Le meilleur chemin…

entre deux points n’est pas toujours la ligne droite.

C’est ce que nous propose cette application iPhone, version alternative de Maps, et qui propose de redécouvrir les vertus de la flânerie en proposant des itinéraires biscornus entre deux points…

Connectique

connecteurs.jpg

Je sais que vous vous demandez souvent « mais de quoi ils parlent » lorsqu’à l’antenne vous êtes le témoin auditif et impuissant d’une de nos pannes techniques, et que l’on cause cables XLR, jack, RCA et connectique…

C’est normal, nous aussi on est paumés. Sinon il n’y aurait pas de panne technique.

Essayons d’y voir plus clair. Tout d’abord, avant de parler de types de prise ou de cables, quelques principes généraux:

1) à quoi ça sert?

un cable sert à transporter un signal électrique. Mine de rien, ça parrait être de l’enfoncage de porte ouverte, mais il faut garder cela à l’esprit car les points suivants en découlent:

2) plus c’est court, mieux c’est.

Oubliez les abrutis qui vous disent que la longueur compte. Au moins pour les cables. Plus il est court, mieux c’est. Car on minimise d’une part les risques d’interférence et d’autre part la déperdition de signal.

3) le silence est d’or

Oui enfin en quelque sorte: pour limiter le « bruit », il faut des connecteurs « or ». Les connecteurs faits en autre métaux s’oxydent, ce qui crée des interférences et des pertes de signal. Bon c’est un point surtout important avec les cables RCA comme ils sont asymétriques (voir plus bas).

4) il faut maximiser la surface de contact et la rendre la plus lisse possible.

En clair, il faut que les connecteurs soient de bonne taille, pour bien véhiculer le signal. Il faut garder à l’esprit aussi que les trucs très anguleux créent des points de fuite électrostatique. C’est pour ça que les petites prises… Trop de jeu, et donc c’est pourri.

5) le blindage c’est pas que pour les chars

Vos cables « classiques » comme ceux qui sont au cul de votre chaine HiFi ne sont pas blindés. C’est pas trop grave s’ils font 10 centimètres, c’est grave s’ils font 5 mètres. Pourquoi? A cause des interférences électromagnétiques et des déperditions de signal. Un bon blindage (un treiili d’acier qui fait cage de Faraday) et une mise à la masse permettent de limiter les interférences et les accumulations de charges électrostatiques [[dans le meilleur des cas ça fait « wouuuum » et au pire ça pâte tout]].

D’ou nous en déduisons que, en un mot comme en cent: le jack 3.5, c’est de la merde.

Jack, c’est qui celui-là?

Posez ce disque de Ray Charles.

Le jack, c’est le câble de connexion audio que tout le monde connait. Celui dont on se sert pour brancher son casque dans son baladeur (cassette, CD, mp3), ou ses enceintes sur sa carte-son. En fait, un « jack » désigne à la fois un cable audio (même avec une prise XLR) et un format de connecteur: les petites prises rondes. Ce que moins de gens savent, c’est qu’il existe en plusieurs tailles:

  • le jack 3.5, ou minijack, qu’on trouve quasiment partout dans le joyeux monde de l’informatique et presque nulle part dans l’univers du son. Allez savoir pourquoi…
  • le jack 5.35, ou gros jack, ou TRS pour faire plus « pro ». La dernière fois que vous avez dû le voir, c’est sur la chaîne hifi de vos grand-parents, et que vous avez pleuré parce que vous ne pouviez pas brancher votre casque pour écouter du death-thrash-punk à fond sans leur faire peur. C’est d’autant plus bête qu’on va beaucoup parler de lui…
  • plein de trucs de tailles plus ou moins grosses, qui vont du tout-tout-petit pour kit mains-libres à des trucs d’avion. Des minijacks 3 bandes pour véhiculer les signaux vidéo et audio, des formats propriétaires étranges, etc etc… (photo)

Pourquoi le minijack c’est de la merde? Et bien si vous aviez suivi ce que je disais, vous auriez compris que:

1) c’est un petit connecteur. Donc surface de contact pas suffisante, blabla tout ça

2) c’est souvent pas très doré: les minijacks s’oxydent…

3) très très rarement blindé (jamais vu en ce qui nous concerne). Donc bonjour la perte de signal et le captage de la BBC si le fil dépasse 30cm [[oui oui de la BBC: c’est l’effet « antenne radio » des grands cables. Rigolez pas, avec un bon ampli ça marche super bien sans tuner. BBD, RFI ou autre station Grandes Ondes (le GO de votre antédéluvient poste Po/Go)… Note de Skro: D’ailleurs, c’est comme ça que vos baladeurs mp3 qui font aussi radio captent la radio… Si Si, relisez les petites lignes en kanji en bas du manuel d’utilisation ]].

4) dans la plupart des cas, c’est un signal asymétrique, et donc il y a ajout d’interférences.

Minute, de quoi on parle là?

bande de déséquilibrés

Oui, il faut faire la différence entre les signaux déséquilibrés et les signaux équilibrés. Et du coup entre la connectique symétrique et la connectique asymétrique.

Bon j’explique:

Un cable symétrique a une masse (à la ramasse) et deux fils par lesquels transitent deux signaux de MEME potentiel (en clair deux fois la même chose). L’un en positif et l’autre en négatif. Moralité (ceux qui suivent auront compris): ça s’annule. Du coup la moindre cochonnerie de parasite qui s’incruste sur un des signaux est éliminée lors de cette annulation. futé, non?

Bien sur, il faut des appareils qui accèptent les connectiques symétriques. Sinon, vous n’en tirerez pas partie. Au pire risquez un gros ronflement (mise à la masse d’un signal).

Les jacks asymétriques, on en trouve surtout sur les instruments de musique. Sur les guitares éléctriques on a ce type de connecteur. Mieux vaut alors un « bon jack » (un bon cable bien blindé et une connectique bien faite) pour ne pas perdre du signal.

du coup il faut quelles prises ?

Trois choix: gros jacks équilibrés, XLR et RCA (asymétrique).

Laissons tomber le minijack: si votre carte son n’a que ça… Bin tant pis, il va falloir faire avec.

Le XLR: une prise à trois broches, qu’on utilise beaucoup dans le son. Tous les micros un peu sérieux (dynamiques ou statiques) ont une prise XLR. L’avantage c’est qu’il est blindé le plus souvent (la grosse coque métal autour du connecteur). Du coup, on perd moins de signal.

Le gros jack: s’il est symétrique, il peut servir à balader un signal équilibré. Le signal équilibré est plus chaud [[plus sensuel aussi ouai]], il a plus de patate et bien moins d’interférences. On utilise les gros jacks pour relier entre eux les appareils de traitement du son (table de mixage, compresseur, gate, rack de carte son, moulin à café et préampli à lampes)… Ce sont des cables de « patch ».

Vous avez deja vu des jacks symétriques: ce sont les « jacks stéréo » du grand public. Pourquoi steroe? Parce qu’on s’en sert généralement pour trimbaler deux signaux sur la même prise. Pouah![[on fait les dégoutés intégristes, comme tous les néophites puants.]]

Le RCA: c’est un connecteur asymétrique (ouai un seul signal). Ce sont les prises qui sont à l’arrière de votre chaine HiFi ou de votre ensemble Home Cinéma. Bien qu’ils soient asymétriques, des cables RCA avec connecteurs or, blindage pro et bonne qualité… Ca convient super bien pour trimbaler un signal. C’est pas aussi bon que le XLR équilibré, mais pas loin.

connecteurs.jpg

De gauche à droite: un connecteur XLR, sa prise femelle, un jack asymétrique, un jack symétrique branché et un autre non branché, deux cables RCA (toujours un branché et l’autre non) et un minijack. Notez que le minijack n’est pas branché, car sur la belle table Alto S8 il n’y a PAS de prises minijack. Forcement, c’est de la merde.

Il éxiste d’autres connectiques: le SP/DIF (Sony Phillips Digital Interface) et les connecteurs optiques (les petits bouchons au cul de votre lecteur de DVD et de votre carte son[[sisi même une Realtek 97 de carte mère a un bouchon optique maintenant]]).

Ce sont de très bons formats de connectique: une liaison optique par exemple, c’est la garantie d’un signal clair et sans pertes (et là, apparaissent les VRAIS defauts de la carte son :D)…

Problème: on en trouve pas partout…

Et voila. C’est simple, non?

Et n’oubliez pas: le minijack c’est de la merde.

ASIO

Depuis plusieurs mois, vous nous entendez parler d’ASIO, de vanter les qualités de l’ASIO, etc[[que ce soit toi, lecteur de la section technique, ou les gens qui veulent faire de la radio avec nous]]. Comme on dit souvent : Pour bien faire de la radio, il faut passer par l’ASIO (et en plus, ça rime).

quelques mots sur les cartes-son

La carte-son était, jusqu’à il y a quelques années, un élément incontournable de l’ordinateur, puisqu’elle permettait d’entendre les ‘bips’ et les crépitements du modem 33k, et plus tard d’écouter les mp3 qu’on avait téléchargé sur Napster[[toi qui as moins de 20 ans, tu ne dois pas comprendre tout ce qui se dit…(Note de Welf: moi j’allais sur Audiogalaxy. Note de Skro : En fait, moi aussi.) ]].

Maintenant, les cartes-mère intègrent tout, et de façon suffisante pour un usage courant [[écouter un mp3, regarder un DVD, jouer à World of Warcraft… »Carte-mère sait faire un bon caféééé »]].

Mais qu’il s’agisse de carte « externe » ou de truc intégré, qu’est-ce qui fait fonctionner le son ?
_ C’est un système de transformation numérique (les 0 et les 1 du fichier mp3) – analogique(le courant électrique qui passe dans le câble qui va de votre ordinateur à vos enceintes, votre ampli ou votre casque), et vice versa[[en remplaçant enceintes par micro]], et qu’on appelle un chipset. Certains soupireront de nostalgie en entendant le mot Sound Blaster… Et bien ASIO, c’est un chipset (et bien évidemment tous les programmes qui permettent d’utiliser cette puce)… utilisé par les pros du son et aussi les amateurs éclairés comme nous.

Taillme ize monet[[le taon, c’est du lard, gland]]

L’avantage majeur de l’ASIO, c’est que les temps de latence sont réduits au minimum.

_ Note destinée à la compréhension : le temps de latence, c’est le temps entre le moment où le numérique rentre dans le chipset et celui où l’analogique en sort, et vice versa

_ Pourquoi est-ce si important ? Tout simplement parce que la radio, c’est du « temps réel » (enfin autant que faire se peut), et que tout décalage dans le temps est néfaste[[les pionniers de ZoC se rappelleront les émissions en duplex depuis l’Australie et des 15 secondes de lag…]]. Et que là où une carte-son « normale » a des temps de latence de l’ordre de 20 à 30 ms (millisecondes), les cartes ASIO permettent de tomber à 2 ou 3 ms.

  • Et vous nous faites chier pour 20 à 30 millisecondes ???

_ Oui, parce que quand on sait qu’un effet d’écho apparaît dès 50 ms, on s’aperçoit qu’il suffit d’un aller retour par le chipset pour l’avoir. En plus, quand on enregistre nos jingles, on aime bien avoir un retour en temps réel[[les musiciens pro aussi, et c’est pour ça qu’ils utilisent ASIO]]

Usine à gaz, première

Avoir une carte ASIO, c’est bien[[même si ce n’est pas donné, voir le paragraphe suivant]], mais ça ne fait pas tout. Parce qu’avec ASIO, il y a plein de trucs à configurer :

  • Le contrôle du volume : loin du simple truc normal avec juste des petites barres à monter et descendre, le contrôle du volume avec une carte ASIO est un monstre. Oui, avec le temps que vous avez économisé, vous pouvez appliquer plein d’effets : égalisation, normalisation, compression, pour avoir le son optimal pour l’usage que vous avez à en faire…

Note de Welf: Il ne s’agit plus de simple « contrôle du volume », mais bien du « mixage du son » avec tout ce que cela suppose d’égalisation de gate de compression de Gliforatroneur à double effet Schnipzprax.

  • Les logiciels : oui, parce que passer par DirectSound (l’usine à gaz pour le son de Microsoft) avant de rejoindre votre chipset, c’est comme mettre un moteur de 2CV dans une Ferrari.

Il faut que les programmes envoient leurs données directement à la carte, sans passer par le « direct Sound » de MicroSoft. D’où une série de plugins, add-ons et autres trucs à ajouter pour que ça marche[[une autre solution serait de virer Windows et de récupérer une distribution Linux dédiée au son, mais même un grand expérimentateur comme moi n’a pas été convaincu]]

  • Les conflits : Parce que comme Welf et moi, vous n’avez pas désactivé votre carte-son précédente, vous vous retrouvez avec des problèmes de conflits. Votre lecteur de DVD n’a plus de son, votre Winamp plante lamentablement… Et oui, c’est la rançon de la gloire. Hélas, si vous n’avez pas un ordinateur dédié au montage son[[dites-vous que nous non plus]], vous allez devoir régler tous ces problèmes tout seul… L’équipe de ZoC Radio décline toute responsabilité.

Parlons peu, parlons gros sous[[note de Welf: Skro est Auvergnat]]

Là, ne vous faites pas d’illusions, le matériel haut de gamme, ça se paie au prix fort. N’espérez pas trouver une carte ASIO à 15 euros chez votre revendeur informatique. D’ailleurs, n’espérez pas trouver une carte ASIO tout court là-bas[[à une seule exception, l’Audigy 2. Mais celle-là, il ne faut pas la prendre pour d’autres raisons…]].
_ La seule solution, c’est de trouver un magasin qui a un rayon informatique musicale[les parisiens peuvent passer chez [Surcouf, qui en a un ]], ou de la commander sur le Net [ZoC Radio vous conseille [Thomann pour tout ce qui concerne le matériel son, cartes incluses…]]. Et pour les prix, n’espérez pas mettre en dessous d’une centaine d’euros (prix indicatif de ma carte, l’E-Mu 0404)…

Bon, on a bien vu un « ultra-premier prix » chez Swissonic pour une cinquantaine d’euros, mais on ne sait pas du tout ce qu’il vaut [[en qualité, bien sûr. Le prix, on vient de le donner]].

-*Quel modèle choisir ?
_ Alors là, c’est vous qui voyez. Welf et moi (et depuis peu, Oph, même si l’installation n’est pas encore faite) avons des cartes E-Mu[[en fait, c’est le nom des cartes pros d’une marque peu connue appelée Creative…]], mais il y a d’autres marques, comme Phase. A notre avis, l’important, ce n’est pas tant la marque que la connectique[[et aussi un peu les logiciels livrés avec… Une autre raison de ne pas choisir l’Audigy 2, c’est qu’elle est livrée avec Tomb Raider, et pour faire de la radio, ça ne sert à rien (alors qu’un truc comme au hasard CuBase…)]]. Connectique qui fera l’objet d’un article suivant.

Monter un studio

SC300: ya pas moins cher!

Bon cette fois c’est décidé, vous allez sauter le pas : vous voulez faire de la webradio.

Un ami, contaminé par une knarfite aigue, vous a dit que votre pauvre carte son interne soundblatruc et votre micro blaster c’était de la daube. Et pourtant il a commencé sa radio avec sa, le fumier [[coucou Oph :7]].

Au niveau technique, il vous faut :

– un micro statique
– une table de mixage avec alim phantom
– une carte son potable
– une connexion ADSL (avec un bon taux d’upload)
– un PC raisonnablement puissant
– un bon casque
– plein de câbles aux noms étranges
– un truc à boire et à manger, c’est long tout ça

Avant toute chose, où trouver des avis sur le matos et où acheter du matos ?

Il n’y a pas 36 endroits ou les conseils sont bons, les gens informés, et les références exhaustives : allez sur

www.audiofanzine.net

Franchement, je n’ai jamais été déçu par les conseils. Au début, misez sur les matériels pour lesquels de très nombreux avis ont été donnés. C’est mieux !

Pour acheter le matériel, vous pouvez aller chez votre revendeur local. Mais souvent il se prend une marge comme un porte-avions. A titre indicatif, le micro Oktava MK-319 qui équipe ZoC, PoC et Knarf coute environ 150 euros sur le net et le triple en France !

Une excellente adresse (c’est là qu’on va) :

www.thomann.de

Thomann est un magasin Allemand (pas de panique, posez ce Berlitz, le site est en français-anglais) qui propose un service VPC impeccable, un catalogue énorme et une garantie de 3 ans avec délai de reprise de 30 jours.
Que demande le peuple ?

En plus, leur usine, T.bone, fabrique un tas de matériels cheaps et d’un excellent rapport qualité prix. Dont des… micros !

Parlons micro. On trouve dans les grandes surfaces divers micros de « karaoké » à « Professional machin bidule super sound »… En général c’est de la daube.

Vous comptez monter un « studio ». Donc vous pouvez (et devez) prendre un micro statique. C’est-à-dire un micro… de studio. Knarf explique ICI tout bien pourquoi il vous faut un statique.

Quel micro choisir ? Bonne question.

ZoC radio a commencé avec un simple gooseneck dynamique sur XLR (j’ai honte je sais). C’est potable au début, mais pour le prix, vous pouvez avoir un statiaue à alim phantom maintenant.

Voilà ce que je vous propose comme config minima :

Un micro t.bone SC300
SC300: ya pas moins cher!

Son pied de table

Un filtre antipop

Un minirack Bheringer UB802

Si on prend en compte les cables correspondants (je vous laisse chercher :)) on arrive à environ 100 euros pour la partie « micro ».

Et là je vous vois venir: pourquoi pas « juste un micro »?

Je m’explique.

Le micro statique SC300 c’est le moins cher de sa catégorie. Pour faire bien, il faudrait un micro avec coupe-bas propre, et disposant d’une suspension comme le SC400. Il est déja bien plus cher.
Pas possible de tirer les prix de ce côté.
SC400 de chez T.bone

Le pied de table, c’est indispensable: il faut avoir les mains libres pour faire de la radio. une main pour le verre et une main pour le tambourin/souris/frapper Qumran

Le filtre anti plop est vraiment important. Il évite ces « pfeu » qui s’entendent dans les micros quand vous parlez trop près sur certaines consonnes comme… le P.

Le minirack maintenant…

1) les micros statiques ont besoin d’une alimentation phantom 48 volts. Cette petite console est la moins chère à disposer d’une alim phantom.

2) il faut un minimum de préamplification et de mixage avant d’envoyer le signal de votre micro dans votre carte son. Les micros t.bone ont une « bosse » dans les mediums, ça se corrige très bien.
UB802: tout petit mais avec une Phantom

Notez que si vous avez une super carte son avec des prises XLR et alim phantom (comme l’EMU 1820) le minirack n’est PAS indispensable. Mais ça coute 400 euros !

Bien: vous voila branchés?

Il vous faut une carte son.

Si vous souhaitez faire de la webradio à plusieurs sur le net via des logiciels de communication (skype au hasard), vous aurez besoin d’une carte qui limite le « lag » au maximum. En clair, du protocole ASIO.

Pas de panique: vous pouvez faire sans!

Sur audiofanzine vous trouverez une bonne selection de cartes par exemple:

l’EMU 0404 est la carte de Skro. Elle vous permet d’avoir accès au protocole ASIO pour environ 100 euros. Avec cette carte sont vendus des logiciels dont nous reparlerons dans la partie « logiciels » justement.
EMU 0404: ASIO inside

Pour choisir une carte sachez que:

– le rack frontal c’est genial, mais cher (ici l’EMU1820 la carte de Welf)

– les connecteurs minijack, même dorés, c’est de la merde: on oublie. La surface de contact est trop petite, il y a toujours du jeu… bref trop de pertes. Préférez le gros jack bien propre [[a jack of all trades]]. La connectique RCA c’est plutôt bien.

– les critiques d’audiofanzine sont plutôt bonnes.

– attention aux logiciels en bundle avec la carte: ça compte aussi.

– Il parrait que la M Audio DA 24/96 est bien aussi: pas testé.

– ne jamais prendre de carte à interface USB: c’est leeeeent. Si vous n’avez pas de PCI (genre ordi portable) les cartes FireWire ont de bons temps de réponse. Sinon… Prennez une carte PCI!

Pour le casque:
Il faudrait un article dédié. Disons simplement que les casques AKG c’est de la balle. Ceci dit, vous allez faire de la radio: un bon casque d’écoute c’est suffisant.
Pourquoi un casque? Pour éviter l’effet larsen, car vous DEVEZ écouter le « main mix » pour avoir une idée de ce que les gens entendent. Et ce même si vous êtes seul à parler.

Et voila: branchez le minirack sur la carte au moyen de cables RCA-jack ou de jacks (équilibré ou pas). Pluggez le micro sur le minirack avec un cable XLR, règlez la préamp sur le milieu, posez le casque sur vos oreilles (faut le brancher AUSSI) et wizzz

rien ne se passe

Pourquoi?

Fallait allumer l’alim phantom! (ne riez pas ça m’est arrivé le premier jour avec l’Oktava MK319)…
MK319: la star de PoC, Knarf... Et ZoC

A titre indicatif, la config de ZoC à Lyon:

– une table 8 pistes avec coupe bas ALTO S-8 et micro gooseneck
– une carte EMU-1820
– un micro Oktava
– un PC avec un Intel 2,33 Mhz sous XP
– l’ADSL 6mo/sec (upload 1mo)
– un casque AKG K55
– un tambourrin (hélas)

Welf, qui vous parlera une autre fois des processeurs d’éffets