Librairie l’Antre-Monde

Taly Lefèvre est une passionnée de littératures de l’imaginaire. Chaleureuse comme l’est tout bon commerçant, elle a parfois, quand elle sourit, un faux air de Lady Fae. Et depuis quelques mois, elle a aussi sa librairie spécialisée à Paris : gothique, ésotérique, SF, fantasy, érotique.
_ Que du bon, quoi.
_ Son parti-pris est de mélanger les auteurs à succès (notamment en bit-lit, sous-genre qui a méchamment le vent en poupe en ce moment) avec la production plus confidentielle des petits éditeurs français. On peut ainsi repartir avec dans son sac du Richelle Mead, du Pierre Bordage et du Syven, par exemple. Ce n’est pas au supermarché culturel du coin qu’on aura ce type de sélection.

Par ailleurs, l’Antre-Monde ne vend pas que des livres : on y trouve également du matériel ésotérique (tarots, minéraux, runes et pendules), des bijoux steampunk très sympas, des posters, des cartes postales, des marque-pages…

Et parce qu’une librairie, c’est aussi un lieu de vie, Taly organise des événements : vernissage à chaque fois qu’elle fait tourner les œuvres qui ornent son mur-galerie, dédicaces d’auteurs, animations calligraphie. Parfois, c’est même en costume que ça se passe.

Le tout dans une boutique toute pimpante à la déco très agréable. Bref, l’Antre-Monde, c’est une adresse qui vaut le coup, et une libraire toujours prête à conseiller ses lecteurs.

ZOph

Exposition Controverses

La photographie a été inventée aux alentours de 1840, et les polémiques à son sujet ont commencé presque à la même époque. Le Musée de l’Élysée, à Lausanne, a construit une exposition de photos sujettes à controverse pour diverses raisons, actuellement visible à la galerie de photographie de la BnF (site Richelieu).

Chaque tirage est accompagné d’un panneau explicatif qui résume l’histoire du cliché, et notamment pourquoi celui-ci se retrouve entre les murs d’une exposition intitulée Controverses. Bien souvent, le texte est en fait plus important que l’image.

Dans de nombreux cas, c’est la photographie elle-même qui soulève des questions: le baiser mis en scène par Oliviero Toscani qui sert d’affiche à l’exposition, un cliché de corps trouvés dans les camps en 1945 ou encore une photo de fantôme dont on ne saura jamais s’il s’agissait d’un problème de pellicule ou d’un véritable ectoplasme.
_ Mais ce n’est pas toujours le cas, et j’ai trouvé très intéressantes les controverses liées à des événements autour de la photo. Des tirages envoyés par l’auteur avec la mention « à renvoyer » et gardés par l’éditeur qui les a revendus à prix d’or. Des « originaux » dont l’analyse a révélé qu’ils étaient postérieurs de vingt ans à la prise de vue. Une image de la fameuse exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » dont on avait beaucoup parlé l’an dernier. À travers la photographie, c’est une vraie petite histoire du monde.
_ Bref, beaucoup à voir, beaucoup à lire, beaucoup à apprendre, beaucoup à réfléchir.

Il faut environ une heure et demie pour prendre le temps de faire le tour de l’exposition. Mon conseil : n’y allez pas comme moi avec votre bébé, ça résonne. Quant aux enfants plus grands, ils pourraient faire des cauchemars après avoir vu certains clichés. Ce n’est pas pour rien que cette exposition est déconseillée au jeune public (et aux âmes sensibles).

Oph

A fond la caisse!

Au théâtre, pas de relâche en été. Même au mois d’août, les spectacles s’enchaînent dans les deux salles de la Grande Comédie. C’est dans ces conditions quasi stackhanovistes, sous l’OEil presque inquiétant de portraits de comédiens morts, que le rideau se lève peu après 20 heures sur un décor en forme de vestiaire. La salle est comble. Les gens sont-ils venus pour passer un bon moment au théâtre, ou juste pour voir Séverine Ferrer « en vrai »? Quoi qu’il en soit, A fond la caisse est une pièce qui se déguste sur les chapeaux de roues.

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Japan Expo

Cosplay Sentaï School (photo DonMagnum)

Toute contente de disposer d’une combine pour payer moitié prix mon entrée à Japan Expo (le samedi 8 juillet uniquement, mais c’est déjà beaucoup), je n’ai pas pensé à essayer d’avoir une accréditation presse comme pour Game in Paris. J’ai eu tout le temps de le regretter lors d’un samedi de folie qui, malgré tout, a eu le bon goût de me laisser un souvenir plutôt positif.

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