Atomic diamonds

Ce matin, j’ai vu passer sur le fil d’un de mes réseaux sociaux une de ces mini-vidéos « inspirantes » sur une solution « géniale » à une partie du problème de l’énergie

Dans cette vidéo, il était question d’utiliser des diamants (de synthèse) « dopés » au Carbone 14, dopage qui produirait 1 un courant électrique pendant toute la période de désintégration de l’isotope, soit plusieurs milliers d’années. La « batterie » ainsi fabriquée serait d’une solidité à toute épreuve (le diamant reste l’un des matériaux les plus solides au monde), inusable (à vie humaine), pratique (pas de pièce mobile, pas de possibilité de fuite de produit toxique, besoin d’une isolation minimale), bref un candidat idéal pour être collé partout. Et les carbone 14, me demanderez-vous? On pourrait le récupérer dans les déchets nucléaires, il y en a plein…

Et c’est là qu’est la fausse bonne idée.

Depuis que l’on s’y intéresse (soit maintenant un bon demi-siècle au bas mot), le recyclage et la valorisation des déchets nucléaires est un chantier colossal dont le maître-mot est « faire simple ».

Faire simple pourquoi?

D’abord parce qu’il y a contamination: quand quelque chose de radioactif rentre en contact avec un matériau inerte, celui-ci récupère « un peu » de sa radioactivité, et devient donc lui-même un futur déchet nucléaire à recycler. On a donc intérêt à limiter au maximum l’équipement utilisé pour le traitement des déchets, pour ne pas trop augmenter leur volume.

Ensuite pour la robustesse. Un environnement radioactif, personne n’a envie d’y passer plus de temps que nécessaire. Donc la maintenance doit pouvoir être réduite à sa plus simple expression et l’on doit donc limiter au maximum les composants « fragiles ».

Enfin, la question financière entre en ligne de compte et il serait illusoire de vouloir mettre en place une filière de traitement qui coûterait plus cher que les gains apportés par la filière.

Et dans cette situation, l’extraction de carbone à un degré suffisamment pur et les étuves de compression nécessaires à la fabrication dudit diamant 2 ne me semblent pas vraiment répondre aux critères évoqués ci-dessus…

Il y a 15 ans, je bossais pour un labo australien qui avait développé (et même breveté) une technique ultra-performante de confinement des déchets nucléaires: un « rocher de synthèse » dans lequel chaque élément radioactif était bloqué dans une matrice cristalline correspondant à son gabarit (imaginez des balles de différentes tailles à caler dans les trous de grillages de façon à ce qu’elles ne bougent pas. Soit vous avez un grillage avec des trous dont on peut faire bouger la taille – et c’est une matrice vitreuse, moins solide – soit il vous faut plein de bouts de grillage avec des trous de tailles différentes, et ce sont des céramiques).

Sur le papier, la solution était géniale: la céramique est beaucoup plus robuste que le verre utilisé actuellement, et leur système leur permettait de synthétiser en même temps toutes les céramiques nécessaires au confinement de déchets mélangés, sans étape de tri préalable. Un prototype industriel avait même été réalisé en environnement « froid » 3.

C’est là que le bât a blessé: l’installation était au final trop complexe pour être exploitable dans un contexte radioactif. Depuis, ils cherchent une solution pour simplifier la germination de ces cristaux de céramique, mais (aux dernières nouvelles) ça n’avance pas bien vite…

Tout ça pour dire que, dans le domaine du nucléaire, les informations trop évidentes (dans un sens comme dans l’autre) sont certainement trop belles pour être vraies…

Notes:

  1. j’avoue que je ne suis pas allé reprendre mes cours de cristallographie, donc on va les croire sur parole
  2. ah, ai-je précisé que quand on a un matériau radioactif, on n’aime pas le laisser trop longtemps au même endroit? Ben oui, plus il reste à un endroit, plus il irradie la zone autour de lui…
  3. en opposition à « chaud », c’est à dire radioactif, et indépendamment de la température intrinsèque de ce qui circule dans l’appareil

Artistes citoyens, la pétition

En France et dans le monde occidental, le parallèle entre 1789 et 2019 n'aura échappé à personne : une classe dirigeante déconnectée du reste de la population, des inégalités sociales criantes, des revendications diverses montant d'un peu partout, des cahiers de doléance...
Bref, ça bouge. Ça essaime dans le reste de l'Europe.
Et il ne sera pas dit que cette grande vague de luttes sociales se sera faite sans les artistes !


Voici ce que dit la tribune, publiée sur un blog Mediapart et dont j'ai fait partie des premiers signataires :
Nous sommes résolus à participer à cette nouvelle alliance avec le monde dont le véritable défi n’est pas tant celui de résister que celui d’inventer. Nous sommes résolus à l’entraide et au trait d’union, pour inventer de nouvelles solidarités transversales. Nous sommes résolus au combat d’une créativité partagée, pour prendre notre part dans la revitalisation de la démocratie.
(oui, c'est un peu verbeux, mais ce n'est pas moi qui ai rédigé le texte)

On peut désormais s'associer à ladite tribune en signant une pétition sur Change.org

La pétition est ici.
Et on clique, et on signe !

The books that should not be

Quelques idées de couvertures, suggérées par des messages ces derniers jours…


« Sapristi, j’ai tout compris ! » s’écria le commandant BOB MORANE, « Voici donc le secret de ce mouvement séditieux qui, depuis un mois, plonge le pays dans le chaos ! Le chef occulte des gilets jaunes n’est autre que… L’OMBRE JAUNE ! J’aurais dû y penser plus tôt ! »

« Je suis impressionné par vos capacités de déduction, commandant Morane ! » répondit le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : « Je vous nomme chef du GIGN, ensemble nous allons faire ÉCHEC A LA SUBVERSION ! »

Texte par N. Malliarkis (sur Facebook)


Une autre idée suggérée, cette fois-ci sur Twitter

Souvenirs des Utopiales 2018 : l’art de causer dans le poste

J'étais aux Utopiales du 2 au 4 novembre 2018.
Pourquoi attendre si longtemps pour rédiger un billet à ce sujet ? Parce que j'attendais d'avoir les liens vers toutes les tables rondes, pardi !

Les z'Utos, j'y avais juste fait un très court saut, en simple visiteuse, il y a quelques années. J'avais surtout traîné au bar où je rencontrais des camarades. D'ailleurs, en 2018, j'ai aussi un peu traîné au bar, mais moins. Et surtout pour parler à des camarades.
Mais cette fois, j'étais invitée, et ça change tout.
L'ambiance de fourmilière s'apprécie mieux quand on reste plusieurs jours et que l'on prend le temps d'observer les déplacements entre les conférences, la librairie, les expositions, les jeux et les séances de cinéma. C'est tout un petit monde qui vit à cent à l'heure dans la Cité des Congrès, les yeux grand ouverts sur l'imaginaire.
Et pour quelqu'un comme moi, quelqu'un d'effroyablement timide, quelqu'un qui lutte tous les jours contre un complexe de l'imposteur XXL, il y a eu la sensation extraordinaire de faire partie de ce monde, pour de bon, à part entière.

Dès la sortie de la gare, les retrouvailles avec Nantes, la ville de mes études, rayonnante sous un beau soleil d'automne, m'ont fait friser l'overdose émotionnelle. Pendant tout mon séjour, je n'ai pas quitté ce petit nuage, engrangeant des tas de moments mémorables (conversations avec Mélanie Fazi, compliments de Laurent Genefort, piles de bouquins en dédicace, naissance de l'Observatoire de l'Imaginaire, ou encore la rencontre au sommet entre Clémence Lossone et Jean-Marc Ayrault).

Le photocall en folie

Mais surtout, mes Utopiales, ça a été trois tables rondes dont ma toute première en tant que modératrice, un exercice inédit dont, paraît-il, je me suis presque bien sortie.
Grâce à Actusf (que mille fleurs de chèvrefeuille embaument chacun de leurs pas), les trois sont désormais disponibles à l'écoute, quand vous voulez, où vous voulez.

Bref, un week-end de travail, oui, mais du travail passionnant (et rémunéré au tarif légal de la table ronde).
Si j'ai l'occasion de revenir en 2019, je le ferai avec plaisir. Plutôt deux fois qu'une !

2018 vs. 2019

Mon année 2018 s'est achevée dans les larmes, au sens propre. Pendant mes quelques jours de vacances, je pensais lire des livres et aller au cinéma. Je n'ai fait ni l'un ni l'autre. À la place, j'ai beaucoup dormi et beaucoup pleuré.
Paradoxalement, ou pas, je pense que ça m'a fait du bien.
Au moment des bulles et des premiers vœux, tout allait déjà mieux, et j'ai repris confiance pour 2019.

Cheers!

Je vous souhaite une année belle et bonne, alors que l'Histoire est en marche et que nul ne sait où elle nous mènera. Des catastrophes naturelles aux injustices sociales, des zadistes aux gilets jaunes, il se passe des choses, et si l'humanité en réchappe, la période que nous vivons finira dans les manuels. Tout change et nous avec.
"Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ?" demanderait un chanteur connu.
Wait and see.

J'avais deux bonnes résolutions pour 2018 : aller voir mes grands-parents (ce sont finalement eux qui sont venus à moi) et enregistrer une vidéo par mois (c'est réussi). Rien à redire à ce niveau.

Écriture

En 2018, je voulais écrire Rouge Canon. Raté, je viens tout juste de terminer le premier acte, dont le volume laisse imaginer un roman final autour des 500 ksec (soit 75 kmots pour les gens qui convertissent tout en mots). C'est le volume de mes romans "moyens-longs".
Au rayon des réussites, j'ai finalisé Au-delà des lumières, rédigé deux nouvelles et vendu Ysa Zéro. La nouvelle édition de La dernière fée de Bourbon semble avoir plutôt bien trouvé son public, elle aussi.


La première moitié de l'année 2019 sera placée sous le signe de Rouge Canon : ce roman doit être écrit, quoi qu'il arrive. J'avancerai donc dessus à mon rythme...
Mais la nouveauté, c'est que je me suis lancé un défi sur un coup de tête. Afin d'exorciser ma crise créative, je vais publier par épisodes, sur un support gratuit et de façon anonyme, un polar fantastique que j'ai commencé à rédiger.
Travailler sur deux romans en parallèle, je l'avais déjà fait. Mais jamais les deux au stade de l'écriture. Autant dire que c'est sport.
Et en même temps, je trouve curieusement stimulant l'exercice consistant à sauter, à intervalles irréguliers, entre "Paris uchronique 1929" et "Londres fantastique 2019".

Par la suite, si par miracle je termine Rouge Canon avant la fin de l'année, il est probable que le chantier suivant soit un roman Young Adult contemporain. Après tout, maintenant que j'ai non pas une, mais deux idées de base dans ce domaine (et un lycéen à la maison pour me servir de consultant), ce serait dommage de ne pas me lancer.

Au rayon des parutions, Ysa Zéro doit sortir à la fin de l'année. La direction éditoriale commencera quand elle commencera (coucou à toi, ma charmante directrice d'ouvrage) et le reste devrait rouler. Aucune autre publication n'est confirmée pour l'année, mais il devrait y avoir entre une et trois nouvelles chez les bons dealers, à des dates encore indéterminées.
Je n'exclus pas, si j'en ai le temps et l'énergie, d'auto-publier un de mes textes inédits, voire de ressortir Fille des deux rives avec son roman-reflet Fils du miroir.

Santé, vie et empreinte

Pour la deuxième année consécutive, j'ai réussi à prendre un rythme d'activité correct à la belle saison, effectuant régulièrement mes 20 petites minutes de course, pour arrêter comme un vieux caca dès que les jours raccourcissent.
Je tâcherai de m'y remettre, parce que je dois entretenir mon palpitant.
L'inscription à la salle de sport sera peut-être envisageable à partir de la rentrée de septembre. À voir en fonction des réalités de mon emploi du temps d'ici là.

Je poursuis le glissement de mon alimentation vers des produits moins transformés, plus locaux et plus respectueux de l'environnement. En particulier, en 2018, j'ai récolté une bonne dizaine de kilos de tomates dans mon jardin, pour à peine 2 m² occupés par les plantations. En revanche, aucune progression sérieuse dans la diminution des produits d'origine animale.
La tendance devrait se poursuivre en 2019.

Pendant qu'on parle du jardin, j'ai poursuivi les plantations et commencé à domestiquer le vieil églantier, mais les quatre mois de sécheresse subis l'été dernier m'ont coûté une bonne partie de ma pelouse déjà bien attaquée par la mousse.
En 2019, il faudra décompacter le sol et replanter de l'herbe. De quoi faire encore un peu de sport.

En gros

J'ai envie de faire plus de choses, d'être plus heureuse et de me reposer. Un sacré problème de quadrature du cercle.

Oph Monthly #12 : décembre 2018

Ce sera peut-être mon dernier Oph Monthly : en effet, enregistrer une vidéo mensuelle était une résolution 2018, et à l'usage, il s'avère que m'asseoir une fois par mois devant un écran blanc pour raconter ma vie, ben... C'est du racontage de vie.


Dernier Oph Monthly de l'année, en tout cas, avec lunettes et sans maquillage.
Que les ultimes heures de 2018 vous soient douces et que l'année 2019 commence sous les meilleurs auspices !

Le retour d’Oniros

Si vous ne le savez pas encore (et c'est normal, je parle assez peu de lui), Oniros est le surnom que je donne à ma Muse. Je l'identifie à un mec mignon, avec une certaine forme d'élégance débraillée qu'il prend pour un style d'artiste, et qui n'est pas du genre à faire des efforts.
Si vous ne le savez pas encore (bis), je ne vais pas bien en ce moment. Psychologiquement, c'est même un peu la catastrophe.

Alors, quand le premier se mêle d'essayer d'arranger la seconde, ça ne va pas forcément comme sur des roulettes.
(situation vécue ce matin)

Concours Ana


Si vous ne savez pas quoi mettre sous le sapin et que vous avez un compte Facebook, vous pouvez gagner l'intégrale de la série Ana l'Étoilée, parue aux éditions du Chat Noir entre 2016 et 2018.
Comment ?
En cliquant sur ce lien, ici, en gros, et en suivant les instructions. Rien de plus simple. Pas d'obligation d'achat ni de citer trois personnes.

Le jeu dure jusqu'au 23 novembre 23h59. Ainsi, ça laisse un mois pour envoyer le lot à la personne qui l'aura gagné, pour qu'elle l'offre ou se l'offre à Noël.

Ana vous aime et moi aussi.
Pour en savoir plus sur Ana Montañez et les 4 tomes de ses aventures, allez voir sa fiche roman sur le présent blog.

Oph Monthly #10 : octobre 2018

La vidéo a quelques heures de retard puisque nous sommes le 1er novembre, mais elle est bien là, belle, et pleine d'infos !
Notamment mon programme de demain aux Utopiales, mais pas que.


J'avais parlé d'un concours de rentrée, ce sera finalement un concours de Noël. Il y aura une intégrale Ana l'Étoilée à gagner, et je prépare ça pour bientôt, afin de mettre le paquet sous le sapin.