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  1. Des tics (de langage) et des grimaces

    Commentaires fermés sur Des tics (de langage) et des grimaces

    septembre 13, 2017 par Oph

    On a toutes et tous de menus tics de langage. Des mots qui reviennent plus souvent qu’à leur tour, des expressions un poil trop fréquentes, qui amusent ou énervent les amis, voire qui peuvent servir à nous imiter à peu de frais.
    C’est mignon, dans l’ensemble.
    Mais comme chacun d’entre nous a également ses petites bêtes noires, ces trucs sans importance qui lui hérissent les poils du dos alors que comme dirait mon grand-père, « ce n’est pas la mort du petit cheval », parfois, ça se télescope et ça donne :
    Des tics de langage qui me font grimacer
    (tin, tin, tiiiinnn)
    Comme ça, vous vous sentirez un peu moins seuls quand un bête mot vous crispera : moi aussi, ça m’arrive !
    En voici deux que je rencontre particulièrement souvent, et qui ont donc plus d’occasions de m’agacer que les autres.
    • Décrire un chat noir
    « Panthère noire » ou « perle noire », faites votre choix. C’est à peu près systématique et ça finit par lasser. Comme si on ne pouvait pas appeler un chat un chat.
    Non mais franchement, est-ce que j’ai une tête de panthère ?
    • Une couverture sublime
     
    Captures d’écran authentiques, sans aucun trucage.
    Et vous, quels sont les mots ou les expressions qui vous tirent des grimaces ?

  2. Des tics (de langage) et des grimaces

    Commentaires fermés sur Des tics (de langage) et des grimaces

    septembre 13, 2017 par Oph

    On a toutes et tous de menus tics de langage. Des mots qui reviennent plus souvent qu’à leur tour, des expressions un poil trop fréquentes, qui amusent ou énervent les amis, voire qui peuvent servir à nous imiter à peu de frais.
    C’est mignon, dans l’ensemble.
    Mais comme chacun d’entre nous a également ses petites bêtes noires, ces trucs sans importance qui lui hérissent les poils du dos alors que comme dirait mon grand-père, « ce n’est pas la mort du petit cheval », parfois, ça se télescope et ça donne :
    Des tics de langage qui me font grimacer
    (tin, tin, tiiiinnn)
    Comme ça, vous vous sentirez un peu moins seuls quand un bête mot vous crispera : moi aussi, ça m’arrive !
    En voici deux que je rencontre particulièrement souvent, et qui ont donc plus d’occasions de m’agacer que les autres.
    • Décrire un chat noir
    « Panthère noire » ou « perle noire », faites votre choix. C’est à peu près systématique et ça finit par lasser. Comme si on ne pouvait pas appeler un chat un chat.
    Non mais franchement, est-ce que j’ai une tête de panthère ?
    • Une couverture sublime
     
    Captures d’écran authentiques, sans aucun trucage.
    Et vous, quels sont les mots ou les expressions qui vous tirent des grimaces ?

  3. L’importance de se récompenser

    Commentaires fermés sur L’importance de se récompenser

    juillet 8, 2016 par Oph

    Et voilà, petite victoire : j’ai fini le premier jet du deuxième roman Freaks’ Squeele.
    Il reste du travail dessus avec Florent Maudoux avant de l’envoyer à l’éditeur, mais c’est déjà une étape importante que je suis fière d’avoir franchie. Donc, autre étape importante, je me suis octroyé une récompense. Et même deux.
    L’écriture a beau être une activité que l’on choisit, parce qu’on aime ça (ce n’est en aucun cas un bon moyen de faire fortune ou d’atteindre la célébrité), cela reste un processus ardu et exigeant. Il faut souvent se presser le cerveau comme un citron pour en sortir le texte tant attendu. Le résultat concret, c’est qu’on obtient un beau roman d’un côté… et un concentré de fatigue, angoisse et frustration de l’autre.
    D’où ce conseil essentiel : savoir se récompenser à l’issue de tous ces efforts.
    Une sortie, un cadeau, une pâtisserie peut-être… Sachez vous faire plaisir, c’est le plus important. Que le travail aboutisse aussi à un retour immédiat.
    Cette fois-ci, je me suis donc offert un concert (à savourer dans quelques mois), mais aussi, plus inattendu peut-être, une soirée couture. J’aime beaucoup créer des vêtements pour poupée, ça me détend ; en outre, par rapport à l’écriture, ça présente l’avantage d’apporter une gratification rapide puisqu’on obtient un produit fini en une soirée.
    Voici donc la robe fabriquée hier soir.
    Notre mannequin du jour est la Lammily Photographe, une poupée aux proportions réalistes disponible depuis un mois et demi.

  4. L’importance de se récompenser

    Commentaires fermés sur L’importance de se récompenser

    juillet 8, 2016 par Oph

    Et voilà, petite victoire : j’ai fini le premier jet du deuxième roman Freaks’ Squeele.
    Il reste du travail dessus avec Florent Maudoux avant de l’envoyer à l’éditeur, mais c’est déjà une étape importante que je suis fière d’avoir franchie. Donc, autre étape importante, je me suis octroyé une récompense. Et même deux.
    L’écriture a beau être une activité que l’on choisit, parce qu’on aime ça (ce n’est en aucun cas un bon moyen de faire fortune ou d’atteindre la célébrité), cela reste un processus ardu et exigeant. Il faut souvent se presser le cerveau comme un citron pour en sortir le texte tant attendu. Le résultat concret, c’est qu’on obtient un beau roman d’un côté… et un concentré de fatigue, angoisse et frustration de l’autre.
    D’où ce conseil essentiel : savoir se récompenser à l’issue de tous ces efforts.
    Une sortie, un cadeau, une pâtisserie peut-être… Sachez vous faire plaisir, c’est le plus important. Que le travail aboutisse aussi à un retour immédiat.
    Cette fois-ci, je me suis donc offert un concert (à savourer dans quelques mois), mais aussi, plus inattendu peut-être, une soirée couture. J’aime beaucoup créer des vêtements pour poupée, ça me détend ; en outre, par rapport à l’écriture, ça présente l’avantage d’apporter une gratification rapide puisqu’on obtient un produit fini en une soirée.
    Voici donc la robe fabriquée hier soir.
    Notre mannequin du jour est la Lammily Photographe, une poupée aux proportions réalistes disponible depuis un mois et demi.

  5. L’importance de se récompenser

    Commentaires fermés sur L’importance de se récompenser

    juillet 8, 2016 par Oph

    Et voilà, petite victoire : j’ai fini le premier jet du deuxième roman Freaks’ Squeele.
    Il reste du travail dessus avec Florent Maudoux avant de l’envoyer à l’éditeur, mais c’est déjà une étape importante que je suis fière d’avoir franchie. Donc, autre étape importante, je me suis octroyé une récompense. Et même deux.
    L’écriture a beau être une activité que l’on choisit, parce qu’on aime ça (ce n’est en aucun cas un bon moyen de faire fortune ou d’atteindre la célébrité), cela reste un processus ardu et exigeant. Il faut souvent se presser le cerveau comme un citron pour en sortir le texte tant attendu. Le résultat concret, c’est qu’on obtient un beau roman d’un côté… et un concentré de fatigue, angoisse et frustration de l’autre.
    D’où ce conseil essentiel : savoir se récompenser à l’issue de tous ces efforts.
    Une sortie, un cadeau, une pâtisserie peut-être… Sachez vous faire plaisir, c’est le plus important. Que le travail aboutisse aussi à un retour immédiat.
    Cette fois-ci, je me suis donc offert un concert (à savourer dans quelques mois), mais aussi, plus inattendu peut-être, une soirée couture. J’aime beaucoup créer des vêtements pour poupée, ça me détend ; en outre, par rapport à l’écriture, ça présente l’avantage d’apporter une gratification rapide puisqu’on obtient un produit fini en une soirée.
    Voici donc la robe fabriquée hier soir.
    Notre mannequin du jour est la Lammily Photographe, une poupée aux proportions réalistes disponible depuis un mois et demi.

  6. L’importance de se récompenser

    Commentaires fermés sur L’importance de se récompenser

    juillet 8, 2016 par Oph

    Et voilà, petite victoire : j’ai fini le premier jet du deuxième roman Freaks’ Squeele.
    Il reste du travail dessus avec Florent Maudoux avant de l’envoyer à l’éditeur, mais c’est déjà une étape importante que je suis fière d’avoir franchie. Donc, autre étape importante, je me suis octroyé une récompense. Et même deux.
    L’écriture a beau être une activité que l’on choisit, parce qu’on aime ça (ce n’est en aucun cas un bon moyen de faire fortune ou d’atteindre la célébrité), cela reste un processus ardu et exigeant. Il faut souvent se presser le cerveau comme un citron pour en sortir le texte tant attendu. Le résultat concret, c’est qu’on obtient un beau roman d’un côté… et un concentré de fatigue, angoisse et frustration de l’autre.
    D’où ce conseil essentiel : savoir se récompenser à l’issue de tous ces efforts.
    Une sortie, un cadeau, une pâtisserie peut-être… Sachez vous faire plaisir, c’est le plus important. Que le travail aboutisse aussi à un retour immédiat.
    Cette fois-ci, je me suis donc offert un concert (à savourer dans quelques mois), mais aussi, plus inattendu peut-être, une soirée couture. J’aime beaucoup créer des vêtements pour poupée, ça me détend ; en outre, par rapport à l’écriture, ça présente l’avantage d’apporter une gratification rapide puisqu’on obtient un produit fini en une soirée.
    Voici donc la robe fabriquée hier soir.
    Notre mannequin du jour est la Lammily Photographe, une poupée aux proportions réalistes disponible depuis un mois et demi.

  7. Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel

    Commentaires fermés sur Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel

    juin 14, 2016 par Oph

    La tuerie de Paris, en novembre dernier, a frappé sans discernement particulier, si ce n’est que les lieux visés (cafés, salle de concert, stade) étaient des endroits où on allait pour le plaisir. J’ai eu l’énorme chance de ne compter aucune victime parmi mes connaissances directes. Des potes qui étaient sur place, ou juste à côté, oui ; heureusement, ils sont tous rentrés sains et saufs.
    Réaction viscérale de ma part : on veut nous punir d’aimer nous faire plaisir ? Zut ! Pas question de céder. Pas question de renoncer aux concerts, aux festivals ou aux soirées entre copainzécopines.
    La tuerie de Bruxelles, en mars dernier, visait des lieux publics, des lieux de passage. C’était encore plus générique, tout aussi douloureux, et possiblement organisé à la va-vite après l’arrestation d’un sale type dont je ne salirai pas ce blog en écrivant le nom. Baoum. Vous êtes européens, vous êtes vivants, ça nous suffit à vous vouloir du mal. Là encore, compassion et volonté de rester debout.
    Et arrive la tuerie d’Orlando. Plus ciblée, plus clivante aussi : on trouve beaucoup plus de gens qui réprouvent la méthode mais admettent que quelque part, fréquenter une boîte gay, c’est chercher, un peu.
    Curieusement, ou pas, je suis plus dans la réflexion, plus dans la révolte, que lors des précédents attentats qui me touchaient pourtant de plus près. Le mec n’a pas tiré au hasard, il a visé, pour une raison précise. Une raison qui me tord les tripes. Il a tué ces personnes parce qu’elles étaient homosexuelles, ou fréquentaient des homosexuels, et l’assumaient.
    John Barrowman et son mari Scott Gill. #neverstopkissing

    Qu’est-ce qu’on a raté pour qu’en 2016, autant de gens gardent au fond d’eux l’idée qu’il n’existe qu’un seul modèle de vie valable (le leur, comme par hasard) ?
    • vivre en couple hétérosexuel
    • toute sa vie avec le/la même partenaire
    • avoir des enfants
    • maintenir le clivage des genres envers et contre tout
    Quand on veut normer et qu’on est un tant soit peu extrémiste, on en arrive à éliminer ceux qui défient trop la norme.
    Donc il est urgent d’arrêter de vouloir normer.
    Une fois de plus, la conscience que plusieurs modes de vie sont possibles et même compatibles en bonne intelligence, c’est quelque chose qui ne peut venir que d’une ouverture globale de la société, et qui dit global dit « incluant la fiction ». Ça va au-delà de l’homosexualité, bien entendu. Il faut déboulonner le monopole de la norme dominante : celle du couple hétérosexuel monogame et très longue durée. La ramener à ce qu’elle est, à savoir, un modèle parmi d’autres.
    Oui, c’est moi qui vous dis ça ; moi qui fais mine d’être rock’n’roll mais qui ai, en fait, une sacrée famille Ricoré.
    Pensez donc ! Je suis mariée à un homme, nous avons deux enfants (un garçon et une fille), des emplois en CDI, une maison avec jardin, un barbecue, un lapin, un chat, deux voitures et la télévision. La seule différence avec la publicité, c’est que nous ne nous habillons pas en blanc pour prendre le petit déjeuner sur la terrasse.
    Ça marche pour moi. Cependant, je ne pense pas que les chemins du bonheur soient les mêmes pour tous. En particulier, accepter l’homosexualité ne suffit pas si le modèle du couple traditionnel reste appliqué de force. On peut ne pas s’épanouir en couple ; on peut être à la fois panromantique et asexuel ; on peut avoir une identité de genre non-binaire ; on peut ne pas vouloir d’enfants ; on peut… être soi. Et ça, quoi qu’en pensent certains fâcheux qui voudraient rendre invisibles les homosexuels et autres « gens différents » de peur qu’ils influencent leur progéniture, ça a besoin d’être dit. Au contraire, un enfant élevé dans un monde présentant un seul modèle va se sentir déviant s’il s’en écarte un tant soit peu, et c’est là que ça va se gâter dans sa tête.
    Si nous aimons nos enfants, et nos amis, et les autres, ne leur cachons pas la réalité : l’humanité est multicolore, multigenrée, et il existe mille et une façons d’être quelqu’un de bien.
    (bon sang de bois, j’ai l’impression d’être Captain Obvious en écrivant cette phrase)
    Des romans récents valorisant de façon nette un seul idéal de vie, je peux en citer ; ce point me choquait déjà il y a quelques années, quand j’étais bien moins militante. Aujourd’hui, je crois que je pourrais les passer par la fenêtre.
    Mon fils, tu as grandi avec moins d’œillères que moi puisque ton entourage n’a jamais été quasi-exclusivement blanc + hétéro + marié avec enfants, comme le mien le fut pendant les premières années de ma vie. Ton cerveau reptilien est sans doute moins confit de préjugés stupides que le mien. Tu sais ce que tu es, un garçon créatif, et tu déplores les normes genrées qui t’empêchent parfois d’exprimer cette créativité sous peine de te coller une étiquette qui ne te correspond pas. Aujourd’hui, je te parle d’Orlando et tu n’es qu’incompréhension tant ce mode de pensée t’échappe… Tu me demandes pourquoi et je ne sais pas quoi répondre, faute de mots capables d’expliquer simplement des mécanismes d’intolérance ancrés par trop de processus complexes. Pour le bien de ta génération, c’est à la nôtre d’agir et de changer.
    Bref, j’étais déjà attentive, dans mes textes, à varier les identités (de race, de genre, d’orientation…) et les modes de vie des personnages. Je le serai encore davantage après la fusillade d’Orlando, sans en faire un message politique puisque je ne prétends pas écrire autre chose que du divertissement.
    D’ailleurs, la politique, certains font ça bien mieux que moi.

    (et tant pis si c’est un fake, c’est beau, bon sang)

    Justin Trudeau (Premier Ministre canadien) et Thomas Mulcair (chef du Nouveau Parti Démocratique canadien). #neverstopkissing #fake #maisvachementbien

  8. Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel

    Commentaires fermés sur Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel

    juin 14, 2016 par Oph

    La tuerie de Paris, en novembre dernier, a frappé sans discernement particulier, si ce n’est que les lieux visés (cafés, salle de concert, stade) étaient des endroits où on allait pour le plaisir. J’ai eu l’énorme chance de ne compter aucune victime parmi mes connaissances directes. Des potes qui étaient sur place, ou juste à côté, oui ; heureusement, ils sont tous rentrés sains et saufs.
    Réaction viscérale de ma part : on veut nous punir d’aimer nous faire plaisir ? Zut ! Pas question de céder. Pas question de renoncer aux concerts, aux festivals ou aux soirées entre copainzécopines.
    La tuerie de Bruxelles, en mars dernier, visait des lieux publics, des lieux de passage. C’était encore plus générique, tout aussi douloureux, et possiblement organisé à la va-vite après l’arrestation d’un sale type dont je ne salirai pas ce blog en écrivant le nom. Baoum. Vous êtes européens, vous êtes vivants, ça nous suffit à vous vouloir du mal. Là encore, compassion et volonté de rester debout.
    Et arrive la tuerie d’Orlando. Plus ciblée, plus clivante aussi : on trouve beaucoup plus de gens qui réprouvent la méthode mais admettent que quelque part, fréquenter une boîte gay, c’est chercher, un peu.
    Curieusement, ou pas, je suis plus dans la réflexion, plus dans la révolte, que lors des précédents attentats qui me touchaient pourtant de plus près. Le mec n’a pas tiré au hasard, il a visé, pour une raison précise. Une raison qui me tord les tripes. Il a tué ces personnes parce qu’elles étaient homosexuelles, ou fréquentaient des homosexuels, et l’assumaient.
    John Barrowman et son mari Scott Gill. #neverstopkissing

    Qu’est-ce qu’on a raté pour qu’en 2016, autant de gens gardent au fond d’eux l’idée qu’il n’existe qu’un seul modèle de vie valable (le leur, comme par hasard) ?
    • vivre en couple hétérosexuel
    • toute sa vie avec le/la même partenaire
    • avoir des enfants
    • maintenir le clivage des genres envers et contre tout
    Quand on veut normer et qu’on est un tant soit peu extrémiste, on en arrive à éliminer ceux qui défient trop la norme.
    Donc il est urgent d’arrêter de vouloir normer.
    Une fois de plus, la conscience que plusieurs modes de vie sont possibles et même compatibles en bonne intelligence, c’est quelque chose qui ne peut venir que d’une ouverture globale de la société, et qui dit global dit « incluant la fiction ». Ça va au-delà de l’homosexualité, bien entendu. Il faut déboulonner le monopole de la norme dominante : celle du couple hétérosexuel monogame et très longue durée. La ramener à ce qu’elle est, à savoir, un modèle parmi d’autres.
    Oui, c’est moi qui vous dis ça ; moi qui fais mine d’être rock’n’roll mais qui ai, en fait, une sacrée famille Ricoré.
    Pensez donc ! Je suis mariée à un homme, nous avons deux enfants (un garçon et une fille), des emplois en CDI, une maison avec jardin, un barbecue, un lapin, un chat, deux voitures et la télévision. La seule différence avec la publicité, c’est que nous ne nous habillons pas en blanc pour prendre le petit déjeuner sur la terrasse.
    Ça marche pour moi. Cependant, je ne pense pas que les chemins du bonheur soient les mêmes pour tous. En particulier, accepter l’homosexualité ne suffit pas si le modèle du couple traditionnel reste appliqué de force. On peut ne pas s’épanouir en couple ; on peut être à la fois panromantique et asexuel ; on peut avoir une identité de genre non-binaire ; on peut ne pas vouloir d’enfants ; on peut… être soi. Et ça, quoi qu’en pensent certains fâcheux qui voudraient rendre invisibles les homosexuels et autres « gens différents » de peur qu’ils influencent leur progéniture, ça a besoin d’être dit. Au contraire, un enfant élevé dans un monde présentant un seul modèle va se sentir déviant s’il s’en écarte un tant soit peu, et c’est là que ça va se gâter dans sa tête.
    Si nous aimons nos enfants, et nos amis, et les autres, ne leur cachons pas la réalité : l’humanité est multicolore, multigenrée, et il existe mille et une façons d’être quelqu’un de bien.
    (bon sang de bois, j’ai l’impression d’être Captain Obvious en écrivant cette phrase)
    Des romans récents valorisant de façon nette un seul idéal de vie, je peux en citer ; ce point me choquait déjà il y a quelques années, quand j’étais bien moins militante. Aujourd’hui, je crois que je pourrais les passer par la fenêtre.
    Mon fils, tu as grandi avec moins d’œillères que moi puisque ton entourage n’a jamais été quasi-exclusivement blanc + hétéro + marié avec enfants, comme le mien le fut pendant les premières années de ma vie. Ton cerveau reptilien est sans doute moins confit de préjugés stupides que le mien. Tu sais ce que tu es, un garçon créatif, et tu déplores les normes genrées qui t’empêchent parfois d’exprimer cette créativité sous peine de te coller une étiquette qui ne te correspond pas. Aujourd’hui, je te parle d’Orlando et tu n’es qu’incompréhension tant ce mode de pensée t’échappe… Tu me demandes pourquoi et je ne sais pas quoi répondre, faute de mots capables d’expliquer simplement des mécanismes d’intolérance ancrés par trop de processus complexes. Pour le bien de ta génération, c’est à la nôtre d’agir et de changer.
    Bref, j’étais déjà attentive, dans mes textes, à varier les identités (de race, de genre, d’orientation…) et les modes de vie des personnages. Je le serai encore davantage après la fusillade d’Orlando, sans en faire un message politique puisque je ne prétends pas écrire autre chose que du divertissement.
    D’ailleurs, la politique, certains font ça bien mieux que moi.

    (et tant pis si c’est un fake, c’est beau, bon sang)

    Justin Trudeau (Premier Ministre canadien) et Thomas Mulcair (chef du Nouveau Parti Démocratique canadien). #neverstopkissing #fake #maisvachementbien

  9. Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel

    Commentaires fermés sur Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel

    juin 14, 2016 par Oph

    La tuerie de Paris, en novembre dernier, a frappé sans discernement particulier, si ce n’est que les lieux visés (cafés, salle de concert, stade) étaient des endroits où on allait pour le plaisir. J’ai eu l’énorme chance de ne compter aucune victime parmi mes connaissances directes. Des potes qui étaient sur place, ou juste à côté, oui ; heureusement, ils sont tous rentrés sains et saufs.
    Réaction viscérale de ma part : on veut nous punir d’aimer nous faire plaisir ? Zut ! Pas question de céder. Pas question de renoncer aux concerts, aux festivals ou aux soirées entre copainzécopines.
    La tuerie de Bruxelles, en mars dernier, visait des lieux publics, des lieux de passage. C’était encore plus générique, tout aussi douloureux, et possiblement organisé à la va-vite après l’arrestation d’un sale type dont je ne salirai pas ce blog en écrivant le nom. Baoum. Vous êtes européens, vous êtes vivants, ça nous suffit à vous vouloir du mal. Là encore, compassion et volonté de rester debout.
    Et arrive la tuerie d’Orlando. Plus ciblée, plus clivante aussi : on trouve beaucoup plus de gens qui réprouvent la méthode mais admettent que quelque part, fréquenter une boîte gay, c’est chercher, un peu.
    Curieusement, ou pas, je suis plus dans la réflexion, plus dans la révolte, que lors des précédents attentats qui me touchaient pourtant de plus près. Le mec n’a pas tiré au hasard, il a visé, pour une raison précise. Une raison qui me tord les tripes. Il a tué ces personnes parce qu’elles étaient homosexuelles, ou fréquentaient des homosexuels, et l’assumaient.
    John Barrowman et son mari Scott Gill. #neverstopkissing

    Qu’est-ce qu’on a raté pour qu’en 2016, autant de gens gardent au fond d’eux l’idée qu’il n’existe qu’un seul modèle de vie valable (le leur, comme par hasard) ?
    • vivre en couple hétérosexuel
    • toute sa vie avec le/la même partenaire
    • avoir des enfants
    • maintenir le clivage des genres envers et contre tout
    Quand on veut normer et qu’on est un tant soit peu extrémiste, on en arrive à éliminer ceux qui défient trop la norme.
    Donc il est urgent d’arrêter de vouloir normer.
    Une fois de plus, la conscience que plusieurs modes de vie sont possibles et même compatibles en bonne intelligence, c’est quelque chose qui ne peut venir que d’une ouverture globale de la société, et qui dit global dit « incluant la fiction ». Ça va au-delà de l’homosexualité, bien entendu. Il faut déboulonner le monopole de la norme dominante : celle du couple hétérosexuel monogame et très longue durée. La ramener à ce qu’elle est, à savoir, un modèle parmi d’autres.
    Oui, c’est moi qui vous dis ça ; moi qui fais mine d’être rock’n’roll mais qui ai, en fait, une sacrée famille Ricoré.
    Pensez donc ! Je suis mariée à un homme, nous avons deux enfants (un garçon et une fille), des emplois en CDI, une maison avec jardin, un barbecue, un lapin, un chat, deux voitures et la télévision. La seule différence avec la publicité, c’est que nous ne nous habillons pas en blanc pour prendre le petit déjeuner sur la terrasse.
    Ça marche pour moi. Cependant, je ne pense pas que les chemins du bonheur soient les mêmes pour tous. En particulier, accepter l’homosexualité ne suffit pas si le modèle du couple traditionnel reste appliqué de force. On peut ne pas s’épanouir en couple ; on peut être à la fois panromantique et asexuel ; on peut avoir une identité de genre non-binaire ; on peut ne pas vouloir d’enfants ; on peut… être soi. Et ça, quoi qu’en pensent certains fâcheux qui voudraient rendre invisibles les homosexuels et autres « gens différents » de peur qu’ils influencent leur progéniture, ça a besoin d’être dit. Au contraire, un enfant élevé dans un monde présentant un seul modèle va se sentir déviant s’il s’en écarte un tant soit peu, et c’est là que ça va se gâter dans sa tête.
    Si nous aimons nos enfants, et nos amis, et les autres, ne leur cachons pas la réalité : l’humanité est multicolore, multigenrée, et il existe mille et une façons d’être quelqu’un de bien.
    (bon sang de bois, j’ai l’impression d’être Captain Obvious en écrivant cette phrase)
    Des romans récents valorisant de façon nette un seul idéal de vie, je peux en citer ; ce point me choquait déjà il y a quelques années, quand j’étais bien moins militante. Aujourd’hui, je crois que je pourrais les passer par la fenêtre.
    Mon fils, tu as grandi avec moins d’œillères que moi puisque ton entourage n’a jamais été quasi-exclusivement blanc + hétéro + marié avec enfants, comme le mien le fut pendant les premières années de ma vie. Ton cerveau reptilien est sans doute moins confit de préjugés stupides que le mien. Tu sais ce que tu es, un garçon créatif, et tu déplores les normes genrées qui t’empêchent parfois d’exprimer cette créativité sous peine de te coller une étiquette qui ne te correspond pas. Aujourd’hui, je te parle d’Orlando et tu n’es qu’incompréhension tant ce mode de pensée t’échappe… Tu me demandes pourquoi et je ne sais pas quoi répondre, faute de mots capables d’expliquer simplement des mécanismes d’intolérance ancrés par trop de processus complexes. Pour le bien de ta génération, c’est à la nôtre d’agir et de changer.
    Bref, j’étais déjà attentive, dans mes textes, à varier les identités (de race, de genre, d’orientation…) et les modes de vie des personnages. Je le serai encore davantage après la fusillade d’Orlando, sans en faire un message politique puisque je ne prétends pas écrire autre chose que du divertissement.
    D’ailleurs, la politique, certains font ça bien mieux que moi.

    (et tant pis si c’est un fake, c’est beau, bon sang)

    Justin Trudeau (Premier Ministre canadien) et Thomas Mulcair (chef du Nouveau Parti Démocratique canadien). #neverstopkissing #fake #maisvachementbien

  10. Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel

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    juin 14, 2016 par Oph

    La tuerie de Paris, en novembre dernier, a frappé sans discernement particulier, si ce n’est que les lieux visés (cafés, salle de concert, stade) étaient des endroits où on allait pour le plaisir. J’ai eu l’énorme chance de ne compter aucune victime parmi mes connaissances directes. Des potes qui étaient sur place, ou juste à côté, oui ; heureusement, ils sont tous rentrés sains et saufs.
    Réaction viscérale de ma part : on veut nous punir d’aimer nous faire plaisir ? Zut ! Pas question de céder. Pas question de renoncer aux concerts, aux festivals ou aux soirées entre copainzécopines.
    La tuerie de Bruxelles, en mars dernier, visait des lieux publics, des lieux de passage. C’était encore plus générique, tout aussi douloureux, et possiblement organisé à la va-vite après l’arrestation d’un sale type dont je ne salirai pas ce blog en écrivant le nom. Baoum. Vous êtes européens, vous êtes vivants, ça nous suffit à vous vouloir du mal. Là encore, compassion et volonté de rester debout.
    Et arrive la tuerie d’Orlando. Plus ciblée, plus clivante aussi : on trouve beaucoup plus de gens qui réprouvent la méthode mais admettent que quelque part, fréquenter une boîte gay, c’est chercher, un peu.
    Curieusement, ou pas, je suis plus dans la réflexion, plus dans la révolte, que lors des précédents attentats qui me touchaient pourtant de plus près. Le mec n’a pas tiré au hasard, il a visé, pour une raison précise. Une raison qui me tord les tripes. Il a tué ces personnes parce qu’elles étaient homosexuelles, ou fréquentaient des homosexuels, et l’assumaient.
    John Barrowman et son mari Scott Gill. #neverstopkissing

    Qu’est-ce qu’on a raté pour qu’en 2016, autant de gens gardent au fond d’eux l’idée qu’il n’existe qu’un seul modèle de vie valable (le leur, comme par hasard) ?
    • vivre en couple hétérosexuel
    • toute sa vie avec le/la même partenaire
    • avoir des enfants
    • maintenir le clivage des genres envers et contre tout
    Quand on veut normer et qu’on est un tant soit peu extrémiste, on en arrive à éliminer ceux qui défient trop la norme.
    Donc il est urgent d’arrêter de vouloir normer.
    Une fois de plus, la conscience que plusieurs modes de vie sont possibles et même compatibles en bonne intelligence, c’est quelque chose qui ne peut venir que d’une ouverture globale de la société, et qui dit global dit « incluant la fiction ». Ça va au-delà de l’homosexualité, bien entendu. Il faut déboulonner le monopole de la norme dominante : celle du couple hétérosexuel monogame et très longue durée. La ramener à ce qu’elle est, à savoir, un modèle parmi d’autres.
    Oui, c’est moi qui vous dis ça ; moi qui fais mine d’être rock’n’roll mais qui ai, en fait, une sacrée famille Ricoré.
    Pensez donc ! Je suis mariée à un homme, nous avons deux enfants (un garçon et une fille), des emplois en CDI, une maison avec jardin, un barbecue, un lapin, un chat, deux voitures et la télévision. La seule différence avec la publicité, c’est que nous ne nous habillons pas en blanc pour prendre le petit déjeuner sur la terrasse.
    Ça marche pour moi. Cependant, je ne pense pas que les chemins du bonheur soient les mêmes pour tous. En particulier, accepter l’homosexualité ne suffit pas si le modèle du couple traditionnel reste appliqué de force. On peut ne pas s’épanouir en couple ; on peut être à la fois panromantique et asexuel ; on peut avoir une identité de genre non-binaire ; on peut ne pas vouloir d’enfants ; on peut… être soi. Et ça, quoi qu’en pensent certains fâcheux qui voudraient rendre invisibles les homosexuels et autres « gens différents » de peur qu’ils influencent leur progéniture, ça a besoin d’être dit. Au contraire, un enfant élevé dans un monde présentant un seul modèle va se sentir déviant s’il s’en écarte un tant soit peu, et c’est là que ça va se gâter dans sa tête.
    Si nous aimons nos enfants, et nos amis, et les autres, ne leur cachons pas la réalité : l’humanité est multicolore, multigenrée, et il existe mille et une façons d’être quelqu’un de bien.
    (bon sang de bois, j’ai l’impression d’être Captain Obvious en écrivant cette phrase)
    Des romans récents valorisant de façon nette un seul idéal de vie, je peux en citer ; ce point me choquait déjà il y a quelques années, quand j’étais bien moins militante. Aujourd’hui, je crois que je pourrais les passer par la fenêtre.
    Mon fils, tu as grandi avec moins d’œillères que moi puisque ton entourage n’a jamais été quasi-exclusivement blanc + hétéro + marié avec enfants, comme le mien le fut pendant les premières années de ma vie. Ton cerveau reptilien est sans doute moins confit de préjugés stupides que le mien. Tu sais ce que tu es, un garçon créatif, et tu déplores les normes genrées qui t’empêchent parfois d’exprimer cette créativité sous peine de te coller une étiquette qui ne te correspond pas. Aujourd’hui, je te parle d’Orlando et tu n’es qu’incompréhension tant ce mode de pensée t’échappe… Tu me demandes pourquoi et je ne sais pas quoi répondre, faute de mots capables d’expliquer simplement des mécanismes d’intolérance ancrés par trop de processus complexes. Pour le bien de ta génération, c’est à la nôtre d’agir et de changer.
    Bref, j’étais déjà attentive, dans mes textes, à varier les identités (de race, de genre, d’orientation…) et les modes de vie des personnages. Je le serai encore davantage après la fusillade d’Orlando, sans en faire un message politique puisque je ne prétends pas écrire autre chose que du divertissement.
    D’ailleurs, la politique, certains font ça bien mieux que moi.

    (et tant pis si c’est un fake, c’est beau, bon sang)

    Justin Trudeau (Premier Ministre canadien) et Thomas Mulcair (chef du Nouveau Parti Démocratique canadien). #neverstopkissing #fake #maisvachementbien

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