#15ansdechaos – les photos

Les quinze ans du Naheulband, c’était hier soir au Trianon, et ça a désintégré des ornithorynques, pour reprendre une expression consacrée.

Vous avez eu un petit aperçu de l’ambiance en direct sur notre chaîne YouTube, et il semble qu’on ait de quoi monter un petit aftermovie 1, mais en attendant, voilà quelques photos

Notes:

  1. y’a pas à dire, le matos a fait des gros progrès depuis notre première tentative de captation à Avatar en 2004…

Poets of the Fall

Ils sont finlandais et arborent en guise de logo l’image vieillie d’un papillon de nuit épinglé. Pourtant, les Poets of the Fall ne sont pas des métalleux. Étonnant, non ?

L’histoire commence en 2003 quand trois amis, Marko, Olli et Captain, décident de tout plaquer pour vivre de leur musique. Un pari risqué quand on a la trentaine et qu’on retourne vivre chez Papa et Maman après avoir vendu tout ce qu’on possédait…
_ Heureusement, le trio relève le défi. Aujourd’hui, après cinq albums et le recrutement de trois musiciens supplémentaires, ils sont devenus un groupe de rock majeur dans leur pays, mais ne connaissent qu’un succès confidentiel à l’étranger.

Ze groupe

Les Poets of the Fall (POTF pour les fans) jouent une musique pop-rock à la composition riche et à la production soignée, teintée à l’occasion d’une pointe de métal [[Parce que quand même, on est en Finlande.]], tendance prog ou indus suivant l’humeur du moment. Quand je les ai découverts en 2012 [[Par hasard, en suivant des liens à partir d’une reprise métal des thèmes de Doctor Who.]], je me suis dit « Tiens, ça ressemble à 3 Doors Down, mais avec un bien meilleur chanteur ».
_ En effet, la grosse valeur ajoutée du groupe, c’est Marko Saaresto, chanteur au look changeant (de plus en plus queer avec les années) et au timbre de velours, un superbe baryton qui se défend plus qu’honorablement en voix de tête. Comme chaque morceau comprend pas mal de paroles, on en profite assez largement.

Dans l’univers de la franchise Alan Wake, les POTF s’appellent Old Gods of Asgard et jouent un rock un peu différent, plus classico-héroïque.

Et quand ils ont juste envie de faire n’importe quoi, ça donne The Happy Song.

Bref, ils aiment varier les plaisirs et jouer des personnages. Et bien entendu, ils ont la réputation de tout déchirer sur scène [[Mais aussi de passer du temps avec les fans après les concerts, le sourire aux lèvres même quand ils sont crevés.]].

Ce n'est pas ce que vous croyez !

Au cours de la récente tournée allemande du groupe, Marko a annoncé que les Poets seraient ravis de venir en France. À condition, bien entendu, qu’on ne leur demande pas de se déplacer pour une seule date.
_ Parce que l’air de rien, ils n’ont pas de major derrière eux, et ça coûte cher de trimballer tout le monde et tout le matos.

À suivre…

Princess Ghibli

L’album est sorti le 13 avril dernier. Concept : reprendre les chansons-phares de quelques-uns des films les plus connus du studio Ghibli (du Hayao Miyazaki, essentiellement) en version métal. Ambition affichée : donner aux morceaux une dimension plus forte et violente, sans jamais perdre l’ambiance engendrée par les mélodies.

Le collectif réuni par Coroner Records s’appelle « Imaginary Flying Machines », et il rassemble des artistes européens et japonais.

La playlist :
_ 1. Tonari No Totoro (Mon Voisin Totoro) – Disarmonia Mundi feat. Sophia Aslanidou
_ 2. Kimi Wo Nosete (Laputa, le Château dans le Ciel) – Disarmonia Mundi feat. Yoko Hallelujah
_ 3. Teru No Uta (Les contes de Terremer) – Blood Stain Child feat. Ettore Rigotti
_ 4. Gake No Ue No Ponyo (Ponyo sur la falaise) – Destrage feat. Yoko Hallelujah
_ 5. Mononoke Hime (Princesse Mononoke) – Living Corpse feat Yoko Hallelujah
_ 6. Country Road (Si tu tends l’oreille) – Disarmonia Mundi feat. Sophia Aslanidou
_ 7. Itsumo Nandodemo (Le Voyage de Chihiro) – Blood Stain Child feat. Claudio Ravinale
_ 8. Arrietty’s Song (Japanese version) (Arrietty et le petit monde des Chapardeurs) – Disarmonia Mundi feat. Sophia Aslanidou
_ 9. Yasashisa Ni Tsutsumaretanara (Kiki la petite sorcière) – Destrage feat. Yoko Hallelujah
_ 10. Toki niwa Mukashi no hanashio (Porco Rosso) – Disarmonia Mundi feat. Yoko Hallelujah
_ 11. Sanpo (Mon Voisin Totoro) – Living Corpse feat. Yoko Hallelujah
_ 12. Nausicaa requiem (Nausicaä de la Vallée du Vent) – Neroargento feat. Yoko Hallelujah

Quant au résultat, euh…
_ C’est très moyen, finalement.

Le gros problème de ces groupes et en particulier de leurs vocalistes (on ne parle pas ici des chanteurs/euses invités), c’est qu’ils n’ont pas compris que le chant rugueux du métal, dit également « grunt » dans les milieux moins pointilleux, eh bien… c’est autre chose qu’un jeune coq qui s’égosille.
_ Résultat, le meilleur morceau est sans doute Kimi Wo Nosete, sur lequel il n’y a que du chant clair.

Bref, une idée intéressante mais un album finalement pas à la hauteur.

Même joueur, joue encore.

Allez, un lien : du beuargl Totoro en streaming. Tous les autres morceaux sont disponibles à partir de là.

Qantice en concert le 16 octobre

ZoC Radio est très heureux de vous annoncer le premier concert du groupe de Tony: Qantice, qui aura lieu le 16 octobre à la Salle Mains d’Oeuvre, à Saint-Ouen (93).

A cette occasion, le groupe jouera l’intégralité de son album The Cosmocinesy.

Avec en première partie, Asylum Pyre, un groupe de metal mélodique.

Un concert à ne pas rater, pour pouvoir dire « j’y étais » quand Qantice sera mondialement connu et remplira le Stade de France (oui, on peut rêver…)

L’indispensable mise à jour

Septembre, c’est la saison du marronnier par excellence. Alors je me vautre sans vergogne dans le « que sont-ils devenus ? » le plus complet.

Radiohead a fait parler de lui cet été en sortant une chanson hommage à Harry Patch. Le groupe prépare en ce moment son huitième album, qui devrait sortir comme In Rainbows, d’abord en ligne et ensuite seulement dans les bacs [[Sauf que maintenant, la pratique est devenue assez courante, sous la forme : « Attention, le dernier opus de Kikoolol est en preview sur FricThunes.com pendant dix jours ! »]]. Pour l’instant, j’avoue que je ne suis pas du tout convaincue par le premier extrait disponible. Espérons que c’est à cause des conditions du live qui ne mettaient pas la composition en valeur.

Alestorm, anciennement Battleheart, a désormais deux albums à son actif sous son nouveau nom. Les pirates écossais n’ont pas eu froid aux yeux en reprenant le titre Wolves of the Sea, présenté par la Lettonie à l’Eurovision 2008 et qui ne semblait pas forcément coller à leur répertoire. Le tout s’écoute dans le deuxième album, Black Sails at Midnight, sorti cette année chez Napalm Records. Et en fin de compte, en augmentant le facteur tagada et en remplaçant le pont par un solo de clavier, elle a de la gueule, cette chanson.
_ (écoutez ça sur leur Myspace)

High and Mighty Color, ce sympathique et péchu groupe de rock japonais, compte désormais quatre albums dans sa discographie, mais en 2008, la chanteuse Maki a annoncé son mariage avec le chanteur Masato Nakamura, et comme le veut la tradition au Japon, elle a quitté le groupe dans la foulée. Un casting a permis de lui trouver une remplaçante, une dénommée Halca, au début de l’année.
_ Le cinquième album du groupe, le premier avec la nouvelle voix, doit sortir à la rentrée. Il s’intitulera Swamp man.

Týr, comme chacun sait, a perdu une partie de la coloration folk de ses débuts. On reconnaît toujours le son caractéristique du groupe et ça reste un bonheur à écouter, surtout quand Heri chante en féringien avec polyphonie bourrine derrière [Sans plaisanter, je trouve cette langue d’une grande beauté, bien que je n’arrive pas du tout à la prononcer.]]. Néanmoins, le groupe s’en tient à sa ligne de conduite : ne pas se cantonner à une chapelle, fût-elle aussi sympathique que le folk metal. Bref, si on veut retrouver cette impression d’être sur un drakkar (ou le soir à la taverne après le pillage) qui ressortait des deux premiers albums, mieux vaut écouter les Finlandais de [Turisas.
_ Dernier album en date pour Týr : By the Light of the Northern Star.
_ Leur Myspace, c’est par là.

Les craignos monsters germano-franco-roumains de Powerwolf vont un cran plus loin dans la lycanthropie en mousse et le détournement de codes liturgiques avec Bible of the Beast (2009). C’est lourd en orgue véritable enregistré à Thionville, plein de thèmes qui restent dans la tête et d’interludes en latin de cuisine, et on atteint le sommet de la poilade avec le très subversif ou ridicule [[Voire les deux à la fois…]] Resurrection by Erection.
_ Plus j’y pense et plus je me dis qu’il faut organiser une rencontre entre Attila Dorn et DrBis.

Nightscape a disparu de la circulation, mais le site annonce « comeback in progress ». On verra bien.

Après un long passage à vide, les progueux niçois de Lord of Mushrooms annoncent pour bientôt un troisième album et une série de concerts. Je m’inquiète un peu malgré tout, puisque la fiche de présentation de William, le nouveau chanteur [Que j’attendais au tournant parce que la performance vocale de Julien Vallespi m’avait vraiment scotchée.]], a disparu du [Myspace du groupe. Est-il parti en claquant la porte ?
_ Si le très gentil et disponible Julien Negro, bassiste du groupe, passe dans les parages, je veux bien des nouvelles.

Au rayon des nouvelles de l’année, n’oublions pas non plus l’album de Qantice unanimement salué par la critique, le concert Naheulbeuk, Belyscendre, Trio LAm et Bloody Shamrock le 19 septembre à l’Élysée-Montmartre… et accessoirement, mon nom à moi cité pour la première fois sur le livret d’un album, pour trois « lalala » à peine audibles chez Mondegreen.

Et plein d’autres trucs que j’oublie. Mais oublier, c’est une de mes spécialités.

Oph

Lord of Mushrooms, 7 Deadly Songs

Deux euros. Pas un de plus. C’est ce que j’ai déboursé pour m’offrir cet album édité en 2005 par les Finlandais de Lion Music, label dont je vais finir par considérer qu’il est synonyme de bonne écoutabilité en temps de soldes dans le bac à disques du coin. Deux euros que je n’ai aucunement regrettés à l’écoute de cette relecture fort sympathique de l’inusable thème des sept péchés capitaux. Lord of Mushrooms, comme le révèle le livret, est en fait un groupe français (et même niçois). L’album est quand même tout en anglais, hein.

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Nightscape, Symphony of the Night

Encore un album trouvé pour une petite poignée d’euros dans un bac à soldes et acheté un peu par hasard, sur la seule foi de l’illustration sur la pochette: la pleine lune peinant à éclairer un lac et quelques montagnes, rapidement brossés en quelques coups de pinceau. Sorti en 2005 sur le label finlandais Lion Music, Symphony of the night est le premier album d’un groupe de nationalité…

Ahaaa…
_ Je vous donne un indice: Lili, range cette massue.

De nationalité suédoise, bonne réponse! Mais rassurez-vous, Nightscape est un groupe entièrement composé de garçons, il n’y a donc aucune Suédoise à trucider dans l’équipe.

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Silver Lining, The Inner Dragon

C’est pour deux euros, dans le bac à soldes d’un temple de la consommation culturelle, que je me suis procuré cet album à la pochette engageante représentant un diorama avec dragon et farfadet. D’un premier examen, il est ressorti que contrairement aux apparences, Silver Lining est un groupe français, et même lyonnais, et que la galette est sortie en 2004 sur le label lorrain Musea, spécialisé dans les petites productions « hors des modes ». D’une première écoute, il est ressorti que le contenu était quelque peu déconcertant, car totalement atypique. The Inner Dragon est une histoire fantastique plus qu’un album au sens classique du terme.

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In Rainbows

On a beaucoup parlé de l’album In Rainbows à la fin de l’année 2007. Après avoir mis fin au contrat qui les liait à EMI, leur maison de disques, les cinq musiciens surdoués de Radiohead ont en effet étrenné un tout nouveau système de diffusion de leur musique: l’album a été proposé au téléchargement sur le site du groupe, avec participation « à vot’ bon coeur ». On parle de plus d’un million de téléchargements, avec un revenu de l’ordre de 4 euros en moyenne par exemplaire, prouvant par là que non, le téléchargement, ce n’est pas la mort des artistes. Le message politique a été tellement relayé par les médias qu’on en a presque oublié de parler de musique. ZoC Radio va de ce pas réparer cette lacune.

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