Amoris Laetitia – l’exhortation apostolique du pape François

Qu’on ne se méprenne pas, le texte n’est pas de moi

Toujours est-il qu’hier soir, certains se plaignaient de ne pas avoir la dernière exhrotation apostolique du pape au format numérique (ou alors un truc tout pourri, difficilement lisible et pas super compatible avec les liseuses modernes).

Et comme ça faisait quelques temps que je voulais essayer de créer un ebook, et que le texte intégral était disponible, je me suis lancé.

Après quelques ajustements et une ou deux galères 1, voila le texte, avec normalement une table des matières et des notes fonctionnelles. A partager sans modération!

Amoris Laetitia – Pape Francois

Notes:

  1. j’en profite pour remercier @TheKMP pour son aide estimable sur les regex

(Very) Short Stories – Session #18

Et un texte de commande, un!

Enfin texte de commande, c’est une contribution pour un appel à texte, le Tetynons Ogma LX (et ouais, soixantième édition du truc, que je n’ai découvert que récemment et dont j’avais magistralement raté la deadline pour ma dernière tentative de participation

Vous pouvez aller voir la consigne sur le lien ci-dessus, télécharger le texte un peu plus bas, et bien entendu, toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé serait une coïncidence parfaitement fortuite, qu’allez-vous donc imaginer…

Le texte (liseuse-compliant): very short stories Session #18 – Echec et mat

(Very) Short Stories – Session #5

Retour dans le passé, mais saut de quelques étapes (la session 3 n’ayant jamais été achevée et n’ayant que peu de chances de l’être un jour, et la session 4 étant trop mauvaise/plagiaire pour mériter d’être ressortie). Bienvenue dans ma numérotation aléatoire!

Au programme donc, une (très) courte nouvelle policière, que j’ai retouchée parce que je me suis rendu compte que j’avais par inadvertance utilisé le nom d’une personne existant réellement (et accessoirement un peu célèbre). Le nom avait dû me rester dans l’oreille…

Voila donc: (Very) Short Stories Session # 5 – trente sept degrés

(Very) Short Stories – Session #5

Retour dans le passé, mais saut de quelques étapes (la session 3 n’ayant jamais été achevée et n’ayant que peu de chances de l’être un jour, et la session 4 étant trop mauvaise/plagiaire pour mériter d’être ressortie). Bienvenue dans ma numérotation aléatoire!

Au programme donc, une (très) courte nouvelle policière, que j’ai retouchée parce que je me suis rendu compte que j’avais par inadvertance utilisé le nom d’une personne existant réellement (et accessoirement un peu célèbre). Le nom avait dû me rester dans l’oreille…

Voila donc: (Very) Short Stories Session # 5 – trente sept degrés

(Very) short stories – Session #17

Encore une « nouvelle » (very) short story 1, ou au moins une ébauche, même si je suis en retard pour la soumettre pour le truc pour lequel je l’avais commencée…

Au début de ce mois propice à l’écriture 2, est passée dans ma timeline un concours de concepts littéraires intitulé Tetynons Ogma, dont le thème de l’édition 56 est:

La dystopie ultime

Voila donc une ébauche ma vision de la perfection dévoyée…

Cliquez ici pour télécharger le lien (liseuse friendly):very short stories Session #17 – Société optimale

Notes:

  1. Oui, je sais, il faut que je remette les anciennes en page, mais je n’ai pas trouvé le temps de me mettre des coups de pied dans le fondement pour le faire
  2. Novembre, pour ceux qui ne savent pas, c’est le mois de NaNoWriMo, et j’en profite pour féliciter ma triummulier pour sa magnifique dixième victoire consécutive

(Very) short stories – Session #17

Encore une « nouvelle » (very) short story 1, ou au moins une ébauche, même si je suis en retard pour la soumettre pour le truc pour lequel je l’avais commencée…

Au début de ce mois propice à l’écriture 2, est passée dans ma timeline un concours de concepts littéraires intitulé Tetynons Ogma, dont le thème de l’édition 56 est:

La dystopie ultime

Voila donc une ébauche ma vision de la perfection dévoyée…

Cliquez ici pour télécharger le lien (liseuse friendly):very short stories Session #17 – Société optimale

Notes:

  1. Oui, je sais, il faut que je remette les anciennes en page, mais je n’ai pas trouvé le temps de me mettre des coups de pied dans le fondement pour le faire
  2. Novembre, pour ceux qui ne savent pas, c’est le mois de NaNoWriMo, et j’en profite pour féliciter ma triummulier pour sa magnifique dixième victoire consécutive

Lectures de l’été

L’été, c’est traditionnellement la saison où je lis plus. Et bien que mon cru 2015 soit moins imposant que le 2014 (où j’avais dû lire une dizaine de bouquins pendant mes deux semaines à la plage), voici une critique-express de ce qui m’est tombé sous la main depuis début juillet, dans un ordre à peu près chronologique:

  • Daniel O’Malley – Au service surnaturel de Sa Majesté: LE no-brainer sympa de l’été, un bouquin tout sauf crédible (pensez, les méchants sont belges) sur une société secrète de gens avec des pouvoirs, pas mal tourné et qui donne envie de continuer.
  • Paul Doherty – La torche ardente: Mon premier contact avec sa série Frère Athelstan, qui se passe à la fin du XIV°. Et si Doherty est toujours aussi bon en ce qui concerne le scénario et l’ambiance, j’ai eu beaucoup de mal avec le côté crasse médiévale et ruelles bourbeuses du décor. Ce n’est pas mauvais, mais j’ai pas aimé du tout.
  • Henri Loevenbruck – Le rasoir d’Ockham: Ou quand Dan Brown rencontre le film français. Ce n’est pas aussi mauvais que Da Vinci Code (pour tout un tas de raison, la moindre n’étant pas la prétention à la crédibilité du torchon américain), mais on n’échappe à aucun des poncifs du thriller complotiste (morts dégueulasses, manuscrit codé à la truelle, secret super-secret caché juste sous nos pieds) ni à aucun de ceux du film français (flic à la marge alcoolique, relation amoureuse foireuse, dénouement en queue de poisson). A ne lire que s’il ne vous reste vraiment plus que ça
  • Alexandre Dumas – Robin Hood (première partie): le brigand le plus célèbre de l’histoire, par l’autre auteur le plus incohérent du XIX° siècle 1. Ou en tous cas ses jeunes années, pour ce que j’en ai lu. C’est lourd, c’est pas crédible un seul instant, c’est bourré de rebondissements capillotractés, de retournements de situation improbables et de péripéties artificielles. Heureusement que c’est disponible gratuitement grâce au domaine public, ça ne vaut pas beaucoup plus.
  • Philip K Dick – Blade Runner: Est-il besoin d’en dire plus? Ce bouquin est génial (il y a quand même assez peu de ratés de la part de cet auteur), et j’ai vraiment envie de revoir le film dans de bonnes conditions.
  • Mark Twain – Plus fort que Sherlock Holmes: Et oui! Le personnage de Sherlock Holmes n’est pas protégé par les droits d’auteurs, aussi Mark Twain se permet-il de le ridiculiser. La nouvelle en elle-même ne casse pas trois pattes à un canard, mais une des suivantes raconte avec une bonne dose d’auto-dérision LA fois où l’auteur a tué un ours. Plus une petite apparition de Tom Sawyer.
  • HG Wells – La burlesque équipée du cycliste: Le roman de chevalerie à l’ère moderne. Une bonne tranche de rigolade en suivant les aventures de Mr Hoopdriver sur son fier destrier. Avec le vilain pas beau, la damoiselle en détresse, il ne manque que le dragon pour que le panorama soit complet…
  • Georges Simenon – La danseuse du Gai-Moulin: Un polar à l’odeur de naphtaline et de tabac froid, dans la plus pure tradition de Maigret. Pas certain, ceci dit, que cela m’ait fait le même effet par un mois de novembre humide où le ciel bas et gris pèse comme un couvercle…

Notes:

  1. Le premier étant Ponson du Terrail, le père de Rocambole, et le troisième, Eugène Sue, amateur de mystères et de juifs

(Very) Short Stories – Session #16

Grand saut dans la numérotation. Et accessoirement directement à la dernière nouvelle entamée (et terminée) 1, parce qu’elle colle un peu à mon actualité bloguesque.

Je vous avoue que je me suis bien marré en partant d’une double inspiration musicale 2, quelques débats « d’actualité religieuse », et un ou deux clins d’œils personnels, le tout pour une bonne cause…

Pour télécharger le pdf, c’est ici:  (very) short stories Session #16 – Béatification

Notes:

  1. il est d’ailleurs vraisemblable qu’il n’y ait jamais de session 3: j’ai complètement oublié ce que je voulais y raconter…
  2. La première spoile assez peu et est ici, la deuxième est un énorme spoiler et s’écoute

[Team Ecriture] – Noir – la fille rose

Voici ma contribution pour le premier exercice de la Team Ecriture de l’année.

La consigne était d’écrire un texte à partir d’une couleur et d’une phrase d’ouverture donnée par un autre membre (inconnu) de l’équipe. J’ai pioché « Rose » et la phrase d’intro « C’est en arrêtant de se gratter qu’il vit la fille au parapluie ».


 

C’est en arrêtant de me gratter que je vis la fille au parapluie, qui s’apprêtait à tourner au coin. J’hésitai un instant entre remercier mon subconscient de m’avoir alerté et maudire une fois de plus la dryade qui me valait cette irritation : on ressort rarement indemne d’un champ d’orties que l’on vous fait pousser inopinément sous les pieds. Et je hâtais le pas pour ne pas perdre ma cible de vue.

La rue n’était pas très passante, aussi n’eu-je aucun problème à la repérer. On se promène rarement avec un parapluie sous le soleil de juin, et encore moins avec un parapluie sous lequel il pleut. Sans compter que la porteuse de cet accessoire incongru n’était pas non plus du genre discret. Ou plutôt ne m’apparaissait pas comme discrète. Je tentai un instant d’imaginer la manière dont elle pourrait apparaitre à un non-initié, mais abandonnai rapidement cette idée pour la détailler tout en réduisant la distance qui nous séparait. Et la première chose qui me frappa fut la couleur de sa longue chevelure, d’un rose étonnant, à mille lieues de tout ce que l’on peut imaginer comme teinture plus ou moins réussie d’adolescente en crise d’identité ou franchement ratée de petite vieille sortant d’un salon de coiffure bas de gamme. Ici, le seul terme qui venait naturellement à l’esprit était « naturel », et je me creusai la tête pour tenter de trouver une comparaison terrestre qui ne soit pas un mauvais pastiche d’Apollinaire. J’abandonnais après trois ou quatre versions plus ou moins réussies de champ de blé à l’aurore, en me rendant compte que je m’étais approchée d’elle plus que raisonnable. Elle s’était arrêtée et semblait regarder à travers la vitrine d’un magasin, ce qui me permit d’avoir un aperçu rapide de son profil net au front haut et au nez fin. Je notais également ses yeux clos, et je compris ce qu’elle était en train de faire : elle voulait sentir si elle était suivie. Je respirai un grand coup, me répétant intérieurement les paroles d’Elixe à ce sujet : « Si je te demande ça, c’est que tu n’as pas d’aura, pas de ‘signature’ surnaturelle ».

Je m’arrêtai à mon tour à hauteur d’un kiosque à journaux, et me servis d’un quotidien du soir qui avait le bon goût d’être à un prix rond. Je garde toujours quelques pièces dans les poches de mes vêtements à cette fin : s’arrêter chez un buraliste est un poncif éculé de la filature, mais le fait est qu’il marche encore, quand on sait s’en servir avec parcimonie. J’eus le temps de lire d’un œil distrait la manchette et quelques intertitres avant qu’elle ne reprenne sa route. Les passants étaient de plus en plus clairsemés, et je pus avoir le loisir de l’observer. La chevelure étonnante tombait librement sur des épaules frêles et nues… A dire vrai, elle était entièrement nue, mais le détail de son corps était comme flouté par un halo léger. Il est vrai qu’elle avait une projection mentale la dissimulant au regard du commun des mortels, mais je trouvai qu’elle manquait singulièrement de pudeur. Tous les êtres que j’avais rencontré jusqu’ici étaient vêtus, fut-ce légèrement – ou couverts de poils, dans le cas de ce serveur satyre à l’humour graveleux…

Elle tourna à nouveau, pour s’engager dans l’un de ces passages couverts que l’on trouve encore dans le quartier, et je pressai le pas pour éviter de la perdre. La chance était avec moi : je la vis entrer dans une galerie d’art, en face de laquelle se tenait fort opportunément l’un de ces restaurants à destination des cadres branchés du quartier, qui proposait des burgers estampillés bio à des prix exorbitants. N’ayant rien mangé depuis le matin, je joignis l’utile à l’agréable en m’installant sur l’une des tables minuscules de la vitrine, commandant un menu, puis je sortis mon téléphone et tapais mon rapport à Elixe.

« Elle vient de rentrer dans la Galerie Montalbano. Je suis juste en face et je prends un casse-dalle. C’est quoi la suite ? »

La réponse ne tarda pas, résonnant d’un éclat cristallin dans ma tête comme d’habitude :

Tout s’est bien passé, alors. Pas d’autres auras croisées sur le chemin ?

«  Non, je n’ai rien vu d’anormal… »

Très bien. Finis de manger tranquillement, et tu peux y aller. J’essaie de te voir ce soir…

Esquissant un sourire, je mordis généreusement dans mon hamburger. C’est alors que l’irritation me reprit. Foutue dryade…


PS: Je suis parfaitement conscient de n’avoir pas tout à fait respecté la consigne, en passant la phrase à la troisième personne.

Par ailleurs, le texte peut sembler surgir de nulle part, parce que les épisodes précédents n’ont pas encore été publiés (ni fini d’écrire, d’ailleurs). Ca fait partie des textes que j’ai commencé à ressortir en fin d’année dernière 1, et que je ne désespère pas de continuer.

Pour les gens désireux de l’avoir sur liseuse: noir – la fille rose

Notes:

  1. voir le déclencheur ici: http://skro.hellabeth.com/?p=295

La vie sans Internet (ou presque)

Pour les gens qui ne s’en doutaient pas, mon absence quasi-totale en ces lieux depuis le début du mois était causée par une période de vacances (en famille, au bord de la mer et, parce qu’il parait que c’était rare, principalement au soleil) sans Internet. Parce qu’en plus de ne pas avoir de WiFi dans la maison où nous étions (ce qui est somme toute assez compréhensible quand il s’agit d’une maison qui sert de location d’été), il n’y avait pas de 3G (même ce réseau de mauvaise qualité dont je me sers extensivement pendant mes trajets en train pour tromper l’ennui en pourrissant Twitter) ou presque (un vague coin du jardin, et encore, quand il ne pleuvait pas et qu’il n’y avait pas de tracteur à 500m alentours). Le tout sur la côte atlantique, et en vue du port de Saint-Nazaire.

Et vous savez quoi? Ben c’était vachement bien

Bon, bien évidemment, une grande partie du « vachement bien » tient au fait qu’on était en vacances, au bord de la mer, en famille (élargie, avec frères et soeurs, neveux et nièces), mais j’ai également trouvé très agréable le changement de rythme de vie imposé par cette déconnexion, et de remarquer la façon assez insidieuse qu’Internet sous la main a de s’infiltrer dans chaque moment libre.
Avec Internet, on n’a plus de moment de pure glande, où l’on ne fait strictement rien: il y a toujours la tentation de regarder ses mails, suivre Twitter, aller voir un truc à droite ou à gauche.

Autre corollaire, j’ai retrouvé le temps de lire. Et là, je dois avouer que je bénis ma liseuse, qui, outre le fait que j’aie pu transporter ma pile-à-lire et ainsi ne pas me retrouver en rade (comme par exemple ma femme, qui avait fini les siens) malgré une consommation importante (6 bouquins en deux semaines, dont une relecture de Dune et le pavé qu’est le Château de Lord Valentin), m’a également permis d’avoir le luxe de choisir mes lectures. J’ai ainsi pu sans remords « poser » le Bram Stocker passablement ennuyeux que j’avais entamé là où, si j’avais dû transporter le livre, je me serais maudit de l’avoir choisi, soit à la place d’un autre, soit pour le poids mort qu’il aurait constitué.

Et puis j’ai un peu écrit. Ca ne vous semble peut-être rien (et franchement, je n’ai pas non plus écrit des kilomètres, tout juste 3 ou 4 pages d’un truc que je n’ai d’ailleurs pas terminé), mais ce sont les premières lignes que je tape de 2014 ni ne sont ni en lien avec le boulot, ni pour une publication Internet (qu’il s’agisse d’un mail, d’un billet de blog, d’une réponse sur un forum ou d’un article). Là aussi, il est évident que le sevrage d’Internet a eu un effet (pas sur l’idée en elle-même, que j’ai en tête depuis un temps certain et que je ressasse régulièrement, mais sur sa transcription sur « papier »).

Et maintenant? Je me tâte. Vais-je me réserver une soirée « off », sans Internet, pour essayer d’avancer dans mes projets d’écriture? Ou vais-je simplement me caler des moments de « création » qui, pour partie, nécessitent quand même pas mal de recherche sur le Net. Après tout, les pochettes d’album du Label Hellabeth ou les conneries faites pour les émissions de ZoC, c’est au moins aussi productif que d’écrire un texte que personne ne lira…