Novembre dans les phares


Alors les Halliennales, c'était super cool et...
"Dis donc, Oph, tu avais bien dit qu'en octobre, tu ferais des efforts pour écrire davantage et progresser sur À Moitié Mort ?"
Moui, j'avais dit ça, en effet.
"Et alors ?"
Je crois que j'ai écrit, ouf, au moins quatre pages !

Oui, c'est un peu compliqué, l'écriture, en ce moment. J'ai l'impression que ça revient, mais par petites touches. À vue de pif, il reste trois ou quatre chapitres à rédiger sur À Moitié Mort, sachant que ceux-ci sont très courts, autour des 7000-7500 signes (ou des 1200 mots pour les barbares qui comptent en mots). Donc ça va se finir. Je cale juste parce que c'est un moment compliqué de "crac patatras final avant la résolution" et que ces moments-là, je ne les écris jamais vite. Ensuite, la fin devrait couler toute seule, et puis...
Et puis Rouge Canon ?
Ou pas.
Il y a un mois, j'ai parlé avec un éditeur de la possibilité de sortir un recueil de nouvelles, or je n'imagine pas faire ce recueil sans y inclure une histoire que j'ai en tête depuis bien longtemps et que je n'ai pas encore rédigée. Donc il est possible que je commence par ça, un peu de court avant de reprendre le (très) long. La nouvelle doit s'intituler Mes yeux de verre et elle ne devrait pas mettre longtemps à atterrir sur un fichier.

Heureusement, mes menues difficultés sur le clavier ne se voient pas trop de l'extérieur, car novembre sera un mois faste. Pensez donc : deux nouvelles à paraître dans deux anthologies, et pas n'importe lesquelles, s'il vous plaît !

  • Demandez Berta, à découvrir dès le 1er novembre dans Dimension Uchronie 3 aux éditions Rivière Blanche. J'en ai déjà parlé, c'est un honneur de figurer au nombre des auteurs de cette triple anthologie qui compte beaucoup de beau monde.


Mais aussi, ce n'est plus un secret...
  • La grande course au noyau-mémoire figure dans l'anthologie officielle des Utopiales 2019 ! Et là, c'est une sorte de consécration, au sens où cette anthologie réunit depuis des années de très grands noms de la science-fiction internationale (un peu) et française (surtout). Cerise sur le gâteau, ça veut dire que je serai publiée chez ActuSF, et ça aussi, c'est un rêve qui se réalise.

L'anthologie sera disponible dès demain aux Utopiales, et fera son apparition dans le commerce à partir du 8 novembre.

Mon agenda de sorties pour le mois :
  • Jusqu'au 2 novembre inclus, les Utopiales à Nantes (44).
  • Samedi 16 novembre, dédicace à la librairie L'Arche des Héros à Limeil-Brévannes (94).
  • Mardi 19 novembre, dédicace dans le hall de mon bureau (accès réservé à mes collègues).
  • Vendredi 29 novembre, un saut au SLPJ de Montreuil (pas de stand mais une présence à l'espace auteurs).
Et puis ensuite, ce sera décembre, la période où l'on prépare ses cadeaux et son bilan de fin d'année. Je ferai probablement gagner des livres, à commencer par des exemplaires de L'Enceinte 9.

C'est plutôt pas mal, comme programme, en fait.

Novembre dans les phares


Alors les Halliennales, c'était super cool et...
"Dis donc, Oph, tu avais bien dit qu'en octobre, tu ferais des efforts pour écrire davantage et progresser sur À Moitié Mort ?"
Moui, j'avais dit ça, en effet.
"Et alors ?"
Je crois que j'ai écrit, ouf, au moins quatre pages !

Oui, c'est un peu compliqué, l'écriture, en ce moment. J'ai l'impression que ça revient, mais par petites touches. À vue de pif, il reste trois ou quatre chapitres à rédiger sur À Moitié Mort, sachant que ceux-ci sont très courts, autour des 7000-7500 signes (ou des 1200 mots pour les barbares qui comptent en mots). Donc ça va se finir. Je cale juste parce que c'est un moment compliqué de "crac patatras final avant la résolution" et que ces moments-là, je ne les écris jamais vite. Ensuite, la fin devrait couler toute seule, et puis...
Et puis Rouge Canon ?
Ou pas.
Il y a un mois, j'ai parlé avec un éditeur de la possibilité de sortir un recueil de nouvelles, or je n'imagine pas faire ce recueil sans y inclure une histoire que j'ai en tête depuis bien longtemps et que je n'ai pas encore rédigée. Donc il est possible que je commence par ça, un peu de court avant de reprendre le (très) long. La nouvelle doit s'intituler Mes yeux de verre et elle ne devrait pas mettre longtemps à atterrir sur un fichier.

Heureusement, mes menues difficultés sur le clavier ne se voient pas trop de l'extérieur, car novembre sera un mois faste. Pensez donc : deux nouvelles à paraître dans deux anthologies, et pas n'importe lesquelles, s'il vous plaît !

  • Demandez Berta, à découvrir dès le 1er novembre dans Dimension Uchronie 3 aux éditions Rivière Blanche. J'en ai déjà parlé, c'est un honneur de figurer au nombre des auteurs de cette triple anthologie qui compte beaucoup de beau monde.


Mais aussi, ce n'est plus un secret...
  • La grande course au noyau-mémoire figure dans l'anthologie officielle des Utopiales 2019 ! Et là, c'est une sorte de consécration, au sens où cette anthologie réunit depuis des années de très grands noms de la science-fiction internationale (un peu) et française (surtout). Cerise sur le gâteau, ça veut dire que je serai publiée chez ActuSF, et ça aussi, c'est un rêve qui se réalise.

L'anthologie sera disponible dès demain aux Utopiales, et fera son apparition dans le commerce à partir du 8 novembre.

Mon agenda de sorties pour le mois :
  • Jusqu'au 2 novembre inclus, les Utopiales à Nantes (44).
  • Samedi 16 novembre, dédicace à la librairie L'Arche des Héros à Limeil-Brévannes (94).
  • Mardi 19 novembre, dédicace dans le hall de mon bureau (accès réservé à mes collègues).
  • Vendredi 29 novembre, un saut au SLPJ de Montreuil (pas de stand mais une présence à l'espace auteurs).
Et puis ensuite, ce sera décembre, la période où l'on prépare ses cadeaux et son bilan de fin d'année. Je ferai probablement gagner des livres, à commencer par des exemplaires de L'Enceinte 9.

C'est plutôt pas mal, comme programme, en fait.

J’ai (presque) raté mon mois de septembre

Septembre ? Un long marathon pour les gens qui ont des enfants scolarisés.
Je ne l'avais encore jamais ressenti avec autant d'intensité que cette année, où il a fallu jongler entre les démarches administratives, les visites médicales de routine et une quantité déraisonnable d'impondérables, aussi bien en famille qu'au bureau.
Heureusement, tout au long du mois, les retours de lecture sur L'Enceinte 9 ont afflué, et dans l'ensemble, ils se sont avérés assez positifs pour soutenir mon moral.

Pauvre petit moral fragile cherche son roman dans les rayons des librairies.

Bien entendu, un roman ne peut pas plaire à tout le monde et certaines critiques ne mâchaient pas leurs mots, mais c'est le jeu, ma pauv' Lucette.

Et puis c'est bien beau, mais je suis censée continuer d'écrire !
C'est là que le bât a blessé. Les derniers chapitres d'À Moitié Mort sortent très lentement, dans la douleur, et souvent pas du tout car en rentrant du bureau, je frise l'encéphalogramme plat. Voilà pourquoi septembre me laisse dans la bouche un vilain goût de raté. Ce n'est pas comme ça que je fonctionne. Mes engagements, je les tiens, d'habitude.
Conséquence : double dose de cravache sur le mois d'octobre.
Certains écrivains ont décidé d'utiliser Inktober pour se motiver en mode "Writober". Sans aller jusque-là, je vais m'obliger un peu plus à ouvrir le fichier, quitte à avoir l'impression de baver de la mélasse, et quand le point final sera posé, il sera temps de penser à autre chose.

Pendant que je peine sur mon clavier, n'ayez crainte, vous allez me voir prochainement !
En octobre, j'ai deux sorties physiques planifiées :
  • Samedi 5 octobre aux Halliennales; à côté de Lille.
  • À partir du jeudi 31 octobre aux Utopiales, à Nantes.
Et sur le papier, la sortie d'un bien bel ouvrage a été confirmée pour le mois de novembre (billet "paruchonne" à prévoir) :

Sur mon épitaphe, vous pourrez écrire "a été dans une antho avec Marie Robinette Kowal".

D'autres informations encore confidentielles seront révélées ultérieurement. Surtout ne vous éloignez pas !

Quant à mon mois de septembre, il a finalement été sauvé par les Aventuriales de Ménétrol, toujours aussi sympathique festival de l'imaginaire près de Clermont-Ferrand.
C'était la première sortie en salon de L'Enceinte 9. Mon roman a été plutôt bien accueilli.
C'était l'occasion de ressortir la flûte pour une lecture musicale au cours de laquelle, une fois de plus, nous avons tout déchiré !
Et puis, surtout, c'était une météo au poil, des auteurs, illustrateurs et autres artistes et artisans que j'étais ravie de revoir ou de rencontrer, des discussions de qualité, une éditrice qui ne m'a pas étranglée et je vous jure que ça prouve qu'elle est formidable... Bref, le genre de week-end dont on a besoin, une fois de temps en temps, pour tout un tas de raisons.
Tiphs fait des dédicaces trop classes. Si vous la croisez un jour avec un livre dont elle a créé la couverture (par exemple L'Enceinte 9), ne passez pas à côté de l'occasion !

La team Lynks coachée par Bleuenn Guillou (qui prend la photo). Je suis entourée de Cécile Guillot, Jean Vigne, Kevane Bouchart, Tess Corsac et Jean-Luc Marcastel.

En fin de compte, il n'était pas raté, ce mois de septembre. En tout cas, pas à la fin.

Bilan d’un été en fanfare

C'est fait ! Il est magnifique, il a surmonté un paquet d'épreuves jetées en travers de sa route, mais mon dixième roman a enfin atteint les rayons des librairies.
N'hésitez pas à vous jeter sur L'Enceinte 9, paru aujourd'hui même aux éditions Lynks.


Une bonne partie de mon été aura consisté à brûler d'impatience mêlée d'angoisse (ladite angoisse se dissipe un peu ce soir, tant j'ai l'impression que le roman a été partout sur Instagram tout au long de la journée).
Mais pas que.

En juillet et août, j'ai rédigé deux nouvelles destinées à apparaître dans des anthologies au cours des prochains mois. C'était subit, les délais étaient courts et il a fallu cogiter à toute vitesse pour répondre à la demande. Ne le répétez pas, ou alors pas trop fort, mais j'ai bien aimé l'exercice !
Sauf que fatalement, ce travail a empiété sur du temps que je pensais consacrer à l'écriture d'À Moitié Mort. Résultat : mon petit polar n'a recommencé à avancer que ces derniers jours et je ne promets pas de l'avoir fini avant fin septembre.
Autant dire que la reprise de Rouge Canon n'est pas pour tout de suite et que Roisín, Tom, Jacques et Clara piétinent sévère à l'arrière de ma tête.

Mais les vacances et/ou les nouvelles à rendre ont l'air de m'avoir fait du bien, au sens où j'ai de nouveau les neurones alignés avec les synapses. Quand j'arrive à me poser pour écrire, les mots viennent. Je ne reste pas comme deux ronds de flan devant ma page inachevée. Et ça me rend un peu confiance en moi.

Et puis regardez-moi comme cette dorure claque, ça rendrait le moral à n'importe quelle personne n'étant pas cliniquement dépressive !
(photo prise à la librairie L'Arche des Héros, à Limeil-Brévannes)

Je rappelle les dédicaces prévues cet automne :
  • Aventuriales (28 et 29 septembre)
  • Halliennales (5 octobre)
  • Utopiales (week-end de la Toussaint)
Il me reste des samedis libres et j'ai une grosse envie d'aller à la rencontre du lectorat, donc si vous voulez m'inviter quelque part, contactez-moi !
Évitez juste le 26 octobre. J'peux pas, j'ai concert.

Bilan d’un été en fanfare

C'est fait ! Il est magnifique, il a surmonté un paquet d'épreuves jetées en travers de sa route, bref, mon dixième roman a enfin atteint les rayons des librairies.
N'hésitez pas à vous jeter sur L'Enceinte 9, paru aujourd'hui même aux éditions Lynks.


Une bonne partie de mon été aura consisté à brûler d'impatience mêlée d'angoisse (ladite angoisse se dissipe un peu ce soir, tant j'ai l'impression que le roman a été partout sur Instagram tout au long de la journée).
Mais pas que.

En juillet et août, j'ai rédigé deux nouvelles destinées à apparaître dans des anthologies au cours des prochains mois. C'était subit, les délais étaient courts et il a fallu cogiter à toute vitesse pour répondre à la demande. Ne le répétez pas, ou alors pas trop fort, mais j'ai bien aimé l'exercice !
Sauf que fatalement, ce travail a empiété sur du temps que je pensais consacrer à l'écriture d'À Moitié Mort. Résultat : mon petit polar n'a recommencé à avancer que ces derniers jours et je ne promets pas de l'avoir fini avant fin septembre.
Autant dire que la reprise de Rouge Canon n'est pas pour tout de suite et que Roisín, Tom, Jacques et Clara piétinent sévère à l'arrière de ma tête.

Mais les vacances et/ou les nouvelles à rendre ont l'air de m'avoir fait du bien, au sens où j'ai de nouveau les neurones alignés avec les synapses. Quand j'arrive à me poser pour écrire, les mots viennent. Je ne reste pas comme deux ronds de flan devant ma page inachevée. Et ça me rend un peu confiance en moi.

Et puis regardez-moi comme cette dorure claque, ça rendrait le moral à n'importe quelle personne n'étant pas cliniquement dépressive !
(photo prise à la librairie L'Arche des Héros, à Limeil-Brévannes)

Je rappelle les dédicaces prévues cet automne :
  • Aventuriales (28 et 29 septembre)
  • Halliennales (5 octobre)
  • Utopiales (week-end de la Toussaint)
Il me reste des samedis libres et j'ai une grosse envie d'aller à la rencontre du lectorat, donc si vous voulez m'inviter quelque part, contactez-moi !
Évitez juste le 26 octobre. J'peux pas, j'ai concert.

Ça ne va pas mais ça va quand même

Mon premier est une trachéite tombée juste à temps pour m'empêcher de chanter à la Fête de la Musique.
Mon second est une douleur derrière l'épaule qui revient parfois, quand je me tords le dos, et qui dure le temps d'arriver à le redresser.
Mon troisième est une digestion hasardeuse entraînant essentiellement de menues douleurs au ventre, c'est pas grave mais c'est pas drôle.

Mon tout est mon état de santé du moment.
Avec le cumul, on comprend sans difficulté que j'ai du mal à bien dormir la nuit et à avoir les idées claires le jour. Ça pourrait même me miner le moral.

Sauf que non.


D'une part, au mois de juin, il y a eu l'incroyable festival ImaJn'ère, deux jours de bonheur avec une équipe organisatrice aux petits soins et des visiteurs plus impliqués que dans la moyenne des salons du même genre. J'avais Lola Collenot à ma gauche, pétillante tatoueuse ayant illustré ma nouvelle dans l'anthologie Frontières, et Bruce Holland Rogers à ma droite, prestigieux nouvelliste américain qui a partagé avec moi sa grande sagesse sur la vie, le temps, la création...
Comment ne pas sortir requinquée d'une telle expérience ?

D'autre part, mon prochain roman, L'Enceinte 9, doit paraître dans moins de deux mois, à présent. En ce moment, je vis un peu avec le nez sur le calendrier et le doigt sur la touche F5.
Allez, on en reparle très bientôt !

Et pour confirmer cette tendance au beau moral, les bonnes nouvelles secrètes tombent les unes après les autres.
Quoi donc ?
Je ne peux rien dire, c'est secret !

En tout cas, après les vacances, j'aurai l'occasion de voir du pays avec mon Enceinte sous le bras :
  • Les 28 et 29 septembre, aux Aventuriales de Ménétrol
  • Le 5 octobre, aux Halliennales d'Hallennes-lez-Haubourdin
  • Probablement mais pas encore confirmé, le week-end de la Toussaint aux Utopiales de Nantes
Mais en attendant, c'est l'été. Hydratez-vous.
Promis, je me soigne.

Et puis j'ai mis la main sur un pendentif Ouroboros d'argent, ce n'est pas la classe, ça ?

Le mois des bonnes nouvelles

La vie, c'est une boîte de chocolats. Une montagne russe. Un long fleuve pas souvent tranquille.
[Insérez votre métaphore ici]
Heureusement, de ce côté-ci du karma, ce mois de mai a apporté des bonnes nouvelles, et ça, c'est chouette.

Bonne nouvelle 1 : il y a des gens qui ont envie de me voir

Ne riez pas, mon complexe de l'imposteur passe sa vie, ou plutôt la mienne, à me dire que je n'ai rien à faire là où je suis et que "d'ailleurs, tiens, regarde, les salons ne t'invitent jamais".
On sait aujourd'hui que c'est faux puisque, après avoir été invitée à Échos & Merveilles avec les Deep Ones, je l'ai été en mon nom propre, en tant qu'Ophélie-Bruneau-romancière-et-nouvelliste, à la Journée des Mondes Oniriques de Charleville-Mézières, puis à ImaJn'ère à Angers (c'est dans huit jours, j'ai hâte).
Et ça tombe bien parce que j'ai envie de voir les gens.

(même quand ils font semblant de me tuer)

Mon planning de sorties pour la rentrée commence à prendre forme. Sauf cataclysme, j'irai aux Aventuriales de Ménétrol et aux Halliennales d'Hallennes-lez-Haubourdin (invitée non pas par le festival, mais par mon éditeur). Je prévois aussi une dédicace chez mon libraire de quartier. Le reste de l'agenda devrait continuer à se remplir au cours des semaines à venir.

Bonne nouvelle 2 : il y a des gens qui ont très envie de vendre mon prochain roman

L'Enceinte 9 paraîtra le 22 août prochain dans tous les bons points de vente.
Puisque j'ai signé avec un éditeur distribué, j'ai participé à la réunion avec les représentants du diffuseur-distributeur, qui se sont montrés enthousiastes et dont j'espère qu'ils défendront bien le livre auprès des libraires.
Et parce que l'éditeur veut se donner les moyens de vendre ce livre, dès que nous avons fini les ultimes corrections début mai, nous avons travaillé ensemble sur le plan marketing. Il y aura des bonus pour accompagner le roman, des fichiers sympas, des trucs interactifs... Bref, une grande première pour moi !
Malgré mes compétences très limitées (voire négatives) en communication, j'ai pris un grand plaisir à concevoir ces bonus qui devraient commencer à apparaître avant l'été, en guise de teasers.


Bonne nouvelle 3 : il y a des gens qui ont envie de publier mes textes


C'était la grosse surprise de la semaine.
J'étais sans contrat d'édition fixe après L'Enceinte 9, donc après la rentrée 2019, une situation très stressante pour moi qui ai besoin de vivre avec une étape en point de mire.
Au moment même où je m'apprêtais à revenir pour la centième fois sur un roman envoyé l'an dernier à des éditeurs, j'ai reçu un appel et entendu un "oui" inespéré. La maison est plus que crédible dans le milieu, ses ouvrages figurent régulièrement dans des sélections pour des prix, donc je ne me contente pas de souffler parce que j'aurai un contrat : je suis vraiment très heureuse et flattée de travailler avec cet éditeur.
Évidemment, la prudence dicte de ne rien dire de plus avant d'avoir signé, mais notre collaboration s'annonce sous les meilleurs auspices.

Sortie prévue pas tout de suite : on parle de l'automne 2021.

Pour le plaisir, je ressors ce portrait de personnage que j'avais dessiné voici quelques années, car oui, ce roman, c'est un vieux projet, tendance très vieux. Si une bonne partie de l'action se déroule en 2010, ce n'est pas un hasard.

Bonne nouvelle 4 : il y a des mots qui se débloquent

Avec les corrections à terminer et les bonus à créer, il m'est arrivé une drôle d'aventure. Je me suis retrouvée à lâcher le premier jet du polar fantastique que j'écrivais au pire moment possible, à savoir, à l'entrée du pot-au-noir des deux tiers.
Cette phase de l'écriture est un piège qui guette la plupart des écrivains : c'est le moment où on a perdu l'élan du début, mais pas encore attrapé celui de la grosse résolution d'intrigue. Le rythme ne s'est pas encore emballé, il reste des pièces à mettre en place pour que le puzzle s'emboîte. Hélas, on a fini par comprendre que l'objet littéraire que l'on a sous les doigts n'est pas celui dont on rêvait dans le monde parfait de nos idées, et on regarde ces lettres contrefaites sans aucune envie de continuer à les écrire. Autant dire que c'est le pire stade pour abandonner un premier jet, parce que la reprise est forcément douloureuse.
Mais ça revient. Doucement. Je me fixe le Camp NaNoWriMo de juillet comme ultime horizon pour achever À Moitié Mort et glisser sur la suite (d'abord les vacances, puis la sortie de L'Enceinte 9, et après, Rouge Canon, sans doute).

Et là, avec le printemps qui chante tout autour (au sens propre, les oiseaux sont particulièrement bruyants chez moi), il ne reste plus qu'à prendre une grande inspiration et à replonger.

Échos & Merveilles 2019 ou la difficulté d’atterrir

Deux ans de suite que ça me fait le coup : un week-end au festival Échos & Merveilles, c'est autant de temps suspendu où l'on se sent à mi-chemin entre le petit nuage et le trip de rock-star, sans aucune envie de reprendre le cours normal de son existence.
Certes, le voyage en train est un peu long (comptez quatre bonnes heures et demie, davantage en cas de souci sur les voies comme ce fut le cas au retour). Certes, les bénévoles courent un peu partout parce qu'il y a tant de choses à faire. Certes, la météo se sera distinguée par une propension au froid, au vent et aux énormes averses. Il n'empêche que l'organisation nous a, une fois de plus, reçus avec un sens de l'accueil gros comme ça.


La nouveauté cette année, c'était un salon du livre sous un barnum à l'écart du village artisanal. Ce système a un peu cloisonné les accès, si bien que nos badges d'artistes étaient un peu moins magiques que l'an dernier (mais qu'aurions-nous fait d'un accès aux loges des musiciens du soir ?).
Il n'empêche qu'entre Deep Ones, l'ambiance était là. On a revu les copains, plein de copains, même certains qui habitent loin, et on s'est bien marrés.


Personne n'a été blessé lors de ce salon (photos Mélanie Fazi).

Petite joie personnelle : le Naheulband a vécu un moment historique lors du concert du samedi soir puisque, pour la première fois, La bataille de Zoug-Amag-Zlong a été jouée en live dans son intégralité, et youhou ! J'étais là !

Mais bien sûr, le souvenir qui compte, c'est notre concert à nous, The Deep Ones en formation un peu plus serrée que d'habitude (4 musiciens + 2 lecteurs). Bien entendu, ma voix a décidé de me lâcher juste avant, mais on a fait le job et au final, j'étais plutôt contente de moi et de mes petits camarades.
D'ailleurs, une dame est passée un peu après et a raflé tous mes livres disponibles à la librairie. Ça doit vouloir dire qu'elle avait apprécié la prestation !


Et puis j'ai l'air sérieux, on y croirait presque (photo Oksana Halby).

Quand on nous a demandé si nous comptions revenir, nous avons répondu que ce serait avec plaisir, bien entendu. C'est rare d'être aussi bien reçu.

Ton Oph a aimé : Poets of the Fall, Ultraviolet tour, Paris



Quand on me connaît d'un peu près, on ne peut pas ignorer que mes goûts musicaux sont globalement plutôt rock et que, parmi les quelques groupes dont je suis l'actualité au jour le jour, il y a les Poets of the Fall.
En Finlande, POTF, c'est plus de quinze ans de carrière, huit albums et des concerts qui remplissent de grandes salles. En France... rien. Enfin, peut-être un peu depuis que Françoise Hardy a repris en français un de leurs titres dans son dernier album (leur donnant l'occasion de passer pendant une minute sur France Télévisions).

Sleep vs. Dors mon ange

Depuis quelques années, c'est devenu un rituel : j'emmène mon fils voir un concert de chaque tournée européenne des Poets of the Fall. Le plus dur est encore de trouver un lieu et une date qui nous conviennent, en termes de logistique.
En octobre 2014, nous sommes allés à Nuremberg.
En décembre 2016, à Francfort.
Mais le 20 mars 2019, pas besoin de prévoir le train ni l'hôtel : pour la première fois de son histoire, le groupe est venu jouer en France, à Paris.

Le concert a eu lieu au théâtre Les Étoiles, une petite salle histoire de tester le public français. La capacité si on met des chaises (et sans stand de merch) est de 180 places. À vue de nez, en mode debout et sans tasser le public, il devait y avoir 200 ou 250 billets vendus pour la soirée.
Premier bon point : tout était complet une semaine avant.
Deuxième bon point : les gens savaient pour qui ils venaient. Toute la salle a chanté Carnival of Rust, le gros tube du groupe.

La vidéo date de 2006. Il y a une dizaine d'années, elle a été élue meilleur clip de musique finlandais de tous les temps.

J'ai eu droit à une double louze en arrivant : on m'a filé le seul soda avec une paille trouée au niveau du soufflet (pas pratique pour boire) et je me suis rendu compte que j'avais perdu mes bouchons d'oreilles (acouphènes bonjour). Heureusement, la série noire s'est arrêtée là.

En première partie, découverte super sympa avec Blackout Problems, un groupe allemand beaucoup plus punk/électro/indus/whatever que les POTF, mais à l'énergie communicative. Le chanteur a voulu parler français mais a eu du mal à dépasser le stade du "ça va ?" qui est devenu la punchline de la soirée.


Fort logiquement, je l'ai chopé à la sortie pour lui dire que je n'irais nulle part sans mon "ça va" personnel, je lui ai filé son CD et un stylo, et il a obéi pour se débarrasser de moi.


(c'est dans des moments comme ça que mon fils a honte)

Quant aux Poets of the Fall eux-mêmes, que dire ?
Ils étaient juste parfaits.
Heureux de venir enfin jouer à Paris, parce que la ville fait rêver et que Jari, le batteur, a eu autrefois une petite amie française. Excellents comme d'habitude, parce que c'est un groupe très carré et pro, donc les couacs techniques ont été rares et discrets. Pleins d'énergie, jeu de scène entraînant malgré la petite taille de la scène (au début, je me suis demandé comment ils comptaient tenir à six là-dessus) et mimiques communicatives. À la fin du set copieux et varié (17 morceaux venant de la quasi-totalité des albums), ils étaient rincés. Je crois que si on leur avait soufflé dessus, ils seraient tombés.

N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les afficher en plus grand.

Un super concert, une super soirée, des émotions, de l'excellente musique...
Que demander de plus pour bien commencer le printemps ?
J'espère revoir les Poets of the Fall à Paris lors de leur prochaine tournée, de préférence dans une salle un peu plus grande, d'autant que cette fois, j'ai prévu d'amener aussi ma fille.

Artistes citoyens, la pétition

En France et dans le monde occidental, le parallèle entre 1789 et 2019 n'aura échappé à personne : une classe dirigeante déconnectée du reste de la population, des inégalités sociales criantes, des revendications diverses montant d'un peu partout, des cahiers de doléance...
Bref, ça bouge. Ça essaime dans le reste de l'Europe.
Et il ne sera pas dit que cette grande vague de luttes sociales se sera faite sans les artistes !


Voici ce que dit la tribune, publiée sur un blog Mediapart et dont j'ai fait partie des premiers signataires :
Nous sommes résolus à participer à cette nouvelle alliance avec le monde dont le véritable défi n’est pas tant celui de résister que celui d’inventer. Nous sommes résolus à l’entraide et au trait d’union, pour inventer de nouvelles solidarités transversales. Nous sommes résolus au combat d’une créativité partagée, pour prendre notre part dans la revitalisation de la démocratie.
(oui, c'est un peu verbeux, mais ce n'est pas moi qui ai rédigé le texte)

On peut désormais s'associer à ladite tribune en signant une pétition sur Change.org

La pétition est ici.
Et on clique, et on signe !