Les Imaginales, profondeur et chaleur

Or donc, cette année et pour la troisième fois si l'on excepte une demi-journée de visite en touriste en 2009 (avec Poussinette en poussette), je me suis rendue aux Imaginales.
Pourquoi ? Parce qu'il y avait concert des Deep Ones et que je ne pouvais décemment pas rater ça.
Je suis donc arrivée à Épinal dans l'après-midi du vendredi, pour repartir le dimanche par le TGV de 17h21 massivement chargé d'auteurs.
Entre les deux, douceur de vivre en bord de Moselle.


Le célébrissime festival spinalien, selon la légende, ne connaît que deux types de météo : la canicule ou les grands froids. Ce coup-ci, c'était canicule, avec une Bulle du Livre transformée en étuve à la limite du supportable. D'ailleurs, une visiteuse a fait un malaise sous mes yeux et s'est fait escorter dehors pour respirer un peu.

Qu'à cela ne tienne, l'équipe de The Deep Ones était chaude comme la braise (surtout "Jean-Chaude" Dunyach) pour présenter une nouvelle session de lectures musicales à la Souris Verte, la salle de concerts d'Épinal. Pour moi, c'était tendu puisque j'avais eu une bonne grosse cochonnerie ORL en début de mois et qu'il me restait des séquelles vocales.
Mais on a assuré comme des bêtes.
Bruno Pochesci, nouveau venu avec sa basse, s'est remarquablement calé sur les autres musiciens, et Sylvie Miller, nouvelle lectrice, nous a tous captivés avec son voyage chamanique.
Et surtout, le public, mes enfants... LE PUBLIC !
Salle archi-comble (toutes les places assises occupées, plein de monde debout autour), émotion, enthousiasme, standing ovation à la fin, on ne pouvait rêver meilleur accueil.
Nous avons donc très logiquement fini en mode "Scream for us, Épinal" avec notre photo de rock stars !

De gauche à droite devant la foule en délire : Jean-Claude "Jean-Chaude" Dunyach, Sylvie Miller, Lionel Davoust, Stefan Platteau, Christophe Thill, ma pomme, Ghislain "Mortel" Morel, Nathalie Dau, Patrick Eris, Bruno Pochesci.

La partie plus "littéraire" m'a laissé un sentiment mitigé : peu de dédicaces, impression de passage à vide, d'autant qu'approche l'horizon au-delà duquel je me retrouve, pour la première fois depuis des années, sans aucun contrat d'édition en cours. Est-ce l'occasion d'arrêter les frais ? Je me suis posé la question à plusieurs reprises dans le courant du week-end.
Et pourtant l'envie est là. L'envie d'écrire. Mais d'écrire pour qui ? me demande-t-on.
Laissez-moi y réfléchir.

En attendant, je suis de retour chez moi, je ne sais pas si je dois d'abord finir une nouvelle (titre de travail : L'homme dans la fontaine), re-remanier le début d'Ysa Zéro dont une personne par ailleurs bien intentionnée m'a dit qu'il était niveau poubelle, ou avancer dans la planification de Rouge Canon.
Mais ce qui est sûr, c'est qu'on se voit samedi prochain au Nuage Vert, à Paris. J'aiguise les stylos !

Merveilleux échos (retour de Bruguières)

Émerger des limbes. Ranger ses affaires dans le sac. Boire un café. Prendre la voiture. Boire un café. Prendre l'avion. Prendre le bus. Prendre le métro. Un dernier tour de voiture jusqu'à la maison. Nourrir les chats. Démarrer une lessive. Manger un reste de quiche au thon. Défaire le sac. Boire un café.
Un seul mot s'impose : G !

(tous droits réservés à Goomi)

Bref, ce week-end, j'étais à Bruguières près de Toulouse, pour le festival Échos et Merveilles où nous étions conviés avec The Deep Ones.

Autant le dire tout de suite, ce fut un grand moment de Profondeur.
Tout a commencé par un léger cafouillage à l'aéroport de Blagnac, heureusement vite effacé par l'empressement de l'équipe d'organisation à me mettre à l'aise. Dûment munie de mon badge magique marqué "Artiste" (celui qui ouvre toutes les portes sans exception), j'ai pu découvrir un village des Légendes implanté sur un site magnifique, avec de nombreux artisans talentueux et des animations variées. Il y avait des choses à revoir, mais c'était normal pour une première édition.
L'équipe de The Deep Ones comportait, en plus de ma pomme, Ghislain Morel, Mélanie Fazi, Sire Cédric, Thomas Bauduret, Christophe Thill, Shan Millan, Stefan Platteau et Jean-Claude Dunyach. Des piliers du groupe comme Lionel Davoust ou Nathalie Dau étaient absents, mais nous les retrouverons à d'autres occasions.

On va faire simple : merci ! Merci pour la disponibilité, pour le sourire, pour l'hébergement et le catering, pour la tente VIP avec sa tireuse à bière, pour tout !

En vrac, pendant le week-end, j'aurai ainsi :
  • pris deux fois l'avion en même temps que Faun.
  • rencontré Poinpoin, le célébrissime manchot alcoolo.
  • retrouvé la joie simple de chanter des airs traditionnels rigolos avec LadyFae.
  • fait la connaissance de Cygne Cédric, le cygne noir.
  • eu droit au soutien de trois ingénieurs du son extras. 
  • expliqué à Sire Cédric que, non, je ne sais pas faire le bruit de l'érection.
  • goûté le chouchen de Jézus et son hydromel.
  • occupé pacifiquement un parking.
  • passé ma première vraie soirée de répétition (il était temps).
  • dormi avec Mélanie Fazi (en tout bien tout honneur).
  • goûté la fouace de Jean-Claude Dunyach (en tout bien tout honneur).
  • cherché des macarons que jamais je ne trouvai, parce que le vendeur n'était pas à son stand dans les moments où je pouvais y passer. 
  • acheté à l'Atelier Elbock une flûte infiniment meilleure que mes deux Clarke.
  • rappelé au monde entier que Sire Cédric est cool parce qu'il est gothique (et la preuve qu'il est cool, c'est qu'il ne nous a pas démembrés après ça).
  • signé quelques exemplaires de La dernière fée de Bourbon, si, si.
  • chanté avec Franz Robert Wild, The Rowan Tree et quelques autres.
  • eu droit au câlin de Neal Jolly qui trouvait qu'on avait été extras et qu'il faudrait remettre ça.

Bref, des week-ends comme ça, on en voudrait plus souvent.

Poinpoin ou La Décadence, une œuvre de Solenne Pourbaix, 2018.

#PaieTonAuteur, quand les auteurs ne se laissent pas faire

Si vous suivez un peu l'actualité littéraire, vous avez forcément vu passer le phénomène #PaieTonAuteur.
Il semble que la mobilisation ait porté ses fruits, attendons la confirmation dans les faits...
Résumé des épisodes précédents :
Le salon Livre Paris, contrairement à des engagements pris par le Syndicat National des Éditeurs auprès de la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ne compte pas rémunérer/défrayer les auteurs sollicités pour intervenir sur les différentes scènes. Enfin si, mais juste pour certains types d'interventions (excluant les conférences et tables rondes, considérées comme de la "promotion").

"Ça vous apportera de la visibilité" rétorque Livre Paris à Olivier Gay et Adrien Tomas qui interpellaient l'organisation.

Dans un contexte économique difficile pour tout le monde et aussi pour les artistes, la plupart des manifestations littéraires paient au moins l'hébergement et le voyage des intervenants qu'elles sollicitent pour les animations. Parce que c'est du travail.

Mathieu Rivero le résume très bien sur Twitter.

Bref, nous ne nous laisserons pas faire.

Plusieurs auteurs, dont Olivier Gay, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils n'iraient pas au salon.
Quant aux syndicats d'auteurs, à commencer par le SELF, ils appellent au boycott des animations sur scène.

Après cinq jours de mobilisation bruyante sur les réseaux sociaux et dans les média, Livre Paris annonce que les auteurs seront bel et bien rémunérés, sauf pour les dédicaces.

Quoi qu'il en soit, je serai bien présente sur le salon, le vendredi au stand des éditions du Chat Noir (T31), le samedi et le dimanche au stand des éditions Lynks (R38).
Pourquoi ? Parce que mon engagement est pris auprès d'éditeurs qui respectent notre travail et qui ont ouvertement pris position en faveur des auteurs.

Aux portes de février

Janvier est fini, déjà un mois de l'année 2018 qui file sous le nez sans crier gare.
C'est tant mieux, plus ou moins, car je me sens revivre avec les jours qui rallongent. Février est déjà là, perce-neiges et pâquerettes. Tant pis si c'est aussi le mois où mon âge affiche un an de plus.

Cette année, janvier a rimé avec créativité. Pas autant que je ne l'aurais souhaité mais plus que je ne l'avais craint. J'ai atteint quelques objectifs personnels :
  • Terminer les retouches sur Au-delà des lumières après les retours de lecture. Le manuscrit vient de partir chez l'éditeur.
  • Enregistrer et mettre en ligne la première vidéo d'une série que je veux rendre mensuelle.
  • Finir d'écrire la chanson-titre de Rouge canon, le roman que je veux écrire cette année.
J'ai avancé sur Ysa Zéro, tant bien que mal. Les options que j'ai choisies pour le retravail du manuscrit me demandent beaucoup d'efforts et c'est souvent fastidieux, bien que l'intrigue en elle-même ne change pas.

Et de façon totalement inattendue, en janvier, j'ai refait une photomanipulation, ce qui ne m'était pas arrivé depuis l'automne 2016. C'est la preuve qu'il y a des trucs qui bougent dans mon cerveau.

Pour voir l'image en plus grand avec tous les crédits des stocks utilisés, on va la voir sur DeviantArt, merci !

Dimanche gris


Premier dimanche de l'année, fin de vacances imminente pour nos écoliers, ciel gris sale à travers les branches nues de mes arbres, dans lesquelles s'agitent quelques pies. Sapin de Noël en cours de démontage. Fin de fêtes, nouveau départ.
La période se veut propice aux projets. Pour ma part, entre les décès de célébrités qui ne veulent pas ralentir et les camarades qui ont perdu des proches, j'ai pris une seule résolution, qui n'a rien à voir avec l'écriture : rendre visite à mes grands-parents.
Non, mon moral ne s'est pas écrasé au fond de mes chaussettes. Je traîne juste une espèce de mélancolie du dimanche, décuplée par la météo qui a toujours influencé mon humeur.

Qu'est-ce qu'il y a droit devant ?
Des projets, des envies, des tas de choses, en fait.
Janvier 2018, pour moi, ce sera :
  • La fin d'Ana l'Étoilée. Le tome 4 vient de revenir de relecture. Il y a des détails à ajuster, mais dans l'ensemble, le lecteur est satisfait de cette conclusion à la série. D'ici à la fin du mois, le manuscrit devrait atterrir chez l'éditeur, et ensuite, une page de ma vie sera tournée.
  • Ysa Zéro. Je poursuis doucement mon travail sur le roman, entre chapitres à réécrire intégralement et interludes destinés à remplacer l'ignoble prologue que j'avais écrit à l'origine.
  • Une vidéo. Je vais tenter d'en réaliser une par mois au cours de l'année 2018, pour élargir un peu mon spectre d'expression.
  • La guerre du pulp ! On ne sait pas quand elle éclatera, mais c'est pour bientôt et vous ne devriez pas être déçus du voyage.

Bref, surtout restez dans les parages, même s'il fait moche, même si on patauge dans la boue à force de pluie. Mes boutures de rosier commencent à bourgeonner. C'est sûrement un bon signe.

Et l’écrirêveuse écrirêvait

Enfin, rêvait, surtout.

En octobre, j'ai mis un point final au premier jet d'Au-delà des lumières, quatrième et dernier tome de la série Ana l'Étoilée. C'était curieux d'en terminer avec une héroïne à laquelle, pendant des années, je suis revenue entre deux projets qui n'avaient rien à voir. Mon petit détour chez Ana, c'était ma respiration, mon bol de fun. J'ai adoré me mettre dans la peau de cette jeune femme qui vit bien sa nature de sorcière, un peu moins bien les ennuis qui lui tombent sur le coin du nez, et qui a toujours des pensées incongrues au mauvais moment.


Allez, ce n'est pas encore tout à fait fini. J'ai deux phases de correction/réécriture devant moi : avant l'envoi à l'éditeur, et après, avec Mathieu Guibé à la direction littéraire.
Mais avant de penser au tome 4, n'oublions pas que le tome 3 est sorti depuis deux mois et que j'ai deux salons d'automne pour le dédicacer !


La première de ces dates a eu lieu le week-end dernier : c'était le Salon Fantastique. Égal à lui-même en termes de lieu et d'organisation (on est quand même mieux à Champerret qu'à la Porte de la Villette), ce week-end m'a permis de retrouver des camarades que je n'avais pas vus depuis trop longtemps. Voilà ce qui arrive quand on décide de lever le pied sur les événements auxquels on n'est pas invitée : on n'est pas invitée davantage et donc on ne va plus nulle part.
En tout cas, c'était très chouette. J'étais malade, mais c'était très chouette.


La seconde occasion de me rencontrer est prevue dans deux semaines, au Salon du Livre de Colmar. Il s'agira de ma toute première dédicace en Alsace. Outre les trois premiers tomes d'Ana l'Étoilée, je pourrai y signer L'Ouroboros d'argent... mais probablement pas La dernière fée de Bourbon.

En effet, au Salon Fantastique, nous avons une nouvelle fois écoulé tous les exemplaires du roman disponibles sur place ; la différence avec les salons précédents, c'est que sauf découverte miraculeuse de dernière minute, il n'en reste plus en stock aux éditions du Chat Noir.
Je répète : il n'y a plus d'exemplaires de La dernière fée de Bourbon aux éditions du Chat Noir. Il en reste un certain nombre en librairie, mais c'est tout.
Qu'est-ce qu'on fait, alors ? Le roman sera-t-il épuisé ?
Non.
Son exploitation aux éditions du Chat Noir continuera sous forme d'impression à la demande.

Mais pour mon uchronie fantastique réunionnaise, ce succès est surtout l'occasion de passer à la vitesse supérieure puisqu'une réédition en semi-poche est prévue au printemps 2018 !
Pour ma fée, c'est la promesse d'une meilleure diffusion, d'une présence mieux assurée en librairie, et aussi peut-être de dédicaces en plus ; je commence à me pencher sur le sujet. J'ai des plans assez sérieux pour deux librairies en région parisienne.

Et ensuite ?
Ensuite, pas grand-chose de visible. Une fois passées les échéances d'Ana et de la Fée, je suis actuellement sans autre contrat d'édition.
Il y a la suite de L'Ouroboros d'argent, mais c'est compliqué de publier une suite si longtemps après le premier tome.
Il y a la suite d'Et pour quelques gigahertz de plus, mais le rythme de parution d'Ad Astra met ce roman-là quelque part entre l'Arlésienne et le serpent de mer.
Il y a Fille des deux rives et son pendant inédit Fils du miroir, à ressortir peut-être un jour, pourquoi pas en auto-édition ?
Il y a 180 qui ne trouve pas preneur, mais je n'ai pas beaucoup d'énergie à consacrer à la recherche de ce côté.
Il y a Freaks' Squeele qui doit rentrer dans le giron d'Ankama, mais pas avant que Florent et moi n'ayons récupéré les droits sur le tome 1, courant 2018.

Et puis, là, tout de suite, maintenant, il y a Ysa Zéro.
J'ai entamé le travail de correction-réécriture sur mon roman de SF YA pseudo-dystopique (souvenez-vous de mon incapacité chronique à rester dans les codes d'un sous-genre, quel qu'il soit) par une bonne relecture, et le verdict s'est avéré implacable : tout le début était à refaire. Par là, j'entends au moins les quatre ou cinq premiers chapitres. Je m'acquitte de cette tâche à la vitesse d'un escargot, en partie parce que ma motivation est limitée en ce moment, et en partie parce que c'est compliqué d'écrire quand, à force de rhume, on a le cerveau qui coule par le nez.
J'ai deux ou trois éditeurs en ligne de mire pour ce roman. J'aime toujours d'amour ma jeune héroïne. Conclusion : il me faut quelques coups de pied au derrière.

Et l’écrirêveuse écrirêvait

Enfin, rêvait, surtout.

En octobre, j'ai mis un point final au premier jet d'Au-delà des lumières, quatrième et dernier tome de la série Ana l'Étoilée. C'était curieux d'en terminer avec une héroïne à laquelle, pendant des années, je suis revenue entre deux projets qui n'avaient rien à voir. Mon petit détour chez Ana, c'était ma respiration, mon bol de fun. J'ai adoré me mettre dans la peau de cette jeune femme qui vit bien sa nature de sorcière, un peu moins bien les ennuis qui lui tombent sur le coin du nez, et qui a toujours des pensées incongrues au mauvais moment.


Allez, ce n'est pas encore tout à fait fini. J'ai deux phases de correction/réécriture devant moi : avant l'envoi à l'éditeur, et après, avec Mathieu Guibé à la direction littéraire.
Mais avant de penser au tome 4, n'oublions pas que le tome 3 est sorti depuis deux mois et que j'ai deux salons d'automne pour le dédicacer !


La première de ces dates a eu lieu le week-end dernier : c'était le Salon Fantastique. Égal à lui-même en termes de lieu et d'organisation (on est quand même mieux à Champerret qu'à la Porte de la Villette), ce week-end m'a permis de retrouver des camarades que je n'avais pas vus depuis trop longtemps. Voilà ce qui arrive quand on décide de lever le pied sur les événements auxquels on n'est pas invitée : on n'est pas invitée davantage et donc on ne va plus nulle part.
En tout cas, c'était très chouette. J'étais malade, mais c'était très chouette.


La seconde occasion de me rencontrer est prevue dans deux semaines, au Salon du Livre de Colmar. Il s'agira de ma toute première dédicace en Alsace. Outre les trois premiers tomes d'Ana l'Étoilée, je pourrai y signer L'Ouroboros d'argent... mais probablement pas La dernière fée de Bourbon.

En effet, au Salon Fantastique, nous avons une nouvelle fois écoulé tous les exemplaires du roman disponibles sur place ; la différence avec les salons précédents, c'est que sauf découverte miraculeuse de dernière minute, il n'en reste plus en stock aux éditions du Chat Noir.
Je répète : il n'y a plus d'exemplaires de La dernière fée de Bourbon aux éditions du Chat Noir. Il en reste un certain nombre en librairie, mais c'est tout.
Qu'est-ce qu'on fait, alors ? Le roman sera-t-il épuisé ?
Non.
Son exploitation aux éditions du Chat Noir continuera sous forme d'impression à la demande.

Mais pour mon uchronie fantastique réunionnaise, ce succès est surtout l'occasion de passer à la vitesse supérieure puisqu'une réédition en semi-poche est prévue au printemps 2018 !
Pour ma fée, c'est la promesse d'une meilleure diffusion, d'une présence mieux assurée en librairie, et aussi peut-être de dédicaces en plus ; je commence à me pencher sur le sujet. J'ai des plans assez sérieux pour deux librairies en région parisienne.

Et ensuite ?
Ensuite, pas grand-chose de visible. Une fois passées les échéances d'Ana et de la Fée, je suis actuellement sans autre contrat d'édition.
Il y a la suite de L'Ouroboros d'argent, mais c'est compliqué de publier une suite si longtemps après le premier tome.
Il y a la suite d'Et pour quelques gigahertz de plus, mais le rythme de parution d'Ad Astra met ce roman-là quelque part entre l'Arlésienne et le serpent de mer.
Il y a Fille des deux rives et son pendant inédit Fils du miroir, à ressortir peut-être un jour, pourquoi pas en auto-édition ?
Il y a 180 qui ne trouve pas preneur, mais je n'ai pas beaucoup d'énergie à consacrer à la recherche de ce côté.
Il y a Freaks' Squeele qui doit rentrer dans le giron d'Ankama, mais pas avant que Florent et moi n'ayons récupéré les droits sur le tome 1, courant 2018.

Et puis, là, tout de suite, maintenant, il y a Ysa Zéro.
J'ai entamé le travail de correction-réécriture sur mon roman de SF YA pseudo-dystopique (souvenez-vous de mon incapacité chronique à rester dans les codes d'un sous-genre, quel qu'il soit) par une bonne relecture, et le verdict s'est avéré implacable : tout le début était à refaire. Par là, j'entends au moins les quatre ou cinq premiers chapitres. Je m'acquitte de cette tâche à la vitesse d'un escargot, en partie parce que ma motivation est limitée en ce moment, et en partie parce que c'est compliqué d'écrire quand, à force de rhume, on a le cerveau qui coule par le nez.
J'ai deux ou trois éditeurs en ligne de mire pour ce roman. J'aime toujours d'amour ma jeune héroïne. Conclusion : il me faut quelques coups de pied au derrière.

Un parfum de rentrée

Défiant le bulletin météorologique, le ciel de Paris reste plutôt bleu en ce dernier jour du mois d'août. Tant mieux puisque ma fille fait une sortie avec le centre de loisirs. Fin de vacances...
En ce qui me concerne, le retour au bureau a eu lieu la semaine dernière. À nouveau cette double vie, Ophélie qui sert le grand capital et Oph qui jardine, cuisine, rêve, écrit. Je fatigue, à vrai dire. Le jour approche où je devrai me prendre par la main et décider ce que je veux vraiment.

En attendant, l'Oph qui écrit a besoin de se poser et de faire le point avant d'attaquer septembre.

Pour rappel :

Si j'avais une Muse, ce serait un homme, nonchalant et infiniment moins stressé que ma pomme. Il porterait des chaussures Irregular Choice (comme moi aujourd'hui) et oublierait de boutonner ses vêtements. Et bien entendu, il ne ferait son travail de Muse qu'une fois tous les trente-six du mois, me laissant transpirer à grosses gouttes pour mettre en place mes intrigues, mes personnages et mes décors.
Avec un gugusse comme monsieur Oniros aux manettes d'une inspiration, l'écriture n'est pas facile tous les jours.

Et voilà pourquoi j'en bave, mais toujours dans la bonne humeur.


Parutions

Vous l'avez ratée ? Ma publication de la rentrée littéraire ? Impossible !
Allez, je vous remets la couverture.


Ana l'Étoilée, tome 3 sur 4 : Mort sur la baie
Notre sorcière se retrouve cette fois à Cardiff, le temps d'une nuit particulièrement mouvementée qui lui fera affronter des créatures surnaturelles, mais aussi ses propres démons.
Le roman paraîtra à la mi-septembre dans toutes les librairies partenaires, ou sur la boutique des éditions du Chat Noir. J'en suis vraiment contente, j'ai pris quelques risques dessus, et j'espère que ça paiera.

J'ai toujours une nouvelle à paraître dans une anthologie chez Rivière Blanche, en mode "pas de souci, ça finira bien par sortir un jour". J'aimerais vraiment qu'elle soit disponible avant la fin de l'année, parce que j'en suis très fière et que je la verrais bien du côté du Rosny, mais on fait ce qu'on peut.


Dédicaces

Je dois me rendre au salon du livre de Colmar, les 25 et 26 novembre prochains. Ça, c'est noté dans mon agenda.
À part ça, je suis libre pour toute dédicace, sortie, interview, fiesta, et s'il le faut, je chante aussi.


Écriture

C'est ici que l'on attaque les choses sérieuses.


En début d'année, j'espérais avoir bouclé le premier jet du tome 4 d'Ana (intitulé Au-delà des lumières) pour fin août. Autant être claire, je n'y suis pas.
Ces derniers jours, je piétine dans la mise en place du gros affrontement du troisième acte. La solution de facilité consisterait à envoyer la cavalerie tout de suite, mais cela relèguerait l'héroïne dans un rôle passif et je tiens à lui laisser un peu d'initiative : vu qu'elle se fait méchamment balader par tous les autres protagonistes dans le reste du roman, elle doit bien reprendre la barre à un moment. Donc il faut amener l'affrontement autrement, et je pédale un peu.
Dès que j'aurai repris de l'adhérence, le sprint final devrait se dérouler tout seul. Mais ce sera fini au mieux en septembre.

Je pense enchaîner sur les chantiers suivants, dans un ordre qui n'a rien de définitif :
  • Passer un premier tour de corrections sur Ysa Zéro, un gros morceau (à suivre, alpha-lecture, puis deuxième passe de corrections).
  • Écrire une nouvelle fantastique qui me trotte dans la tête depuis des années, un hommage un brin tordu à mon arrière-grand-père.
  • Mettre le turbo sur la préparation de mon futur roman steampunk et entamer la rédaction.

Au bout de tout cela, on devrait avoir largement atteint la fin 2017.
2018 s'annonce comme une année un peu étrange, avec d'un côté, peut-être, la première parution d'un de mes romans en poche, et de l'autre, un horizon à la moitié de l'année au-delà duquel je n'ai plus aucun contrat d'édition.
En parallèle, je réfléchis donc à d'autres aventures...
(à suivre)

Un parfum de rentrée

Défiant le bulletin météorologique, le ciel de Paris reste plutôt bleu en ce dernier jour du mois d'août. Tant mieux puisque ma fille fait une sortie avec le centre de loisirs. Fin de vacances...
En ce qui me concerne, le retour au bureau a eu lieu la semaine dernière. À nouveau cette double vie, Ophélie qui sert le grand capital et Oph qui jardine, cuisine, rêve, écrit. Je fatigue, à vrai dire. Le jour approche où je devrai me prendre par la main et décider ce que je veux vraiment.

En attendant, l'Oph qui écrit a besoin de se poser et de faire le point avant d'attaquer septembre.

Pour rappel :

Si j'avais une Muse, ce serait un homme, nonchalant et infiniment moins stressé que ma pomme. Il porterait des chaussures Irregular Choice (comme moi aujourd'hui) et oublierait de boutonner ses vêtements. Et bien entendu, il ne ferait son travail de Muse qu'une fois tous les trente-six du mois, me laissant transpirer à grosses gouttes pour mettre en place mes intrigues, mes personnages et mes décors.
Avec un gugusse comme monsieur Oniros aux manettes d'une inspiration, l'écriture n'est pas facile tous les jours.

Et voilà pourquoi j'en bave, mais toujours dans la bonne humeur.


Parutions

Vous l'avez ratée ? Ma publication de la rentrée littéraire ? Impossible !
Allez, je vous remets la couverture.


Ana l'Étoilée, tome 3 sur 4 : Mort sur la baie
Notre sorcière se retrouve cette fois à Cardiff, le temps d'une nuit particulièrement mouvementée qui lui fera affronter des créatures surnaturelles, mais aussi ses propres démons.
Le roman paraîtra à la mi-septembre dans toutes les librairies partenaires, ou sur la boutique des éditions du Chat Noir. J'en suis vraiment contente, j'ai pris quelques risques dessus, et j'espère que ça paiera.

J'ai toujours une nouvelle à paraître dans une anthologie chez Rivière Blanche, en mode "pas de souci, ça finira bien par sortir un jour". J'aimerais vraiment qu'elle soit disponible avant la fin de l'année, parce que j'en suis très fière et que je la verrais bien du côté du Rosny, mais on fait ce qu'on peut.


Dédicaces

Je dois me rendre au salon du livre de Colmar, les 25 et 26 novembre prochains. Ça, c'est noté dans mon agenda.
À part ça, je suis libre pour toute dédicace, sortie, interview, fiesta, et s'il le faut, je chante aussi.


Écriture

C'est ici que l'on attaque les choses sérieuses.


En début d'année, j'espérais avoir bouclé le premier jet du tome 4 d'Ana (intitulé Au-delà des lumières) pour fin août. Autant être claire, je n'y suis pas.
Ces derniers jours, je piétine dans la mise en place du gros affrontement du troisième acte. La solution de facilité consisterait à envoyer la cavalerie tout de suite, mais cela relèguerait l'héroïne dans un rôle passif et je tiens à lui laisser un peu d'initiative : vu qu'elle se fait méchamment balader par tous les autres protagonistes dans le reste du roman, elle doit bien reprendre la barre à un moment. Donc il faut amener l'affrontement autrement, et je pédale un peu.
Dès que j'aurai repris de l'adhérence, le sprint final devrait se dérouler tout seul. Mais ce sera fini au mieux en septembre.

Je pense enchaîner sur les chantiers suivants, dans un ordre qui n'a rien de définitif :
  • Passer un premier tour de corrections sur Ysa Zéro, un gros morceau (à suivre, alpha-lecture, puis deuxième passe de corrections).
  • Écrire une nouvelle fantastique qui me trotte dans la tête depuis des années, un hommage un brin tordu à mon arrière-grand-père.
  • Mettre le turbo sur la préparation de mon futur roman steampunk et entamer la rédaction.

Au bout de tout cela, on devrait avoir largement atteint la fin 2017.
2018 s'annonce comme une année un peu étrange, avec d'un côté, peut-être, la première parution d'un de mes romans en poche, et de l'autre, un horizon à la moitié de l'année au-delà duquel je n'ai plus aucun contrat d'édition.
En parallèle, je réfléchis donc à d'autres aventures...
(à suivre)