en se plaignant du statu quo.

Tout le monde dort ? Bon j’y vais… bonne nuit.