Le Monde pour douze euros

À Paris, un tueur en série au mode opératoire étonnant fait sa septième victime, dans l’indifférence quasi générale.
_ À New York, un patron de bar, par ailleurs homonyme d’une star d’Hollywood, surprend une conversation inquiétante entre deux clients.
_ Ces deux événements qui n’ont semble-t-il rien à voir proviennent en fait d’une même origine: une société secrète prépare un galop d’essai, un test grandeur nature, avant de conquérir le monde. Une course contre la montre s’engage pour lui barrer la route avant qu’il ne soit trop tard.

Une bêtise d’Oph en ligne

Ce thriller parodique se lit d’une traite, puisqu’il n’occupe que 300 000 malheureux caractères quand votre roman de l’été habituel en frise, voire en dépasse allègrement, le double. Il a été écrit en un mois à l’occasion du NaNoWriMo 2009, et juste un tout petit peu relu par la suite pour corriger les fautes les plus flagrantes. Bref, tel qu’il est là, c’est du brut de décoffrage.

Venez rejoindre Jaden Leo Smith, Oriella Bianchi et leurs alliés dans leur lutte contre la machiavélique organisation NAXOS! Pour cela, il vous suffit de télécharger le PDF joint à l’article.

Le Monde pour douze euros

Quelques avis

« Efficace et sympa à lire, un bon divertissement pour les amateurs du genre » (P… sur le forum POC)

« Le style d’écriture se prête superbement bien à ce genre d’histoire, c’est limpide, on ne s’ennuie jamais. » (K… par mail)

« Complètement absurde et en même temps suffisament sérieux pour t’accrocher de la première à la dernière ligne. » (N… sur le site de ZoC)Le Monde pour douze euros

Ma petite éditrice connaît bien la crise…

Les petits éditeurs, vous les croisez dans les divers salons du Livre [[Par exemple, festival Zone Franche de Bagneux, 7 et 8 mars 2009, salon du Livre de Paris, du 13 au 18 mars 2009 à la Porte de Versailles…]] mais très rarement dans votre FNUC ou votre Margin Gigastore. Leurs livres s’écoulent en général à quelques centaines d’exemplaires et ça suffit à leur bonheur. Le grand public, celui qui ne fréquente pas les salons littéraires, peut d’ailleurs ne jamais connaître leur existence et croire que l’édition française se limite à une quinzaine de grandes maisons (de Gallimard au Rocher en passant par Flammarion ou même Bragelonne).

On a pourtant en France un vivier très actif de petites structures qui font moins du business qu’un travail de passionnés, éditant à leur échelle la littérature qu’ils aiment et non pas celle qui correspond le plus aux tendances actuelles du cœur de cible [[Typiquement, chez le Navire en Pleine Ville, les bouquins jeunesse ne seront pas des aventures de jeunes sorciers fréquentant l’école de magie « parce que c’est ce que les gamins lisent en ce moment ».]].
_ Ils sont nombreux, les Malpertuis [[Coucou Bis!]], les Argemmios [[Coucou Beltane!]], Griffe d’Encre, Petit Caveau, Sombres Rets ou autres Mille Saisons (pour ne parler que de quelques éditeurs que je connais de près), qui aiment ce qu’ils font et font ce qu’ils aiment, quitte à ne pas rouler sur l’or.
_ On pourrait croire que tout cela n’est qu’anecdotique, que c’est une petite activité de passionnés en marge de la « grande » littérature blanche et que ces deux mondes ne s’interpénètrent pas et se gênent encore moins. On pourrait. Mais ce serait une erreur.

En effet, je n’ai pas de statistiques fiables en main, mais ce qui ressort des impressions partagées de pas mal de gens, c’est qu’à moins d’être le fils du patron, la petite copine de l’anthologiste ou la belle-sœur du directeur de collection, un « nouvel » auteur qui débarque dans le « grand » paysage littéraire français est presque toujours quelqu’un qui a fait ses armes chez les « petits » [[C’est la raison pour laquelle, quand je lis sur le site des éditions Octobre qu’ils ne cherchent pas de jeunes auteurs parce que c’est le rôle des grandes maisons de prendre des risques, ils devraient avoir raison, ce serait dans la logique des choses, mais dans les faits, ça me fait doucement rigoler.]].
_ Alors quand la crise économique fait fondre le budget loisirs des Français, quand l’achat de livres est un des premiers à en pâtir parce que tout le monde n’estime pas comme certains [[Dont un cheminot qui se reconnaîtra.]] que la lecture est un besoin vital, ce sont généralement les petits éditeurs qui trinquent. Parce qu’il faut aller à leur rencontre, parce qu’on ne voit pas leurs livres en tête de gondole dans les hypermarchés de la culture, parce que leurs lecteurs, quoi qu’on en pense, ne sont pas forcément ceux qui ont les plus hauts revenus. Mais à terme, s’ils ne sont pas à même de faire connaître ces écrits que certains gardent dans des tiroirs ou au fond d’un disque dur, on pourrait peut-être ne pas connaître certains écrivains géniaux et passer à côté de textes magnifiques.
_ Personne n’en mourrait. Mais ce serait dommage.

Bref, si vous êtes en manque de bonnes résolutions pour 2009, voici un défi pas très difficile à relever: avant la fin de l’année, achetez un livre d’un petit éditeur. Un truc qui vous plaît: BD, roman, recueil, anthologie, carnet de voyage, livre de cuisine, peu importe. Mais faites juste ce petit geste qui devrait vous coûter moins de 20 euros et qui multiplié par l’audience de ZoC Radio… euh…
_ Mais si, ça fera une différence. Il faut y croire très fort.

Oph
_ qui s’est encore fait jeter par un petit éditeur, mais qui continue à y croire, hein, faut pas désespérer, où est cet annuaire d’appels à textes déjà?

Ecrire une saga d’Héroïc Fantasy

De retour du festival des Utopiales à Nantes, et grâce à une étude approfondie sur les stands des dernières éditions à succès, je suis à présent en mesure de vous révéler comment devenir un auteur à succès, et concurrencer rapidement J R R Tolkien.
(bon sinon les Utopiales c’était super bien, j’ai le nouveau livre de « l’Appel de Cthulhu », avec dédicaces et tout », on en reparlera sur ZoC)

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Stone Baby

Stone Baby est le premier roman de Joolz Denby, qui a choisi d’aborder le polar par l’angle méconnu de l’entourage du tueur. En effet, si dans la littérature, les criminels psychopathes sont souvent des solitaires sans famille ni entourage proche [[Parfois parce qu’ils ont eux-mêmes tué père et mère, d’ailleurs]], dans la vie, ils sont rarement coupés du monde. Ils ont des amis, une famille, qui ignorent tout de leurs crimes et tombent des nues le jour où le masque tombe. Le film Scènes de Crime, par exemple, aborde brièvement cet aspect trop souvent négligé de la vie du tueur.
_ Dans Stone Baby, donc, pas d’enquête policière vécue en direct, pas de rencontre avec les victimes si ce n’est à la télévision, mais un récit à la première personne, signé d’une jeune femme qui annonce dès les premières pages avoir côtoyé un tueur pendant plus d’un an avant de comprendre que loin d’être une simple grande gueule insupportable, il était capable de passer à l’acte.
_ Ce profil atypique, difficle à caser sous une étiquette précise, explique peut-être que l’auteur [[Je rappelle à tout hasard que je refuse d’utiliser le mot « auteure », qui est à mon sens une monstruosité de la langue française.]] et son agent se soient battues bec et ongles pendant des mois pour faire connaître le roman.

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Interview de Penofchaos

J’ai un voisin qui est débile

J’ai un voisin qui fait des aventures en mp3

J’ai un voisin qui joue du heavy métal

J’ai un voisin qui bois de la bière

J’ai un voisin qui joue de la cornemuse et de l’aspirateur mérovingien

J’ai un voisin qui peint des figurines

J’ai un voisin qui écrit des romans

J’ai un voisin qui va à la pêche

J’ai un voisin qui scie du bois

J’ai un voisin qui se prend pour un ninja à rollers

J’ai un voisin qui fait un tas de trucs…

J’ai un voisin qui est débile

Et c’est John Lang.

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