Ton Oph a aimé : Poets of the Fall, Ultraviolet tour, Paris



Quand on me connaît d'un peu près, on ne peut pas ignorer que mes goûts musicaux sont globalement plutôt rock et que, parmi les quelques groupes dont je suis l'actualité au jour le jour, il y a les Poets of the Fall.
En Finlande, POTF, c'est plus de quinze ans de carrière, huit albums et des concerts qui remplissent de grandes salles. En France... rien. Enfin, peut-être un peu depuis que Françoise Hardy a repris en français un de leurs titres dans son dernier album (leur donnant l'occasion de passer pendant une minute sur France Télévisions).

Sleep vs. Dors mon ange

Depuis quelques années, c'est devenu un rituel : j'emmène mon fils voir un concert de chaque tournée européenne des Poets of the Fall. Le plus dur est encore de trouver un lieu et une date qui nous conviennent, en termes de logistique.
En octobre 2014, nous sommes allés à Nuremberg.
En décembre 2016, à Francfort.
Mais le 20 mars 2019, pas besoin de prévoir le train ni l'hôtel : pour la première fois de son histoire, le groupe est venu jouer en France, à Paris.

Le concert a eu lieu au théâtre Les Étoiles, une petite salle histoire de tester le public français. La capacité si on met des chaises (et sans stand de merch) est de 180 places. À vue de nez, en mode debout et sans tasser le public, il devait y avoir 200 ou 250 billets vendus pour la soirée.
Premier bon point : tout était complet une semaine avant.
Deuxième bon point : les gens savaient pour qui ils venaient. Toute la salle a chanté Carnival of Rust, le gros tube du groupe.

La vidéo date de 2006. Il y a une dizaine d'années, elle a été élue meilleur clip de musique finlandais de tous les temps.

J'ai eu droit à une double louze en arrivant : on m'a filé le seul soda avec une paille trouée au niveau du soufflet (pas pratique pour boire) et je me suis rendu compte que j'avais perdu mes bouchons d'oreilles (acouphènes bonjour). Heureusement, la série noire s'est arrêtée là.

En première partie, découverte super sympa avec Blackout Problems, un groupe allemand beaucoup plus punk/électro/indus/whatever que les POTF, mais à l'énergie communicative. Le chanteur a voulu parler français mais a eu du mal à dépasser le stade du "ça va ?" qui est devenu la punchline de la soirée.


Fort logiquement, je l'ai chopé à la sortie pour lui dire que je n'irais nulle part sans mon "ça va" personnel, je lui ai filé son CD et un stylo, et il a obéi pour se débarrasser de moi.


(c'est dans des moments comme ça que mon fils a honte)

Quant aux Poets of the Fall eux-mêmes, que dire ?
Ils étaient juste parfaits.
Heureux de venir enfin jouer à Paris, parce que la ville fait rêver et que Jari, le batteur, a eu autrefois une petite amie française. Excellents comme d'habitude, parce que c'est un groupe très carré et pro, donc les couacs techniques ont été rares et discrets. Pleins d'énergie, jeu de scène entraînant malgré la petite taille de la scène (au début, je me suis demandé comment ils comptaient tenir à six là-dessus) et mimiques communicatives. À la fin du set copieux et varié (17 morceaux venant de la quasi-totalité des albums), ils étaient rincés. Je crois que si on leur avait soufflé dessus, ils seraient tombés.

N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les afficher en plus grand.

Un super concert, une super soirée, des émotions, de l'excellente musique...
Que demander de plus pour bien commencer le printemps ?
J'espère revoir les Poets of the Fall à Paris lors de leur prochaine tournée, de préférence dans une salle un peu plus grande, d'autant que cette fois, j'ai prévu d'amener aussi ma fille.

Artistes citoyens, la pétition

En France et dans le monde occidental, le parallèle entre 1789 et 2019 n'aura échappé à personne : une classe dirigeante déconnectée du reste de la population, des inégalités sociales criantes, des revendications diverses montant d'un peu partout, des cahiers de doléance...
Bref, ça bouge. Ça essaime dans le reste de l'Europe.
Et il ne sera pas dit que cette grande vague de luttes sociales se sera faite sans les artistes !


Voici ce que dit la tribune, publiée sur un blog Mediapart et dont j'ai fait partie des premiers signataires :
Nous sommes résolus à participer à cette nouvelle alliance avec le monde dont le véritable défi n’est pas tant celui de résister que celui d’inventer. Nous sommes résolus à l’entraide et au trait d’union, pour inventer de nouvelles solidarités transversales. Nous sommes résolus au combat d’une créativité partagée, pour prendre notre part dans la revitalisation de la démocratie.
(oui, c'est un peu verbeux, mais ce n'est pas moi qui ai rédigé le texte)

On peut désormais s'associer à ladite tribune en signant une pétition sur Change.org

La pétition est ici.
Et on clique, et on signe !

Souvenirs des Utopiales 2018 : l’art de causer dans le poste

J'étais aux Utopiales du 2 au 4 novembre 2018.
Pourquoi attendre si longtemps pour rédiger un billet à ce sujet ? Parce que j'attendais d'avoir les liens vers toutes les tables rondes, pardi !

Les z'Utos, j'y avais juste fait un très court saut, en simple visiteuse, il y a quelques années. J'avais surtout traîné au bar où je rencontrais des camarades. D'ailleurs, en 2018, j'ai aussi un peu traîné au bar, mais moins. Et surtout pour parler à des camarades.
Mais cette fois, j'étais invitée, et ça change tout.
L'ambiance de fourmilière s'apprécie mieux quand on reste plusieurs jours et que l'on prend le temps d'observer les déplacements entre les conférences, la librairie, les expositions, les jeux et les séances de cinéma. C'est tout un petit monde qui vit à cent à l'heure dans la Cité des Congrès, les yeux grand ouverts sur l'imaginaire.
Et pour quelqu'un comme moi, quelqu'un d'effroyablement timide, quelqu'un qui lutte tous les jours contre un complexe de l'imposteur XXL, il y a eu la sensation extraordinaire de faire partie de ce monde, pour de bon, à part entière.

Dès la sortie de la gare, les retrouvailles avec Nantes, la ville de mes études, rayonnante sous un beau soleil d'automne, m'ont fait friser l'overdose émotionnelle. Pendant tout mon séjour, je n'ai pas quitté ce petit nuage, engrangeant des tas de moments mémorables (conversations avec Mélanie Fazi, compliments de Laurent Genefort, piles de bouquins en dédicace, naissance de l'Observatoire de l'Imaginaire, ou encore la rencontre au sommet entre Clémence Lossone et Jean-Marc Ayrault).

Le photocall en folie

Mais surtout, mes Utopiales, ça a été trois tables rondes dont ma toute première en tant que modératrice, un exercice inédit dont, paraît-il, je me suis presque bien sortie.
Grâce à Actusf (que mille fleurs de chèvrefeuille embaument chacun de leurs pas), les trois sont désormais disponibles à l'écoute, quand vous voulez, où vous voulez.

Bref, un week-end de travail, oui, mais du travail passionnant (et rémunéré au tarif légal de la table ronde).
Si j'ai l'occasion de revenir en 2019, je le ferai avec plaisir. Plutôt deux fois qu'une !

2018 vs. 2019

Mon année 2018 s'est achevée dans les larmes, au sens propre. Pendant mes quelques jours de vacances, je pensais lire des livres et aller au cinéma. Je n'ai fait ni l'un ni l'autre. À la place, j'ai beaucoup dormi et beaucoup pleuré.
Paradoxalement, ou pas, je pense que ça m'a fait du bien.
Au moment des bulles et des premiers vœux, tout allait déjà mieux, et j'ai repris confiance pour 2019.

Cheers!

Je vous souhaite une année belle et bonne, alors que l'Histoire est en marche et que nul ne sait où elle nous mènera. Des catastrophes naturelles aux injustices sociales, des zadistes aux gilets jaunes, il se passe des choses, et si l'humanité en réchappe, la période que nous vivons finira dans les manuels. Tout change et nous avec.
"Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ?" demanderait un chanteur connu.
Wait and see.

J'avais deux bonnes résolutions pour 2018 : aller voir mes grands-parents (ce sont finalement eux qui sont venus à moi) et enregistrer une vidéo par mois (c'est réussi). Rien à redire à ce niveau.

Écriture

En 2018, je voulais écrire Rouge Canon. Raté, je viens tout juste de terminer le premier acte, dont le volume laisse imaginer un roman final autour des 500 ksec (soit 75 kmots pour les gens qui convertissent tout en mots). C'est le volume de mes romans "moyens-longs".
Au rayon des réussites, j'ai finalisé Au-delà des lumières, rédigé deux nouvelles et vendu Ysa Zéro. La nouvelle édition de La dernière fée de Bourbon semble avoir plutôt bien trouvé son public, elle aussi.


La première moitié de l'année 2019 sera placée sous le signe de Rouge Canon : ce roman doit être écrit, quoi qu'il arrive. J'avancerai donc dessus à mon rythme...
Mais la nouveauté, c'est que je me suis lancé un défi sur un coup de tête. Afin d'exorciser ma crise créative, je vais publier par épisodes, sur un support gratuit et de façon anonyme, un polar fantastique que j'ai commencé à rédiger.
Travailler sur deux romans en parallèle, je l'avais déjà fait. Mais jamais les deux au stade de l'écriture. Autant dire que c'est sport.
Et en même temps, je trouve curieusement stimulant l'exercice consistant à sauter, à intervalles irréguliers, entre "Paris uchronique 1929" et "Londres fantastique 2019".

Par la suite, si par miracle je termine Rouge Canon avant la fin de l'année, il est probable que le chantier suivant soit un roman Young Adult contemporain. Après tout, maintenant que j'ai non pas une, mais deux idées de base dans ce domaine (et un lycéen à la maison pour me servir de consultant), ce serait dommage de ne pas me lancer.

Au rayon des parutions, Ysa Zéro doit sortir à la fin de l'année. La direction éditoriale commencera quand elle commencera (coucou à toi, ma charmante directrice d'ouvrage) et le reste devrait rouler. Aucune autre publication n'est confirmée pour l'année, mais il devrait y avoir entre une et trois nouvelles chez les bons dealers, à des dates encore indéterminées.
Je n'exclus pas, si j'en ai le temps et l'énergie, d'auto-publier un de mes textes inédits, voire de ressortir Fille des deux rives avec son roman-reflet Fils du miroir.

Santé, vie et empreinte

Pour la deuxième année consécutive, j'ai réussi à prendre un rythme d'activité correct à la belle saison, effectuant régulièrement mes 20 petites minutes de course, pour arrêter comme un vieux caca dès que les jours raccourcissent.
Je tâcherai de m'y remettre, parce que je dois entretenir mon palpitant.
L'inscription à la salle de sport sera peut-être envisageable à partir de la rentrée de septembre. À voir en fonction des réalités de mon emploi du temps d'ici là.

Je poursuis le glissement de mon alimentation vers des produits moins transformés, plus locaux et plus respectueux de l'environnement. En particulier, en 2018, j'ai récolté une bonne dizaine de kilos de tomates dans mon jardin, pour à peine 2 m² occupés par les plantations. En revanche, aucune progression sérieuse dans la diminution des produits d'origine animale.
La tendance devrait se poursuivre en 2019.

Pendant qu'on parle du jardin, j'ai poursuivi les plantations et commencé à domestiquer le vieil églantier, mais les quatre mois de sécheresse subis l'été dernier m'ont coûté une bonne partie de ma pelouse déjà bien attaquée par la mousse.
En 2019, il faudra décompacter le sol et replanter de l'herbe. De quoi faire encore un peu de sport.

En gros

J'ai envie de faire plus de choses, d'être plus heureuse et de me reposer. Un sacré problème de quadrature du cercle.

Les Imaginales, profondeur et chaleur

Or donc, cette année et pour la troisième fois si l'on excepte une demi-journée de visite en touriste en 2009 (avec Poussinette en poussette), je me suis rendue aux Imaginales.
Pourquoi ? Parce qu'il y avait concert des Deep Ones et que je ne pouvais décemment pas rater ça.
Je suis donc arrivée à Épinal dans l'après-midi du vendredi, pour repartir le dimanche par le TGV de 17h21 massivement chargé d'auteurs.
Entre les deux, douceur de vivre en bord de Moselle.


Le célébrissime festival spinalien, selon la légende, ne connaît que deux types de météo : la canicule ou les grands froids. Ce coup-ci, c'était canicule, avec une Bulle du Livre transformée en étuve à la limite du supportable. D'ailleurs, une visiteuse a fait un malaise sous mes yeux et s'est fait escorter dehors pour respirer un peu.

Qu'à cela ne tienne, l'équipe de The Deep Ones était chaude comme la braise (surtout "Jean-Chaude" Dunyach) pour présenter une nouvelle session de lectures musicales à la Souris Verte, la salle de concerts d'Épinal. Pour moi, c'était tendu puisque j'avais eu une bonne grosse cochonnerie ORL en début de mois et qu'il me restait des séquelles vocales.
Mais on a assuré comme des bêtes.
Bruno Pochesci, nouveau venu avec sa basse, s'est remarquablement calé sur les autres musiciens, et Sylvie Miller, nouvelle lectrice, nous a tous captivés avec son voyage chamanique.
Et surtout, le public, mes enfants... LE PUBLIC !
Salle archi-comble (toutes les places assises occupées, plein de monde debout autour), émotion, enthousiasme, standing ovation à la fin, on ne pouvait rêver meilleur accueil.
Nous avons donc très logiquement fini en mode "Scream for us, Épinal" avec notre photo de rock stars !

De gauche à droite devant la foule en délire : Jean-Claude "Jean-Chaude" Dunyach, Sylvie Miller, Lionel Davoust, Stefan Platteau, Christophe Thill, ma pomme, Ghislain "Mortel" Morel, Nathalie Dau, Patrick Eris, Bruno Pochesci.

La partie plus "littéraire" m'a laissé un sentiment mitigé : peu de dédicaces, impression de passage à vide, d'autant qu'approche l'horizon au-delà duquel je me retrouve, pour la première fois depuis des années, sans aucun contrat d'édition en cours. Est-ce l'occasion d'arrêter les frais ? Je me suis posé la question à plusieurs reprises dans le courant du week-end.
Et pourtant l'envie est là. L'envie d'écrire. Mais d'écrire pour qui ? me demande-t-on.
Laissez-moi y réfléchir.

En attendant, je suis de retour chez moi, je ne sais pas si je dois d'abord finir une nouvelle (titre de travail : L'homme dans la fontaine), re-remanier le début d'Ysa Zéro dont une personne par ailleurs bien intentionnée m'a dit qu'il était niveau poubelle, ou avancer dans la planification de Rouge Canon.
Mais ce qui est sûr, c'est qu'on se voit samedi prochain au Nuage Vert, à Paris. J'aiguise les stylos !

Merveilleux échos (retour de Bruguières)

Émerger des limbes. Ranger ses affaires dans le sac. Boire un café. Prendre la voiture. Boire un café. Prendre l'avion. Prendre le bus. Prendre le métro. Un dernier tour de voiture jusqu'à la maison. Nourrir les chats. Démarrer une lessive. Manger un reste de quiche au thon. Défaire le sac. Boire un café.
Un seul mot s'impose : G !

(tous droits réservés à Goomi)

Bref, ce week-end, j'étais à Bruguières près de Toulouse, pour le festival Échos et Merveilles où nous étions conviés avec The Deep Ones.

Autant le dire tout de suite, ce fut un grand moment de Profondeur.
Tout a commencé par un léger cafouillage à l'aéroport de Blagnac, heureusement vite effacé par l'empressement de l'équipe d'organisation à me mettre à l'aise. Dûment munie de mon badge magique marqué "Artiste" (celui qui ouvre toutes les portes sans exception), j'ai pu découvrir un village des Légendes implanté sur un site magnifique, avec de nombreux artisans talentueux et des animations variées. Il y avait des choses à revoir, mais c'était normal pour une première édition.
L'équipe de The Deep Ones comportait, en plus de ma pomme, Ghislain Morel, Mélanie Fazi, Sire Cédric, Thomas Bauduret, Christophe Thill, Shan Millan, Stefan Platteau et Jean-Claude Dunyach. Des piliers du groupe comme Lionel Davoust ou Nathalie Dau étaient absents, mais nous les retrouverons à d'autres occasions.

On va faire simple : merci ! Merci pour la disponibilité, pour le sourire, pour l'hébergement et le catering, pour la tente VIP avec sa tireuse à bière, pour tout !

En vrac, pendant le week-end, j'aurai ainsi :
  • pris deux fois l'avion en même temps que Faun.
  • rencontré Poinpoin, le célébrissime manchot alcoolo.
  • retrouvé la joie simple de chanter des airs traditionnels rigolos avec LadyFae.
  • fait la connaissance de Cygne Cédric, le cygne noir.
  • eu droit au soutien de trois ingénieurs du son extras. 
  • expliqué à Sire Cédric que, non, je ne sais pas faire le bruit de l'érection.
  • goûté le chouchen de Jézus et son hydromel.
  • occupé pacifiquement un parking.
  • passé ma première vraie soirée de répétition (il était temps).
  • dormi avec Mélanie Fazi (en tout bien tout honneur).
  • goûté la fouace de Jean-Claude Dunyach (en tout bien tout honneur).
  • cherché des macarons que jamais je ne trouvai, parce que le vendeur n'était pas à son stand dans les moments où je pouvais y passer. 
  • acheté à l'Atelier Elbock une flûte infiniment meilleure que mes deux Clarke.
  • rappelé au monde entier que Sire Cédric est cool parce qu'il est gothique (et la preuve qu'il est cool, c'est qu'il ne nous a pas démembrés après ça).
  • signé quelques exemplaires de La dernière fée de Bourbon, si, si.
  • chanté avec Franz Robert Wild, The Rowan Tree et quelques autres.
  • eu droit au câlin de Neal Jolly qui trouvait qu'on avait été extras et qu'il faudrait remettre ça.

Bref, des week-ends comme ça, on en voudrait plus souvent.

Poinpoin ou La Décadence, une œuvre de Solenne Pourbaix, 2018.

#PaieTonAuteur, quand les auteurs ne se laissent pas faire

Si vous suivez un peu l'actualité littéraire, vous avez forcément vu passer le phénomène #PaieTonAuteur.
Il semble que la mobilisation ait porté ses fruits, attendons la confirmation dans les faits...
Résumé des épisodes précédents :
Le salon Livre Paris, contrairement à des engagements pris par le Syndicat National des Éditeurs auprès de la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ne compte pas rémunérer/défrayer les auteurs sollicités pour intervenir sur les différentes scènes. Enfin si, mais juste pour certains types d'interventions (excluant les conférences et tables rondes, considérées comme de la "promotion").

"Ça vous apportera de la visibilité" rétorque Livre Paris à Olivier Gay et Adrien Tomas qui interpellaient l'organisation.

Dans un contexte économique difficile pour tout le monde et aussi pour les artistes, la plupart des manifestations littéraires paient au moins l'hébergement et le voyage des intervenants qu'elles sollicitent pour les animations. Parce que c'est du travail.

Mathieu Rivero le résume très bien sur Twitter.

Bref, nous ne nous laisserons pas faire.

Plusieurs auteurs, dont Olivier Gay, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils n'iraient pas au salon.
Quant aux syndicats d'auteurs, à commencer par le SELF, ils appellent au boycott des animations sur scène.

Après cinq jours de mobilisation bruyante sur les réseaux sociaux et dans les média, Livre Paris annonce que les auteurs seront bel et bien rémunérés, sauf pour les dédicaces.

Quoi qu'il en soit, je serai bien présente sur le salon, le vendredi au stand des éditions du Chat Noir (T31), le samedi et le dimanche au stand des éditions Lynks (R38).
Pourquoi ? Parce que mon engagement est pris auprès d'éditeurs qui respectent notre travail et qui ont ouvertement pris position en faveur des auteurs.

Aux portes de février

Janvier est fini, déjà un mois de l'année 2018 qui file sous le nez sans crier gare.
C'est tant mieux, plus ou moins, car je me sens revivre avec les jours qui rallongent. Février est déjà là, perce-neiges et pâquerettes. Tant pis si c'est aussi le mois où mon âge affiche un an de plus.

Cette année, janvier a rimé avec créativité. Pas autant que je ne l'aurais souhaité mais plus que je ne l'avais craint. J'ai atteint quelques objectifs personnels :
  • Terminer les retouches sur Au-delà des lumières après les retours de lecture. Le manuscrit vient de partir chez l'éditeur.
  • Enregistrer et mettre en ligne la première vidéo d'une série que je veux rendre mensuelle.
  • Finir d'écrire la chanson-titre de Rouge canon, le roman que je veux écrire cette année.
J'ai avancé sur Ysa Zéro, tant bien que mal. Les options que j'ai choisies pour le retravail du manuscrit me demandent beaucoup d'efforts et c'est souvent fastidieux, bien que l'intrigue en elle-même ne change pas.

Et de façon totalement inattendue, en janvier, j'ai refait une photomanipulation, ce qui ne m'était pas arrivé depuis l'automne 2016. C'est la preuve qu'il y a des trucs qui bougent dans mon cerveau.

Pour voir l'image en plus grand avec tous les crédits des stocks utilisés, on va la voir sur DeviantArt, merci !

Dimanche gris


Premier dimanche de l'année, fin de vacances imminente pour nos écoliers, ciel gris sale à travers les branches nues de mes arbres, dans lesquelles s'agitent quelques pies. Sapin de Noël en cours de démontage. Fin de fêtes, nouveau départ.
La période se veut propice aux projets. Pour ma part, entre les décès de célébrités qui ne veulent pas ralentir et les camarades qui ont perdu des proches, j'ai pris une seule résolution, qui n'a rien à voir avec l'écriture : rendre visite à mes grands-parents.
Non, mon moral ne s'est pas écrasé au fond de mes chaussettes. Je traîne juste une espèce de mélancolie du dimanche, décuplée par la météo qui a toujours influencé mon humeur.

Qu'est-ce qu'il y a droit devant ?
Des projets, des envies, des tas de choses, en fait.
Janvier 2018, pour moi, ce sera :
  • La fin d'Ana l'Étoilée. Le tome 4 vient de revenir de relecture. Il y a des détails à ajuster, mais dans l'ensemble, le lecteur est satisfait de cette conclusion à la série. D'ici à la fin du mois, le manuscrit devrait atterrir chez l'éditeur, et ensuite, une page de ma vie sera tournée.
  • Ysa Zéro. Je poursuis doucement mon travail sur le roman, entre chapitres à réécrire intégralement et interludes destinés à remplacer l'ignoble prologue que j'avais écrit à l'origine.
  • Une vidéo. Je vais tenter d'en réaliser une par mois au cours de l'année 2018, pour élargir un peu mon spectre d'expression.
  • La guerre du pulp ! On ne sait pas quand elle éclatera, mais c'est pour bientôt et vous ne devriez pas être déçus du voyage.

Bref, surtout restez dans les parages, même s'il fait moche, même si on patauge dans la boue à force de pluie. Mes boutures de rosier commencent à bourgeonner. C'est sûrement un bon signe.