#15ansdechaos – les photos

Les quinze ans du Naheulband, c’était hier soir au Trianon, et ça a désintégré des ornithorynques, pour reprendre une expression consacrée.

Vous avez eu un petit aperçu de l’ambiance en direct sur notre chaîne YouTube, et il semble qu’on ait de quoi monter un petit aftermovie 1, mais en attendant, voilà quelques photos

Notes:

  1. y’a pas à dire, le matos a fait des gros progrès depuis notre première tentative de captation à Avatar en 2004…

Cidre et Dragons

Les 23 et 24 septembre 2006 s’est déroulé à Merville-Francheville sur Mer (en Normandie) le festival « Cidre et Dragon », organisé par les mêmes frapadingues qui avaient commis les « RAID Tolkien » (les projections longue durée du Seigneur des Anneaux). ZoC Radio était là, a tout vu, tout enregistré, tout mangé et tout bu…

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Folk à lier!!!

Dimanche 17 septembre, Pen Of Chaos (sous le pseudonyme de John Lang, à moins que ce ne soit l’inverse) sera un des invités de l’émission Folk à Lier.

Ca s’écoutera en direct sur Radio Libertaire, « La voix sans Dieu, sans Maître et sans publicité » Sur 89,4 MHz

Pour la couverture … Paris, Ile de France ?

La date : dimanche 17 septembre de 12 à 13h

Et sinon, on peut visiblement écouter leurs émissions aussi sur internet, sur:
– http://radio-libertaire.org/radiolib.m3u pour ceux qui ont l’ADSL
– http://radio-libertaire.org/radiolib-modem.m3u pour celui qui est encore en 56k

Bien entendu, ces infos sont à copier/coller dans un player pour écouter…

Fêtes médiévales: c’est reparti!

Pour être totalement honnête, c’est toute l’année la saison du Moyen-Age, comme le démontre, par exemple, le marché de Noël médiéval de Chevilly-Larue. Mais ça marche quand même mieux quand il fait beau. C’est pourquoi la plupart des festivités à caractère médiéval ont lieu à la belle saison, avec banquet sous les étoiles pour les plus motivés. En Ile-de-France, les fêtes se concentrent essentiellement sur trois week-ends en juin, histoire d’avoir la meilleure météo possible [[En 2005, j’ai d’ailleurs chopé mon plus beau coup de soleil de l’année avant l’été, lors des Médiévales de Provins.]] avant que les Franciliens ne partent tous en vacances d’été. Pour ne pas être en reste, les lieux de villégiature (Saint-Laurent-du-Var, Cordes-sur-Ciel…) embrayent précisément quand les vacanciers s’y trouvent. Mais nous n’y sommes pas encore, l’été demeure lointain, restons-en aux festivités du printemps.

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La Loco: un concert, quatre points de vue

le flyer de ZoC

Oph

Minuit déjà bien passé dans la nuit de dimanche à lundi. Je me glisse sous la couette, épuisée, mal aux pieds, des relents de clope dans les cheveux. Mais je n’échangerais ma journée contre une autre pour rien au monde.

Arrivée dans le même métro que John et Ghislain, peu avant 14 heures, j’avais eu tout l’après-midi pour assister à la mise en place d’un concert: bière, balance, bière, installation de matos, bière, recherche des toilettes, bière, mise en chauffe des voix divines, bière. C’est très résumé et un peu caricaturé, mais c’est presque ça. Il y a d’ailleurs eu comme une pénurie de Guinness sur la fin.
_ Dans l’intervalle, j’avais innocemment lâché un « zut, j’ai oublié mes huiles de massage » qui n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd…

Alors que nous achevions la mise en place du stand ZoC (voir détails plus bas), l’homme connu sous le nom de Pen Of Chaos s’est donc avancé avec un sourire carnassier et un sac doré à la main. « Cadeau! » a-t-il annoncé, avant d’ajouter sournoisement « je suis un salaud ». Dans une des boutiques du quartier Pigalle environnant, il s’était procuré un flacon d’huile de massage. J’avais un défi à relever. Défi que j’ai remis à plus tard, car nous avions une émission à enregistrer.

Lorsque malgré un bon délire l’enregistrement a été interrompu par l’ouverture des portes, je suis allée avec Qumran distribuer des flyers ZoC réalisés artisanalement. C’est là qu’on prend toute la dimension de l’expression « professionnels de l’amateurisme »: une centaine de papiers pour 900 spectateurs, découpés à la main, au couteau et à la hache [[En fait non, pas à la hache. Mais c’est dommage, ça aurait probablement été mieux découpé.]] faute d’avoir pensé à prendre des ciseaux.

le flyer de ZoC

Heureusement, l’intervention hautement débilistique de Ghislain a permis de les écouler sans difficulté. Ce qui nous a donné au passage l’occasion de noter que les membres du groupe passaient inaperçus dans la foule, qui arpentant les allées, qui discutant au bar sans être dérangé. Il faut dire que de nombreux spectateurs étaient costumés. Au milieu des elfes, des barbares et de deux guerrières fort remarquées, est alors passé un jeune homme cosplayé en Itachi Uchiwa [[Un des méchants du manga Naruto…]], et donc totalement hors sujet.

M’étant débarrassée de tous mes petits papiers, j’ai d’abord effectué un difficile aller-retour entre les coulisses, où j’avais laissé mes affaires, et le bar, où s’étaient installés les vendeurs de la boutique Starplayer, pour acheter un CD A poil dans la forêt que m’avait commandé un collègue [[Au passage: coucou Cédric!]]. Avant de me rendre à l’évidence: c’était l’heure du massage.
_ « Je suis un salaud, mais c’est bon! » s’est exclamé celui qui un jour sera maître du monde.
_ Vous savez maintenant pourquoi John était particulièrement détendu au moment d’entrer en scène.

L’association RIFF ayant prévu environ 25 pizzas, il y en avait trop pour le groupe, si bien que nous n’avons pas eu à nous préoccuper de notre ravitaillement. La nourriture était fournie. C’est ainsi que nous avons pu savourer le concert sans avoir le ventre creux. Et quel concert!

Un groupe toujours aussi au point (malgré quelques trous de mémoire qui font partie de sa marque de fabrique) faisait face à un public enchanté, réceptif, enthousiaste mais pas trop indiscipliné. Un grand moment de musique. Un grand moment tout court. Impossible de faire taire les gens à la fin du Moria contre Mordor. Difficile de se résoudre à l’idée que le groupe n’avait plus grand-chose à jouer et devait donc quitter la scène malgré l’ambiance toujours brûlante. Déchirant, aussi, de devoir tout débrancher et planter tout le monde pour ne pas rater mon RER. Allez savoir pourquoi, j’ai été très émue quand Lili m’a sauté au cou pour me dire au revoir [[Cela dit, je sais que Lili m’aime bien: elle me laisse faire des câlins à Welf. En échange, elle peut câliner mon Nounours.]].

C’est le genre de soirée qui en appelle d’autres. Vite.

Qumran

Il est 15h10, me voila devant le lieu du concert du Naheulband, je vois un grand moulin, tout rouge qui orne la devanture. Je me dis quand même que pour une salle de concert c’est assez original cette décoration hollandaise.
Ah mais on me glisse dans l’oreillette que non, cette grande batisse est le Moulin Rouge (ils ont bien choisi le nom), et que c’est là que des femmes à demi-vétues dansent en levant haut les jambes.

J’hésite pendant quelques instants à plutôt me diriger à la porte d’à côté où joue ce groupe débile ou on n’a même pas des dizaines de femmes nues qui font le french cancan.

Tant pis je me résouds à aller voir le Naheuland…

Arrivé devant la porte, première constatation : c’est fermé.
Bon j’aimerai bien rentrer quand même.
Après plusieurs coups de fil pour essayer de joindre les gens à l’intérieur je me rends compte qu’il y a un engin astucieux de type « sonnette ». Bon, ça pourrait peut-être servir pour rentrer en fait.
Je sonne : « Bonjour, je viens pour aider les boulets de ZoC Radio »
… regard consterné du type à l’entrée, qui me laisse tout de même passer.
Enfin arrivé, je vois tout au fond, le groupe en train de répêter. Lili crie au micro « Tiens voila Qumran ! ». Merde je suis repéré, pas moyen de retourner au Moulin Rouge.

Bon ben puisque je suis là je vais essayer d’aider tant bien que mal. Skro et Welf étant le binôme infernal du professionel de l’amateurisme, je me trouve un peu comme la cinquième roue du carosse. Ils se débrouillent très bien tout seuls, mais j’essaye d’aider, un petit coup de cable par-ci, un bout de gaffer-tape à coller par là.

Le matos est enfin installé, et après une petite séance découpage de flyer (c’est affligeant de distrubuer des bouts de papiers découpé à la main), nous pouvons commencer à enregistrer l’émission ZoC spécial « Live at the Loco ».
Quelques conneries par-ci, des news débiles par-là, une chronique ciné de Welf (voleur de travail ! j’vais me retrouver sur la paille !), et en plein milieu de ma chronique musicale, trop tard c’est l’ouverture des portes ! Plus le temps de continuer, on arrête là pour le moment.

Je pars donc à l’assaut des premiers arrivés pour la distribution de flyers, aidé par Oph.
Forcemment, une centaine de pubs pour 900 personnes, on ne les voit pas passer.
En plus quand Ghislain, le voleur préféré de la terre de Fangh, vient nous épauler, la cadence de distribution s’accélère :
« ZoC Radio ! C’est pas pour les blaireaux ! »
« ZoC Radio ! C’est mieux que le porno ! »
« ZoC Radio ! Pas pour ceux qui boivent de la kro ! »

Merci Ghis pour les slogans débiles, on est sûr de jamais voir ces gens térrorisés visiter le site, où écouter la radio. 😀

Résultat : Tout les flyers partis alors que même pas le quart des gens sont rentrés.

Bon, bon…

J’ai cru voir des pizzas arriver. Hum…

Avec le Docteur Bis on part à l’assaut des loges, et revenons avec quelques victuailles. Le retour est laborieux. Tellement de monde qu’il est quasi-impossible de passer (et les gens ne sont pas encore tous rentrés dans la salle !). Après quelques pots de vin en biscuits Prince pour se frayer un chemin, me revoila dans le coin VIP.

Constat accablant : Moi qui voulait aller dans la fosse, c’est suicidaire. Refaire le chemin pour arriver dans la foule en délire… non merci. Tant pis, pour une fois je ferais un concert du Naheulband planqué en hauteur.

Ce qui en fin de compte était aussi intéressant. (les bienfaits de la marche barbare, quand tout le monde saute dans la fosse, sur les décolletés des jeunes filles est très sympathique quand on est bien placé en hauteur)

Le concert en lui même était génial.
Rien à redire, l’alchimie des membres sur scène est au poil[[ndSkro: et non pas « les alchimistes sur scène ont le membre à poil »]], et les délires débiles tombent à la pelle.
Belyscendre est toujours sympa, et à réussi le difficile pari de captiver les gens qui n’attendait que le Naheulband.
Des grands moments comme le championnat du monde de musique d’ascenseur, la bataille de Zoug Amag Zlong au kazoo, le procès verbal du troll farceur (deuxième fois que je l’entend et toujours aussi poilant), la bataille Moria/Mordor qui ne s’arrête plus,…

Bref, les gens étaient déchainés et ça fait plaisir à voir. Danses, pogos, et chants à tue-tête inclus.

Donc un grand bravo
_ Au Nauheulband pour leur prestation de haute volée.
_ A l’association RIFF pour l’organisation nickel.
_ Au public si nombreu et motivé.

Encore !

Skro

14.20 Avec vingt minutes de retard sur l’horaire théorique, Skro arrive devant la Loco. Sans vouloir faire www.mylife.com/soirées_étudiantes, la seule fois où j’étais allé à la Loco, c’était pour une soirée étudiante, et j’avais plus été frappé par l’éclairage en sortant du métro que par la salle… Forcément, de jour, on voit moins les éclairages.
_ J’entre dans l’antre, et la première chose qui me frappe, c’est l’odeur. Des restes de clope froide, de sueur et d’alccol, une odeur de fin de soirée… « Génial, me dis-je mi-ironiquement mi-sérieusement, ça sent déjà le concert… ». je croise alors Ramon, qui me montre les loges (ou plutôt le labyrinthe pour rejoindre les loges) où sont déjà là presque tout le groupe, quelques personnes de l’asso RIFF, et Oph. Welf et Lili nous rejoignent quelques minutes plus tard, alors que Tony, Knarf et Dim sont lancés dans une interprétation endiablée des Danses Hongroises au banjo, à la guitare et à la flûte… rapide échange de cadeaux de Noël[[ben quoi, on n’a qu’un mois et demi de retard :D]] avec Welf, et nous allons voir comment nous installer.

Après quelques dizaines de minutes de rélfexion, nous décidons de squatter une table du carré VIP, et donc d’avoir des dizaines de mètres de câbles[[Je n’exagère pas: 4x10m de câble pour les envois et retours son, plus une rallonge d’autant pour l’alimentation électrique]] qui rejoignent la console de mixage située en bas.
_ La suite de l’opération consiste à coller tous ces câbles de façon solide, afin que personne ne se prenne les pieds dedans (ben oui, parce qu’évidemment, à un endroit, ils traversent le passage où 900 personne doivent traverser…). Un demi-rouleau de gaffer-tape sera sacrifié sur l’autel de la sécurité…

Une bonne bière plus tard, et après la bonne nouvelle que nous pourrons asser la musique d’attente que nous voudrons, vu que la Loco paie des droits SACEM pour la diffusion d’oeuvres protégées dans son enceinte, nous branchons les micros de ZoC pour un enregistrement d’émission… Enregistrement qui tournera court, malgré la présence des quatre lurons, puisque les portes s’ouvrent déjà derrière nous, et que nous nous sommes engagés à passer de la musique d’attente avec notre système « usine à gaz »…
_ Welf se fait donc quelques petits plaisirs en intercalant entre les morceaux de l’excellente playlist concoctée par le Docteur Bis quelques bouts de metal [[NdOph: Cette phrase amène immanquablement chez moi l’image mentale des cales en acier sous les pieds de la Tour Eiffel, allez savoir pourquoi.]], pendant que Qumran et moi allons au ravitaillement… Les pizzas sont arrivées dans les loges, et nous voulons notre part. 😀

Vu de haut, ce concert est une vraie tuerie… Dans la fosse, les gens sautent, crient, applaudissent, chantent…
_ J’en profite pour adresser ici mes félicitations à l’ingé lumières de la Loco qui, s’il ne connaissait pas le groupe qui passait, a fait un boulot remarquable.
_ L’ambiance est un peu différente de celle de Strasbourg (qui dépassait par moments le n’importe quoi), et le groupe se fait visiblement plaisir sur scène. Nous avons droit à quelques moments d’anthologie comme le procès verbal d’incident gastronomique en milieu forestier ou la bataille de Zougl Amag Zlong jouée au kazoo (voir plus bas). Les trois heures et demi du concert filent à une vitesse proprtionnelle à l’ambiance de la salle…

Mais comme les meilleures choses aussi ont une fin, le concert s’achève, et c’est déjà l’heure de démonter le matériel, de tout ranger dans les sacs, et d’aller reprendre le métro, parce que ce n’est pas tout ça, mais le lendemain matin, on a un boulot qui nous attend…
_ Il y a des jours, comme ça, où l’on rêve que ça ne s’arrête jamais.

En plus, pour une fois, j’échappe à ma malédiction des fins de bonne soirées: il ne pleut pas[[sans me lancer dans de longues dgressions, j’ai remarqué que très souvent, après les soirées sympas, les concerts, et tout ça, quand on a fini de tout démonter – chose qui fiche un peu le cafard, une ambiance de petite fin du monde, tout ça – et qu’on sort pour retrouver un petit chez-soi calme après quelques heures mémorables… et bien il pleut. Et ça, ça finit de vous foutre le moral à zéro. On devrait interdire les lendemains de soirée…]]

Welf

L’arrivée est étrange. Nous surgissons du métro, Lili et moi, chargés de matériel et remplis d’appréhension. Skro est déjà dans la place. Je vois le Moulin Rouge, et puis la Loco… Première impression : ça change des concerts dans les petites salles communales. L’ambiance sera-elle aussi conviviale ? Pour le Lyonnais que je suis, les endroits « parisiens et branchés » suscitent d’avantage de méfiance que d’envie.

La salle. Que dire ? Grande, étrange, pleine de recoins, de poutrelles, de plates-formes… On pense à un diorama de Necromunda, à des niveaux intérieurs de Stracraft, au Nostromo… C’est où qu’ils sont les xénos, Sergent ?

Premier contact avec Ramon et l’asso RIFF, dont on pourri la boite email depuis un certain temps : c’est cool de mettre enfin des visages sur des pseudos et des emails.

Le Naheulband a déjà investi les loges, et des chants étranges et kazooesques résonnent. On boit de la bière, on joue du kazoo, on se salue, on s’embrasse… C’est cool de revoir les copaings.

Il faut se brancher… Les ingés son sont sympas, c’est cool. Où caser le matos de la radio ? Dans l’espace VIP ! Punaize, ZoC Radio dans un espace VIP à la Loco pour voir le Naheulband : que peut-on demander de mieux ? Une playlist concoctée par Docteur Bis bien sur. On fait les fous sur la scène pendant l’installation, on envoie quelques plaisanteries bien vaseuses avec Oph, Skro et Bis… L’heure tourne.

On se branche, tout en écoutant la répet. Ils sont en forme, comme d’habitude d’ailleurs. Divine surprise : la Loco a un forfait SACEM : on va pouvoir passer plein de musique… On s’arrange avec Thomas pour lui pirater sa playlist, et rajouter quelques trucs.

La Loco s’anime, comme une locomotive qui monte une pression. Une vraie, une loco à l’ancienne, à vapeur, pleine de pistons, de chromes, un monstre d’acier difforme et néanmoins élancé. Les invités arrivent petit à petit. D’autres boulets, c’est cool. Qumran est là, on va pouvoir enregistrer une émission depuis notre carré VIP. Une Guinness ? Ouai c’est cool, merci.

L’émission est débile, et dure peu : la pendule est l’ennemi des professionnels de l’amateurisme qui veulent profiter de leurs potes, faire l’émission, brancher le son pour enregistrer, écouter le groupe, boire des trucs et manger des barquettes à la fraise. La chronique de Qumqum est interrompue, le public entre. On passe de la musique.

La fosse se remplit, et d’abord avec les forumeux. Youpi. Tout un tas de communautés protéiformes convergent ici, pour former un ensemble débile et enthousiaste. Je passe un peu de Maiden [[Run for the Hill]] entre les morceaux de Thomas. Les gens headbangent : forcement, le public du Naheulband compte toujours plein de métalleux bien chevelus et fêtards.

La tension de la locomotive atteint son comble. La chaudière est gonflée à bloc, et les musiciens aussi. Le train s’ébranle, la vapeur jaillit dans les pistons. Bellyscendre entre en scène. Regard ému à Lili, on enregistre… C’est beau. Hum… Lili est toujours aussi peu crédible en défendant le mariage. En même temps, tant mieux, hahaha…

Chanson à boire, chansons à se pendre, chansons à aimer… Enfin moi j’aime tout ça.

Le train prend de la vitesse. Les bièles s’agitent frénétiquement. Le public ne tient plus. On approche la surcharge des cuves. C’est l’heure.

Le Naheulband est sur scène, à la Loco.

– Salut, tu viens pour le concert ?
– Ouai, je suis le Nain.
– Ca se voit…

Après le concert, PoC et Tony m’ont demandé si je n’étais pas blasé, à force de voir le concert. Ca doit en faire une dizaine… Et bien non. Et d’une parce que chaque concert et différent, et de deux parce que c’est avant tout une rencontre humaine, un grand moment à partager entre copaings et plus si affinités, et de trois parce que… Ca marche encore ! Les trucs, les gimmicks, les vannes… L’enthousiasme du groupe est communicatif.

Les souliers de Lady Fae… ZoC Radio envoie l’intro. Skro je sais pas, mais moi j’ai trois infarctus pendant qu’on envoie le son, de peur qu’un truc merde.

La salle reprend en cœur « même pas mage »… C’est cool. Je continue de penser qu’on pourrait en tirer un clip d’enfer. A bon entendeur…

Instruchaos. Le peuple de PoC reprend le rythme en cœur. Plus c’est compliqué, et mieux le public suit. L’heure tourne, mais on ne s’en rend pas compte. Petit coup d’œil inquiet à l’enregistrement… Il y a moins de compression qu’à Strasbourg. Petites saturations, voix moins profondes. L’acoustique de la salle est bonne, et sans casque fermé, pas moyen d’écouter le retour qu’on a facilement. Zut, encore un truc à apprendre pour ZoC. Dans 10 ans, on sera au point !

Ladyfae fait danser la foule. Pari insensé mais réussi. Lili et Knarf se pourrissent. Baston ! Bisous ! Banane !

Le stage diving est un grand moment de scène. Une mer de mains, les musiciens volent au dessus de la foule.

Rappels, cris d’invocation de la CHAUSSETTE, et la lutte entre le Mordor et la Moria. Et puis survient l’improbable : la symphobeuk au kazoo, terminée par un « kalinka » malheureusement inaudible à l’enregistrement, et restera donc gravé dans les seuls esprits de ceux et celles qui peuvent dire « j’y étais ».

Les gens sortent. Le concert est fini. Eblouissant numéro de scène, stupéfiant numéro musical. Inventif, déconneur, débridé, toujours à la limite de l’explosion thermonucléaire mais toujours contrôlé… C’est chouette.

Les concerts, c’est long à se finir. Il faut démonter le bazar, sauvegarder l’enregistrement, boire un peu, papoter beaucoup, échanger des impressions, des sourires et des câlins. Comme la salle se vide, la programmation musicale de ZoC se lâche un peu. Slayer, Finntroll… Et « Bugger Off » pour finir, avant le message de l’église de Dlul.

Le groupe sort des loges, content mais épuisé. La joie se lit sur les visages tirés par la fatigue et le stress. Tout s’est bien passé, ils ont été débiles, mais tellement plein de talent !

Merci à tout le groupe, merci à Ramon et au Riff, merci aux boulets dans la fosse, merci à mes petits camarades de ZoC Radio pour ces instants. Merci Lili.

Welf, qui est un homme heureux grâce à ces petits trucs dans la vie.

Sentaï School, troisième volume

Tofu le bôgosse, évincé de la majeure partie du tome III

La Sentaï School, c’est l’Ecole des Héros. Celle qui, en quelques années de cursus chaotique, fait d’un élève lambda un membre de sentaï ou un personnage principal de série à succès. La dernière fournée d’élèves, particulièrement dissipée, sert de prétexte à une excellente BD dont j’ai déjà parlé dans un article dédié à la rubrique Livres. C’est français, c’est drôle, ça se mange sans faim. Alors quand on annonce l’arrivée d’un troisième volume, tout le monde se lève pour Matt Ban!

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